Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

Collectif publié sous la direction de Francis Hofstein

Editions du FELIN

 

 

Ouvrage publié avec le concours du Centre national du Livre

Et avec la participation de la Villa TAMARIS centre d’art de La Seyne sur mer 

 

 

 


 

Les livres de jazz ont tendance à se multiplier, essayant avec plus ou moins de bonheur de changer leur angle d’approche, pour plaire à un public chagrin.

L’art du jazz vise la qualité, avec une matière dense, qu’illustre une très riche iconographie (plus de 200 illustrations). Cette nouvelle publication sur un marché en crise ne joue pas la carte d‘une histoire analytique du jazz pour amateurs éclairés, ni d’une introduction, pour néophytes, à cette musique et à son écoute. Mais les curieux comme les connaisseurs prendront plaisir à découvrir ces regards singuliers sur la création et le jazz.

Espace privilégié des esthétiques, la revue propose une réflexion ouverte sur les différentes formes d’art relatives au jazz, créant des passerelles entre elles, autour de cet objet aimé .

Ouvrir un espace décalé, oblique entre le passé du jazz, mythique et les avatars plus actuels, est l’un des objectifs du collectif, qui tricote, au fil de vagabondages savoureux,  des rapprochements inédits, s’autorise en un mot des chemins de traverse réjouissants.

 

Après la sortie, en 1991, du volume Jazz de La revue d’esthétique et dans le souvenir vivace des Cahiers du Jazz , Francis Hofstein, psychanalyste, écrivain, collectionneur (fou) d’objets de jazz ( c’est lui qui prêta un certain nombre d’objets tout à fait  exceptionnels à Daniel Soutif pour l’exposition  Le Siècle du jazz  au Quai Branly ) décida la création d’une nouvelle publication. D’autres « passionnés suffisamment irresponsables pour vouloir donner corps à un rêve », comme Jean Paul Ricard ou Christian Béthune, accompagnèrent cette aventure en dépit des obstacles insurmontables jusqu’à une très récente concrétisation :

 « Le projet de la revue n’est pas de chercher une vaine concurrence avec les magazines existants …mais à l’image du jazz… d’explorer tous les champs où il s’exerce... du sien propre à ceux où porte son influence. »

Les autres auteurs viennent des horizons les plus divers mais tous sont intimement liés au jazz. « Du musicien à l’écrivain, du poète au discographe, du peintre au philosophe, tous créent de nouvelles pistes, en ne refusant aucun regard… »

 

On peut être décontenancé de prime abord par l’absence logique d’un fil directeur, mais ce désordre apparent est «  raisonné » entre les auteurs, les thèmes choisis, et les images qui les émaillent.

Ces articles ainsi dispensés, tranquillement fantaisistes, favorisent le bon plaisir du lecteur :il peut s’initier au swing accordéon en France, apprendre beaucoup sur le roman criminel français de la Libération aux années soixante  (Robert Bonaccorsi), découvrir un article improbable sur le  Portrait du musicien en bricoleur : Fred Frith.( Pierre Carsalade) ; saisir ce qu’une rencontre fondatrice avec la musique peut bouleverser dans  une pratique artistique autre (le peintre Pierre Buraglio interrogé par  Jean Yves Bosseur), voir en direct de happenings musicaux et picturaux, comme celle de Jean Berthier au festival de La Seyne.

 

Dépositaire d’une mémoire du jazz, un auteur comme Alain Tercinet suit la trajectoire de Deux trompettistes de l’ombre Tony Fruscella, et Don Joseph, alors que, quelques signatures plus loin, le non moins érudit Jean Paul Ricard évoque le malentendu qui frappa Eddie Costa : le malheureux disparu trop tôt dans un accident de voiture, connut plus de notoriété en tant que vibraphoniste que pianiste.

Si JP Moussaron reste fidèle à L’éclat du vif, Yves Buin s’attache à Pharoah Sanders.

Quant à Alexandre Pierrepont, dans une « Série chromatique 1 »  [à (pour)suivre] présente une série d’enregistrements contemporains d’improvisateurs entre 2004 et 2007 pour  ECM et Orkhestra (Barry Guy, Marylin Crispell, Evan parker, Roscoe Mitchell,Paul Lovens…)

 

 Rien n’est donc imposé, on vous aura prévenu, seule la découverte de s’abandonner au travail de l’ensemble.

Souhaitons donc à cette revue qui a eu tant de difficultés à voir le jour de continuer, en repoussant ses limites, puisque son sujet , « le jazz a un goût pour l’inachèvement ».

 

Sophie Chambon  .

 

Partager cette page

Repost 0
Published by

  • : les dernières nouvelles du jazz
  • les dernières nouvelles du jazz
  • : actualité du jazz, chroniques des sorties du mois, interviews, portraits, livres, dvds, cds... L'essentiel du jazz actuel est sur les DNJ.
  • Contact

Les Dernières Nouvelles du Jazz

Chercher Dans Les Dnj

Recevoir les dnj