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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 08:01

Miracle céleste ! Accomplissement divin ! L’autre jour un des reporters des DNJ qui a ses entrées un peu partout et notamment au paradis des musiciens surprit du côté de chez Saint Pierre cette conversation entre Ellington et Basie : « t’as entendu ce Badini et sa sacrée machine à swinguer ! Quand tu penses que c’est moi qui lui ait tout appris ! ». « Mais non pas du tout répondit le Duke, c’est moi. D’ailleurs t’as qu’à voir, dès que j’ai eu le dos tourné il s’est empressé de me piquer Sam Woodyard, mon batteur ». «  Il n’empêche, interrompit Basie, ce gars là à fait trop de bonnes choses pour le swing, je crois qu’il mérite qu’on lui fasse un petit cadeau ». Et les deux hommes de sa taper dans la paluche et de se renvoyer mutuellement leur clin d’œil.

 

 

Sur ces entre faits, alors que le gars Badini dormait bien profondément chez lui du côté de Deauville, il se réveilla en pleine nuit pour aller pisser mais ne parvint plus à retrouver le sommeil. Un nom lui revenait en tête, Scriabine, Scriabine, Scriabine ! C’est curieux parce que ce compositeur est un contemporain de Debussy sur qui Badini avait déjà travaillé et que dans les projets de Gérard il y avait plutôt Ravel. Mais non, ce Scriabine lui revenait tout le temps en tête. Alors il se plongea la tête la première dans l’œuvre du compositeur et y découvrit de pure merveilles. Au petit matin, alors qu’il n’avait toujours pas remarqué l’auréole qui flottait au dessus de sa tête il se précipita sur le téléphone et appela son copain Stan (Lafferière) et lui demanda de rappliquer illico en prenant au passage notre Paul Gonsalves national, André Villeger, parce que là il y avait du boulot, du génie à moudre.

 

 

Et le résultat vous l’avez là devant vous. Un cadeau du ciel. Un bijou. Un pur chef d’œuvre !

 

 

Gérard Badini et sa super swing machine se lancent âmes et flammes sur les traces du compositeur russe. Avec un délicieux souci de lisibilité et pour bien nous faire saisir leur travail chaque morceau est précédé de la version « originale » interprétée par le jeune prodige russe Igor Tchetuev. Chaque fois avec l’aide de Stan Lafferière sont mis en places des phrases interludes qui poursuivent le fil classique et préparent leur entrée au répertoire jazz. La reprise de ces opus mis en regard nous montrent de manière limpide tout le travail de Badini. Quel travail d’arrangement ! Quel swing ! Quels solistes nom d’un petit bonhomme. Il faudrait citer Villeger bien sûr mais aussi Michel Pastre, Sylvain Gontard, le génial Jerry Edwards, Pierre Christophe sans oublier le jeune Olivier Zanot et tous les autres.

 

 

Le big band de Badini c’est l’intelligence de Ellington et le son de Basie.

 

 

Rarement nous avons été conquis à ce point. Jubilant d’un instant à l’autre de ce chef d’œuvre. Et Badini ne nous fait pas que swinguer du feu de Dieu, il nous donne en plus et aussi l’envie de nous plonger aussi dans l’oeuvre de Scriabine.

 

 

Alors si nous devions alors prononcer le mot de la fin nous ne dirions que deux mots : «  Victoires, victoires ! »

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 17:42

Éditorial AVRIL

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas si vous aviez des doutes mais nous on peut vous rassurer. La musique est une affaire de professionnels pour professionnels. Il y a des sachants qui causent entre eux et s’échangent leur savoir entre eux, pour que vous, public béat et spectateurs éclairés vous puissiez écouter sagement et sans mot dire ce que l’on vous propose. Quand à laisser des espaces de création, des passages de témoins aux amateurs, c’est une toute autre histoire.

 

 

C’est en tous cas ce que doit penser l’Ariam (Association régionale d’information et d’actions musicales) qui vient de décider après plus de 15 années d’ateliers ouverts aux amateurs, de les supprimer tout bonnement et de faire de cette noble institution un lieu exclusivement réservé à la formation pour formateurs. Que l’élite reste ente elle. L’école c’est pour les gens qui veulent en faire leur métier, pas leur passion ! Cette décision est brutale pour les centaines d’élèves amateurs qui trouvaient là un espace d’apprentissage que leur refusent souvent les conservatoires, fermés au public adulte. Elle l’est tout autant pour les enseignants qui tous affirment la magie qui régnait dans ces lieux d’échange. Lieux de passion pour passionnés. Lieux de flammes partagées.

 

 

 

 

Il y a selon nous dans cette décision une grande stupidité. D’abord parce qu’on ne forme pas des formateurs en ayant perdu tout contact avec les élèves, fussent ils de simples amateurs.

 

 

Ensuite parce qu’il y a dans cette décision une indicible ignorance de ce que doit être la transmission de la connaissance. L’ignorance de ce que le meilleur des maîtres ne se nourrit pas que de son propre savoir mais aussi de l’échange avec celui qui ne sait pas. Qu’il se nourrit autant de ses connaissances que de l’esprit critique qu’il créé chez son disciple. La grand philosophe George Steiner : « La libido sciendi, la soif de connaissance, le besoin ardent de comprendre, sont inscrits dans le meilleur des hommes et des femmes. Comme l’est la vocation d’enseignant. Il n’est pas de métier plus privilégié […]. Fût-ce à un humble niveau, celui du maître d’école, enseigner, bien enseigner, c’est se rendre complice du possible transcendant »

 

 

Mais plus généralement alors que certains élus en France se battent pour instaurer une démocratie participative, et offrir aux citoyens des lieux d’expression, d’action et d’interaction, la décision de l’Ariam de fermer ses portes au peuple des citoyens de la musique nous semble extraordinairement rétrograde. Cette décision qui, paraît il n’a rien de financier mais procède juste d’une volonté politique va à l’encontre de ce qui se dit ailleurs, dans la rue. Avec la véhémence que l’on sait.

 

 

Le risque est alors de voir un grand nombre d’amateurs se détourner de l’art qui les anime faute de lieu d’apprentissage et par là même d’expression. Et c’est alors casser une des chaînes de la transmission du savoir. Celle qui va de l’enseignant à l’élève (ici l’amateur souvent adulte) et donc à l’enfant. Et c’est  cloisonner encore un peu plus les structures sociales dans lesquelles nous évoluons et dont nous aspirons à sortir un peu comme une bouffée d’oxygène indispensable à la cohérence du corps social par ailleurs bien fragilisé. On ne sait pas trop ce que la musique peut à gagner là dedans. On voit simplement ce que la culture en particulier et la société en général  ont à y perdre.

 

 

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 17:41

Poursuivant l’aventure de Flench Wok, le guitariste sudiste Jean Philippe Muvien persiste, et signe Air libre (titre de Daniel Humair) sur le nouveau label Algorythm qu'il a créé et que distribue Abeille.
Dès les premières secondes, on reconnaît la batterie de Daniel Humair qui continue à enregistrer aux côtés de jeunes musiciens avec lesquels il partage le bonheur du collectif.
Le graphisme sort directement de l’atelier de Philippe Ghielmetti qui ne perd jamais de vue les artistes qu’il aime… et Humair est du nombre. Le batteur comptait en effet parmi les artistes emblématiques du label Sketch, depuis le premier album triple jamais sorti en France Hum en 1999. Gageons qu’à présent le guitariste fait partie des musiciens de la « famille ».
Sans piano, mais avec "des" noms, cette formation pluri-générationnelle illustre le niveau de création auquel sont parvenus les musiciens actuels. Comme les formations régulières sont rares, habitude est prise de s’inviter les uns les autres… et de tracer son sillon. A la paire initiale composée de Humair et Muvien viennent donc s’ajouter de vieux complices du batteur, les maîtres Celéa à la contrebasse et Sclavis aux clarinettes. Ils se glissent partout où il peuvent, et l’espace ne manque pas dans cette musique à la fois construite et ouverte. Les autres invités, plus jeunes, ne sont pas en reste, apportant chacun leur contribution et leurs timbres originaux : finesse et délié du phrasé de Vincent le Quang au soprano, accords mélancoliques de Vincent Peirani à l’accordéon (avouons une préférence pour la couleur "bleue" de ses interventions). Il y a aussi Maja Pavloska instrumentalisant sa voix sur les deux derniers titres, Vlada et ce Drôle d’endroit qui conclut le disque en feu d’artifice. Les irisations de la guitare de Jean Philippe Muvien comblent largement l’absence de piano. Il joue sur l’éclat, entre vivacité cinglante et harmonies décalées. Son phrasé plus harmonique que mélodique, se combine aux emportements plus mélodiques des souffleurs. C'est bien sa propre voix que nous entendons à chaque occasion, au fil de ses rencontres, faisant passer la recherche du son avant l'affirmation de soi.
Huit compositions particulièrement enlevées, souvent co-écrites par le guitariste et le batteur, tiennent sur une longueur quasi-idéale de 46 minutes. Deux d’entre elles rendent hommage au pianiste intense Joachim Kühn, partenaire d’un autre trio historique autant qu'éphémère, le "Triple entente" de Humair-Kühn-Jenny-Clark.
Jean Philippe Muvien parvient à donner consistance à son projet de concilier liberté, invention et respect des règles du rebondissement. Du free son, des accents rock tels que nous les aimons avec une batterie plus subtile : une musique qui respire, électrisante, impatiente et souvent fébrile.
Le guitariste a trouvé en Daniel Humair un partenaire idéal. Les entendre jouer de concert est un régal, car ils ont l'art de nous entraîner à leur suite dans une course folle.
Rien n’est imposé… vous êtes prévenus… seul vous est offert le plaisir de s’abandonner au travail de l’ensemble.

 

 

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 17:38

Le dernier album de Paul Motian est vraiment gonflé. Sur la forme Motian ose une formule inédite avec 2 sax ténors (remarquables Chris Cheek avec le sublime et délicat Tony Malaby) + 3 guitares + une basse + une batterie. Il ouvre l’album en s’attaquant avec ce format inédit à deux morceaux légendaires de Mingus dont le réputé très difficile Pithecantropus Erectus et le blues plus que lent Goodbye Pork Pie hat et réussit à faire revivre ces thèmes avec une lecture aussi originale qu’intelligente.  L’association de Tony Malaby et de Chris Potter est exceptionnelle. Chacun des deux au sax ténor apporte une sonorité différente, créent donc de faux unissons ou chacun jouant la même partition fait entendre deux voix différentes et pourtant harmonieuses, jouent en surimpression l’un de l’autre  Les 3 guitares, rarement sur l’avant scène, apportent une sorte de tapis moelleux à l’ensemble dans une sorte de conception nouvelle d’une rythmique évanescente. Mais surtout cet album est un véritable album de batteur où Motian y tient comme à son habitude un rôle époustouflant. Là encore il invente la notion du contrepoint rythmique dévolu à la batterie. Il n’est que d’entendre cette mélodie répétitive, Mesmer, où Motian  joue tout sauf ce que l’on attendrait d’un batteur classique. On le sait Motian est avant tout un coloriste qui dépasse l’instrument et lui donne une réelle place instrumentale. Avec un art consommé de l’architecture, Motian commence et termine l’album avec quatre grands thèmes du jazz, place au milieu  un émouvant Bill de Jérome Kern que l’on imagine dédié à son regretté compagnon, Bill Evans et nous livre 7 compositions allant des plus simples aux plus complexes, montrant encore une fois un sens de l’écriture fait de profondeur que d’évanescences subtiles. Avec un très parkerien Cheryl en fin d’album contrastant avec les couleurs éthérées de l’ensemble, Motian sait aussi brouiller les pistes et jouer la carte de l’éclectisme histoire de rallier les malheureux sceptiques.

 

 

 

Cet album représente un vrai point d’étape dans la construction moderne du jazz. Inventif sur la forme et le fond il représente un passage fondamental dans l’œuvre de Motian. Dont il faut découvrir et déceler toute l’inventivité et de pas refermer trop vite cette page si bien écrite. Qui pourrait bien ouvrir de larges espaces au jazz moderne.

 

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 17:36

Le label Cam Jazz sait y faire en matière de duos. Souvenez vous il nous avait gratifié le mois dernier d’un beau duo entre le guitariste Jim Hall et la pianiste Enrico Pieranunzi.

 Dans l’album entre Solal et Douglas il y a un peu le même esprit qui flotte en studio. Celui d’une vraie rencontre, d’un vrai dialogue. Entre les complexités harmoniques de Martial Solal et les abstractions Zorniennes de Dave Douglas, les deux hommes ont trouvé ici un terrain d’entente évident sur des thèmes  originaux (chacun a apporté trois compositions de son cru) autant que sur les standards qui viennent conclure le dernier tiers de l’album. Il y a chez Solal un amusement évident dans sa façon de suivre le trompettiste, de faire la course en tête, de l’anticiper ou de jouer des Walkin bass, à se transformer seul en une vraie section rythmique. Douglas de son côté n’a jamais été aussi Bix Beiderbecke que jamais. L’hommage que les deux hommes rendent à Steve Lacy dans Blues for Steve Lacy est un des moments poignantissime de cet album où la sonorité de Dave Douglas avec un son feutré arrache des phrases perçantes et torturées. A cet instant on pense justement au fameux duo de Mal Waldron avec le regretté saxophoniste soprano. Elk’s club est un des points culminant de l’album d’improvisation/dialogue.  On croirait les entendre commenter une sorte de film muet. Comme s’ils voyaient les mêmes images au même moment. Et nous avec. Il y a beaucoup de respect dans cet album lorsque l’on sait par exemple que Dave Douglas sur For Suzannah alors qu’il devait rejoindre le pianiste après son intro préféra s’adosser au piano et écouter le maître. Et comme l’on sort des sonorités bixiennes de Douglas on pense inévitablement sur ce morceau à la possible inspiration de In a Mist. Et lorsque les deux hommes en viennent aux standards c’est avec un réel bonheur. Loin des expériences du Massada de John Zorn, Dave Douglas montre un réel amour du répertoire et les versions de Body and Soul, Here’s that rainy day ou All the things you are sont absolument admirables.  Un beau moment d’échange de haute volée. Reste à savoir si Martial Solal qui se dit plutôt incompris par les amateurs de jazz a réalisé cet album pour se faire réellement plaisir ou pour se réconcilier avec une partie du public qui l’a toujours boudé. On se gardera bien de trancher dans ce débat pour ne garder qu’une chose, le sentiment qu’au-delà de toutes les polémiques les deux hommes retrouvent dans un partage d’amour les digressions mélodiques avec un sens commun de l’émotion profonde ou joyeuse.

 

 

 

 

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

 

 

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 17:36

Le saxophoniste Laurent Bardaine, le guitariste Maxime Delpierre et le batteur David Ankin doivent partager une sorte de vision cinématographique de la musique. Car avec Limousine, le groupe qu’ils ont fondé, les trois hommes créent un véritable climat, un univers presque irréel entre les grands espaces à la Wim Wenders et les no man’s land d’un Jim Jarmusch. Par touches délicatement insensées, Limousine à chaque morceau nous raconte une séquence. Une sorte de road movie. Lente déambulation de somnambules dans des paysages éthérés où les rencontres les plus fantasmagoriques deviennent possibles au détour du chemin ou à l’occasion d’un interstice subrepticement ouvert. A coup de grands travellings musicaux les trois musiciens sillonnent des espaces oniriques, des univers en apesanteur où l’on croise même des petits bals où se dansent parfois des petites valses dérisoires (Valse, Patinages). Une mélodie triste à trois notes tourne inlassablement sur elle même (Les Noces). Des silences de fin du monde s’installent (Lilas) suivis de petites mélodies enfantines. Bardaine alterne le sax avec les claviers tandis qu’il émerge de la guitare de Delpierre des harmonies subtiles de guitare folk métallisées à la Ry Cooder. Il y a une force incroyable de cet album dans lequel il ne se passe pas rien. Éloge de la lenteur et de l’espace vide- habité  où les trois hommes déroulent la toile avec une infinie patience.  Pas de musiciens performants lançés dans de vains chorus. Juste une pâte sonore faite à petites touches sensibles. Magnifique poésie cinématographique de cet album à l’ineffable  mélancolie.

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 17:30

Parlez-vous "contrebasse"? Renaud Garcia-Fons oui!
D'ailleurs, il ne fait pas que parler...il "respire" contrebasse. Quelques photos sur la pochette toute simple : Garcia-Fons en vibration avec sa contrebasse, yeux clos, la joue et l'oreille collées au bois, les mains en caresses énergiques..."Entre Continentes" nous offre un solo de ces moments volés où  l'homme soupire avec son instrument : indiscrétion d'un érotisme sulfureux...Le ton est donné. Il est le matador audacieux de l'arène, l'enivrante volute d'opium, le trait d'union solaire d'avec ses deux compères. On est immédiatement captivé par ces trois univers interactifs en perpétuelle conversation : -Antonio "Kiko" Ruiz est à la guitare ce que l'araignée est à sa toile : fine dentelle et force saisissante, une tarentule qui fait la tarentelle  "Anda Loco"
-Negrito Trasante le percussionniste, n'en finit pas d'hypnotiser au point de nous insuffler un nouveau rythme cardiaque comme une nouvelle conscience ("Entremundo" et "Entre Continentes" percutantes transes, est-ce possible?!)

 

 

Ce trio là n'en est pas à son 1er "voyage". Et ça s'entend. Au-delà de sa musique jazz, world, flamenca, très inspirée, c'est sa complicité alchimique qu'il nous donne à savourer : un bijou ethnique d'une réjouissante universalité. Plus de frontières, pas de limites, la virtuosité lumineuse d'Arcoluz nous embarque dans un nouveau langage où échange, partage, rencontre sont les mots clé à la sauce
impro. Le plat servi en live donne un rendez-vous authentique aux accents de liberté. Les rythmes de "Berimbas", délicatement, amorcent la frénétique mélopée Garcia-Fonsienne (s'en serait presque un pléonasme!) totalement décoiffant. A peine remis (improbable), l' "Anda Loco" (la marche folle) vous rattrape, envoûtante, mystérieuse, jusqu'à la fièvre...Vous êtes azimuté!
Est-ce l'effet 5ème corde de la contrebasse? Fons "le chercheur" fou, l'a en effet rajoutée à son arc pour notre plus grand plaisir; de l'ivresse pure.
C'est furieusement bon. Fons à donf!

 

 

Anne Marie Petit

 

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 19:06

Interview du pianiste Nico Morelli

 

 

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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 14:42

 

 

 

Je ne sais pas si c’est moi mais je trouve qu’il flotte en ce début du mois de mars comme un vent d’optimisme sur la scène du jazz. Tout nous incite à sourire. C’est comme si c’était le printemps avant l’heure.

De très bons albums, de nombreuses BD,  nous arrivent de partout en ce dernier mois de l’hiver. Les chanteuses chantent bien et même les plus lyriques d’entre elles se mettent à bien chanter du bon jazz. Les clubs de jazz renaissent et le Duc des Lombards que nous pensions à vendre retrouve, avec l’arrivée de Jean Michel Proust une seconde jeunesse. Le label bleu d’Amiens, celui de Texier, de Steve Coleman et de Magic Malik fête ses vingt ans en beauté. Les noirs nuages qui avaient un temps recouvert le ciel de Radio Aligre (avec qui nous collaborons régulièrement) se sont provisoirement éloignés. Nos craintes de l’hiver sur la sauvegarde des droits d’auteur s’estompent avec l’adoption par le parlement d’une solution plus douce concernant la loi DAVDSI sur le piratage. De nouveaux talents émergent de partout. Selon les chiffres de l’Adami, ce sont près de 40.000 artistes qui ont reçu un paiement en 2005 soit 10% que l’année précédente témoignant ainsi de la force de notre vivier qui attire toujours à lui de plus en plus de talents créateurs. Et même si cela ne nous regarde pas ici, on ne peut pas s’empêcher d’applaudir la qualité d’un travail comme celui d’une Camille qui en se voyant décerner les récompenses des Victoires, montre qu’il y a encore quoiqu’en disent les esprits grincheux, une large place pour les talents nouveaux.

De quoi avoir de la musique plein les oreilles sur vos platines, dans les clubs,  la radio. De quoi nous donner de sérieuses raisons d’avoir le sourire aux lèvres. Un mois de mars à vous décrocher la lune….

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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 14:41

DERNIERES NOUVELLES DU JAZZ

 

 

 

Sommaire

 

 

Éditorial : ……………………………………………   p. 2

 

Les disques du mois : ………………………………      p. 3

 

Laurence AllisonJJJ

Suzie ArioliJJJ

Chris Cheek JJJJ

Emmanuel Cisi JJJ

Steve ColemanJJJJJ

Hubert DupontJJJ

Renée FlemingJJJJ

Jim Hall/ Enrico PieranunziJJJJ

 

Nicolas Rageau/ Yves Brouqui/ Grant Stewart/ Philip Stewart/ Joe Magnarelli JJJ

Michel Sardaby JJJJ

Lambert WilsonJJJJJ

 

 

Brèves de club………………………………………… p.11

 

Le coin de la feuille……………………………………     p.13

 

BD d’Jazz……………………………… …… ………   p.13

 

Interview de Nico Morelli……………………………….p.16

 

1

 

Ça s’est passé près de chez vous ……………          p.20

 

Les concerts à noter …………………………         p.20

 

On my radio            ……………………………       p.20

 

 

 

 

 

 

 

Éditorial

 

 

 

 

Je ne sais pas si c’est moi mais je trouve qu’il flotte en ce début du mois de mars comme un vent d’optimisme sur la scène du jazz. Tout nous incite à sourire. C’est comme si c’était le printemps avant l’heure.

De très bons albums, de nombreuses BD,  nous arrivent de partout en ce dernier mois de l’hiver. Les chanteuses chantent bien et même les plus lyriques d’entre elles se mettent à bien chanter du bon jazz. Les clubs de jazz renaissent et le Duc des Lombards que nous pensions à vendre retrouve, avec l’arrivée de Jean Michel Proust une seconde jeunesse. Le label bleu d’Amiens, celui de Texier, de Steve Coleman et de Magic Malik fête ses vingt ans en beauté. Les noirs nuages qui avaient un temps recouvert le ciel de Radio Aligre (avec qui nous collaborons régulièrement) se sont provisoirement éloignés. Nos craintes de l’hiver sur la sauvegarde des droits d’auteur s’estompent avec l’adoption par le parlement d’une solution plus douce concernant la loi DAVDSI sur le piratage. De nouveaux talents émergent de partout. Selon les chiffres de l’Adami, ce sont près de 40.000 artistes qui ont reçu un paiement en 2005 soit 10% que l’année précédente témoignant ainsi de la force de notre vivier qui attire toujours à lui de plus en plus de talents créateurs. Et même si cela ne nous regarde pas ici, on ne peut pas s’empêcher d’applaudir la qualité d’un travail comme celui d’une Camille qui en se voyant décerner les récompenses des Victoires, montre qu’il y a encore quoiqu’en disent les esprits grincheux, une large place pour les talents nouveaux.

De quoi avoir de la musique plein les oreilles sur vos platines, dans les clubs,  la radio. De quoi nous donner de sérieuses raisons d’avoir le sourire aux lèvres. Un mois de mars à vous décrocher la lune….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Disques du mois :

 

 

 

JJJ  LAURENCE ALLISON : “Secrets”

 

Âmes 2005

 

 

Quelle artiste ! Laurence Allison signe les paroles et musiques des treize titres de ce nouvel album. Dans ses chansons, il est question de tempêtes intérieures, de parole bâillonnée (A prison of glass), de jalousie (« Il rêve, elle donnerait son âme pour se glisser par effraction dans ses songes et tout savoir de lui »/ Insomnia), d’aspiration à la liberté (« qu’on ne me tire pas les cartes, je veux espérer et douter, je veux être surprise chaque matin »/Let me doubt). Il est question de tous ses secrets tus enfouis dans la nuit de nos vies. Il est poignant ce jeu de cache-cache de la petite fille qui porte une étoile jaune, dont chacun des doigts est une poupée et qui finit par devoir se cacher pour de vrai (Hide and seek). Elle est émouvante cette rencontre entre une femme, l’enfant qu’elle était et la vieille femme qu’elle sera (The corridors of time). Elle est drôle cette arrivée de Bill Evans au 7ème ciel, où on lui ouvre les grandes portes en lui vantant les avantages des lieux pour un concert éternel ; il hésite et finit par avouer qu’il n’est venu là que pour visiter un ami. Il est difficile de pénétrer dans l’univers dense et hanté de Laurence Allison, parce que ses mots sont à la fois pesants (Born in the night), dérangeants et envoûtants. Sa musique est habitée, animée (est-ce un doux hasard que le label qui produise cet album se nomme «Âmes » ?). Elle a un don exquis pour l’écriture d’histoires courtes, de presque comptines et sait créer pour chaque titre un climat particulier, la palette de ses talents d’interprète pouvant s’exprimer ainsi largement. Elle est accompagnée, on aimerait presque dire portée, par trois pianistes d’exception, Alain Jean-Marie, Benoit Sourisse et Niels Lan Doky, qui servent sa musique avec un immense respect. Les artistes invités viennent enrichir et nourrir l’inspiration de l’artiste. Notons en particulier le sublime accompagnement de Didier Lockwood sur Una Palara. Un album qui ne livre pas facilement ses Secrets mais indubitablement de la belle ouvrage.

 

Régine Coqueran

 

 

 

JJJ  SUSIE ArIOLI BAND:  “Learn to smile again”

 

Justin Time Records 2005

 

 

 

 

« Learn to smile again » est un album-hommage au chanteur de country Roger Miller (1936-1992) qui reçut au cours de sa carrière 11 Grammy Awards. Excusez du peu ! Six des ballades de Miller sont interprétées par Susie Arioli avec la nonchalance qui convient bien à ce type de musique. Chemin de traverse pour cette chanteuse de jazz, habituée du Festival International de Jazz de Montréal et qui dans son précédent album, « That’s for me », ne chantait que des standards. Sur ce répertoire qui évoque les rocking-chairs, les longues chevauchées dans la plaine texane, les colts de John Wayne, le duo composé par la chanteuse montréalaise et Jordan Officer à la guitare et aux arrangements fait merveille. Leur complicité est absolument magique : elle, dans la plus pure tradition des chanteurs de country, lui dans un registre plus jazzy. Le son d’ensemble du Susie Arioli Band est capiteux et rond avec de belles guitares acoustiques, une discrète section rythmique et un harmonieux tapis vocal de Jason et Sheldon Valleau. On est sous le charme à l’écoute de cet album : du  magnifique standard de jazz By Myself revisité en folksong au très célèbre By the time i get to Phoenix de Jimmy Webb, en passant par les pièces composées par Jordan Officer et interprétées à la Django Reinhardt. Un album sans coup d’éclat et sans virtuosité extravagante. Ils sont dans le Less and Less (au passage sublime chanson de Miller). Avec eux, on part sur les routes à la rencontre de l’Amérique profonde et bien sûr on finit le voyage avec un bon blues à la papa composé par Jordan Officer, Leo’s blues.

 

Régine Coqueran

 

 

 

JJJJ CHRIS CHEEK: “Blues Cruise”

 

Fresh Sound New City 2005

 

 

 

Il ne faut pas prendre ce disque trop à la légère. Malgré les apparences (un titre-invitation au voyage, une jaquette en forme de carte postale, un répertoire de standards divers et variés) Chris Cheek n’a pas pris cette session par-dessous la jambe. Embarquons donc pour cette croisière de charme, la « Blues cruise » dans le sillage d’une digne nostalgie avec un quatuor de qualité. A l’heure où la grippe aviaire nous  menace en nous encerclant, on s’envole dès le premier titre sur les ailes d’un volatile porteur d’un onctueux son d’alto : incontournable, le majestueux Flamingo qui fit aussi les beaux jours du (très emphatique ) crooner Herb Jeffries. Et le final mancinien « The sweetheart tree » est un hommage à tous les merveilleux instrumentistes d’antan. Presqu’inconnu (ne pas confondre avec Chris Speed, à peine plus connu il est vrai ) ce saxophoniste soprano-ténor-alto  est somptueux dans les ballades de jadis comme dans ses propres compositions qui ne dérogent pas à l’harmonie de ce disque bienvenu.  Une formation chic et choc, remuante,  accompagne le saxophoniste puisqu’il s’agit du trio bien connu et toujours  impeccable  de Brad Mehldau. Que c’est bon de se laisser bercer par le deuxième thème « Low key lightly » du Duke ; si le pianiste est toujours capable d'infinies délicatesses de toucher et poursuit avec bonheur dans le fil de ses pulsions rythmiques,  c'est avant tout l'instrumentiste Chris Cheek que l'on découvre dans le même temps, soliste généreux, puissant, soucieux de la mélodie et du rythme. Ecoutez son solo à l’ambiance lunaire dans « Song of India » et vous comprendrez comment on peut construire un thème avec un étonnant sens de l'envol  : et puis c’est la « madeleine » du « Captain Troy et des Aventures dans les îles » que ce thème de Rimsky-Korsakov induit ! Il ne manque plus que Gilda-Rita  glissant sur le parquet du « dance-floor» pour que notre bonheur soit complet.  Bravo donc au label défricheur catalan de Jordi Pujol  « Fresh Sound  New Talent » ondoyant  et ouvert, qui  ressort aussi des « oldies but goldies »  tout à fait formidables comme ce  « Russell Garcia and his four trombone band » dans la série Jazzcities  où l’on réentend avec délice le tromboniste inspiré et ombrageux qu’était Frank Rosolino.

 

Sophie Chambon

 

 

 

JJJJJ STEVE COLEMAN: “Urban adventures”  

 

Elabeth 2006

 

 

 

 

Pas une seconde d’hésitation, 5 Smiles pour le dernier album de Steve Coleman !  Après Lucidarium qui était déjà un album superbe, Steve Coleman revient avec un album différent tout en restant la même, celui que l’on reconnaît entre mille. Et s’il faut avancer des raisons à notre enthousiasme débordant nous dirons d’abord qu’avec Steve Coleman c’est chaque fois une évidence : he « got the sound » !  On le sait bien, depuis le temps mais chaque fois on reste saisi par le son Coleman qui porte assurément la marque des géants. Jamais il n’a été aussi superbement parkerien. Et le truc, je vais vous dire, c’est que ce « son » Coleman et bien il ne le garde pas, il circule, comme une sorte d’énergie, de relais qu’il sait transmettre et insuffler aux autres musiciens. Par capillarité.

 

Cet album est construit à géométrie variable et les formules en solo ou en duo jouxtent celles en trio ou en septet (on y entendra ainsi la contribution de Jason Moran au piano, celles de Tim Albright au trombone ou encore Jonhatan Finlayson magnifique à la trompette, sans parler de Magic Malik, de Jeff  Watts ou de Sarah Murcia ou encore Nelson Veras). L’album remarquablement agencé renvoie les thèmes en correspondance les uns avec les autres. Ainsi la série des Ritual’s absolument exceptionnelles reprend la même formule mélodique pour l’adapter à différentes  formations (en solo –Aether-, en duo - water- en trio – earth ou en septet – fire). De même la série dans les Triads où le travail de Coleman  est une réflexion personnelle sur la signification non religieuse de la trinité revient régulièrement dans l’album. Base de ce que Coleman entreprend : une sorte de mystique non religieuse, une alchimie où l’ésotérisme côtoie la numérologie voire l’astronomie. Les parties chantées donnent lieu à deux morceaux d’exception, eux aussi en correspondance l’un par rapport à l’autre : Gregorian et Glyphs in motion. Dans ces deux cas il est question de thèmes conçus comme des fugues de Bach où Coleman multiplie les contrepoints derrière la vocaliste. Jen Shyu  ne chante pas mais se fait instrumentaliste vocale. Il n’y est pas question de belle voix mais de vocalises déformées parfois même grimacées comme pour donner à ses interventions une sorte de dimension d’une actrice de théâtre Nô.

 

Dans cette musique complexe harmoniquement mais dans laquelle l’auditeur entre avec facilité (on songe encore à Parker), la difficulté des structures ne cède jamais le pas ni au « son » ni au swing toujours présents. Des personnalités se dégagent comme ces quelques découvertes que sont le trompettiste Jonathan Finlayson ou le tromboniste Tim Albright. Et surtout il est l’occasion d’entendre une rythmique extraordinairement riche, baliseur d’un chemin circulaire.

 

Et s’il fallait encore donner une autre raison d’aimer cet album, il fat absolument parler des deux DVD qui se lisent sur le verso de chaque CD. Le premier est une passionnante interview de Steve Coleman. Le deuxième est un moment immense qui nous permet d’entendre durant près de 15mn Steve Coleman s’amuser en duo avec Marcus Gilmore, jeune batteur de 19 ans découvert au Brésil et qui montre dans cette vidéo (mal filmée au demeurant) qu’il atteint déjà la dimension des géants.

 

Label Bleu, le label qui produit Steve Coleman depuis déjà de nombreuses années en enrichissant son catalogue de ce bel ouvrage entre dans sa vingtième année de fort belle façon. Et Steve Coleman au sommet de son art lui fait là, à l’aube de ses cinquante ans, le plus merveilleux des cadeaux.

 

Jean Marc Gelin

 

 

 

 

JJJ EMMANUELE CISI: “Urban adventures”  

 

Elabeth 2006

 

 

 

 

Concernant le  très sympathique label Elabteh, on peut dire deux choses : d’abord qu’ils aiment les saxophonistes. On s’en était rendu compte avec le merveilleux album de Sam Newcombe il y a deux mois et ce mois ci avec Grant Stewart associé à Nicolas Rageau. On pourrait aussi bien dire que le label aime les albums consensuels. Ceux où l’on entend du bon jazz qui résonne entre tradition, évidence des thèmes choisis et une certaine modernité dans le jeu. Et l’album d’Emmanuele Cisi n’échappe pas à la règle. On y retrouve en effet un jazz bop revival servi par un remarquable ténor italien (ah les ténors italiens…).

 

Car Emmanuele Cisi qu’il soit au sax ténor ou au soprano est un saxophoniste de la nonchalance qui se ballade le nez au vent sur les harmonies des thèmes qu’il compose. On est assez d’accord avec les liner notes de Benny Golson lorsqu’il dit que, l’air de ne pas y toucher, Cisi n’hésite pas à prendre des risques. Là où certains saxophonistes croient s’en sortir en alignant des gammes descendantes suivies de gammes montantes le saxophoniste italien explore sans en avoir l’air toutes les possibilités harmoniques des thèmes qu’il joue avec un sens de la mélodie qui rend évidentes toutes ses compositions. Sur neuf titres il en signe 7 et interprète pour les deux autres un thème de Victor Young pour un superbe Weather of dreams et de Charlie Parker pour un Quasimodo aux arrangements particulièrement raffinés avec une guise d’intro et de conclusion un contrepoint avec le trompettiste niçois, François Chassignite qui semble là avoir été élevé au biberon de Kenny Dorham. A l’opposé d’un Stefano Di Battista qui semble parfois pressé d’en finir, Cisi joue ne se dépêche pas, toujours au fond du temps avec une précision rythmique diabolique à laquelle sa belle section rythmique n’est pas étrangère. Sur deux de ses compositions il ajoute avec un raffinement et une élégance toute transalpine une légère section à cordes. Sur lazy rainy Sunday Cisi fait pleurer le soprano qui devient alors un instrument à la lancinante mélancolie. Cielo Celeste est une composition ultra efficace presque chantante où Cisi fait sonner son ténor comme un alto cristallin. Sur Primaltina le ténor redevient velouté et la composition semble rendre un hommage à Benny Golson alors que le point de départ de La notte delle lucciole est une descente chromatique un peu à la manière de Midnight Sun de Lionel Hampton. Emmanuelle Cisi tout au long de cet album s’imprègne

 

de tous les styles de ce hard bop calme et posé que l’on trouve parfois chez Joe Henderson, parfois chez Benny Golson et parfois même plus près de nous chez Joe Lovano ( Weather of dream)

 

L’album de Emmanuele Cisi n’est assurément pas un grand album mais c’est un bon album de jazz. Qui ne laissera certainement pas un souvenir impérissable. Auquel on ne reviendra pas forcément tous les jours. Pas un chef d’œuvre mais un album parfaitement honnête qui donne à entendre un saxophoniste d’une grande intelligence harmonique et d’un sens mélodique remarquablement affûté. Album éminemment consensuel qui a fort peu de chances de décevoir les amoureux du jazz. Dont vous êtes.

 

Jean Marc Gelin

 

 

 

 

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