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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 08:41
CUONG-VU 4-TET Ballet-The Music of Michael GIBBS

Cuong Vu Quartet

Ballet-The Music of Michael Gibbs

Featuring Bill Frisell

Cuong Vu (tp), Luke Bergman (b), Bill Frisell (eg), Ted Poor (dm)

www.rarenoiserecords.com

Distribution France Differ-Ant

 

Hommage au compositeur-arrangeur Michael Gibbs, cet album du quartet du trompettiste Cuong-Vu est un petit bijou. Il suffit de cliquer sur le lien ci dessous et d'écouter l'extrait proposé pour en avoir une belle confirmation. http://www.rarenoiserecords.com/cuong-vu

Si on annonce ainsi la couleur, c’est que l’on peut glisser le CD dans le lecteur et se laisser emporter sans regarder les titres de ces compositions qui s’enchaînent avec aisance et fluidité.

La genèse du projet ? Bill Frisell désirait faire venir Michael Gibbs à l’université de Washington pour des arrangements orchestraux de sa musique. Il en a résulté deux soirées, la première orchestrale et la seconde avec le big band de l’université. L’enregistrement provient de la performance de la deuxième soirée, où en deuxième set, le quartet a joué seul la musique de Gibbs, « Blue Comedy » de 1968, ou «And on the Third Day» (1970). Un charme résolument rétro pour une musique souvent planante. A cet égard, la photo de la pochette plonge résolument dans l’atmosphère adéquate, d’une suite lunaire, d’un film rêvé. L’entente entre le trompettiste et le guitariste est idéale. Tous deux arrivent à ce juste équilibre, faisant sonner leur instrument, imprimant notablement leur « patte » sur une musique ouverte, lyrique. Comme souvent avec Bill Frisell, cet album constitue une bande-son idéale. Quel plaisir de le retrouver, surprenant dans ses détours, mais aussi ses ruptures qui s’accordent ici parfaitement avec les solos intelligemment amenés de Cuong Vu : valse blues, ballade éthérée qui n’est jamais mieux servie que quand elle est jouée avec douceur. Une guitare, caressée, frottée, pincée, vibrante aussi dans de courts délires électriques autant qu’électrisants, des passages qui se détachent plus éclatants avec des salves de batterie. Quant à la rythmique, elle est irréprochable.

Le style de Frisell tend vers une économie de bon aloi renforcée des interventions de Cuong Vu qui font résonner de façon plus cuivrée l’ensemble, avec suffisamment d’espace pour l’expression de chacun.

Sophie Chambon

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:04

Trio Rosenberg : Stochelo Rosenberg (guitare solo), Nous’che Rosenberg (guitare rythmique), Nonnie Rosenberg (contrebasse) + Claude Tissendier (clarinette), Laura Etchegoyhen (voix), Pierre Bertrand (saxophone), Michel Feugère (trompette), Anne Gravoin, Marianne Lagarde, David Braccini (violons), Hono Winterstein (guitare), Timbo Mehrstein (violon) et divers autres interprètes, dont Yoann Serra (batterie), Costel Nitescu (violon)...., orchestre et choeur dirigé par Pierre Bertrand Cagnes

Paris, 2016

Impulse 602557450392 / Universal

 

Après un prélude tragique dans la forêt ardennaise, le film nous offre un concert dans une grande salle parisienne, concert que nous restituent les premières plages du disque. Outre le trio Rosenberg, le groupe s'étoffe de la clarinette de Claude Tissendier, qui est doublé à l'image (on est en 1943, Grappelli est resté à Londres, et le quintette avait accueilli dès 1940 le clarinettiste Hubert Rostaing). Le générique du film donne Vincent Frade dans le rôle du batteur mais les notes du CD annoncent, en fin de liste, Yoann Serra à la batterie : qui joue ? Le bassiste à l'image est un excellent musicien, Rapahaël Dever, mais l'on entend celui du trio Rosenberg. Il y a aussi ceux que l'on aurait aimé entendre, comme le guitariste Adrien Moignard. Mais laissons les regrets : de belles plages font revivre dignement la musique du génial Django, Stochelo Rosenberg le représente brillamment ; il y est allé aussi d'une de ses compositions parfaitement dans l'esprit, et nous a offert une belle impro sur La Marseillaise. Quant à Hono Winterstein et Timbo Mehrstein, ils nous ont également gratifiés d'une composition-improvisation du meilleur esprit. La B.O. Se conclut par une reconstitution-réinvention d'œuvres perdues ou fantasmées de Django. Rien qui puisse gâter notre plaisir. Si le film n'a pas subjugué le vieux cinéphile que je fus (et demeure), il reste une belle évocation de ce personnage mythique et devrait plaire aux jazzfans. Reda Kateb éclaire le personnage d'une façon très personnelle, Cécile de France est trouble (et troublante) à souhait. Alors : film ou CD ? Ce sera selon votre bon plaisir....

Xavier Prévost

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 17:04

Emmanuel Bex (orgue, composition), David Lescot (voix, trompette, textes), Élise Caron (voix, flûte), Mike Ladd (spoken words), Géraldine Laurent (saxophone alto), Simon Goubert (batterie)

Les Lilas, 21-23 novembre 2016

Le Triton TRI-17538 / L'Autre distribution

 

Une sorte de logique historique réside dans le fait d'associer le jazz, résultat de révolutions esthétiques et politiques successives, et la Commune de Paris, révolution éphémère et tragique qui pourtant marqua (et continue de marquer) l'aventure humaine. À la source un spectacle musical, conçu par le comédien-auteur-metteur en scène (et accessoirement trompettiste) David Lescot et l'organiste-compositeur Emmanuel Bex ; et surtout le désir de construire un objet artistique autour de la Commune de Paris. Des textes de David Lescot (et Mike Ladd), des musiques d'Emmanuel Bex, des sources historiques, des emprunts à Verlaine, Rimbaud, Louise Michel, Jules Vallès.... et au final une très belle insurrection musicale et poétique qui nous plonge au cœur de cet univers tourmenté d'espérances folles et de drames sanglants. Tous les protagonistes sont exemplaires de pertinence et d'engagement expressif. Élise Caron nous rappelle opportunément qu'au delà de la grande vocaliste, juste dans tous les univers musicaux, elle est aussi une formidable comédienne, dotée d'un pouvoir d'incarnation que l'on devine sans limite, jusque dans l'économie des gestes : une vraie présence. Mais ils/elles sont tous/toutes exemplaires de vérité incarnée, vérité musicale, dramatique, historique et humaine. Et en prime une version du Temps des cerises (avec spoken words de Mike Ladd) dont on se souviendra longtemps.

Xavier Prévost

 

Ce spectacle musical est à Paris, à l'affiche de l'espace Cardin (qui héberge le Théâtre de la Ville) jusqu'au samedi 29 avril. Il sera cet été au festival de Marciac, en octobre à la Comédie de Caen, et au Triton (Les Lilas), et enfin en novembre au festival Djaz de Nevers.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 10:08

100 titres pour le centenaire d’Ella
The 100 greatest hits of Ella Fitzgerald
Coffret de 5 cd ; Wagram. 17 €


Ella aurait eu 100 ans le 25 avril. Pour célébrer cet anniversaire, un coffret propose exactement 100 chansons enregistrées par la First Lady of Jazz (1917-1996). Pour un prix des plus modestes (17 euros), l’amateur peut se mettre en joie en passant en revue toutes les facettes de son talent protéiforme ;  les titres étant répartis en cinq chapitres : les standards enregistrés dans les années 60 ( Body and Soul, Misty, Black Coffee…),le grand répertoire (Berlin, Gershwin, Ellington ) les airs de Broadway (Just one of those things, Early Autumn…), le duo avec Armstrong (Summertime, Cheek to Cheek…) et les concerts publics ( Rome, Chicago, Berlin…). Le collectionneur avisé regrettera l’absence d’informations discographiques (dates des enregistrements, compositions des formations) mais le lecteur des DNJ peut, grâce à la gentillesse du chef d’orchestre de cet ensemble, notre confrère Lionel Eskenazi, disposer d’informations sur les disques originels d’où sont extraites ces chansons(voir ci-dessous). Un cadeau idéal pour (re)découvrir une artiste majeure et enjouée.
 Jean-Louis Lemarchand
Le dimanche 30 avril au Sunside (75001), à 18 h Lionel Eskenazi présentera un concert dédié à Ella Fitzgerald avec Isabelle Carpentier (voix) et une formation dirigée par le bassiste Jacques Vidal.
THE 100 GREATESTS HITS OF ELLA FITZGERALD

CD1 : « I Hear Music »

ELLA FITZGERALD “Night In Tunisia” (4’05) Gillespie/Paparelli/Hendricks – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “Cry Me A River” (4’12) Arthur Hamilton – P 1961 Verve
ELLA FITZGERALD “Clap Hands, Here Comes Charlie” (2’43) Rose/McDonald/Meyer (Copyright Control) – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “Jersey Bounce” (3’36) Bradshaw/Johnson/Plater/Wright (Copyright Control) – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “Round Midnight” (3’25) Monk/Hanighen/Williams – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “The One I Belongs To Somebody Else”
 (2’13) Jones/Khan (Copyright Control) – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “I Hear Music” (2’19) Lane/Loesser (Copyright Control) – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “Stormy Weather” (5’13) Arlen/Koehler (Belwin-Mills Publishing Corp./F.Salabert/L.Wright Music Co Ltd) – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “Come Rain Or Come Shine” (3’22) Arlen/Mercer (Chappell/Crawford Music Corp.) – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “One For My Baby” (4’16) Arlen/Mercer (Chappell Morris Ltd) – P 1960 Verve.
ELLA FITZGERALD “Ich Fihle Mich Crazy” (3’06) Donaldson/Obermair (Donaldson Publishing Co/Larry Spier Inc./Tobago Music Co) – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “Black Coffee” (3’27) Webster/Burke (Frank Music Corp./Sondot Music Corp.) – P 1960 Verve.
ELLA FITZGERALD “Runnin’ Wild” (2’41) Fitzgerald/Jones/Tennyson– P 1962 Verve.
ELLA FITZGERALD “Hallelujah, I Love Him So” (2’34) Ray Charles– P 1962 Verve.
ELLA FITZGERALD “After You’ve Gone” (4’11) Creamer/Layton – P 1962 Verve.
ELLA FITZGERALD “No Noon At All” (2’36) Evans/Mann– P 1962 Verve.
ELLA FITZGERALD “Misty” (2’52) Garner/Burke – P 1960 Verve.
ELLA FITZGERALD “All Of Me” (3’22) Marks/Simons– P 1962 Verve.
ELLA FITZGERALD “Georgia On My Mind” (3’29) Carmichael/Gorrell– P 1962 Verve.
ELLA FITZGERALD “Body & Soul” (3’44) Green/Eyton/Heyman/Sour– P 1962 Verve.

CD 2 : « In A Mellow Tone »

ELLA FITZGERALD “Puttin’ On The Ritz” (2’13) Irving Berlin (Irving Berlin Music Corp.) – P 1958 Verve
ELLA FITZGERALD “Blue Skies” (3’44) Irving Berlin (Irving Berlin Music Inc.) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “Alexander’s Ragtime Band” (2’40) Irving Berlin (Irving Berlin Music Inc.) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “They All Laughed” (3’03) G & I Gershwin (Gershwin Publishing Corp.) – P 1959 Verve.
ELLA FITZGERALD “Fascinating Rhythm” (3’22) G & I Gershwin (Gershwin Publishing Corp.) – P 1959 Verve.
ELLA FITZGERALD “Just You, Just Me” (2’24) Green/Klages – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “Beat Me Daddy, Eight To The Bar” (2’29) Prince/Raye/Sheehy (Leeds Music Corp.) – P1959 Verve.
ELLA FITZGERALD “Ill Wind” (3’46) Harold Arlen/Ted Koehler (Ed.G. Tournier) –P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD “Comes Love” (2’25) Brown/Stept/Tobias (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD WITH DUKE ELLINGTON AND HIS ORCHESTRA “Caravan” (3’51) Ellington/Mills/Tizol (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD WITH DUKE ELLINGTON AND HIS ORCHESTRA “Take The A Train” (6’41) Billy Strayhorn (Billy Strayhorn Songs, Inc.) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD WITH DUKE ELLINGTON AND HIS ORCHESTRA “I’m Beginning To See The Light” (3’27) Duke Ellington/Don Georges (Alamo Music Inc./Campbell Connelly & Co Inc./Grand Music Corp./Hill & Range Songs Inc.) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD “It Don’t Mean A Thing” (4’10) Ellington/Mills (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD : “In A Sentimental Mood” (2’46) Ellington/Kurtz/Mills (American Academy Of Music Inc.) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD : “Don’t Get Around Much Anymore” (5’02) Duke Ellington/Bob Russell (Robbins Music Corp.) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD “Mood Indigo” (3’26) Ellington/Bigard/Mills (Belwin-Mills Publishing Corp./Gotham Music Services Inc.) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD “In A Mellow Tone” (5’07) Duke Ellington (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD “Lush Life” (3’38) Billy Strayhorn (Billy Strayhorn Songs, Inc.) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD WITH DUKE ELLINGTON AND HIS ORCHESTRA “All Too Soon” (4’20) Ellington/Sigman (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD “Lover” (3’17) Rodgers /Hart (Francis Day & Hunter Ltd) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD “Manhattan” (2’50) Rodgers /Hart (Chappell Music) – P 1956 Verve.

CD 3 : “The Lady Is A Tramp”

ELLA FITZGERALD “The Lady Is A Tramp” (3’21) Rodgers/Hart (Chappell Music) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD “Everything I’ve Got” (3’20) Rodgers/Hart (Copyright Control) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGEARALD “What Is This Thing Called Love” (2’03) Cole Porter (Chappell Music) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGEARALD “Just One Of Those Things” (3’20) Cole Porter (Chappell Music) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGEARALD “Let’s Do It (Let’s Fall In Love)” (3’34) Cole Porter (Chappell Music) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGEARALD “Ridin’ High” (3’31) Cole Porter (Chappell Music) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD “My Heart Belongs To Daddy” (2’36) Cole Porter (Chappell Music) – P 1954 Decca.
ELLA FITZGERALD “Makin’ Whoopee” (3’03) Gus Kahn/Walter Donaldson (Gilbert Keyes Music Co, Donaldson Publishing Co, ASCAP) – P 1954 Decca.
ELLA FITZGERALD “Nice Work If You Can Get It” (2’35) George & Ira Gershwin (WB Music Corp. ASCAP) – P 1954 Decca.
ELLA FITZGERALD “Lullaby Of Birdland” (2’49) George Shearing/George Weiss (EMI Music Publishing Inc.) – P 1954 Decca.
ELLA FITZGERALD “Rough Ridin’” (3’12) Ella Fitzgerald/Hank Jones – P 1952 Decca.
ELLA FITZGERALD “Early Autumn” (3’12) Mercer/Burns/Herman – P 1952 Decca.
ELLA FITZGERALD “Ella’s Contribution To The Blues” (2’31) Ella Fitzgerald – P 1952 Decca.
ELLA FITZGERALD “Air Mail Special” (3’00) Christian/Goodman/Munday (Copyright Control) – P 1952 Decca.
ELLA FITZGEARLD “Basin Street Blues” (3’06) Spencer Williams (Triangle Music) – P 1949 Decca.
ELLA FITZGERALD “My Baby Likes To Bebop” (2’39) W. Bishop – P 1947 Decca.
ELLA FITZGERALD “I’m Just Lucky So And So” (2’53) Ellington/David (Paramount Music Corp./Polygram International Publishing Inc.) – P 1946 Decca.
ELLA FITZGERALD “Flying Home” (2’27) Hampton/Goodman/Robin (Regent Music Corp.) – P 1945 Decca.
ELLA FITZGERALD & LOUIS JORDAN “Ain’t Nobody’s Business But My Own,” (3’13) Irving Taylor (Kiss Music Co) – P 1950 Decca.
ELLA FITZGERALD & LOUIS JORDAN “Baby It’s Cold Outside” (2’41) Frank Loesser (MPL Communications) – P 1949 Decca.
ELLA FITZGERALD & LOUIS JORDAN “Stone Cold Dead In The Market” (2’38) Jon Hendricks (Northern Music Co) – P 1945 Decca.

CD 4 : “Ella And Louis”

ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG “Stompin’ At The Savoy” (5’11) Sampson/Webb/Razaf/Goodman (F.Mélodie) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “They Can’t Take That Away From Me” (4’40) George & Ira Gershwin (Chappell & Co.) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “Cheek To Cheek” (5’55) Irving Berlin (Irving Berlin Music Corp. ASCAP) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “Moonlight In Vermont” (3’43)
John Blackburn/Karl Suessdorf (Capitol Songs Inc.) – P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “I’ve Got My Love To Keep Me Warm” (3’13) Irving Berlin (Irving Berlin Music Inc.) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG  : “Gee Baby Ain’t I Good To You” (4’10) Redman/Razaf (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “Stars Fell On Alabama” (3’36) Mitchell Parish (F.Day) –P 1956 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “A Fine Romance” (3’56) J.Kern/D.Fields (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG “Tenderly” (5’08) Gross/Lawrence (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG “Don’t Be That Way” (4’57) Goodman/Sampson/Parish (F.Mélodie) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “Autumn In New-York” (5’58) Vernon Duke (Harms Inc.) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “I Won’t Dance” (4’47) Kern/McHugh/Hammerstein/Harbach/Fields (Chappell) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “Summertime” (4’54) Gershwin/Gershwin/Heyward (Warner Chappell North America) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “I Got Plenty Of Nuthin’” (3’51) Gershwin/Gershwin/Heyward (Gershwin Publishing Corp.) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “It Ain’t Necessarily So” (6’31) Gershwin/Gershwin/Heyward (Gershwin Publishing Corp.)  – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “Who Walks When I Walk Out” (2’17) Hoffman/Goodhart/Freed – P 1952 Decca.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “Dream A Little Dream Of Me” (3’03) Gus Kahn/Wilbur Schwandt/Fabian André (Essex Music Int. Inc./Songwriters Guild of America/Words & Music Inc.) – P 1950 Decca.
ELLA FITZGERALD & LOUIS ARMSTRONG : “The Frim Fram Sauce” (3’11) Ricardel/Evans – P 1946 Decca.

CD 5 : “Ella Live”

ELLA FITZGERALD “Mack The Knife” (4’22) Weill/Brecht (Universal Edition AG, Wien) – P 1960 Verve.
ELLA FITZGERALD “Love For Sale” (2’56) Cole Porter (Chappell Music) – P 1960 Verve.
ELLA FITZGERALD “Too Darn Hot” (3’02) Cole Porter (Chappell Music) – P 1960 Verve.
ELLA FITZGERALD “The Man I Love” (3’38) George & Ira Gershwin (Gershwin Publishing Company) – P 1960 Verve.
ELLA FITZGERALD “How High The Moon?” (6’58) Lewis/Hamilton – P 1960 Verve.
ELLA FITZGERALD “’Mr Paganini” (3’58) Sam Coslow – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “Rock It For Me” (3’26) Kay & Sue Werner (Copyright Control) – P 1961 Verve.
ELLA FITZGERALD “Just Squeeze Me” (3’15) Ellington/Gaines – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “Angel Eyes” (3’25) Brant/Dennis (Dorsey Brothers Music Inc.) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “Saint Louis Blues” (5’56) W.C Handy (EMI Music Publishing Ltd/Sony/ATV Music Publishing Ltd) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “I Love You Porgy” (4’55) George & Ira Gershwin (Gershwin Publishing Corp.) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “It’s All Right With Me” (2’37) Cole Porter (Chappell Music) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “Sophisticated Lady” (3’58) Ellington/Parrish/Gaines – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “A Foggy Day” (3’09) G &I Gershwin (Copyright Control) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “Midnight Sun” (3’43) Burke/Hampton/Mercer (Regent Music Corp.) – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “Oh ! Lady Be Good” (3’52) G. & I. Gershwin (Gershwin Publishing Company)  – P 1958 Verve.
ELLA FITZGERALD “These Foolish Things” (3’46) Strachey/Link/Marvell (Bourne Music Inc.) – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD “Them Their Eyes” (2’08) Pinkard/Tauber/Tracey – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD “I Can’t Give You Anything But Love” (4’07) McHugh/Fields – P 1957 Verve.
ELLA FITZGERALD “Why Don’t You Do Right” (3’16) Kansas Joe McCoy (Copyright Control) – P 1953 Verve.

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 17:06

Maxime Fougères (guitare), Yoni Zelnik (contrebasse), Antoine Paganotti (batterie)

Yerres, octobre 2016

Gaya Music Production GAYA 033 / Socadisc

 

En 2012, le guitariste avait enregistré un premier volume, dans la même configuration (augmentée de la présence du saxophoniste Julien Pontvianne), autour de la musique de Duke Ellington. Cette fois son dévolu se porte sur Wayne Shorter, autre compositeur majeur de la jazzosphère : beaucoup de thèmes des albums du label Blue Note de 1964-65, mais aussi At the fair, que Shorter avait enregistré pour son album «High Life» dans les années 90. Et puis Iris, créé par le quintette de Miles Davis en 1965 pour l'album «E.S.P.» ; Havona, compo de Jaco Pastorius pour Weather Report dans les années 70 ; et Barracudas, de Gil Evans, que Shorter avait repris en 65 dans son album «Etcetera». A ce répertoire très shorterien Maxime Fougères ajoute deux de ses compositions qui respirent le même esprit. Car c'est bien d'esprit qu'il s'agit, au delà de la lettre. Le guitariste fait partie de ces artisans de la musique que l'on voit toujours en bonne compagnie, tant leur présence est requise dès qu'une certaine exigence musicale est en jeu. J'ai lu dans une gazette que l'expression «musicien pour musiciens» conviendrait pour lui «si elle n'était aussi galvaudée». Eh bien galvaudons ! C'est bien de cela qu'il s'agit : un musicien recherché par ses confrères pour ses grandes qualités, et que l'on a plaisir à retrouver en leader pour exprimer un point de vue très personnel sur des œuvres monumentales. Tout y est : la compréhension optimale des thèmes, le respect du contexte d'émergence de chaque composition. Et pourtant la relecture est archi-personnelle : c'est le jazz, en somme, dont la culture profonde consiste à transfigurer tout matériau musical, avec une liberté qui n'exclut pas le respect. La métamorphose opérée sur Juju, en raison notamment du changement d'instrumentation par rapport à la version princeps, est éloquente : l'esprit est là, jalousement préservé, et pourtant la guitare s'envole, et même s'égare, pour notre plus grand bonheur. Il en va de même pour Deluge, issu du même 33 tours de Shorter, et ainsi de suite de plage en plage. Les deux compositions du guitariste procèdent de l'espace shorterien, où le sens de la forme, et le goût des sinuosités mélancoliques, prévalent. Quant aux thèmes de Pastorius et Gil Evans, ils sont tels que Shorter se les était déjà appropriés, et font ici l'objet d'une nouvelle O.P.A., car Maxime Fougères, en bon jazzman, sait bien qu'il serait indélicat de jouer un thème sans y porter sa marque. Un disque, et un guitariste, à découvrir, pour ceux qui n'auraient pas eu cette chance encore.

Xavier Prévost

 

L'album a paru fin février, mais le concert de sortie a lieu le vendredi 28 avril 2017 à Paris, au Sunset

 

Un aperçu sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=TuLSCbDkRF0

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 14:18
O N J Olivier Benoît Europa Oslo

 

ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ

OLIVIER BENOIT

EUROPA OSLO

ONJ records

Concert à Jazz or Jazz (Orléans) le 21 avril et à la Dynamo de Pantin (Banlieues Bleues) le 22 avril

 

Dernier volet du tour européen des capitales pour l’ONJ d’Olivier Benoît (http://www.onj.org ) en mettant le cap sur une ville nordique, Oslo la Norvégienne. Le mandat du vaillant guitariste s’achève et après Paris, Rome, Berlin, il conduit son équipage plein Nord, dans le droit fil de son projet, à savoir donner à entendre «la forme d’une ville». Au groupe des dix musiciens chevronnés qui l’accompagnent, il faut ajouter la chanteuse Maria Laura Baccarini qui n’est pas pour rien dans le charme élégiaque de ce dernier album. Tout en maîtrisant parfaitement la technique d’une mezzo lyrique (on se souvient de l'avoir découverte dans la Nuit américaine), elle sait s’adapter à cette musique, différente assurément. Moins de puissance mais une conviction transmise d'une voix magnifique qui porte l’orchestre. Elle interprète les mots d’un poète osloïte Hans Peter Blad, tirés de son corpus de poésies qu’il a lui-même traduits en anglais. Soutenue par un espace mental qui laisse parler la musique, son chant imprime une certaine unité à l’album, dont les pistes alimentées par la sourde angoisse que génère l’état du monde actuel, sont  quand même réchauffées par quelques airs plus fougueux soulignant ou contrebalançant des ballades langoureuses. On vogue ainsi dans cette ville, sans doute douce à vivre, dans une belle dérive, sans bagage.

La musique, zébrée d'éclats d'un rock souvent tellurique, dans une tension constante, avec ruptures de rythme, explose de virtuosité, au service d'un jazz urbain, incarné ici par de jeunes musiciens et d’autres (un peu plus) aguerris. Il faudrait les citer tous tant ils sont capables d’enchaîner ces phrases bien en place avec vigueur et invention mélodique. L' écriture du guitariste ménage, dans un alerte entrelacs, respirations et assauts impatients, soignant les nuances dont chacun s’empare en soliste, le moment venu. Une vision découpée comme une architecture dont l’orchestre souligne les contours précisément, sans que cela ne soit froid ou trop contrasté. Juste baigné de cette lumière septentrionale pâle, sans brutalité excessive, inspirante visiblement.

Il y a un certain effet de sidération qui nous gagne, comme dans le prologue du film Oslo, 31 août de Joachim Trier, sur une série de vues de la capitale, étrangement déserte, à l'image des photos d’Olivier Benoît qui a sillonné longtemps la ville. Tentation sensuelle et distance irrévocable à la fois.

Alors, ne manquez pas le dernier volet de cet Europa, peut-être le plus beau...

Sophie Chambon

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 17:43

Barre Phillips «No Man's Zone»

 

Barre Phillips (contrebasse, composition), Émilie Lesbros (voix)

 

Puget-Ville, 2011

cinénato ZOG 5 / l'autre distribution

 

Comme il l'a fait tout au long de sa vie musicale, Barre Phillips continue de jouer sur tous les fronts, de s'aventurer partout (souvent là-même où l'on ne l'attendrait pas), à la recherche de cet équilibre presque instable où la création se terre. Le premier des deux CD publiés simultanément par nato sous ses labels appendiculaires (cinénato et wan+wan) voit le contrebassiste renouer avec la musique de film, qu'il avait pratiquée déjà, notamment avec le cinéaste Robert Kramer. Le film de Toshi Fujiwara, No Man's Zone, a été tourné par le cinéaste japonais dans la zone d'exclusion de 20 km autour de Fukushima en 2011, juste après la catastrophe nucléaire. En contrepoint aux paysages et aux paroles des habitants du lieu, Barre Phillips a composé une musique qu'il interprète dans la version réduite de son collectif EMIR : 'EMIR A2', en duo avec la chanteuse Émilie Lesbros. Une sombre beauté mélancolique fait écho à la sobre et violente réalité du film. Totale réussite, d'autant que cette musique s'écoute aussi pour elle-même, ce que l'on constate enfin avec son édition phonographique.

 

Un aperçu du film sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=bKgD-IauR0w

Un aperçu de la musique seule sur le site de nato

http://www.natomusic.fr/catalogue/musique-jazz/cd/cinenato-disque.php?id=306

 

 

Barre Phillips & EMIR «La vida es sueño»

Patrice Soletti (guitare), Charles Fichaux (percussion), Laurent Charles (saxophones baryton & ténor), François Rossi (percussion), Émilie Lesbros (voix), Lionel Garcin (saxophones alto & soprano), Emmanuel Cremer (violoncelle), Anna Pietsch (voix, flûtes), Barre Phillips (contrebasse, direction artistique, conception, écriture). Musique signée collectivement par EMIR.

Vandœuvre-lès-Nancy, 19 mai 2015

nato wan+wan One23 1 145 / l'autre distribution

 

Pour l'autre CD, publié simultanément le 31 mars, Barre Phillips fait le pari d'un opéra métaphysique inspiré par la pièce de Pedro Calderón de la Barca, La vie est un songe, écrite au début du dix-septième siècle. Le livret du CD reproduit des extraits d'une traduction de la fin du XIXème siècle, mais l'opéra improvisé se propose, sur un canevas musico-théâtral, de restituer la dramaturgie sous forme d'une improvisation dirigée, où chaque musicien incarne un personnage. Créé en octobre 2014 au festival 'Sonorités' de Montpellier, avec des extraits sur France Musique dans l'émission 'À l'improviste' d'Anne Montaron, l'ouvrage fut repris en mai 2015 au festival de Vandœuvre-lès-Nancy, où il a été capté pour le disque. Pour ceux, nombreux je présume (et dont je fais partie : je n'avais pas entendu parler de Calderón depuis plus de trente ans) qui n'auraient pas présents à l'esprit les multiples rebondissements de la pièce, il est conseillé de se documenter afin de mieux cerner les mouvements de l'intrigue. Le résultat musical est étonnant : on chemine en terrain atonal, avec de fortes intensités expressives, des libertés instrumentales et vocales bienvenues, et la sensation d'être porté par une flot irrépressible. Assurément, le disque mérite que l'on s'y plonge vraiment, que l'on s'y abandonne même.

Xavier Prévost

 

Un aperçu de la musique sur le site de nato

http://www.natomusic.fr/catalogue/musique-jazz/cd/wanwan-disque.php?id=305

 

Barre Phillips jouera le 4 mai à midi à l'Europajazz Festival du Mans, en duo avec Renaud Garcia-Fons 

http://europajazz.fr/2016/05/04/barre-phillips-renaud-garcia-fons-jeudi-04-mai-12h15-collegiale-st-pierre-la-cour-le-mans/

et le 9 mai à Montreuil aux Instants Chavirés, entrio avec Jacques Demierre et Urs Leimgruber

http://www.instantschavires.com/barre-phillips-jacques-demierre-urs-leimgrubertoshimaru-nakamura-martin-taxt/

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 11:11
KIMONO Musique de chambre avec basse électrique

KIMONO

Musique de chambre avec basse électr(on)ique

Roberto Negro (p), Adrien Chennebault (dms), Stephane Decolly (b) + Christophe Monniot (sax)

www.ojazz.fr

Sortie officielle 20 avril au théâtre d’Orléans dans le cadre du festival JAZZ OR JAZZ

 

Drôle de titre pour cette nouvelle rencontre entre le trio du pianiste Roberto Negro (Tri collectif) avec le saxophoniste Christophe Monniot que l’on ne présente plus. Les musiciens sont entrés en résidence, sous la protection du label orléanais Ô Jazz pour préparer le concert et la sortie du CD. Quand ce quartet de jazz ou/et quatuor de chambre se met au travail, il en résulte deux sonates d’une vingtaine de minutes chacune, certes distinctes mais tout aussi improbables. La première de la plume de Monniot, intitulée « Sonate pour une nouvelle terre» n’a rien de la forme d’une sonate, même si elle est composée en 3 parties, avec une captation sonore de la forêt amazonienne de Sylvie Gasteau ; il y a aussi cette curieuse boîte (?) électronique intitulée « Novation keystation » que manie le saxophoniste pour trouver sa voie. Une boussole dans la jungle jazz ?

Quant à la pièce de Roberto Negro, qui se mit lui aussi à composer une sonate pour ne pas être en reste, ce serait plutôt une suite en 4 mouvements avec interventions plus ou moins bruitistes, électroniques, intitulée « Sonate pour un monoski » avec même sur « Sonate pour un monoski III », la voix du violoncelliste Atsuhshi Sakai ! Nous sommes conviés à écouter une musique exigeante, concoctée par des musiciens, pour le moins farfelus, qui en tous les cas, ne se prennent jamais trop au sérieux.

Le résultat de cette collaboration insolite est inouï et doit se savourer en live assurément comme ce fut le cas hier soir, à Orléans.http://www.jazzorjazz.fr/artistes/kimono Car le spectacle sera aussi sur scène, avec la mise en scène et les effets rythmant la représentation. Une création révélatrice de ce que peut donner la musique actuelle, entre collages à la Zappa, expérimentations tous azimuts, brusques ruptures et références à la musique savante (Messiaen entre autre). Chez Monniot, toujours cette liberté au saxophone qui se veut fluide et libéré, un timbre magnifique soutenu par une basse structurante et une batterie démoniaques. Je n’ai pas entendu de transition entre le 2eme et la 3ème partie qui s’enchaînent avec une maestria « furiosa ». Roberto Negro est encore plus extrême dans les superpositions de rythmes, influences et styles, osant tout. Et le kimono dans tout ça? En fait, le Japon s’invite déjà sur la couverture du Cd qui reprend une vague bleutée, non pas celle d’Hokusaï, mais « Fuji la vague », un tableau de Bernard Mérigault. Et quelques citations, des haikus se savourent en écoutant cette musique qui, sans déstabiliser, conduit assez loin dans un imaginaire un peu foutraque. Et si on partait tous faire du Kimonoski ?

Sophie Chambon

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 21:55

Neuklang records
www.neuklangrecords.de
www.pegazz.com
Julien Soro (saxophone et compositions), Stephan Caracci (vibraphone),Rafael Koerner (drums), Fabien Debellefontaine ( sousaphone) + Quentin Ghomari (trompette et composition)

 

 

Seven Years est leur quatrième album enregistré live au Triton. Pour le premier set, le quartet (bien nommé) BIG FOUR, emmené par le saxophoniste Julien SORO, est rejoint par le trompettiste Quentin GHOMARI, du quintet PAPANOSH.

Cela fait 7 printemps que ces musiciens qui jouent aussi dans l'excellent big band Ping Machine, se sont rencontrés et ont commencé à œuvrer ensemble pour créer une musique vive sans jamais être énervée, vibrante, joyeuse et bien construite.
Un collectif qui travaille intelligemment, ouvrant son chemin dans la musique improvisée actuelle dont les limites se perdent à l’horizon. L’improvisation collective est une corne d’abondance de laquelle jaillissent bien des surprises sonores, décoiffantes, d’autant que ce quartet assez spécial dans son instrumentation (2 vents dont un sousaphone et 2 percussions dont un vibraphone) fournit une palette riche, des textures soyeuses et inouïes. La trompette de Ghomari fait des siennes et colore finement l'ensemble. La nuance qui manquait en quelque sorte, "une autre voix dans le débat" , l'opportunité d'un nouveau répertoire.

Les ruptures de rythme sont fréquentes dans ce parcours jamais balisé où nous entraînent ces joyeux drilles, à la complicité immédiatement perceptible. On se laisse faire, on les suit les yeux fermés, tant cette explosion de sons et d’inventivité donne une sensation grisante de liberté.
Le second set, autour d'une suite de Soro, Temps présent, est  (un peu) moins festif, ménageant même une sacrée respiration, après les poussées de fièvre : si « Seven Years » a franchi un cap que certains ont traduit comme l’âge de raison, moi c’est la pochette de petits joueurs de foot que je ne saisis pas bien, Big four se joue plutôt au tennis, non ?
Qu’importe… Julien Soro a écrit une belle partition où le premier mouvement est empli d’une mélancolie certaine, propice à « rêver » comme s’il devenait d’un coup sérieux, voire introverti. Ce ne sera que provisoire, car ils se mettent bientôt à « courir » aidés du vibraphone et du sousaphone en grande forme,  avec cette façon de s’accorder les uns tout contre les autres. Le final est plus étonnant, une « danse » un peu triste, hypnotique et chavirante.
Ce qui frappe et ce qui plaît dans cette musique, c’est l’esprit de partage, de divertissement, cette entente cordiale, rafraîchissante, ce sens aigu du discours musical.
Sophie Chambon

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 22:11

NEW TONE JAZZ4TET : » Gwennhadu »
Christian Sabbioni ( ts, fl), Michel Coppé (p), Emmanuel Bontemps (cb), Dominique Tassot (dms)

 

NEW TONE JAZZ4TET : » Gwennhadu »
Christian Sabbioni ( ts, fl), Michel Coppé (p), Emmanuel Bontemps (cb), Dominique Tassot (dms)

Dans notre petit microcosme parisien, on a parfois tendance à être totalement déconnectés de ce qui se passe au-delà de la ceinture du périphérique. C’est parfois au programmateurs de festivals qu’il revient de nous faire découvrir quelques pépites musicales qui font vibrer d’un groove certain, le soir venu entre chiens et loups les chaumières de nos provinces.
Et parfois cela revient à quelques chèr(e)s ami(e)s qui nous sachant «dans le jazz» n’hésitent pas à nous faire découvrir leurs propres coups de coeur.En ce qui me concerne c’est justement grâce à une amie que l’album de ce groupe m’est arrivé entre les mains : « Je ne vous dis rien. Ecoutez, vous m’en parlerez ensuite». La sachant d’un goût certain, quoique ignorant tout de ses penchants jazzistiques c’est avec un peu de curiosité que je mis donc la précieuse galette dans la platine, regardant sur les liners notes le nom des artistes dont, pour tout dire je n’avais jamais entendu parler.
Et là, immédiate et belle surprise à l’écoute de ce qui est le troisième album de ce (pas si jeune) groupe rémois. Et moi conséquemment trois fois coupable de na pas les avoir découverts avant.

L’aventure dans laquelle cette bandes de copains se lance avec cet album est osée.  Imaginez un peu un groupe de jazzmen champenois nous embarquer avec un groove hard bop très New-Yorkais sur des terres…… bigoudaines, alliant sans trembler les harmonies de ce jazz 60’s avec les écarts de ton de la musique celtique. Fallait oser !
Et bien figurez vous que ça marche bigrement bien !
D’abord parce que ces quatre musiciens sont bourrés de talent. Comme on dit aujourd’hui ça joue terrible ! Que ce soit du côté de Christian Sabbioni dont le son tranchant et incisif navigue entre Dexter Gordon et Joe Henderson ou bien du côté du pianiste Michel Coppé aux gimmicks empruntés à Mc Coy Tyner. Il y a pire comme référence, non ? (dommage qu’il ne joue pas sur un piano digne de ses compositions). Quand à la rythmique Emmanuel Bontemps se fait gardien tempo et Dominique Tassot frôle le groove frémissant et subtil avec un art consommé de la relance. Et ces quatre-là forment un groupe. Un vrai groupe en osmose parfaite et au service des superbes compositions toutes signées de Michel Coppé. Compos évolutives où il n’est pas question de bagad ou de fest Noz  ( même si cela aurait de la gueule ) mais plutôt de jouer avec malice sur les écarts de ton de la musique celte et de marier celle-ci avec l’envoûtement d’une certaine forme de jazz modal. Comme cette sorte de ballade mystérieuse et gaélique en forêt de Broceliande  ou encore ce thème mouvant (Treize) naviguant quelque part en atlantique entre les rivages de la grosse Pomme et ceux des cotes bretonnes.
Le résultat final est un album hyper séduisant et animé d’une force intérieure puissante qui se nourrit aux racines de ce jazz d’après-bop qu’on aime tant.
Et puis imaginer Mc Coy Tyner à Paimpol , ça vaut bien le détour !

Comme quoi, en terres champenoises, même le jazz pétille !

Jean-Marc Gelin

 

 

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