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MINGUS BIG BAND : «  Live at Jazz Standard»

www.mingusmingusmingus.com

www.jazzstandard.com

Randy Brecker, Kenny Hampton, Earl Gardner (t), Wayne Escoffery, Abraham Burton (ts), Vincent Herring (as), Douglas Yates (as, ss, fl), Lauren Seivan (bs), Ku-Umba Frank Lacy, Conrad Herwig (tb), Earl McIntyre (btb, tuba), David Kikoski (p), Boris Kozlov (cb), Jeff « Tain » Watts (dm)

MingusBigBandalbum.jpg Du côté de la formation que Sue Mingus s'évertue à maintenir en vie pour perpétuer l'esprit de son contrebassiste de mari, c'est du lourd et même du très lourd. En témoigne le dernier album du Big band, très justement nominé pour les Grammy's et enregistré en "live" dans le club New-Yorkais. Esprit de Mingus es tu là ? Assurément répondent en choeur la bande des 14 allumés du jazz, bourrés chacun d'une énergie cataclysmique et prêts tous ensemble à vous dynamiter une cohorte entière de touristes et toute la salle avec. Atomic Mingus Big Band. Et ceux qui étaient là pour cette soirée de réveillon ont rapidement lâché leurs assiettes de spare ribs, conquis qu’ils étaient par ce Big band New-old-New style. Orchestre titanesque du genre des all stars comme on en fait plus beaucoup. Pensez, si vous alignez côte à côte des gars comme Randy Brecker, Vincent Herring, Abraham Burton, Jeff Tain Watts, Wayne Escoffery et Franck Lacy, il y a de quoi déclencher la prochaine explosion nucléaire. Sur des compositions de Mingus (cela va de soi) cet orchestre-là lâche prise avec néanmoins une révérence absolue pour la tradition de Basie. C’est à la fois classe et viril. C’est collectif en diable et ça exhibe ses attributs dans des chorus qui mériteraient chacun de figurer dans tous les manuels. Rien de machiste pourtant puisque dans le lot, une femme, Lauren Sevian tient le baryton et s’acquitte même d’un moment de gloire sur Moanin’. L’entame de Randy Brecker sur Never Know How auquel répond Kenny Hampton sur des arrangements subtils fait date. La machine bien réglée sait aussi partir dans ces folies Mingusienne où la masse orchestrale envahit tout dans un apparent désordre calculé au poil près (Moanin’p. ex). Esprit de Mingus es tu là ? Découverte ce soir-là aussi du jeune ténor anglais Wayne Escoffery que l’on affiche comme l’une des étoiles montantes de la scène New-Yorkaise.

Portés collectivement par cette soirée du nouvel an, les gars ne font pas le job, ils l’incarnent avec un enthousiasme intact et sacrément communicatif. Comme toujours Franck Lacy est un indéboulonnable pivot du MBB, à la fois tromboniste et chanteur ( sur Good bye Pork Pie hat mis en paroles par Joni Mitchell ou encore sur E’s Flat ah’s flat too dont le texte a été écrit par Elvis Costello). En guise de final sur Song with Orange, on sent tout l’orchestre mobilisé dans un vrai esprit festif, dans une joie à jouer, dans un plaisir gourmand à balancer le swing, à faire exploser les riffs. Et pour tout dire c’est totalement irrésistible.

Malheureusement cet album risque d’être difficilement trouvable sauf à avoir quelques copains prêts à vous le ramener d’une de leur virée New Yorkaise du Lundi au jazz standard où l’album est vendu en fin de chaque concert ( essayez néanmoins sur le site www.mingusmingusmingus.com ou encore sur www.jazzstandard.com)

 

 

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