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Cassandra Wilson : «  Silver Pony »

Blue Note 2010

Cassandra Wilson (vc et Synthé), Marvin Sewell (g), Herlin Riley ( dm), Reginald Veal 

(cb)

  cassandrawilson.jpg

D’un autre côté; une autre facette de ces pros du jazz qui savent tout transformer en or : Cassandra Wilson dont le dernier album  en grande  partie “live” est, de notre point de vue l’un des meilleurs depuis plusieurs années. Cassandra Wilson, “The Voice”. Unique. L’héritière, celle qui prolonge Abbey Lincoln ( héritage totalement revendiqué), est , on le sait une fille du Delta, une chanteuse du Mississipi dont elle affirme sans cesse les racines. Elle modernise la tradition comme dans ce Saint James Infirmary tiré vers un blues moderne ou encore ce thème du voeux maître du blues, Charley Patton ( 1981-1934) Saddle up my pony que Marvin Sewell envoie dans l’espace avec une introduction au slide tiré des bouges les plus crados du Delta. Il faut dire que le guitariste qui accompagne la chanteuse est devenu absolument essentiel à la Diva au point de la voir, elle, se glisser dans le chant de sa guitare comme le prolongement naturel de la voix. Genial Marvin Sewell qui à lui seul imprime toute la couleur. Guitariste boulverdant sur A Day in the Night of the Fool où son slide et une lamentation poignante.

Mais la chanteuse ne fait pas que du neuf dans des vieux pots. Elle sait aussi faire le contraire et remettre un coup de patine sur des thèmes tiré d’un repértoire plus récent comme Blackbirdde Mc Cartney ou encore le sublime If it’s magic de Stevie Wonder sur laquelle la chanteuse suspend le temps de toute contrainte. Embarquant elle même au synthé un Night in Seville qu’elle prolonge au chant sur Beneath a Silver moon totalement lunaire, Cassandra Wilson se montre aussi une musicienne née, créatrice des atmosphères les plus sensuelles du jazz.

L’album se termine sur une prise studio de Watch the sunrise enregistré avec des cordes et en duo avec la voix celeste de John Legend, où la version proposée surpasse de loin l’original. Morceau qui vient cloturer avec grande grâce cet album où la Diva se fait diva. Un peu lointaine dans sa façon d’être au plus intime. Un peu distante lorsqu’elle murmure, elle est là sur son piedestal avec une élégance sublime. Je pense à Bilie dans cette posture-là. Dans leur façon de nous dire qu’il y a, c’est sûr beaucoup plus que du chant dans leur chant.

Jean-Marc Gelin 

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