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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:26

 

Label La Buissonne

2012

 www.andyemler.eu 

www.labuissonne.com

 emler-e-total.jpg

 

A la réception du nouvel album du Megaoctet, nous voilà partagé entre le plaisir de recevoir un bel objet ( livret élégant  avec des photos-portraits de chaque musicien et en prime, l’accolade du chef avec l‘ingé-son de La Buissonne, Gérard de Haro), l’attente d’un grand moment de musique ( plus d’une heure d’énergie débridée)...et la perplexité du chroniqueur.

En effet que peut-on bien écrire de nouveau et de pertinent sur ce groupe devenu mythique dans le « mundillo » du jazz ? On retrouve intactes les qualités qui nous ont fait aimer et louer les précédents enregistrements, à savoir une manière personnelle de traiter la masse sonore et les différentes textures, une écriture singulière, un esprit de groupe.  Andy Emler, le boss du Mégaoctet, véritable metteur en scène du son, continue à explorer l’univers qu’il a commencé à aborder, il y a longtemps. Suivons  une fois encore le chemin que trace le Mégaoctet, qui nous plonge dans une rêverie galvanisante, sortie de l’imaginaire du pianiste, qui tient toutes ses promesses sur disque et en concert évidemment. Le titre pour commencer tourne autour du mystère de l’E total, simple et complexe... tous les morceaux sont écrits sur une fondamentale de Mi, l’écriture et l’improvisateur voyagent autour de cette fondamentale.

 Dans le Mégaoctet, ils sont  8 avec le chef, et en « guest » sur un seul titre du CD B,  « Mirrors »  la précieuse Elise Caron. Car l’un des principes de cette formation est de rester fidèle au collectif  comme dans ce « Shit happens », d’ailleurs filmé en vidéo par Richard Bois, où l’on voit la « fabrique » de la musique, comment ça joue, et comment le groupe, dans une formidable énergie sincère et pourtant canalisée, avance ensemble. Jouer est notre faire ...j’aime l’esprit de ce groupe qui pour jouer, se nourrit de chacun. Ils ont encore trouvé une phrase de Zappa (décidément)  qui pourrait faire date comme le fameux Jazz is not dead but it stinks ! Cette fois, il s’agit de : A mind is like a parachute. It doesn’t work if it’s not open. A méditer…

Emler ne perd jamais le fil de l’échange avec ses musiciens,  dirige sans faiblir les éructations de cuivres, le tuba vrombissant de François Thuillier dès l’ouverture de « Good Games », le sage Philippe Sellam, imperturbable devant l’intenable Laurent Dehors et le dissipé Thomas de Pourquery, tous deux suivant et relançant sans cesse  avec une verve jubilatoire ; sans oublier l’incandescent Laurent Blondiau à la trompette, la paire d’as du premier trio coaché par le militant Thierry Virolle, le super TEE, qui filait bon train, à savoir Tchamitchian Echampard, le côté Emlerien de la force. Ce qui frappe avant tout c’est la rutilance de la machine, la puissance de l’orchestration, les assemblages de notes et de timbres. Chacun fonctionne en écho avec ses comparses, mettant du liant dans le chaudron commun mais se mesurant aussi à ses démons lors de puissants et périlleux soli. Les égos sont ainsi égaux…Et le résultat est ramassé, plus cohérent peut-être, avec de longs morceaux prenants, toujours aussi fascinant… Allez, en route avec le Megaoctet…

 

Sophie Chambon

 

Info intéressante sur un appel à devenir coproducteur d'un film sur le Megaoctet, que nous relayons ici

Lire, puis voir et écouter sur les liens :

“Le 6 janvier 2011, lors de l’ouverture du Brain Festival, Andy Emler et son MegaOctet étaient sur scène. A la fin du concert Andy Emler et moi avons imaginé un documentaire sur la création du nouvel album (“E total“ sorti le 2 mai dernier) qui devait s’enregistrer en novembre de la même année. L’idée de revenir, d’une autre manière, sur la direction d’orchestre comme modèle d’organisation sociale comme je l’avais fait pour “au milieu de l’orchestre“,

 

 

est venu enrichir le projet.

Un projet fou pour deux barjots… et puis tous les autres !
2011 a donc été l’année du tournage de ce film qui a généré plus de 150 heures d’images capturées !
Le documentaire a été présenté à des diffuseurs, dont deux le programmeront lors de son achèvement. Ils nous ont permis de postuler à des aides de l’Etat, et nous avons reçu celle du Fonds pour la Création Musicale attribué dans la commission du 7 octobre 2011.
Malheureusement pour finir ce film, cette aide n’est pas suffisante ! Nous avons donc inscrit ce documentaire sur le site de production participative touscoprod.com, (lien :

link)
Je vous invite à y faire un tour et de faire circuler l’information pour inciter vos contacts à participer à ce film en devenant coproducteur.
La participation est très progressive, il y a des contreparties de qualité. Faustine Hennion porte ce projet au sein de ma petite société de production, Ruwenzori, qui produit le film.
N’hésitez pas à la contacter faustine@richardbois.com.
Voici en guise de mise en bouche, le teaser version longue, (lien : link) (6mn), la version courte est en phase d’accouchement !
Devenez co-producteur : Une page facebook, (lien : https://www.facebook.com/zicocratie) vient aussi d’être créée !
Faisons circuler les idées. En particulier celle qui pense que la culture est le miroir de nos vies.
Bien à vous tous !
Richard Bois

06 14 51 99 17
richard@richardbois.com

Des extraits de mes films sur YouTube
Des extraits de mes films sur Dailymotion
Des extraits de ma musique sur MySpace
Télécharger mes films sur Vodeo
"En essayant continuellement on finit par réussir.
Donc: plus ça rate, plus on a de chance que ça marche !"
(devise Shadock)


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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 08:44

Abalone Production 2012

Sebastien Texier ( as, cl), Jean-Charles Richard (bs, ss), Bruno Angelini (p), Maurao Gargano (cb), Christophe Marguet (dm)

 marguet.jpg

Après avoir entendu son formidable sextet franco-américain à Coutances, Christophe Marguet créée à nouveau la sensation avec la suite de ce quintet « Resistance Poétique » dans la continuité des précédents albums, « Itrane » et « Buscando la Luz ». Groupe à formation variable qui fut d’abord un trio pour se muer en quartet et devenir aujourd’hui avec l’apport de Jean-Charles Richard un quintet. Avec toujours en filigrane l’idée que la musique est une forme de poésie.

Et au-delà de cet évident sens de la poétique, la musique de Marguet est un vrai alibi à l’improvisation jazz. Basée parfois sur de très belles lignes mélodiques qui, jouées dans un registre très haut, presque dans celui d'une chanteuse soprano, emportent une réelle émotion. Parfois au contraire, c'est la rondeur qui gronde, l’ancrage tellurique de Gargano qui grave ces harmonies dans le socle d’un groove profond.

Ue des belles idées de cet album, c’est notamment d'y avoir associé  Sébastien Texier et Jean- Charles Richard. Tous les deux ici frères d’armes. ( à noter au passage combien l'on est frappés notamment par ce son magnifique de Sebastien Texier, rare chez les altistes français qui évoque un Lenny Popkin ou un Paul Desmond - Grande classe). Ne cherchant pas du tout le contraste du jeu mais au contraire la juste association, les deux se confondent en énergie, se confondent en puissance. Et cela joue sur des contre-chants harmoniques presque coltraniens (Coral Spirit) sans en copier les idiomes et surtout sur une certaine transcendance de la musique portée parfois à haute fusion.

Ce qui est ainsi frappant chez Marguet et qui sautait aussi aux yeux dans ce sextet ( partiellement) américain entendu à Coutances, ce qui a séduit certainement Steve Swallow, c’est la qualité d’écriture du batteur. Il ne renonce à rien, et si originale qu’elles soient, ses compositions s’ancrent dans un jazz qui porte une rééele originalité. Son blues à lui est certes plus européen. C’est un savoir faire qui circule à la manière d’une tradition  orale, entre Texier, Sclavis ou Portal. Ce jazz qui vibre avec le sens d’une palpitante rythmique. Cette musique qui danse comme sur Amboseli ou sur Tiny Feet danceoù la rythmique emporte une sorte de sarabande que Sclavis ne désavouerait pas.

Cette façon très belle de faire se mouvoir et chanter la musique. Quelque chose qui tient du vent léger. Du visuel aussi.

Et parfois le groupe se meut aussi dans des intentions à la Ornette, une musique plus sauvage, plus libre où l’énergie circule dans un ensemble homothétique (San Francisco). Aucun des 5 membres n’est en reste et les 5 membres du quintet s’entendent aussi distinctivement qu’ils se confondent dans le son du groupe.

Cette musique qui vit et parle aux sens , vibre et frémit au drive de Marguet.

Quintet poétique. Quintet irrésistible.

Jean-Marc Gelin

 

ecoutez des extraits ici

 

Défaut des envois promotionnels : l’exemplaire qui nous a été envoyé ne contient pas le DVD vendu avec le disque  et qui ( paraît-il) présente ce répertoire joué lors d’un concert donné à Strasbourg à l’automne 2010. On compte sur le lecteur pour nous raconter…..

 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 08:00

Cherchez la femme - Original Sound De luxeOriginal Sound De Luxe
 
Cristal
 

 

 

Cherchez la femme, c’est la bonne idée de ce numéro de la série Original Sound De Luxe du label  Cristal.  Le jazz est essentiellement masculin et la femme est souvent fatale comme dans le roman et le film noirs. Claude Carrière a eu l’idée de choisir les titres, suivant l’ordre alphabétique, en recherchant  des prénoms féminins, d’Anita (seconde épouse de Fats Waller) à Zaza (amie de Rex Stewart). Le jazz est  abordé sous l’angle des femmes, qu’elles soient admiratrices, inspiratrices, compagnes, ou  créatures idéales, donc rêvées. On pense donc à « Laura » alias l’inoubliable  Gene Tierney par Charlie Parker avec un ensemble de cordes et  on apprécie cet élégant « Audrey »  pour Hepburn dans l’interprétation du quartet du pianiste Dave Brubeck et surtout de l’altiste Desmond. On ne saurait trouver de meilleure correspondance dans la fragilité, entre musicien et actrice. La sélection originale imposée par la thématique de ce numéro  fait découvrir de belles compositions  en petites et grandes formations surtout : deux seulement sont reprises en solo cette fois (cf numéro PIANO SOLO)  respectivement par Art Tatum pour cette «  Louise » qu’immortalisa Maurice Chevalier et « Pannonica » par Thelonius Monk, du nom de la baronne protectrice du pianiste. On découvre ainsi le talent des musiciens de jazz au travers de figures immortalisées diversement par Louis Armstrong en 1930 (« Dinah »), Duke Ellington et son orchestre dans «Chloe »  et « Clementine » au début des années 40 et « Janet » en trio en  1961 , « Daphne» par Django avec Eddie South et Stéphane Grappelli en 1937. On souhaite que Claude Carrière continue à nous proposer des numéros aussi vifs et insolites, tout en restant ludiques, qui combleront tout amateur de cette musique. Apprendre, découvrir en s’amusant et rechercher les correspondances dans le labyrinthe infini de la planète jazz. En s’appuyant sur l’expertise d’un véritable « allumé du jazz », Claude Carrière et des excellentes notes de lecture du petit carnet de la collection, véritable bréviaire du jazz.
NB : et puis, cette collection propose à prix réduits de très jolis objets Cds, on n’écoutera donc pas cette musique sur fichier MP3…
Sophie CHAMBON

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 17:41

29 mai 2012 : Kurt Elling Quintet. Concert à la maison des Cultures du Monde dans le cadre du festival de jazz de Saint Germain des Près.


Mardi 29 mai, vers 21h15, je marchais le long du boulevard Raspail en direction de la Maison des Cultures du Monde. Un homme me précédait. Je l’avais remarqué car il portait un costume beige avec des petits motifs rouges et blancs bizarrement cousus sur le dos. Je regardais ses chaussures : des chaussures noires avec une grosse semelle crème. Je me disais « c’est le style américain ». Puis l’homme tourna légèrement la tête vers la gauche. Je connaissais ce visage : c’était Kurt Elling ! Accélérant le pas et me retrouvant à ses côtés je lui dis, assez bêtement « I think you are Kurt Elling ». Il me répondit « Yes I am. Glad to meet you ». Une interview improvisée !
Moi : « Are you going to sing songs from your last album ? »
Lui : « Some of them but lots of new things too »
Moi : « How do you feel for tonight’s concert ? »
Lui : « Well, we’ll see……You can never know…. »
Même à son niveau, il ne savait pas……Assailli dès son entrée sur le parvis de la Maison des Cultures du Monde, je le laissais, émue, à ses fans.
Considéré comme l’un des meilleurs chanteurs de jazz de sa génération, il vient d’offrir un nouvel album : « The Gate », dans le lequel il nous restitue (enfin !) l’essence de son immense talent, après le court intermède de son opus précédent : « Dedicated to You », où il revêtait (à mon grand regret) les allures du crooner langoureux au service de ces dames.
Ce soir, le Kurt Elling que j’aimais, le « Man in the Air », était bien de retour.
Pour ce concert, donné  dans le cadre du Festival de Jazz de Saint Germain des Près – dont on ne peut que saluer l’excellence de l’édition 2012 - il s’était entouré de son ami, pianiste et arrangeur de toujours : Laurence Hobgood, ainsi que d’une belle rythmique composée de Quincy Davis à la batterie, John Mc Lean à la guitare et Clarck Sommers à la contrebasse.

 

Kurt Elling DSC8767 copie

 

Avec décontraction, chaleur et naturel, Kurt Elling remplit la salle comble de sa magnifique voix. Une voix de baryton suffisamment extensible pour atteindre, en voix de tête, les aigus du ténor. Tout le long du concert, il réalisa des prouesses techniques remarquables : notes tenues longtemps avec une puissance époustouflante, intervalles aux ambitus vertigineux parcourus avec une justesse sans faille, un souffle maîtrisé à la perfection, une virtuosité dans l’improvisation qu’on lui connaissait déjà si bien.
Les titres joués étaient parfois tirés de l’album The Gate, comme le très esthétique « Samouraï Cowboy », « After your love has gone » d’Earth Wind and Fire ou le « Golden Lady » de Stevie Wonder, mais aussi du répertoire des standards comme « Estate » ou « Body and Soul ». Mais un standard chanté par Kurt Elling n’est plus un standard, c’est…..du Kurt Elling ! Un Body And Soul complètement revisité, où l’on put entendre son propre texte qu’il chanta, comme il sait si bien le faire, en l’accélérant parfois jusqu’à donner l’impression d’un « scat de paroles ».
Le concert termina avec Golden Lady, sur lequel il imita la batterie, parfois des tablas, puis se lança dans un dialogue avec John Mc Lean dont il reprit les phrases musicales en imitant jusqu’aux distorsions et glissandos de la guitare.
Quelques messages semblaient parsemés ici et là  : « We think by feeling, what is there to know ? », ou « I won’t quit till I’m a star, till I’m a star, till I’m a star »…..
Le public, debout, presque en larmes, l’acclama, l’ovationna, cria son bonheur devant tant de talent. Après un petit tour derrière les rideaux où je pus voir, d’où j’étais placée, qu’il donnait quelques accolades d’encouragement à ses musiciens, Kurt Elling revint sur scène avec « La vie en rose ». Un hommage à Paris, à la chanson française, à son public français qui l’aime tant.
Au sortir du concert, en route vers ma voiture, j’entendis une vieille dame chanter le premier couplet de « Nature Boy ». Kurt Elling avait transmis sa musique et la rue faisait pour un temps encore entendre sa voix.
J’aurais eu envie de le rencontrer de nouveau, en sens inverse vers son hôtel et de lui dire : «You are a star ». Mais ce genre de hasard extraordinaire ne se produit généralement qu’une seule fois…...

Yaël Angel

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 22:37

ECM 2012

Louis Sclavis (cl, clb), Benjamin Moussay (p, fder), Gilles Coronado (g)

  sclavis-sources.jpg

Evenement et Grand disque de Scalvis ! Une nouvelle fois.  Dire ce que l’on veut mais aujourd’hui personne n’écrit comme Sclavis. Sa musique est totalement unique. Vous aurez beau chercher, essayer de la raccrocher à une forme jazzistique connue, elle vous échappera toujours si vous essayez de la capturer dans ces grossiers filets.

Car Sclavis nous embarque, chaque fois dans une sorte de voyage onirique qui dégage une extraordinaire puissance poétique. Évocatrice de paysages mais aussi de ce que l’intime a d’insaisissable. Les terrains explorés semblent vierges. Les flottements structurels sont voulus et naviguent entre deux eaux. Les contours sont mouvants. Si Sclavis a apporté ses compositions, chaque membre du trio a aussi apporté sa pierre à l’édifice dans un  travail à la table pour déboucher sur un vrai travail collectif dont le clarinettiste est le géniteur. Et force est de constater que les trois se confondent dans une osmose musicale servie par des interprètes dont l’écoute, l’abnégation (au sens de servir l’autre) et la qualité des improvisations sont les matériaux les plus palpables. Tous les trois, dans cet instrumentum original font parler la musique. Tous les trois improvisent, jouent avec des silences inquiétants ( Outside of maps). Ils s’échangent tour à tour les rôles rythmiques et harmoniques. Parler de groove ou de pulse serait galvaudé. On entre dans des sortes de tourneries qui relèvent plutôt du flux vital. La guitare de Coronado est multiple, porteuse de sons très différents s’un morceau à l’autre. Et même ses incursions rock (A road to Karangada) sont hypnotiques. Benjamin Moussay quant à lui drappe le son au piano ou au fender d’un voile mystérieux, l’enveloppe et l’ensorcelle.

L’africanité qui hante Sclavis depuis longtemps est là, présente  même Près d’hagondange. Son Afrique est celle d’une danse sorcière.

Leur géographie est parfois celle de l’étrange dans une sorte de transport presque psychédélique. Comme si le langage des mots et les images devenaient superflus. L’émotion est là, subtile mais forte et dense. La musique exprime le désert, le voyage, la métamorphose ou la dérive poétique.

On pardonnera un morceau plus maniéré comme Dresseur de Nuage où l’on croit entendre sur l’intro la patte d’un Manfreid Eicher. Sorte de concession au label accueillant.

Sclavis débarrassé de ses furies free porte ici la musique à d’autres sommets. Jamais il n'a été aussi fort dans la pratique de son art de la clarinette. Et c'est une sorte d’amour suprême qui s’en dégage avec cette force presque chamanique qui fait parler les éléments imaginaires.

Jean-Marc Gelin

 

Pour pénétrer l’univers de Sclavis, se reporter à l’interview référence de près de 40 pages recueillie par Stéphane Olivier dans Jazzmagazine daté de mars 2012

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 08:47

PIANO-SOLO-LEGENDS---Original-Sound-De-luxe.jpg
Original Sound De luxe
Cristal records
Sélection originale Claude Carrière
Illustrations originales de Christian Cailleaux


Ah le plaisir de voir dans la pile de Cds à chroniquer les deux nouveaux numéros de la série OSD (Original Sound De Luxe ), de retrouver ces « oldies but so goldies ». On introduit le CD dans le lecteur (pas de lecteur MP3 ou autre baladeur). Et, sans regarder les titres, on attaque  par le numéro consacré au piano solo, exercice de style difficile mais de règle dans les premiers temps du piano jazz : après un rapide et éblouissant Jelly Roll Morton de 1939 dans le hit « King Porter Stomp », un James P. Johnson  very « modernistic » de la même année. Dès les premières notes de l’introduction du troisième morceau, c’est « Echoes of Spring » et dans le cœur se disputent émotion et gratitude envers Claude Carrière pour avoir choisi cette éblouissante mélodie de Willie « the Lion » Smith, un des rois du stride, thème insidieusement mélancolique, également de 1939 ( j’aurais envie de lui demander ce qu’il pense de l’arrangement en quintet des  formidables Stephan Oliva et François Raulin ?).
Le quatrième morceau va être dur à passer tant la tentation de reprendre en boucle est forte mais c’est le bouleversant « Solitude » de Duke Ellington. Et après, le cœur continue de battre un peu plus vite avec la version de 1927 d’un Bix Beiderbecke exalté, au piano,  dans son unique composition pour cet instrument  « In the mist ». La partie est gagnée, une fois encore, le numéro a démarré sur les chapeaux de roue et on peut s’amuser au blind fold test qui se déroule sur les 24 titres de cette anthologie qui s’arrête avec un Martial Solal cuvée 1960, inspiré par le chef d’œuvre de Cole Porter  «  Anything goes ».  Ne boudons pas notre plaisir et demandons nous avec les pianistes actuels, qui ne se font pas prier pour écouter ce jazz des origines, quelle sera leur contribution à l’avenir de cette musique. Cet album s’écoute d’une traite évidemment et c’est sans nul doute la meilleure leçon de piano (pardon Antoine Hervé) qui nous soit donnée, un aperçu brillant de l’histoire du jazz sur plus d’un demi-siècle,  sur un des instruments de prédilection. Swing, enthousiasme, virtuosité, intelligence du phrasé et sens de la mélodie : des classiques incontournables « Round Midnight » de T.S Monk mais aussi des grands du piano, méconnus injustement comme le bouillonnant Bernard Peiffer dans « Montmartre » de Cole Porter, ou  la sensible Mary Lou Williams dans ce « Taurus » extrait de sa Zodiac suite . Tous les styles de piano jazz sont ainsi représentés en une seule galette de Fats Waller à Lennie Tristano, de Hank Jones à Herbie Nichols , sans oublier Randy Weston et Phineas Newborn Jr. Ce qui n’empêche pas d’aller ressortir tel Lp ou Cd si le cœur vous en dit, pour réécouter un pianiste aimé. Festival de virtuosité et d’élégance avec Bud Powell dans un « Just One of these things » (encore Cole Porter) méconnaissable. 
A conseiller absolument à tous, une fois encore,  passionnés ou  néophytes. INDISPENSABLE !
NB : Et en plus, ces merveilles sont à de tout petits prix, n’hésitez plus, faites leur une place dans votre discothèque...
Sophie Chambon

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:47


Marthouret-Matthieu-Quartet_Upbeats_w.jpgDouble Moon records 2012
Matthieu Marthouret  (Hammond); Nicolas Kummert (ts,vc), David Prez (ts), Sandro Zerafa (g), ; Manuel Franchi (dm), David Fettmann (as).



Mathieu Marthouret a le groove efficace et jamais ostentatoire. Sur un répertoire issu de ses propres compositions, il balance un groove et une pulse discrète. Car l'organiste grenoblois qui a récemment fait son année de classe à New York se situe dans la lignée d'un jazz smooth post-hard bop où le raffinement des harmonies le dispute à l'élégance des solistes. Marthouret est dans la lignée des joueurs d'hammond qui savent se faire oublier pour assurer le liant de la musique et la tapisser d'un groove moelleux. Son entente avec le guitariste Sandro Zerapha contribue d’ailleurs beaucoup à ce son de velours. Du coup l'album, sans révolutionner les codes est d'une grande fraîcheur, limpide comme de l'eau coulant de source. Cela tient aussi à la spontanéité d’une session de ce type que l’on croirait réalisée en live. Tout y est d'une belle fluidité. On y entend le respect d'une tradition qui va de Wes Montgomery à Jimmy Smith mais aussi, discrètement et (trop) timidement une ouverture sur un jazz plus actuel.
Au départ pianiste, il paraît que Marthouret est devenu organiste par défaut de bassiste lui convenant. Serait-ce cette raison qui expliquerait cette magnifique main gauche et cette superbe ligne de basse qui impose dès lors une formation bassless. Dans la rondeur du son émerge parfois le tranchant du son acéré de David Prez ou de Nicolas Kummert, les deux ténors de l'album aussi efficaces l’un que l’autre.
C'est bien écrit, bien réglé et c'est aussi élégant que raffiné. L'album tourne en boucle sur ma chaîne. Il se fait parfois oublier. Mais j’y reviens, attiré parfois par l’évidence classieuse sans toutefois que l’émotion ne perce réellement. Du bureau où j’écris, je bats le rythme discrètement sous la table.
Un petit poil d’humour un tantinet dandy comme sur Weird Monk, une petite dose de funk, des réminiscences Blue Note façon 60’s : de quoi prendre un agréable petit pied.
Le groupe vient de passer au Sunside. Il sera de toute évidence à suivre. En tous cas pour tout ceux qui aime le jazz qui aime le jazz.
Jean-marc Gelin

 

 

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 19:54

 

Soul Note & Black Saint 1986 et 1989

malwaldron.jpg

Attention aux fausses appellations. N'allez pas croire que ce petit coffret de 4 cd's regroupe l'intégrale des enregistrements chez Soul note puisque notamment, manquent à l'appel le "Sempre Amore" magnifique duo avec Steve Lacy (1986) ou encore "Our colline's treasure" avec Leonard Jones et Sangoma Everett (1987).

 

Ce coffret regroupe 4 enregistrements, les deux premiers volumes étant enregistrés en live en septembre 1986 au Village Vanguard,  les deux derniers en studio le 10 juin 1989 à New York.

Côté live, le pianiste regroupait alors autour de lui Woody Shaw (tp), Charlie Rouse (ts), Reggie Workman (cb) et Ed Blackwell (dm). Cest une de ces sessions mémorables au Village Vanguard où la musique respire la sueur, la fumée des cigarettes et l'odeur de l'alcool. On est au coeur du volcan, au plus chaud bouillant du direct.  En regroupant les deux Cd, ce sont 4 titres fleuves qui totalisent à eux seuls plus dune heure de musique. Celle-ci a des relents de post hard bop et de revival davant-garde de ce jazz des années 70s qui en 86 ne lest plus réellement. Sur des motifs simples, Mal Waldron laisse ses compagnons sexprimer dans des solos de très très haute volée. Lensemble de ces compositions est signé du pianiste et lon notera particulièrement un Seaguls of Kristiansund au tempo ralenti à lextrême ou encore un Snake out  bien plus emmené et qui porte la marque dun grand chorus de Woody Shaw qui tout au long de cette soirée affirme une niaque décapante, celle de la marque des plus grands. Charlie Rouse reste le grand ténor que lon sait, moins monkien quau cours des 11 années passées avec Thelonious ou avec son trio Sphère mais capable ici dun lyrisme puissant et saisissant. Il est dailleurs curieux que Charlie Rouse soit à ce point sous-estimé, napparaissant jamais comme ceux qui ont fait école, alors que son jeu reconnaissable entre milles porte la marque des vrais créateurs.  Toute la musique est basée sur des ostinatos rythmiques sur lesquels la précision implacable et métronomique emmenée par cette belle association ultra-efficace de Reggie Workman et d Ed Blackwell. L'accompagnateur de Billie Holiday que l'on a souvent taxé de minimalisme montre au contraire ici, dans ces sessions live un powerful quintet sur des thèmes marathon qui confinent au tour de force. Ca joue àun niveau exceptionnel et même si l'on doit bien admettre la longueur interminable des chorus, cela nous ramène en plein à cette urgence qui fait souvent les plus belles sessions de jazz.

 

 

 

 

Pas illogique alors de mettre en regard ces deux sessions studio dont seul Reggie Workman reste du staff de 86. A lalto cest Sonny Fortune qui prend la place de Shaw alors que le ténor est pris par Ricky Ford, la batterie par Eddie Moore. Curieusement jadhère moins à ce son-là qui me semble débarrassé de ses imperfections de la scène. Un peu moins authentique même sil faut bien admettre que ces prises ont la puissance dun enregistrement spontané. C’était le temps où quelques éditeurs audacieux nhésitaient pas à proposer des thèmes de plus de 20 minutes dimprovisation.

Ici le quintet a un tout autre aspect puisque lalto y remplace la trompette. Et là encore les solistes peuvent sy donner à coeur joie. Mais là où on entendait une rythmique qui, sur des ostinatos graves donnait une profondeur tellurique, celle-ci semble un peu moins àla hauteur. L’écoute des albums en parallèle oblige à comparer Blackwell et Eddie Moore, ce dernier étant très en dessous. Ce qui nempêche Sonny Fortune dy dérouler avec un lyrisme torrentiel un solo hallucinant et dense au lyrisme torrentiel capable demporter tout le groupe dans son sillage( Yin and young). Et il faut un très grand Ricky Ford pour sinscrire dans ses pas sans dénaturer le son densemble. Un thème pour piano solo un peu décalé et plus old style, Where were you, laisse entendre toute la sensibilité du pianiste dans un registre plus classique. Pour conclure, un joli Waltz for Marianne avec  un Ricky Ford au son déchiré  et âpre, au grain mat et rugueux, entre Rollins et Getz et là encore Sonny Fortune qui y joue avec un syncrétisme qui englobe les altistes les plus classiques avec les plus modernes dans un seul et même discours.

 

Deux très belles éditions dnc, un peu oubliées et que lon se félicite de retrouver ici réunies.

Mauvaise note en revanche pour le travail documentaire. L’éditeur ayant été au plus juste reproduisant, sans aucun travail éditorial les fac similédes albums obligeant le lecteur un peu myope à lire les indications dorigine à la pince à épiler....... L’éditeur objectera certainement le prix assez modique de 18 euros et le beau travail de remastering de ces moments de musique de très haute volée. Témoignage de ce jazz qui avait cette fraîcheur et cette passion de lexpression urgente. Une sorte de jazz de la foi.

Jean-Marc Gelin

 

 

Lacquisition du catalogue complet par le Kepah Music Group (Cam Jazz) en 2008 de ces beaux labels italiens que furent Black Saint et Soulote a donné lieu à la réédition de plusieurs beaux coffrets  réunissant

Don Pullen

Jimmy Giuffre

Mal Waldron

World Saxophone Quartet

Sur des enregistrements exceptionnels et remastérisés.

On aimerait , au titre des pépites, la réédition possible du « Parrallel World » de Dave Douglas, le For Olim de Cecil Taylor et le « Eugene 1989 » de Antony Braxton ou encore le superbe « To Them to us » de Jacki Byard.

jimmy-giuffre-the-complete-remastered-recordings-on-black-s.jpg don-pullen-the-complete-remastered-recordings-on-black-sain.jpg

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:00

 

Concert à l’Eglise de Saint Germain des Près dans le cadre du Festival de Jazz de Saint Germain des Pres

24 mai 2012

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Par une nuit de printemps où la lune faisait un fin croissant dans le ciel se rencontraient deux musiciens phares de la scène du jazz européen : Laurent de Wilde au piano et Stefano Di Battista aux saxophones soprano et alto. Le Festival de Jazz de Saint Germain des Près avait la primeur d’une rencontre inédite puisque c’était la première fois que ces deux grands musiciens jouaient ensemble. Une première donc, pourtant si surprenante de maturité. En effet, tout au long du concert, la fluidité des échanges laissait à penser que le duo avait déjà derrière lui plusieurs mois de travail et de scène.

Le concert commença en douceur par une ballade composée par Stefano Di Battista, issue de son album « Woman’s Land », afin probablement d’apprivoiser l’acoustique particulière des ogives romanes. Mais le duo ne tarda pas à s’enflammer dès le deuxième morceau : un arrangement original et fiévreux du très beau « Invitation » de Bronislau Kaper, dont Laurent de Wilde avait déjà donné une version frappante dans son album Spoon-a-Rythm. Une invitation certes, sur laquelle le magnifique chorus du pianiste fit courir un frisson de grâce parmi le public. A la coda, comme sur beaucoup d’autres titres joués, le duo se lança dans une improvisation entremêlée sur laquelle le saxophoniste italien parcourut de longs arpèges et fit bruiter son saxophone alto.

Arriva ensuite une composition de Laurent de Wilde, « Over the Clouds », qui figure sur son dernier album du même nom. Une fois quelques bandes de patafix posées sur les cordes de son instrument, le pianiste transforma son Steinway à queue en balafon du Mali. La culture africaine de Laurent de Wilde se montra omniprésente tant dans sa façon de traiter la mélodie que l’improvisation sur ce morceau. Là encore, la maturité du duo lui permit de restituer l’intensité de la composition, ce, malgré l’absence de la section rythmique du disque. A la dernière reprise du thème, Laurent de Wilde fit apparaître un large sourire à l’attention de son compagnon de scène, lui signifiant certainement par là son ravissement et sa reconnaissance devant la nouvelle version qu’ils venaient de créer ensemble.

Suivit la composition fidèle du pianiste, « Edward K », qui l’accompagne, dit-il, depuis quinze ans, qui se transforme au fil du temps en se simplifiant pour devenir, selon ses termes  « un grand n’importe quoi » mais qui est « tellement tout » lorsqu’il la joue avec des musiciens comme Stefano Di Battista.

 

Sous l’ovation du public sonna enfin l’heure du « Grand Thelonious », celui sur lequel Laurent de Wilde publia un livre remarquable[1], celui dont John Coltrane disait qu’il était « un architecte musical du plus haut niveau »[2]. « Round Midnight », puis « Straight, no Chaser » furent entonnés par les deux musiciens. Deux morceaux parmi les plus connus de Thelonious Monk, que Laurent de Wilde revisita à sa façon, sans tomber dans le piège de l’imitation respectueuse du Maître auquel beaucoup de pianistes succombent, surtout lorsqu’il s’agit de toucher au sublime « Round Midnight », qui a pratiquement atteint de statut de « morceau sacré du Jazz». 

Afin de calmer les esprits Laurent proposa son « Bon Médicament » lequel, précisa t-il, lui « fait du bien ». Une belle balade, posée, apaisée, qui pourrait bercer un enfant. Le concert se clôtura comme il commença : par une composition de Stefano Di Battista, dédiée à sa petite fille et intitulée « Madame Lily Devalier ».

Le public enthousiaste fit sans tarder retentir le rappel et c’est en beauté que cette rencontre s’acheva. Nul doute que cette première communion musicale n’est pas la dernière et l’on attend déjà une nouvelle rencontre de ces deux grands du jazz. Mais pour le moment et comme le dit si bien Stefano Di Battista : Arrivederci !

Yaël Angel



[1] Laurent de Wilde, « Monk », 1996, Editions Gallimard, Collection l’Arpenteur

[2] Pascal Bussy , « Coltrane », 1999, Collection Librio Musique

 

retrouvez la chronique de Yael : LAURENT DE WILDE : « Over the clouds »

dewilde

 

et L'interview de Stefano Di Battista

stefano dibattista

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 18:52


marylin-copie-1.jpgParution 23 avril 2012
TANA EDITIONS
456 pages (170x230mm)
Prix : 31 euros

Dans LE PETIT LIVRE A OFFRIR A UN AMATEUR DE JAZZ, du même éditeur TANA, on peut lire :
Le jazz se découvre en tous lieux, à tout âge et de mille manières : par la chanson, en discernant le groove incomparable d’Eddie Louiss dans les chansons de Nougaro ; par la danse et la comédie musicale avec le bondissant Gene Kelly dans  Un Américain à Paris ou Singin in the Rain ; par le cinéma  encore avec le chant si poignant de Marilyn Monroe, à la fin de Certains l’aiment  chaud, susurrant I’m through with love 

Dans le Marilyn  Monroe de A à Z, 200 photos et 200 entrées reconstituent les fragments d’un portrait- puzzle passionnant  de la star. Les références au jazz existent, dans les 30 films qui sont retenus à son actif,  dans les chansons qu’elle interpréta ( I wanna be loved by you, Specialization, Let’s make love, Incurably romantic, My heart belongs to Daddy...)
On apprend aussi au hasard des entrées que sa chanteuse préférée était Ella Fitzgerald (p.166), qu’elle eut une relation très particulière avec Frank Sinatra et les autres membres du « rat pack », qu’elle n’aimait pas chanter en public ...
Avec ce dictionnaire qui se lit comme un roman, ou se feuillette au gré de ses envies, on apprend beaucoup de choses sur le cinéma et l’Amérique : se dessine en filigrane  le portrait d’une époque où  le jazz régnait  de façon absolue ...

NB : Consultez sans hésitation l’index, la bibliographie et la filmographie  très complets.

Sophie Chambon

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