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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 22:58

Les chroniqueurs de jazz, qui adorent – et c’est normal – se procurer les secrets de fabrique (et de coulisses) de leur musique préférée n’expliquent quasiment jamais comment ils écrivent leurs textes (est-ce d’ailleurs l’une de leurs préoccupations majeures ?). Même si ce n’est pas sa visée première, le présent article tente de rompre avec cette habitude : outre le lien très clair qu’il établit entre son sujet et une période de la propre vie de l’auteur, ses convictions personnelles aussi, 

précisons qu’il a été écrit le dimanche 1er novembre 2009 en un quart d’heure environ, après le deuxième visionnage du volume de la collection « Jazz Icons » consacré à Anita O’Day (chroniqué à part dans les DNJ), à la brasserie « Le Carrefour », à l’angle de l’avenue Secrétan (19ème), sur une nappe en papier juste après déjeuner vers 15H30…Le texte a été rédigé d’un jet et dans le désordre, ce pourquoi il est truffé jusque dans son titre de quelques chiffres qui dévoilent la succession des paragraphes et des thèmes qui ont scandé sa graphie.

 

(3) J’aime tout d’Anita. Le galbe de ses mollets, le magnétisme de son visage, l’orbe de sa bouche qui découvre ses dents supérieures trop en avant, sa démarche sur scène, qu’elle se plante face au micro, jambes écartées, buste splendidement rejeté en arrière ou qu’elle esquisse un pas de danse (son premier métier) toujours imparablement juste de sensualité, ses bracelets, ses bras nus ou à l’inverse gantés (jusqu’au poignet ou encore au-delà du coude, trop usé), qui miment chinoisement le phrasé ...

Stéphane Carini

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 22:26

1 CD Fram Music – 2009

Franck Amsallem (piano and vocals).




 « La majorité des pianistes qui nous touchent, le font d’abord quand leur clavier chante réellement les mélodies ». C’est le pianiste français Franck Amsallem qui parle et qui a été au bout de sa logique, en franchissant le pas de chanter lui-même, seul au piano, de touchants et d’indémodables standards de la chanson américaine. Il faut beaucoup de courage pour se lancer dans une telle aventure et savoir mettre de côté sa timidité et sa pudeur, faire parler sa sensibilité et pouvoir faire oublier les grands chanteurs de référence (Sinatra, Chet Baker ou Nat King Cole). Franck Amsallem est gagnant sur tous les fronts et arrive constamment à nous surprendre et à nous émouvoir, en chantant avec beaucoup de sobriété et sans pathos, ces mélodies que l’on connaît pourtant par cœur et dont il saisit parfaitement bien la richesse. Il s’embarque dans un voyage intérieur, sentimental, profond et léger à la fois, avec beaucoup de retenue, de sincérité, de swing et d’émotion. Quel plaisir d’entendre un chanteur français chanter en anglais avec une diction et un accent aussi parfait ! Il faut dire que Frank Amsallem a une certaine légitimité à chanter aussi bien ce répertoire, car il a passé vingt ans aux Etats-Unis, où en plus de la pratique du piano, il a aussi appris à chanter. Un disque très agréable et idéal pour se changer les idées et même s’il n’est pas l’un des plus marquants de l’année, pourquoi bouder son plaisir et ne pas rentrer dans cette belle ambiance intime et feutrée afin d’apprécier l’impeccable travail de production de Daniel Yvinec, qui restitue au mieux, la belle osmose d’une voix sensible et d’un élégant toucher de piano.

Lionel Eskenazi

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 20:00

« Jazz Icons ». Naxos 2009.

 

Anita O’Day (voc) + en 1963 : Goran Engdahl (p), Roman Dylag (cb), John Poole (dr) ; en 1970 : Georges Arvanitas (p), Jacky Samson (1970), Charles Saudrais (dr).


 

La France a loupé Anita O’Day (et l’accueil qui lui fut fait sur le tard au Franc Pinot, alors qu’elle n’avait plus tous ses moyens, ne change rien à l’affaire). Après le splendide DVD Live in Tokyo ‘63 diffusé par « Kayo Stereophonic », ce volume de la collection « Jazz Icons » permet de mesurer idéalement l’originalité foncière et la présence scénique incomparable d’une des plus grandes chanteuses de jazz de tous les temps. L’intérêt majeur de ce DVD est de présenter Anita O’Day à deux moments-clés de sa carrière et de sa vie. En Norvège, en 1963, elle est au zénith après avoir gravé pour Verve une impressionnante série de chefs d’œuvre. Sa prestation est alors représentative de ses passages en clubs : une rythmique locale (Anita joue au chat et à la souris avec le pianiste, qu’elle pousse à sa limite de tempo sur un « Tea for Two » endiablé), son batteur attitré (et ami), le remarquable John Poole, un répertoire fait de standards et qui change peu mais qu’elle habite et revisite chaque soir comme un acrobate se jouant des lois de l’espace et de la pesanteur, un charisme et une sensualité qui conquièrent d’emblée le public. Car sur scène, Anita fait tout (chanter, danser, mimer le rythme, arranger et distribuer les choruses, apprécier la musique au quart de tour et avec l’espièglerie qui convient), sait tout, voit tout (la manière dont « elle sert » les caméras), maîtrise tout (y compris le temps qui passe en scrutant sa montre, à l’instar d’un Stan Getz affichant sa distance et son désabusement). Son swing, (écoutez-là impériale sur « Sweet Georgia Brown »), son scat (« On Green Dolphin Street »), sa manière absolument unique de phraser, de réarticuler les songs les plus éculés, la liberté de son placement rythmique font merveille. En 1970, en Suède, devant un auditoire plus large, le contexte a profondément changé : après une over-dose qui faillit bien la terrasser en 1968, Anita repart de plus belle pour une tournée européenne, formidablement accompagnée par le trio Arvanitas (dont elle note dans son autobiographie « High Times, Hard Times », p. 290, que si ses membres « ne parlaient pas l’anglais, ils savaient à coup sûr comment communiquer avec leurs instruments »,) et qui donnera lieu à un enregistrement (Live In Berlin). Le répertoire est peu différent de celui chanté en 1963 mais les qualités de la chanteuse ne se sont nullement estompées : sens de l’interprétation (l’enchaînement sensible, intime, Beatles / J. Kern autour de « Yesterday(s) »), infinie élasticité de la voix, finesse harmonique, drive et virtuosité vocale (« Four Brothers », « Tea For Two »). Avec pudeur et intelligence, la camera continue de la filmer une fois le concert terminé, repartant seule en coulisses, ses partitions précieusement serrées contre sa poitrine. Telle était effectivement Anita O’Day, seule pour mieux être libre en musique, amoureuse de la seule musique.

Stéphane Carini




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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 11:40


 Sunset
- 22 Novembre
  (60 rue des lombards - Paris)
 Words Project


 



Laurent Coq: "J'ai rencontré Sam durant l'été 2008 où je résidais à New York. Je connaissais déjà son  disque Words Project qui m'avait tout de suite enthousiasmé lors de sa sortie. Je l'avais contacté pour le lui dire, et c'est assez naturellement que nous nous sommes retrouvés à jouer ensemble une après-midi de Juillet à Brooklyn.

Plus tard, il a obtenu la bourse CMA/FACE French-American Jazz Exchange de la fondation américaine Chamber Music America (la même que l'altiste Miguel Zenon a obtenue, mais c'est une autre histoire) sur un dossier nous associant tous les deux, toujours autour de la poésie. Cette fois, il s'agissait d'écrire une musique originale sur des poèmes anglais (ou américains) et français qui ont fait l'objet d'une traduction. Ainsi, chaque poème serait chanté dans les deux langues et avec deux traitements musicaux distincts.

C'est ce travail que nous présenterons en sextet pour la première fois à Paris fin novembre (à la maison de la Radio le 21, et le lendemain au Sunside) avec deux chanteuses magnifiques ; Christine Correa chantera les versions anglaises mises en musique par Sam, et Laurence Allison chantera les versions françaises que j'aurai mises en musique. La rythmique sera assurée par les vaillants Yoni Zelnik (contrebasse) et Karl Jannuska (batterie)."


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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 11:46

 

1 CD Ames/ Harmonia Mundi – 2009

Didier Lockwood (violon), Francis Lockwood (piano).

 

On ressent d’emblée de la fraîcheur, de la bonne humeur et de la jubilation dès les premiers titres de ce disque. Les deux frangins (qui n’avaient encore jamais enregistrés ensemble) s’en donnent à cœur joie, ils se font plaisir et ce plaisir est largement partagé par l’auditeur qui apprécie le bon goût, la beauté du jeu et l’esprit fraternel qui découlent de ce duo. Une interaction presque télépathique, comme en témoigne deux beaux exercices improvisés (dont l’impressionnant « Impro Opus 2 »). Une musique pure et dépouillée, où l’absence de support rythmique donne la priorité au chant et à la mélodie, un registre où Didier Lockwood excelle, nous proposant de belles envolées lyriques (« October Waltz »). Son frère Francis n’est pas en reste, signant de très belles compositions (« Day in London ») et pratiquant des chorus incisifs et inspirés où quelque fois Didier va assurer une ligne de basse (en jouant en pizzicato sur la corde la plus grave du violon). Malheureusement l’intérêt musical s’atténue nettement au milieu du disque pendant trois morceaux plombants, comme l’interminable (9’51) et inutile reprise du « In a Sentimental Mood » d’Ellington ou une « Bay D’Along » à l’exotisme bien décevant. Puis le disque repart sous de bons auspices avec deux très belles compositions signées de Francis (« Caraïbes » et « Above the Clouds »), pour se terminer sur deux bonus tracks insipides où l’on se demande si celui qui a inspiré le morceau « Mr Bling Bling » est bien celui dont tous les français se désespèrent.

Lionel Eskenazi

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 08:19

 

Logan Richardson: alto saxophone (1, 3, 5, 6, 9); Gary Thomas: tenor saxophones: (1, 3, 5, 6, 9); Jesse Elder: piano; Christopher Tordini: bass; Tyshawn Sorey: drums; Chris Cheek: tenor saxophone (4, 7, 8); Jeremy Viner: tenor saxophone (2); Aya Nishina: piano (10-13).


 Jess Elder est un jeune pianiste qui évolue du côté de Brooklyn et qui, à l’exception des initiés de la nouvelle scène New Yorkaise, est encore totalement inconnu de ce côté-ci de l'Atlantique. Avec quelques autres jeunes talents, il réalise aujourd’hui son premier album axé autour de ses propres compositions. Le moyen pour lui, loin de se mettre en valeur, de mettre sur orbite deux saxophonistes de grand talent : le tout jeune altiste Logan Richardson repéré il n'y a pas longtemps par Jordi Pujol (Fresh Sound New Talent) et par le moins jeune ténor Gary Thomas que l'on a pu entendre autrefois aux côtés de Greg Osby ou de Steve Coleman. Tiens, Steve Coleman justement ! Pas un hasard que l’on en parle ici puisque sa musique semble être une influence importante dans la construction des compositions de Jess Elder. Juxtaposition des structures harmoniques, relégation des phrases mélodiques au second plan, agencement des structures rythmiques impaires et des décalages sont les bases de cet album. Les imbrications dans un mix « écriture-improvisation », des dialogues de l’alto et du ténor, auxquels s’ajoute parfois la voix de Chris Cheek toute en feulement contrasté crée un ensemble particulièrement inspiré. On est ici dans la droite ligne de cette musique aujourd’hui dominante de l’autre côté de l’Atlantique, brillante, remarquablement interprétée par des solistes très très fort mais auxquels manque quand même une part d’engagement, un sens du collectif, une envie de swing. L’album se termine par une série de 4 morceaux improvisés au piano solo, l’occasion d’entendre Jess Elder dans une expression en total contraste avec le reste de l’album, bien plus sombre presque concertant et pourtant marquée par l’étonnante maturité de son protagoniste. Une valeur à suivre comme on dit.

Jean-Marc Gelin

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 07:59

Zig Zag territories 2009

Thomas Grimmonprez, Christophe Hache, Jérémie Ternoy

 « Du spirituel dans l’art », quelque chose de l’essence et de l’essentiel pour la musique précise et métallique, électrisante  de ce bel ensemble nordiste conduit par le batteur Thomas Grimmonprez. Si celui-ci a jusqu’à présent joué le rôle déterminant mais souvent considéré  « annexe » d’accompagnateur de beaucoup de grands formats (orchestres de Laurent Cugny, Martial Solal, Patrice Caratini, le PJBB…), il désirait se réaliser en tant que « batteur leader » comme il l’écrit dans les notes de pochette. Acceptant que les projecteurs soient braqués sur lui et sa  musique, il a confié ce projet « Bleu » au sérieux label de toutes les musiques Zig Zag.

Il retrouve deux comparses fidèles, le contrebassiste  Christophe Hache (intervention superbe sur « Planeur ») que nous avions repéré au sein du collectif lillois Circum, et grandement apprécié dans Impressions et aussi au sein du Stephan Orins Trio, et  Jérémy Ternoy au Fender Rhodes. La coloration si particulière du piano électrique donne un aspect énigmatique,  mystérieux à cette musique cristalline, nocturne, lunaire même ; et nous renvoie à des sonorités déjà anciennes,  aimées, auxquelles notre oreille actuelle s’est réhabituée.

8 titres et une durée des plus raisonnables (39’) ajoutés à un sens inné du groove  entretiennent la tension («Presque énervant»).Une musique urbaine créant des textures sophistiquées, une création  prenante, poétique (« Sans nom »), sans violence comme dans « Issue de secours » malgré le rythme continu et soutenu de la batterie sèche et assurée.

Une triangulaire presque classique, une belle cohérence mélodique, un sens affirmé de l’interaction, voilà  qui a de quoi séduire même les plus blasés. Car si rien n’est véritablement nouveau, en guise de signature se ressent  le désir manifeste  de jouer ensemble, de raconter  une histoire. Tout simplement. 

 

Sophie Chambon

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 05:37


Autoproduit - 2009

Guillaume Saint-James (sax), Geoffroy Tamisier (tp), Didier Ithursarry (acc), Christophe Lavergne (dr), Jérôme Séguin (acc b), Jean Louis Pommier (tb)


Pour son deuxième opus, le sextet Jazzarium a troqué le piano de Pascal Salmon au bénéfice du formidable accordéoniste basque Didier Ithursarry. Après « Les poissons rouges » paru en 2005, Jazzarium met en musique les phénomènes naturels, dans leur ensemble. C'est une idée originale et un hommage à la nature touchant et très réussi. Guillaume Saint James a signé les neuf compositions et soigné une écriture limpide pour petit ensemble (contrapuntique à l'occasion sur la superbe « Ode à Eole » et « Eclaircie ») et lui donne une forte coloration de « big band de chambre ». Les mélodies sont admirables, les compositions recèlent des courtes suites au caractère unique et arborent une perception expressive des principaux éléments naturels: goguenarde est « La java des grêlons », émouvante « Eclaircie », « Soleil » solennel, facétieux et enlevés « Caprices des tornades », séraphique et groovy « Katrina »... Avec une motricité dynamique et une bonne respiration de la musique, le sextet est soudé dans l'interprétation et les musiciens ont de l'espace pour s'exprimer. Ainsi, Ithursarry, à l'accordéon, est inspiré comme intuitif, la trompette de Tamisier est fluide et sans effort, Pommier nous ravi de son growl malicieux.

Meteo Songs est une musique bien vue, riche et réjouissante.


Jérôme Gransac

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 21:28

Jazz in Marciac 2009

 

Richard Galliano (acc), Wynton Marsalis (tp), Walter Blanding (ts), Dan Niller (p), Carlos Henriquez (cb), Ali Jackson (dm), Herbé Sellin (p)

L’affiche avait quelque chose d’outrancier. Un truc pour faire vendre. Imaginez : le parrain de Marciac, le trompettiste Wynton Marsalis rencontre l’autre chouchou du festival, l’accordéoniste Richard Galliano ! Ça vous promet forcément la rencontre au sommet. Et comme on cherche un terrain d’entente, on n’hésite pas à donner dans le cliché : Piaf (ça c’est pour le côté Paris et la java = l’accordéon de Galliano) et Billie Holiday ( pour le côté jazz = là c’est Wynton le gardien d’un temple du jazz dans la tradition). Pour faire bonne figure on ressort d’autres clichés sur la ressemblance entre les deux chanteuses, les blessures, le chant déchiré etc etc… Sauf que sur scène, cette rencontre affiche une lecture plutôt décalée par rapport à ce que l’on aurait pu en attendre. Et ce n’est pas là son moindre mérite. Car à choisir, c’est ici la joie du jazz qui s’impose. Et la rencontre loin de charrier tous les clichés sombres est au contraire marquée par une certaine spontanéité et une bien belle fraîcheur par cette soirée  du 13 août 2008. Il suffit d’entendre les protagonistes faire vivre ces belles mélodies jadis transcendées par ces chanteuses- icônes comme La Foule ou Them There Eyes. Les entendre donner brillance à Padam ( où l’on y entend comment ce sorcier de Wynton ramène le thème à une réelle culture Nouvelle Orléans). Le quintet de Marsalis sait visiblement y faire. On suivra tout particulièrement les beaux chorus de Walter Blanding qui a lui seul, par la grâce toute féminine de ses interventions incarnait ce soir là, le fantôme des deux chanteuse ou encore les frémissements de Ali Jackson au jeu si sensuel. De quoi assurément passer une bien belle soirée pour ceux qui n’avaient pas trop placé d’espoir dans cette rencontre qui, il faut bien le dire ne s’opère pas vraiment. L’interaction ente Galliano et Marsalis y est en effet réduite à sa plus simple expression par des chorus alternés et peine à se trouver un terrain fusionnel. Mais Galliano et Marsalis ont cependant en commun ce sens inné de la mélodie qui les conduit à faire chanter naturellement leur instrument, chacun à leur manière mais finalement avec cette même grâce (La vie en Rose, particulièrement émouvant). Les arrangements sont assez inégaux et si l’on est séduit par L’homme à La moto soutenu par les frémissements sensuels de Ali Jackson, on est plus circonspect sur un Strange fruit envisagé sous la forme d’une marche funèbre.

Le DVD du concert remarquablement réalisé par Franck Cassenti nous permet de pénétrer au plus près de ce concert qui, sans être inoubliable, était assurément d’un très haut niveau. J.M Gelin

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 20:20
Sébastien Llado, après avoir accompagné les plus grands de la scène française (dans un grand écart stylistique allant de l'ONJ Barthélémy à Yaël Naïm) et la création de son nouveau quartet en 2005, enregistre en live son premier disque en leader.
Pour cet événement majeur, le tromboniste, joueur de coquillages et chercheur de sons (naturels et électroniques), a composé un jazz métissé, sophistiqué et populaire, drôle et poétique, surprenant et satiné, accompagné d’un trio musical de référence et d'envergure (Leïla Olivesi aux claviers, Bruno Schorp à la contrebasse, Julie Saury à la batterie). Une musique vibrante qui s'adresse autant au corps qu'à la tête.

 
Vendredi 20 novembre 2009 à 21 heures
Sébastien Llado Quartet
Sébastien Llado, trombone, conques - Leïla Olivesi, piano - Bruno Schorp, contrebasse – Julie Saury, batterie

Sébastien Llado :
www.sebastienllado.com - www.myspace.com/llado

au
Sunside-Sunset Jazz-Club
60, rue des Lombards
75001 Paris
Infoline : 33 (0) 1 40 26 46 60 / 33 (0)1 40 26 21 25
Métro : Châtelet-Les Halles
http://www.sunset-sunside.com/


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