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Rencontre avec la chanteuse avant un concert donné au Sunside à l'occasion de la sortie de l'album " secret of the wind"

 

 

elisabethkontomanou.jpg

Après lui avoir fait lire une declaration de Linx dans une interview pour Jazzmagazine qui dit que Kontomanou est l'un des rares chanteuses à savoir dompter la chanson .....

 

C'est quelque chose qui te parle cette idée de "command a song" ?

 

E.K : Il ya plusieurs facons de dire cela. Quand quelqu'un chante tu crois à ce qu'il raconte ou tu n'y crois pas. Il faut vraiment être dans la musique. Il y a  des exigences et tu ne peux pas laisser les choses au hasard. Moi ce qui m'interesse c'est vraiment de m'exporter. Je m’identifie à la musique afro-américaine et donc, lorsque je chante ce répertoire c’est normal que je sois vraiment " dedans". Il est en moi.

 

 

Il ya des choses très personnelles dans tous tes albums. Tu sembles nous parler de ta propre histoire même si tes albums sont tous très différents. Tu y mets quelque chose d'intime ?

 

EK : Je m'investis dans ce que je fais. Mon chant et moi c'est la même chose, la même entité. Je ne suis pas une chanteuse le soir et quelqu'un d'autre dans la journée. Je suis un chanseuse tout le temps. Donc si je décide de chanter une chanson c'est vraiment que je l'aime et j'essaie de faire en sorte de vraiment ressentir ce que je chante pour que celui qui l'entend puisse peut être, à son tour ressentir la même chose.

 

Cela veut dire que dans les choix de tes chansons c'est toujours une démarche. On imagine mal Elisabeth Kontomanou chanter quelque chose qui ne lui correspondrait pas juste pour faire plaisir à un producteur.

 

EK : Oui et en même temps j'ai chanté beaucoup de chansons différentes. Souvent mon affinité avec les chansons remontent à l'enfance. Tu vois par exemple le morceau " L.O.V.E" dans le dernier album, avec Geri Allen on s'est dit toutes les deux que c'etait une chanson qui nous ramenait à quelque chose, qui réveillait des souvenirs. Globalement on a choisi des chansons que l'on aimait toutes les deux et que dans nos parcours respectifs, on avait pas forcément joué ou enregsitré.

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“Geri Allen : son jeu est véritablement celui d'une poéte.”

 

 

 

 

Comment s'est faite cette rencontre avec Geri Allen ?

 

EK : L'année dernière on m'a demandé de venir au Canada pour  un concert dans le cadre du festival " Jazz en rafale" organisé par Alain Bédard et le sujet était "les femmes". Alain a eu l'idée de nous réunir moi et Geri. Elle avait un peu entendu ce que je faisais et moi je la connaissais beaucoup mieux, en tant que pianiste de jazz. On s'est mis à jouer et ça a collé immédiatement. On a beaucoup parlé autour des questions spirituelles. Je me suis alors dit que j'aimerais faire un album sur des chansons qui parlent de Dieu et finalement pourquoi pas avec Geri. Je trouve qu'elle sert magnifiquement ma musique. Son jeu est véritablement celui d'une poéte. Tout est tellement facile pour elle. On a vraiment improvisé ces morceaux, quand bien même ils peuvent sembler très travaillés. On l'a fait comme on avait envie de les raconter.

 

 

C'est un album qui parle de Dieu mais aussi beaucoup d'espoir dans le genre humain. Ce sont des messages que tu veux faire passer.

 

EK : Oui, même si ce n'est pas voulu comme cela au moment où je le fais. Mais je sais que c'est perçu ainsi et que l'émotion est ressentie comme cela. Et pour moi cela veut dire que le but est atteint.

 

Dans une interview que tu donnais en 2007 à Alex Dutilh pour Jazzman tu disais que tes grandes influences sont Mahalia Jackson et Curtis Mayfield. Exactement ce que l'on retrouve dans cet album !

 

EK : Et bien tu vois ! Effectivement j'adore Mahalia. C'est une immense chanteuse, l'exemple d'une certaine perfection de la musique classique et du blues ensemble. Je ressens vraiment tout ce qu'elle chante.C'est une chanteuse que j'adore. Quant à Curtis, j'ai un immense respect parce que je trouve que c'est un homme qui, pour le coup, a porté un message. J'aime ses textes, ses chansons et j'aime son implication avec la cause de son peuple. Pour moi il est le Bob Dylan noir.

 

Et toi est ce que tu te sens engagée ?

 

EK : Je suis surtout engagée dans la vie ! Je suis quelqu'un qui donne mais je ne suis pas quelqu'un qui va prêcher. Et je n'ai pas du tout envie de séduire ou de convertir. Par contre c’est vrai que j'ai eu une expérience personnelle avec Dieu, ou du moins ce que j'appelle Dieu et c'est cela que j’exprime, c'est tout.

 

Cela a été un  soutien pour toi dans les moments très durs de ta vie ?

 

EK : Oui bien sûr mais c'est aussi une sorte de révélation. D'ailleurs si tu écoutes bien dans la chanson Secret of the wind c'est exactement ce que je raconte. Cette chanson parle de ma première révélation de Dieu que j'ai eu dans ma vie.

 

 

 

“J'ai besoin de rencontrer des artistes qui sont sans limites et qui donnent tout dans ce qu'ils font. C'est de là qu’il peut naître quelque chose.”

 

 

 

Au début quand tu chantais à Paris, tu étais complètement sauvage sur scène. Tu t'es assagie ?

 

EK : A l'époque je ne pouvais pas chanter des standards. Ce n'était pas possible pour moi. Il fallait que je passe d'abord par une recherche de ma propre identité. Je carburais aux challenges sur le plan vocal. Quand tu chantes un chanson, il faut d'abord avoir fait ta crise d'adolescence. Et je  chantais beaucoup sans paroles. Je venais de Flora Purim de gens comme ça. J'adorais Coltrane et je voulais chanter comme un chorus de son sax. Je ne voulais pas avoir de limites vocalement. Et c'est toujours ce que je recherche aujourd'hui. Et puis petit à petit je me suis mis à réécouter des standards, à les chanter, à m'en rapprocher un peu. J'écoutais beaucoup Billie Holiday, Ella. Je me suis dit que j'avais des choses à comprendre dans ces chansons. Parce qu’au bout d'un moment quand tu fait des choses trop ouvertes c’est un peu chiant pour les gens qui écoutent. Du coup je m’éclatais dans cette expression un peu free mais c’était un peu narcissique. Quand je suis partie à New York j’ai continué dans cette lignée sauvage mais il y avait des cohérences qui s’installaient, il y avait une autre vision. A un moment donné je pensais que j’avais trouvé quelque chose dans ce que je faisais, surtout au moment où je jouais avec Jean-Michel Pilc et avec le bassiste Carlo Di Rosa. C’est là que je pense avoir franchi un cap. J’ai ressenti que mon chant avait du poids et que ce n’était plus qu’une simple pratique.

 

Pourquoi étais tu partie à New York ?

 

EK : Pour la musique. Pour pouvoir rencontrer des gens, des musiciens, des chanteurs qui m'inspireraient. Et aussi pour le challenge. c'est là bas que les choses se passent. Tu peux y faire de la musique autant que tu veux. C'est toujours très inspirant la vie à New York. Certes mon expérience a été très dure mais c’est juste que la vie est dure là bas. Voilà, c'est comme ça. Mais j'ai rencontré beaucoup d'artistes. Pas seulement des musiciens mais aussi des peintres, des sculpteurs. J'ai eu l'occasion de travailler avec eux. Il y avait des moment où je chantais dans des galeries de peintures, je faisais des vernissages, j'adorai ça. J'aimerai qu'on me le propose  aujourd’hui encore parce que j'adore l'art et je suis un peu frustrée parce que je rencontre plus beaucoup d'artistes dans ma vie. J'ai besoin de rencontrer des artistes qui sont sans limites et qui donnent tout dans ce qu'ils font. C'est de là qu’il peut naître quelque chose.

 

 

Quand tu est revenue en France tu as trouvé la même richesse des rencontres ?

 

EK : Un ami à moi, Francis Gingembre  qui est un grand peintre m'a beaucoup inspiré. Mais c'est une autre époque. Aujourd'hui il y a des gens comme des slammers qui m'intéressent beaucoup.

 

Je t'ai peu entendu chanter avec d'autres chanteurs. Est ce que ce type de rencontre t'intéresse ?

 

EK : Pas forcément. J'ai rencontré Negus par exemple qui est un slammeur. Je l'ai invité au Sunside sur scène. On a fait juste un gig ensemble et là j'ai bien aimé partager. Mais il faut que cvela reste possible. De là à faire une disque en duo, j'ai un peu de mal à l'envisager. Il faudrait que ce soit quelqu'un qui me laisse beaucoup d’espace.

 

Il y a de chanteurs qui t'intéressent ?

 

EK : L'autre jour je suis allée en concert et j'ai vraiment entendue une sacrée chanteuse : Lavelle. J'ai vraiment beaucoup aimé. C'est une grande chanteuse. Elle a quelque chose. Cela fait longtemps que j'entends son nom mais je ne l'avais jamais vraiment écoutée. Elle a quelque chose de libre et elle raconte vraiment quelque chose. Tout ce que j'aime chez une chanteuse. Avec elle par exemple je pense que je pourrais chanter en duo.

 

Tes disques sont souvent une affaire de famille. Voire même de tribu ? Dans celui-ci tes enfants ne sont plus au casting....

 

EK : En effet. Mais ils sont quand même restés présents. Mais on se dit toujours tout ce que l’on pense et ils m’ont dit qu’ils avaient été assez étonnés que j’enregistre ce type de chansons et aussi que ce soit aussi simple. Ils ont adoré. Joey ( le guitariste) notamment aime beaucoup parce que c’est un fan de Curtis Mayfield.

 

 

Et Donald ?

 

EK : On n’en a pas parlé. Je ne sais même pas s’il l’a déjà entednu.

 

Tu as beaucoup joué avec lui. C’est  facile de travailler avec son propre fils ?

 

EK : Oui, absolument. Justement j’ai un projet avec lui qui me tient particulièrement à coeur. Donald suit sa route de sideman. Mais là, ce que je voudrais c’est que nous enregistrions un duo. J’ai déjà essayé de faire des duos avec Leon Parker ou Ari Hoenig. Mais là je voudrais vraiment le faire avec lui. J’ai déjà des compos pour ce projet là. Mais bon, ce ne sera pas complètement fou et on va pas se rouler par terre. Mais ce sera plus axé sur de belles mélodies. Donald et moi on a rythmiquement une vraie unité, il ne peut pas y avoir mieux pour moi. Ce n’est pas seulement que ce soit mon fils c’est aussi que c’est exactement la façon dont je concois le rythme. On est totalement en phase sur le plan rythmique.

 

 

Tu composes beaucoup ?

 

EK : Oui, assez. Musique et paroles ou bien juste musique. Je peux durant certaines périodes écrire deux ou trois chansons par jour. Je les chante et je les enregsitre ensuite et si c’est nécéssaire je les harmonise. J’appelle Gus (un autre de mes fils) pour qu’il m’aide à mettre des harmonies, parce que de mon côté je ne joue pas. C’est très rare que je compose sur piano. Mais j’ai des enfants et donc pas tout le temps disponible. En revanche je travaille beaucoup vocalement parce que je si je veux faire ce duo je dois être au top de mon chant. En ce moment j’essaie d’acquérir une plus grande flexibilité vocale. Je travaille beaucoup les gammes pour pouvoir ensuite faire toutes les impros que je souhaite. Je dois pouvoir chanter tout ce que j’entends. Pour ce duo, séparemement il faut de l’émotion mais il faut aussi une grande technique.

 

 

 

“ Etre chanteur c’est être un peu contortioniste. La voix fait partie de ton corps. “

 

 

 

 

Tu as toujour travaillé sans professeur.Tu es rétive à l’enseignement ?

 

EK : Non, mais je me connais et je sais ce que je peux faire ou ne pas faire. Je n’ai besoin de personne pour faire ça. Je n’ai jamais eu besoin de personne. Quand j’ai commencé à chanter je n’ai pas eu besoin d’aller frapper à telle ou telle porte pour savoir si je suis “ ok” ! Je m’en fous de ça . Les exercices que je fais sur le plan vocal, encore une fois je les fais seule avec ma propre technique. Etre chanteur c’est être un peu contortioniste. La voix fait partie de ton corps. Donc tout ce que tu fais est chaque jour différent.

 

Et tu transmets ?

 

EK : Encore une fois cela reste en famille. Avec mes enfants on essaie de se transmettre des choses. Par exemple ils me donnent des “plans” et me disent  “ tiens on trouvé ce truc, ce riff, tu devrais essayer....”. Mais dans l’ensemble c’est plutôt une démarche personnelle. Pour partager cela il faut que je sois super proche de la personne ou qu’elle m’intéresse. Mais je ne vais pas chercher à enseigner. Ce serait comme une trahison pour les gens. Cette musique s’apprend avec ce que l’on a. Avec tout ce que l’on écoute notamment.

 

 

 

“J’ai besoin de me protéger.....Je ne cherche pas à me faire accepter par les gens”

 

 

Tu habites en Suède où tu joues peu. La scène ne te manque pas ?

 

EK : Clairement ! Cela me manque, je ne chante pas assez. J’aimerai être sur la route plus souvent et pratiquer mon art tout le temps. Je pense avoir quelques dates cet été. Pourtant il ne faut pas exagérer, je ne propose pas un big band et j’ai pourtant du mal à trouver des dates ! En revanche je vais certainement aller jouer au Canada. Tu sais, Geri a besoin de jouer pas loin de chez elle, parce qu’elle a aussi ses enfants là bas. J’y emmenerai les miens et l’on se fera une tournée familiale, en somme !

 

En choisissant de jouer avec Geri, tu as un projet qui va globalement peu tourner, compte tenu de ses propres disponibilités. Qui est sa doublure ?

 

EK : James Weideman. Il tourne avec Lovano et surtout il a beaucoup joué avec Abbey. Et puis il y a aussi Gustav Karlström.

 

Justement, Abbey, c’est une référence ?

 

EK : Non, ni Abbey ni Cassandra ne sont des références pour moi. Elles sont trop proches de ma génération. Ce qui m’interesse ce sont les gens qui viennent de plus loin. Les chanteuses que j’ai le plus écoutées sont Betty Carter et Nina Simone. J’ai beaucoup de respect pour elle.

 

 

Pourquoi as tu choisi de partir vivre en Suède ?

 

EK : C’est un pays que j’aime. Et puis j’aime bien vivre dans l’isolement. Tu sais, j’habite en ermite. Je suis assez loin de Stockholm. Il y a de la forêt et des lacs, c’est tout. Je me plais dans ce contexte. Je suis dans une ferme et c’est magnifique. C’est le calme absolu. Je suis comme dans un monastère, je suis isolée de tout et cela me va.

 

Pourquoi ?  tu fuis la société, tu es sauvage ?

 

EK : Oui certainement. Du moins c’est ce qu’on dit ! Et j’ai fini par le croire. Tu sais j’ai une personnalité et il faut que je reste en contrôle. Je suis simple, j’aime rire, j’aime les gens. Mais je suis peut être un peu différente et j’aime être moi même avec les gens qui me connaissent plutôt qu’avec ceux qui vont me juger au travers de leurs propres prisme. Je n’ai pas envie d’êtra agressée et je me protège. J’ai besoin de me protéger. J’ai peur des gens, je l’ai toujours eue et quand je suis sur scène cela me suffit pour être avec les gens. Eux au moins ne me demandent pas constamment “ pourquoi ceci ou cela”. Sur scène je donne et je décide de ce que je donne. Je suis un peu excentrique. Je sais qu’il y a des codes de société mais j’ai du mal avec ces codes. J’ai du mal à donner à moitié. Je ne cherche pas à me faire accepter par les gens.

 

Tu dis que tu refuses ces codes. Mais parfois avec les musiciens il y a aussi des codes de société. Cela ne crée pas des tensions entre vous ?

 

EK : Non parce que je joue avec des gens proches. C’est justement pour cela que j’aime jouer avec ma tribu. Parce qu’ils me comprennent. Je joue avec les gens que je connais bien.

 

Ce qui n’est pourtant pas le cas avec Geri .....

 

EK : Oui mais on a tout de suite connecté ensemble. Je ne sais pas ce qu’elle est en réalité avec les autres mais avec moi cela toujours été cash. Nous avons discuté de choses de femmes et l’on a eu une complicité que je n’ai pas avec des musiciens hommes. Il y a eu un partage, et puis il y a la musique. On s’écrit régulièrement. Mais je ne peux pas échanger superficiellement. C’est dur d’entendre les gens penser ceci ou cela. Je rencontre les gens et je ne cherche pas à les juger. Je connecte ou je ne connecte pas. Le fait d’être jugé, moi je peux pas, j’ai d’autres choses, des choses importantes à faire dans ma vie et je ne peux pas jouer ce jeu. Aux Etats-Unis cela n’existe pas, les gens te prennent comme tu es avec toute la spontanéité qui va avec.

 

 

Dans le milieu du jazz français, as tu le sentiment, du fait de ton éloignement d’être mise un peu à part ?

 

EK : Je n’ai jamais été réellement acceptée dans le milieu du jazz français. Avant de partir à New-York, pour avoir un  concert c’etait impossible ! C’est pour cela que je suis partie, je n’étais pas acceptée. C’est quand je suis revenue que les choses ont un peu changé. Moi j’aime quand la reconnaissance est basée sur une réalité artistique. Pas quand c’est politique. Il faut pour moi que ce soit réel. Ca ne devrait pas être “ oh, elle a vendue tant de disques donc on va la programmer, et on va en rajouter une petite couche...”. Cela n’a aucun sens. Mais me protéger c’est très utile pour ma vie.

 

Qu’est ce que tu écoutes en ce moment sur ton Ipod ?

 

EK : Déjà je n’ai pas d’Ipod ! Mais j’écoute beaucoup Gil Scot Heron. Je l’avais vu en Suède un an avant sa mort. Je me suis aussi remise à écouter Al Jarreau que j’écoutes différement. Il est incroyable en concert. Ecoutes “ Look to the rainbow” ! Beaucoup de classique aussi, et notamment Scriabine. J’adore aussi revenir sur Mahalia.

 

 

 

Les critiques ont toujours été très acceuillantes. C'est un acceuil que tu rencontre ailleurs ?

 

EK : Oui, partout effectivement. Mais je crois que c'est parce que je suis super honnête. Je n'ai pas envie de faire des choses si ce n'est pas en accord avec ce que je suis. J'ai envie de faire des choses que tu peux écouter aujourd'hui mais que tu pourras écouter aussi demain. En dehors de tout phénomène de mode.

 

 

Quel serait le projet de ta vie ?

 

EK : En fait je crois que j’ai réalisé le projet de ma vie l’été dernier. J’ai enregistré un disque qui n’est pas encore sorti. C’est ma musique et je pense que c’est vraiment ce que je voulais faire depuis longtemps. Il y a Donald Kontomanou, Thomas Bramerie, Bobby Few, Sam Newsome, Joey, Glenn Ferris et Abraham Burton. Et ce sont mes compositions avec des arrangements de Gus. C’est quelque chose dont je suis immensément fière.

 

 

Tu vas bientôt finir ton contrat avec Plus Loin, j'imagine que le grands labels te courtisent

 

EK : Non, pas du tout, par personne ( rires...). En revanche je sais que “Secret of the wind” plait aux américains mais j'avoue que je ne sais pas trop pourquoi? Et puis cela n'est pas mon problème.

 

Propos receuillis le 12 mars 2012 par Jean-Marc Gelin

 

  Retrouvez la chronique de l'album « Secret of the wind »

 

 

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