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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:38

JJJ paul motian: “ Time and time again”

 

ECM 2007

 

Joe Lovano (ts), Bill Frisell (g), Paul Motian (dm)

 

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La rencontre est devenue un grand classique du jazz. Depuis Psalm paru en 1981, les trois hommes se retrouvent en effet régulièrement au rythme d’environ un album tous les deux ou trois ans. La rencontre est attendue et, il faut bien l’admettre sans réelle surprise. Il faut dire qu’il y a bien longtemps qu’ils ne cherchent plus cela, la surprise. Pas du tout dans le démonstratif, c’est le moins que l’on peut dire s’agissant d’une musique qui frise le minimalisme. Non plutôt dans l’idée de tourner autour du son, d’étendre le plaisir de jouer et d’improviser.  De laisser les espaces s’installer. Comme toujours chez ceux là. Alors bien sûr Motian joue comme toujours les coloristes, les frissonnements de cymbales ou les murmures de ses balais sur la caisse claire. Frisell tel un chat étire le moelleux de sa guitare avec, comme toujours ses accents sudistes qui rappellent toujours l’Amérique profonde. Repoussent les limites du tangible. Quand à Lovano c’est lui qui peut être surprend toujours le plus par sa façon d’adapter son jeu aux deux autres en lui imprimant, paradoxalement une incroyable modernité. Sorte de trait d’union avec les deux autres, Lovano laisse de côté son registre habituel et joue ici avec une incroyable délicatesse. Une maîtrise presque aérienne à la légèreté céleste. Comme toujours. Alors les trois hommes tournent autour des compositions de Paul Motian ou de Monk et dissertent avec cette sagesse des hommes à la lenteur rassurante, des hommes pour qui le seul temps qui compte est celui passé ensemble. Et les trois hommes affichent avec paix un langage sans drame, vision d’un monde aussi apaisée que poétique. D’une intemporelle et douce sérénité.

Jean-Marc Gelin

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:37

JJJJ Bill Perkins: “Just Friends”

 

Pacific Jazz 2007

 

Bill Perkins (ts, bcl, fl), Richie Kamuca (ts), Hampton Hawes (p), Red Mitchell( cb), Mel Lewis (dm) Art Pepper (as), Jimmy Rowles (p), Ben Tucker (cb)

  

Se souvenir de la belle association du ténor Bill Perkins avec son frère d’armes Richie Kamuca sur l’         album d’origine, « Tenor Head on Plus ». A l’époque on ne nous avait pas tout livré et ces quelques galettes de 1956 s’étaient envolées au pays du soleil Levant. Elles sont rééditées aujourd’hui en version import avec pour bonus les sessions enregistrées avec Art Pepper. Se souvenir de cette époque. C’était celle de la grande confraternité des jazzmen de la côte ouest ( West coast comme on dit), élevés à l’époque où le jazz faisait le contrepoint de dentelle et où les solistes rêvaient tous de finir chez Stan Kenton ou se rencontraient chez Woody Herman et où les plus hardis d’entre eux délaissaient parfois Anita O’ day pour se repasser en boucle quelques volutes tristaniennes. Les gars marchaient alors deux par deux. Mulligan donnait encore le bras à Chet Baker et Lee Konitz cherchait à voler plus haut que Warne Marsh. L’époque bénie de ce label mythique, Pacific Jazz qui produisait alors autant de Art Pepper que de Curtis Counce, à moins qu’il ne s’agisse de ce pianiste de génie, Hampton Hawes. Les gars sérieux s’amusaient alors et les plus volages d’entre eux révisaient au soleil de la cité des anges où loin de la ville qui ne dort jamais ils allumaient leurs veines insomniaques au son d’un solo de Bird, loin d’eux alors, si loin. Certains hésitaient entre le cool de Gil Evans et les autres, les frénétiques New Yorkais. Les gars revenaient de la guerre de Corée et ceux qui n’y étaient pas rêvaient d’en découdre. Perkins et Kamuca. Kamuca et Perkins. Jamais l’un pour battre l’autre. Tout à l’oreille. Avec derrière un rythmique à faire rêver, une rythmique tous risques du genre à cavaler derrière les cavaleurs, ceux qui sans crier gare réinvente les thèmes ( Limehouse Blues), avec ces airs d’arrangeurs au raffinement que dispute l’envie d’en découdre sur ce ring gentil. Et puis il y a l’apparition de Hampton Hawes. Et puis il y a l’apparition de Art Pepper (dans la deuxième partie de l’album) où curieusement tout prend une autre tournure et où paradoxalement c’est l’alto, le plus léger qui donne ces airs de gravité et de profondeur légère. Et l’album alors de se refermer sur Zenobia, sorte d’hymne de la côte californienne. Sorte de marque de fabrique de ce jazz jouissif.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:36

JJ Louis SCLAVIS: “L’imparfait des Langues”

 

ECM 2007

  

Imparfait : «  système de formes temporelles dont la fonction essentielle dans les langues indo-européennes était d’énoncer une action en voie d’accomplissement dans le passé et conçue comme inachevée ». La définition du point de vue de la linguistique est parfaite. Car il y a dans cette langue que ce plaît à manier la clarinettiste comme l’appréhension d’une musique commencée il y a quelques dizaines d’années et en perpétuelle évolution. A la recherche de la forme parfaite ? Et surtout vers quelle évolution ?

Car ce que l’on entend porte indéniablement la marque de Sclavis.  De cette écriture déjà entendue maintes fois, pas tant du côté de Big Napoli que du trio Sclavis-Romano-Texier. Une musique qui s’enracine donc plutôt du côté du Label Bleu que dans le magasin de Mandfred Eicher. Pourtant il s’agit de ne pas tourner autour du sujet déjà souvent ressassé. Et pour l’occasion, dans cet album enregistré à la volée à la suite d’un concert manqué, Louis Sclavis élargit sa formation et accueille comme il le fait souvent, des jeunes pétris de talent qui auraient pu apporter un souffle nouveau s’ils avaient été un peu moins impressionné par la stature du maître Ainsi Marc Baron double les sonorité du saxophone soprano de Sclavis par des interventions décisives à l’alto alors que Maxime Delpierre apporte à la guitare un mordant ( trop rare selon nous dans cet album) qui lui vient de ses atavismes rock. Paul Brousseau quand à lui se charge de la très légère partie électro, ajoutant quelques gargouillis sonores qui se mêlent au langage Sclavisien. Mais ces concessions ne sont pas suffisantes pour  constituer un gage de modernité. Car Sclavis a beau tourner autour de son sujet, jouer des petits interludes où il convoque d’autres langages jusqu’à faire chanter sa clarinette à la manière d’un muezzin, l’exercice demeure souvent très froid. Comme un exercice de style figé par son inertie. Ce qui est surprenant de la part du bouillonnant saxophoniste qui, en « live » ne cesse de nous surprendre, de nous choquer, d’interpeller l’auditeur embourgeoisé. Pourtant, au même moment que sortait cet album et paradoxalement, un autre orfèvre de la clarinette basse, Michel Portal publiait de son côté un album dans lequel il montrait avec éclat combien l’imparfait des langues pouvait se transformer en futur. Faute de quoi ce langage là se transformera inéluctablement en langue morte.

Jean-Marc Gelin

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:35

JJJRAFFAELO PARETTI : « Maremma »

 

EGEA 2007

 

Antonello Salis ( acc), Stefano Bollani (p), Bebo Ferra (g), Stefano Cantini (ss), Raffaello Pareti (cb), Walter Paoli (dm)

  

Le label italien Egea nous réserve ces temps ci quelques belles surprises.  Souvenez vous nous nous étions enthousiasmé à juste titre pour cet album de l’Egea Orchestra. L’album  présenté ici et réalisé sous le nom du contrebassiste transalpin Raffaello Pareti n’échappe pas à la règle. Album d’une grande fraîcheur à l’allégresse chantante à l’image de Antonello Salis bien connu sous nos contrées et qui avec un malin plaisir, se plaît à chanter les lignes mélodiques de son instrument. Stefano Bollani semble ici à son élément lui aussi bien connu des services compétents semble ici comme dans son élément, comme on retrouve des amis de longue date. Vous savez il y a là comme dans ces anciens films de Claude Sautet où la bande de quadras se retrouvent ensemble, heureux de revivre un peu ces moments oubliés. On s’excuserait presque du cliché mais il faut bien admettre que cette bande là joue comme on joue au théâtre une sorte de comédie à l’Italienne (Drost Nia) où l’on rie, où les têtes tournent de vertige où la farce n’est pas loin et les railleries sous jacentes. La vita comme un repas entre amis (Come nei film). Et comme des pages de vie où l’émotion surgit spontanément, le lendemain des jours d’insouciance laisse place à une nostalgie des heures d’enfance (Infanzia) où l’on découvre un très beau saxophoniste alto qui donne à ces belles pages une grande force de vie. Il y a là une vraie spontanéité généreuse qui fait se mouvoir autant de personnages imaginaires que de lieux inventés ou des réminiscences de bonheurs simples. Cela s’entend.  Simplement dans leur façon de faire chanter leurs instruments, de danser autour du saxophoniste et de s’épancher sans jamais se répandre, cela s’entend. En fin d’album le bateau semble quitter les rivages italiens pour s’approcher d’autres côtes méditerranéennes  celle de la Tunisie ou du Maghreb (Yusif). Comme si après la fête l’heure du départ avait sonné. Belle conclusion. Belle parenthèse. Car il y a dans cet album profondément ancré à la terre quelque chose de l’expression simple et sincère et avec lui, comme le film d’une vie en miniature, son bagage d’émotions douces

Jean-Marc Gelin

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:32

JJJ Isabelle Olivier : « Harpe(s) »

 

Film realise par Franck Cassenti

 

Nocturne 2007

 

  

Réalisé par Franck Cassenti lors de la venue de la harpiste sur l’île de Porquerolles  en 2005, ce DVD est une occasion intelligente de (re)découvrir le travail d’Isabelle Olivier. Mêlant de manière très subtile les extraits de concerts avec le Quintet Ocean ou en duo avec Olivier Sens voire même en solo ( lors du festival ) avec les interviews où Isabelle Olivier évoque son travail et sa passion avec autant de fraîcheur que d’enthousiasme intacts, la harpiste y apparaît sous une autre facette que celle révélée lors de notre interview ( nous avions en effet eu le plaisir de l’interviewer en               2006). Comme elle le fait habituellement la harpiste revient sur sa rencontre avec le jazz, sur les contraintes (ou le liberté) de son instrument, sur sa façon de concevoir la musique, ses relations avec les autres musiciens autant que le dialogue qu’elle instaure désormais avec Olivier Sens. Isabelle Olivier évoque avec une rare intelligence et une grande candeur sa conception fondamentale de la pédagogie et surtout sur ce qui fonde les musiciens, la transmission. Parce qu’il se veut aussi un médium de vulgarisation et de démocratisation de cet instrument si longtemps cloisonné et qu’il veut s’ouvrir à un large public, ce DVD comporte aussi en supplément une courte présentation didactique de l’instrument et une petite leçon de musique avec l’une de ses élèves.

Belle et intelligente réalisation en somme à laquelle on ne reprochera que l’esthétique un peu « carte postale kitsch sur papier glacé » auquel le réalisateur n’a pas su résister. La harpe, la mer, les plans fixes sur les beaux paysages, les couchés de soleil avec le bateau fantomatique qui passe au loin nous semblent un peu too much et un peu inutile. Mais heureusement la lumineuse présence d’Isabelle Olivier suffit largement à éclairer le propos. D’une lumière vive et douce à la fois.

Jean-Marc Gelin

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 11:04

 

Jacques Thevenet sur le plateau d'Aligre Fm

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 16:11

 

Anne Marie Petit a adoré le disque de .......

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 22:53

 

Philippe Petit va dire quelque chose.....

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 07:42

JJJ Stefano BOLLANI:” Piano Solo” ECM 2007  

 

 

Et si la liberté naissait de la contrainte ? C’est ce que l’on est en droit de se demander à l’écoute de cet album réalisé, non pas sur son label habituel (Label Bleu) mais sur ECM. Dans un paysage submergé par l’exercice du piano solo, Stefano Bollani cède à l’envie bien légitime de ce coup de projecteur proposé par le label de Keith Jarrett. Alors le pianiste italien nous livre un magnifique album témoignage autant de son art que de sa grande sensibilité. Mais aussi de son profond respect pour le pianiste « maison ». Entre improvisations jaretttiennes (la série des Impro I à IV), le retour à l’école du piano classique (Antonia) et l’exploration de quelques standards (For all we know, On the street where you live ou encore un ragtime comme Maple leaf rag), Stefano Bollani montre qu’il est un grand pianiste. Néanmoins un peu tétanisé par l’enjeu nous semble t-il. Tout se passe comme si, ce pianiste si volubile et si imaginatif perdait là, seul face au piano dans cet exercice incroyablement impudique,  toute la spontanéité habituelle de son jeu au profit d’une approche bien plus académique à laquelle il ne nous avait guère habitué. Parfois on perçoit quelques discrets balancements qui le ramènent à la danse (A media Luz) où l’on sent poindre une touche d’italianité resurgir. Mais, sous le contrôle de Manfred Eicher, Bollani n’extériose pas l’essence même de son jeu. Un peu comme si l’exercice d’un piano solo chez ECM était une sorte d’accession à la respectabilité éternelle. Bollani a donc livré un très bel album dont l’académisme lui ressemble peu. Il nous tarde de retrouver Stefano.

Jean-Marc Gelin

 

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 07:04

Non mais des fois, elle exagère Anne Montaron ! Elle devrait être bien contente d’avoir eu le privilège de réaliser une des émissions musicales les plus stimulantes du PAF. Alors de quoi se plaint-elle ? Que son émission « à l’improviste » qui laissait un espace de création dédié à la musique improvisée, où les concerts étaient enregistrés en public et diffusés ensuite en différé sur France Musique soit menacée de disparition en plein milieu de saison ? Et alors quoi, la chaîne a eu l’immense bonté d’accorder cette plage horaire à cette émission qui, disons le tout net n’intéresse absolument personne, en dehors de quelques mélomanes, des amoureux de la musique sous quelque forme que ce soit, des érudits, des curieux de la culture, des démangés de la création et de quelques camés qui ne croient qu’au spectacle vivant et enfin last but not least de ceux qui osent prétendre que la musique peut être un espace de liberté et de création instantané. Non franchement, elle exagère Anne il y a des maisons pour ça ! Il est temps aujourd’hui de passer aux choses sérieuses et de recadrer la grille des programmes autour des émissions qui fonctionnent. Tenez tous les soirs de la semaine à 21h France Inter propose les trompettes d’Aida et Frédéric déboule au carrefour de « Lodeon », pour une heure de musique bien comme il faut. Voilà l’exemple à suivre si Radio France veut reconquérir ses parts de marché. Les émissions audacieuses et originales, les espaces de créations uniques, l’ouverture aux musiques non officielles et à la culture musicale ça intéresse qui d’abord ? Non franchement elle exagère Anne Montaron ! Quoi, est ce que c’est à Radio France et surtout à France Musique de prendre le risque de proposer des programmes exigeants et innovants ? Et voilà qu’on va encore une fois demander au service public de proposer des programmes que le privé ne veut pas proposer à ses auditeurs. Comme si c’était son rôle au service public ! Non, elle exagère Anne Montaron, et puis quoi encore, pourquoi pas des émissions d’ethnomusicologie sur France Musique tant qu’on y est ? On est pas à la Radio Suisse ici, ni sur Aligre, ici c’est le SERVICE PUBLIC madame  ….

 

 Et d’abord la musique improvisée est-ce de la musique ? On est en droit de se poser la question si l’on en croit les déclarations du directeur des programmes de Radio France. Selon lui, pour la musique improvisée il y a déjà les émissions de jazz. Et c’est déjà assez généreux de la part de France Musique de laisser quelques plages au jazz dans sa grille des programmes. Si en plus il faut laisser de l’espace à la création de trucs difficiles qu’on comprend pas ! Moi je vous le dis le chanteur Bénat Atchiary, allez ouste ! La théorie du chaos, à la trappe ! Non mais des fois pour qui elle se prend la Montaron  !

 

Mais dans tout cela il y a franchement une bonne nouvelle. Et là je voudrais m’adresser aux jeunes désoeuvrés qui ne savent pas encore ce qu’ils peuvent faire dans la vie. Je vous le dis tout net, cette affaire nous rend farouchement optimiste pour vous les jeunes. Car il s’avère que, oui on peut aujourd’hui être Directeur des programmes de France Musique et considérer que la musique improvisée c’est le jazz et donc inversement que le jazz c’est forcément de la musique improvisée. Ainsi nous découvrons que les chants Aka, la musique pygmée c’est pas de la musique, la musique contemporaine plutôt une déviance et que Duke Ellington n’est en fait que de la musique classique moderne. Comme on sait bien que penser cela bien évidemment est une totale bêtise et que personne au monde ne pense cela sauf …… le directeur des programmes musicaux de Radio France, cela nous rend guillerets pour les jeunes d’aujourd’hui : car oui je vous l’assure le plus cancre d’entre vous pourra un jour devenir…..  Directeur des programmes musicaux de Radio France.

 

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