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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 23:18

JJ LE DUO: “ Plays Jacques Brel”

Douglas 2006

 

 

 Hasard du calendrier. Presque en même temps, sortent deux albums consacrés à Jacques Brel. A côté du travail effectué par le trompettiste Patrick Artero sur des arrangements foisonnants de Vincent Artaud à grands renforts de congas de cuivres, le travail qui nous est proposé ici s’inscrit dans un toute autre démarche. Le respect littéral de la chanson amène nos deux jeunes musiciens sur des sentiers un peu convenus, celui du climat intimiste à tout prix. Toujours au plus près serré de la mélodie, ils semblent un peu timides, enfermés dans leur interprétation. Mais l’album gagne en charme. U n charme certain. Celui de reconnaître immédiatement la chanson de Brel dont les paroles nous revient tout de suite en tête. Celui de la mise en évidence de leur belle musicalité.

 

 

Celui d’un joli dialogue où lorsque l’un fait chanter son instrument l’autre l’accompagne. Perrine Mansuy remarquée il y a quelque temps (3° pris d’orchestre à la Défense en 2000) apporte une réelle profondeur de jeu assez discrète et élégante tout à la fois tandis que Francis Cordas est particulièrement inspiré par son sujet. Tous les deux possèdent le charme d’une très grande finesse dans leur interprétation au plus proche, toujours de l’émotion voulue et provoquée. Mais cette entreprise est néanmoins risquée et peut conduire à une paraphrase un peu tiède si l’on n’y prête attention. Et c’est à ce titre que l’on peut reprocher à ce duo un certain manque de liberté. Celui d’oser sortir sur des chemins plus risqués d’un arrangement original ou d’un improvisation plus libre.

 

 

Alan Douglas le producteur de cette session fait un choix étonnant. Lui qui après avoir produit des sommets comme le Money Jungle de Duke Ellington, les Last Poets, Billie Holiday ou Jimmy Hendricks s’était juré de ne plus produire d’album. C’est curieusement ave cet album qu’il revient en studio et autour du concept des songbooks français. Le prochain album enregistré par Le Duo  sortira dans un mois autour de la musique de Charles Aznavour.

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:12

JJJ PATRICIA BARBER: « Mythologie »

Nocturne 2006

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:09

JJJJ ORNETTE COLEMAN: “ Sound grammar”

 

Sound Grammar 2006

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:08

JJJJ JEAN PIERRE COMO: “L’âme soeur”

Nocturne 2006

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:07

JJJ VINCENT COURTOIS: “What do you mean by silence”

 

Le Triton 2006

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:05

JJJ ANTOINE HERVE: “Mozart la nuit”

Nocturne 2006

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:03

JJJ MAIDO PROJECT : « Safran »

Autoprod.

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:01

JJJJ ALFIO ORIGLIO: “Ascendances”

Cristal 2006

 

 

 

 

 

 

Voila un disque original, et qui ne renie pas ses origines latines… On est assez loin de la formule canonique piano-contrebasse-batterie, puisque l’on trouve une basse électrique, à la fois discrète et raffinée, celle de Laurent Vernerey, et Xavier Sanchez aux percussions, notamment au cajon.

 

 

Les percussions forment un écrin chaloupé aux compositions d’Alfio Origlio, dont la principale qualité est d’avoir un jeu romantique, au toucher remarquable, un phrasé subtil, non dénué de lyrisme et de punch si nécessaire. Alfio Origlio ne joue pas simplement du piano, il en joue, s’amuse avec, le fait briller, virevolter, ou au contraire l’étouffe parfois d’une main moqueuse sur les cordes (palm mute disent les guitaristes), bref il l’explore comme on partirait en voyage… On note surtout une réelle attention portée à la mélodie, à la respiration, la longueur des notes, qui donne à cet album une sorte de profondeur très appréciable.  Et l’on comprend mieux dès lors le titre de l’album : « Ascendances »… Peut-être est-il question de nous élever un peu… La photo de la pochette incite il est vrai déjà à la rêverie…

 

 

Ainsi le titre « Alex la glisse » est-il une formidable ballade en duo, avec la contrebasse cette fois, et quelques nappes de synthé très discrètement ajoutées… on est ailleurs !

 

 

L’on retrouve juste après la chanteuse brésilienne Marcia Maria, dont on apprécie beaucoup la voix cristalline et caressante, donnant à ce « Bejo no final » un goût certain de nostalgie…

 

 

Il est toujours question de latinité – méditerranéenne cette fois - dans la reprise de « Tres Notas », composition enjouée du grand guitariste flamenco Vicente Amigo. Il me semble qu’on est dans un registre légèrement différent de celui du maître de Cordoba. Le ‘duende’ bien que présent n’est pas fougueux, l’on ressent ici comme dans tout l’album une sorte de secrète retenue… Après tout, au piano, il est bien normal d’obtenir d’autres climats… Toujours dans un registre flamenquiste, la superbe danseuse Sharon Sultan y va des ‘tacones’ sur « La blonde des rivoires ». Sorte de miniature légèrement inquiétante et sombre, cette plage semble vouloir nous questionner…

 

 

Alfio Origlio a un jeu et une approche bien personnels, il serait malvenu de le lui reprocher. Il aime semble-t-il promener son auditeur à travers maints paysages aux atmosphères contrastées, toujours sincères et élégantes. De part sa richesse émotionnelle, écouter ce disque donne envie de le passer en boucle et puis sûrement de voir son auteur en concert…

 

 

Jean-Denis Gil

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:00

JJJJ(J) PIERRICK PEDRON: “Deep in a dream”

 

 

Nocturne 2006

 

 

 

 

 

 

Quel pied mes amis ! Que Pierrick Pedron attaque le thème de Nightingale Song in Berkeley Square ou qu’il vous balance un bridge de la mort qui déchire grave sur Lover et là vous mourrez tout de suite étendu sur la carpette du salon le sourire béat aux lèvres, les oreilles en écoutilles, satisfaites et heureuses. Cherchez pas plus loin c’est largement pour ces moments là que l’on aime le jazz. De bons vieux standards qu’on connaît « Parker » avec un type qui joue comme un Dieu que l’on croirait Bird redescendu du ciel, une rythmique plus classe que ça tu meures et un pianiste qui vous balance de ces chorus venus de l’espace et tout ça avec l’air de ne pas y toucher. Et voilà, c’est pas plus compliqué que ça ! Les arrangements ont l’air simples mais pourtant développent un sens rare de la mise en scène et de la relance avec des intros du genre à commencer molo puis à tout balancer là où on s’y attend le moins sur des doublements de tempi et des renversements de direction. Un You’re Laughin at me qui tout à coup change d’orientation sous les doigts de Mulgrew Miller vers un latin jazz qui emprunte à My Little Suede Shoes de Parker pour revenir à une structure classique. Ou alors ce break évoqué précédemment sur un  Lover qui tout à coup part avec Pedron et emporte au passage toute la rythmique avec lui pour un décollage immédiat. Tout au long on vit, on exalte, on danse, on pleure, on est amoureux mais d’un amour toujours heureux.

 

 

Pierrick Pedron qui continue là son parcours un peu solitaire et loin des grandes aventures collectives fait chanter son alto comme pouvait le faire un Guy Laffitte au ténor ou plutôt Benny Carter à l’alto. Avec cette classe, cette élégance et cette petite pointe indicible de détachement qui fait glisser la note d’un quart de poil il nous mène au comble de l’émotion sur l’exposé du thème de Nightingale Song. Et lorsque le saxophoniste met le feu et emballe le tempo (il respire quand ?) ce n’est jamais dans la confusion ou dans la cacophonie furieuse. C’est au contraire d’une limpidité fluide qui coule comme de l’eau de source. Je pense alors à Cannonball dont la puissance et la vélocité avaient cette gracilité magique. Et ces moments où le lyrisme le dispute à l’émotion se produisent tout simplement parce qu’il y a une musique qui là est un juste plus habitée qu’ailleurs. Pourtant en s’attaquant à un répertoire très classique, celui des standards  de Broadway, Pedron montre qu’il est homme à prendre des risques énormes. Car s’aventurer sur un  terrain archi battu c’est comme monter dans l’arène des jams sessions sous le regard assassins de ses congénères. Et dans ce registre là il sort gagnant. Largement gagnant à l’égal de ce que le jazz compte aujourd’hui parmi les plus grands altistes actuels. Car autant on était resté dubitatif devant les copies notes pour notes qu’un autre génial alto livrait dans le même esprit il n’y a pas si longtemps (on pense ici à Stefano Di Battista sur les traces de Parker) autant Pedron imprime ici sa marque et sa personnalité au cours de cet enregistrement réalisé à New York sur les terres de Mulgrew Miller et de Lewis Nash. On ne sait pas si les pistes sont livrées dans l’ordre dans lequel elles ont été enregistrées mais tout se passe comme si cette rythmique et son pianiste au premier chef montaient véritablement en puissance au cours de l’album. Un peu sage, conventionnel et peut être dubitatif au début, Mulgrew Miller se lâche petit à petit, montre qu’il veut être aussi de la fête, prend des envolées à la Mc Coy Tyner sur Lover, livre un chorus de grande classe sur la compo de Pedron (Tune Z) et enfin retrouve celui-ci dans un vrai moment d’entente fraternel sur un It never entered my mind, chef d’œuvre sublime de finesse, sorte de chant d’amour exalté par ces musiciens pour un jazz sublimé.

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 08:59

JJ Toots Thielemans : “One road for the movie”

 

Verve 2006

 

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