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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 20:37

JEAN-CLAUDE MONTREDON « Diamant H2o »
Alain Jean-Marie (piano), Jon Handelsman (saxophone ténor & flute), Michel Alibo (guitare basse), Stéphane Belmondo (trompette & bugle), Jean-Claude Montredon (batterie & harmonica)
Montreuil, 4 & 5 mai 2015
Q-mix 3700409815423 / Rue Stendhal

C'est plus qu'un hasard si le thème qui donne son titre à ce CD, composition de Jean-Claude Montredon, figurait voici plus de 15 ans sur le CD «Delirio» du trio 'Biguine Reflections' d'Alain Jean-Marie. Il faut y voir le témoignage d'une proximité musicale et amicale de quatre décennies avec le pianiste (c'est un engagement dans un hôtel de la Pointe du Diamant, en Martinique et en 1967, qui fut l'une de leurs premières collaborations professionnelles) . Pas d'antagonisme Martinique / Guadeloupe entre ces deux frères musicaux des Antilles, même si la balance de la rythmique penche en faveur de l'île natale du batteur, avec le bassiste Michel Alibo. Après 50 ans d'une carrière commencée dès l'adolescence, le rythmicien (c'est ainsi qu'il aime à se définir) nous offre enfin sous son nom un premier disque, où s'expriment ses amours indissociables du jazz, de la biguine, de la mazurka, du funk et des musiques latines. Inspirés par tous les moments historiques de ces musiques, free jazz inclus, les thèmes font la part belle à chacun, comme soliste ou comme pulsateur prévalent. Au saxophone et à la flûte, un Américain de Paris avec lequel le batteur a souvent collaboré, notamment dans un projet commun intitulé 'Spirit House'. Au piano, l'ami en partage des toutes les musiques, véritable pivot du groupe. A la basse, le complice insulaire, qui apporte une touche de funk, souple mais intense. Et sur quelques plages l'invité dont la trompette et le bugle soulignent encore, si c'était nécessaire, l'attachement au jazz dans toute l'étendue de ses métamorphoses. Un thème qui rappelle Footprints de Wayne Shorter et son rythme envoûtant (Children) : on connaît des références plus ingrates. Bref ce disque est une sorte d'hymne à tous les jazz(s), et nous rappelle fort opportunément que, même s'il a attendu la soixantaine pour faire ses débuts en leader, Jean-Claude Montredon est un Maître.
Xavier Prévost

Le groupe jouera le mercredi 19 avril 2017 à Paris, au New Morning

 

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 14:57

Jazz Village 2017
Jowee Omicil (ss, cl, as, cnt, fl, Rhodes), Michel Alibo (b), Conti Bilong (dms), Justwody Cereyo, (cb, b), Jean-Philippe Dary (p, rdes, cb, vc, perc), Jeffrey Deen (perc, tabla, djembe, dms, vc), Nenad Gajin (g), Johatan Jurion (p, rdes, vc), Kona Khasu (b, cb, vc), Jendah Manga (cb,), Emmanuel Bertholo Tilo (dms, vc, perc), Leonor de Haro (cl)

Il nous perd complètement Jowee.
Inclassable ! Iconoclaste !
On le croit tout droit venu de la cité du Croissant jouant comme Bechet et balançant des rythmes créoles ( Asi paré) mais l’instant d’après il nous embarque dans quelques évanescence à la sauce Miles Electrique (On for Miles). On le cherche quelque part mais lui se promène juste au gré de ce qu’il a envie de jouer ou de chanter. Et puis Jowee est amoureux de toutes les musiques populaires, et c’est bien communicatif. Lui que l’on situe entre Haïti (sa terre natale), Montréal où il grandit aux côtés de son Pasteur de père, New-York où il vécut pendant une décennie ou Paris qu’il fréquente maintenant, est insaisissable. Et c’est bon !
Visiblement heureux de faire de la musique il transporte avec lui une joie communicative.  Il se fait chanteur de reggae lascif sur son Mellow on a saxO dont la mélodie simple vous reste en tête et qu’il chante même en plusieurs langues. Il se promène avec une simplicité confondante sur le Pont d’Avignon avec une innocence juvénile innocence. Il se fait aussi slameur sur le titre éponyme ( Let’s just Bash !) sur lequel son soprano s’envole avec un lyrisme dépouillé et bigrement efficace. Rend au passage un hommage émouvant à Roy Hargrove dans la formation duquel il joua quelque années.
Il faut l’entendre sur un thème comme Love & honnesty pour comprendre combien il doit au maître du soprano de la Nouvelle Orléans, à l’immense Sydney. Mais aussi comprendre cet façon protéiforme de mordre dans la musique, dans les musiques avec une gourmandise certaine, avec  un plaisir jouissif à faire du son, du jeu, du riff, de la voix, du lounge lascif et du groove à danser. Populaire ? Oui assurément.
Les Inrocks dans leur numéro du 12 avril titraient «  sans Omicil fixe ». On ne saurait mieux dire !
Jean-Marc Gelin

 

En concert au Festival De Saint Germain le 14 et 15 mai  et le 7 juillet à Jazz à Vienne

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 08:46


Jean-Philippe Viret (contrebasse, composition), Éric-Maria Couturier (violoncelle), David Gaillard (alto), Sébastien Surel (violon)
Entraigues-sur-la-Sorgue, octobre 2016
Mélisse  MEL666019 /Outhere Music France

Comme il l'avait fait en 2011 avec «Les Barricades mystérieuses», Jean-Philippe Viret fait à nouveau une escapade du côté de Couperin. Son quatuor/quartette 'Supplément d'Âme' revient vers ce travail singulier, qui consiste à s'inspirer d'un compositeur classique, ou plutôt baroque, et de ses œuvres pour clavecin. Et de faire cela avec un quatuor à cordes hétérodoxe, dans la mesure où il comporte une contrebasse et un seul violon. Ce disque prolonge cette très belle idée qui consiste à conjuguer les racines  'classiques' de l'instrument et du répertoire avec les libertés conquises par le jazz depuis ses origines. Musique de mélanges, de combinatoire, d'influences, de rencontres et même de hasards, le jazz est né d'hybridations originelles, en territoire louisianais, de sources afro-américaines, de musiques religieuses européennes, de musiques françaises ou hispaniques, et d'autres éléments (amérindiens aussi) qui se croisaient dans ce carrefour du Nouveau Monde. Le pari, déjà réussi par Jean-Philippe Viret dans l'opus de 2011, c'est de conjuguer une écriture nourrie de la musique du passé avec l'improvisation issue du jazz et d'ailleurs. Pari à nouveau gagné, sans fracas, mais avec force.
Xavier Prévost


En concert les 18 & 19 avril à La Générale, 11 rue Rabelais, Montreuil (93100), le 2 mai à Eaubonne (95600), et le 30 juillet au Paris Jazz Festival (Parc Floral de Paris, Bois de Vincennes)

Découvrir sur Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=WBb_DeRNVIM

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 14:42


Olivier Py (saxophones ténor & soprano), Jean-Philippe Morel (contrebasse), Franck Vaillant (batterie)
Chagny, 14-16 juillet 2016
Vent d'Est VE 1703-10 / L'Autre Distribution

Ce trio avait publié en 2013 un album inspiré par les relevés de chants d'oiseau d'Olivier Messiaen, pour en faire un matériau musical directement ouvert sur le rêve et la liberté. Cette fois la source paraît moins circonscrite : reste l'absolue liberté d'un trio qui, même s'il évolue sur les compositions du saxophoniste, s'expose en constante liberté d'invention et de dialogue. Les trois musiciens ont évidemment la maîtrise de leurs instruments et de leurs langages : le jazz, l'improvisation : la musique... tout simplement. Les compositions puisent aux sources du jazz comme à celles de la musique dite contemporaine, et aux expériences nourricières de la musique improvisée (idiomatique, ou non reliée à un idiome particulier). C'est une sorte de parcours dans les possibles du jazz d'aujourd'hui, que chacun des trois protagonistes arpente de son côté en de multiples expériences et participations, et restitue ici dans une aventure collective. Et l'objet sonore offert à notre écoute est la résultante de cette riche glane : il nous délivre un paysage multiple d'énergies et de beautés convulsives qui vont droit au but. Nous sommes touchés, profondément, par cette aventure singulière qui ouvre à l'universel.
Xavier Prévost

Le trio jouera le 15 avril  2017 au Havre (Musée d'Art Moderne André Malraux/Muma) et le 22 avril aux Lilas (Le Triton).
Un aperçu sur Youtube :

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 07:35

www.fabymedina.com
Faby Medina (vc), Laurent Ganzini, Leonardo Montana (p), Yoann Fernandez (g), Alexus Bourguignon (tp), Irving Acao (ts), Stéphane Montigny (tb), Zacharie Abraham (cb), Adriano Tenorio (percus), Lukmil Perez (dms)

Petit coup de coeur pour cet album sorti en février. Celui d’une chanteuse de jazz dont on se dit en mettant la galette dans la platine : « encore une nième nouvelle chanteuse de jazz ! » et  qui, de manière surprenante vos embarque dès le premier titre comme le ferait justement une grande chanteuse de jazz.
Rien de révolutionnaire chez cette égérie de Claude Bolling chez qui elle a justement apprit le respect de la tradition et des racines du jazz mainstream et qui sait surtout ce que swinguer veut dire. Rien de révolutionnaire mais pourquoi faudrait il révolutionner toujours le monde ? Rien de révolutionnaire mais tout de suite, à l’oreille, un façon de faire tourner les mot et de caresser le swing avec des airs de (déjà) grande dame du jazz. Et il y a beaucoup de classe dans cette façon de reprendre ce thème de Woody Herman (Early autumn) à la façon d’une chanteuse de big band (Belle idée d’avoir choisi ce thème) ou encore cette belle version de Someone to watch over me, qui vous tient même après la fin de l’album. Et puis cette conclusion plus pop sur Blackbird avec lequel elle semble vous cajoler.
Le tout dans un petit écrin servi avec des arrangements hyper soignés et classieux .

Au final un petit moment de grâce tout en retenue et sans esbroufe. Un moment de répit heureux dans ce monde de brutes. Voiys auriez tort de ne pas en reprendre.

Jean-Marc Gelin

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 23:09

Vision Fugitive 2017
Stefan Oliva (p) Susanne Abbuehl (vc) Øyvind hegg-lunde (percus)

 

En concert le

jeudi 11 Mai à Arles ( festivam Jazz in Arles)

Vendredi 12 mai au Duc des Lombards à Paris

C’est sous la houlette du toujours très inspiré Philippe Ghielmetti que l’on retrouve aujourd’hui le duo magique du pianiste Stefan Oliva et de la chanteuse Susanne Abbuehl. Ils s’associent pour l’occasion avec le percussionniste norvégien Øyvind hegg-lunde dans le cadre d’une formule rythmique rythmiquement originale.
Et immédiatement la magie d’un trio éminemment subtil opère et emporte dans une sorte de mélopée poétique où tout n’est qu’écoute et don. A partir d’un matériau qui rend largement hommage à Jimmy Giuffre, le trio met cette musique en voix et en façonne une forme musicale évanescente et onirique. Keith Jarrett lui aussi est magnifiquement revisité.De même que Don Cherry dans un moment d’improvisation libre.
Où tout est dans la science de l’épure. De l’art d’une nouvelle forme où tout est écoute, interaction et complémentarité. Un tout indissociable dans la douceur de l’émotion qu'il suscite.
La voix de Susanne Abbuehl est elle-même une sorte de livre poétique chargé d’émotions, de brises légères et de dessins gracieux. L’histoire est ancienne entre elle et Stefan Oliva et tous deux semblent partager les mêmes fêlures, les mêmes bleus de l’âme. Entre eux, une compréhension intime où chacun semble explorer les espaces laissés libres dans leur science partagée du maniement du silence qu’ils laissent surgir entre les notes, entre les mots. Où la brise que caresse leur musique est portée par les frôlements de peau de Øyvind Hegg-Lunde.

Où tout vient d’une forme d’intériorité exprimée ici en toute intimité.
Sublime.
Jean-Marc Gelin

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 19:35

Malo Mazurié, Olivier Laisney, Quentin Ghomari, Brice Moscardini (trompettes), Bastien Ballaz, Léo Pellet (trombones), Victor Michaud (cor), Fabien Debellefontaine (tuba, flûte), Antonin-Tri Hoang (saxophone alto), Martin Guerpin (saxophones ténor et soprano), Adrien Sanchez (saxophone ténor), Jean-Philippe Scali (saxophone baryton, clarinette basse), Marc-Antoine Perrio (guitare), Joachim Govin (contrebasse), Gautier Garrigue (batterie), Laurent Cugny (piano, piano électrique, direction), Alexis Bourguignon (trompette) remplace Malo Mazurié sur 3 titres, Arno de Casanove (trompette) complémentaire sur 1 titre.

Meudon, 2016

Jazz & People JPCD 817002/ Pias

 

Pour rendre hommage à Gil Evans, Laurent Cugny est l'un des très rares à n'avoir pas de problème de légitimité : il a côtoyé l'historique arrangeur et chef d'orchestre à partir de 1986 pour préparer le livre qu'il lui a consacré (Las Vegas Tango, P.O.L., collection «Birdland», 1989), un livre salué au-delà de nos frontières, et traduit en japonais. Et en 1987 avec son big band Lumière, Laurent Cugny invite Gil Evans pour une tournée européenne et deux CD. Bref, quand il s'agit de Gil Evans, Laurent Cugny est l'homme de la situation.

 

C'est pourquoi, fort de cette connaissance, et de cette passion musicale, Laurent Cugny a fondé en 2014 le Gil Evans Paris Workshop : un atelier où le chef d'orchestre rassemble la nouvelle génération de jazzmen hexagonaux pour célébrer la musique de Gil Evans. Pour trouver les musiciens les plus adaptés, le pianiste arrangeur et compositeur a consulté le jeune contrebassiste Joachim Govin, fils de Pierre-Olivier Govin qui fut pendant des lustres le saxophoniste alto des orchestres de Laurent Cugny (Lumière, et l'Orchestre National de Jazz). On trouve aux pupitres (et comme solistes évidemment) plusieurs promotions successives du département de jazz et de musique improvisée du Conservatoire National Supérieur... de Paris. Et aussi des musiciens venus d'autres horizons, comme Martin Guerpin, normalien passé par le Conservatoire de Paris, et dont Laurent Cugny a codirigé la thèse en sa qualité de professeur d'université, à La Sorbonne, où il est le premier musicologue spécialiste de jazz accédant à ce grade (L'université française évolue, dirait-on....). Entre octobre et décembre 2014, Laurent Cugny avait à trois reprises rassemblé l'orchestre au Studio de l'Ermitage pour une série d'enregistrements live, partiellement publiés en mp3 dans le cadre d'un financement participatif. Deux ans plus tard, voici l'enregistrement de studio, en un double CD.

 

Le premier CD, intitulé «La vie facile», rassemble la musique de Laurent Cugny. Ses compositions, comme Krikor (hommage à Krikor Kelekian, alias Grégor, dont l'orchestre Grégor et ses grégoriens fut l'ancêtre des big bands français, et accueillit le gratin hexagonal des années 1929-33) ; il avait joué cet arrangement avec la dernière mouture de son big band Lumière en 2002 mais ne l'avait jamais enregistré. De sa plume également Liviore, un arrangement élaboré sur 8 mesures de sa première composition pour Lumière en 1979 : une anagramme d'Olivier, hommage à Olivier Saez, qui l'a aidé à porter à bout de bras le Gil Evans Paris Workshop depuis 2014. Et une troisième composition, La Vie Facile, datant de 2014 : c'est une variation très libre sur pont du standard Easy Living. Il ya aussi des arrangement de Laurent Cugny sur différents thèmes. Le premier sur My Man's Gone Now, de Gershwin : plutôt que de reprendre l'historique arrangement de Gil Evans pour Miles Davis et l'album «Porgy & Bess» en 1958, l'arrangeur s'est penché sur la version de Miles Davis en 1981 pour l'album «We Want Miles», qu'il a arrangée à sa manière. Il a ensuite jeté son dévolu sur Lilia de Milton Nascimento, Manoir de mes rêves de Django Reinhardt, Short Stories d'Anthony Tidd (bassiste de Steve Coleman) et L'État des choses, thème composé par Jürgen Knieper pour le film de Win Wenders. Ce premier CD comporte également Louisville, une belle composition du corniste Victor Michaud arrangée par ses soins.

 

Le second CD est totalement consacré aux compositions et arrangements de Gil Evans, légèrement adaptés le cas échéant. Des arrangements conçus par le Maître sur des thèmes de différentes époques (King Porter Stomp de Jelly Roll Morton, Spoonful de Willie Dixon, Boogie Stop Shuffle de Charles Mingus, et Blues in Orbit de George Russell). Et des compositions de Gil Evans comme Time of the Barracudas ou Bud and Bird. Laurent Cugny traite ces arrangements avec un mélange de fidélité et de liberté qui fait tout le prix de ce disque, lequel comporte aussi une série de duos avec des membres de l'orchestre (souvenir des duo de Gil Evans avec Steve Lacy et Lee Konitz ?) sur des thèmes de Gil (Sunken Treasure, Zee Zee, London) et aussi The Barbara Song de Kurt Weill et Orange Was the Color of Her Dress.... de Mingus. Les partenaires de Laurent Cugny, dans le big band comme dans les duos, sont d'une absolue pertinence, partageant cet esprit de respect et d'autonomie artistique. Bref l'ensemble des deux CD, avec ses diverses facettes, est une totale réussite, dans la fidélité comme dans la liberté.

Xavier Prévost

 

Le Gil Evans Paris Workshop est en concert le 7 avril 2017 à Paris au New Morning

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 21:51
Eliane Elias, Dance of Time


Eliane Elias (vocal, piano) avec en invités Amilton Godoy (piano), Joao Bosco et Toquinho (vocal, guitar), Randy Brecker (trompette), Mike Manieri (vibraphone). Concord/Universal
Entre Eliane Elias et le Brésil, c’est une histoire d’amour permanente. Native de Sao Paulo, la chanteuse-pianiste ne se lasse pas de la samba, bossa nova et autres styles  de l’Etat-continent. Son avant-dernier album Made in Brazil (2015) lui avait valu un Grammy Award dans la catégorie Latin jazz.
Le tout dernier, sorti ces jours-ci- s’il propose un large répertoire reflétant toute sa carrière, menée principalement aux Etats-Unis- fait la part belle à ses compatriotes. A tout seigneur tout honneur, le chanteur-guitariste Toquinho avec lequel Eliane Elias fit ses premiers pas musicaux à 17 ans. La nostalgie est aussi au rendez-vous avec Randy Brecker (premier album enregistré de concert, Amanda, publié en 1984) et Mike Manieri  (côtoyé dans Steps Ahead).
Pianiste émérite, dotée d’une expression percussive rare, Eliane Elias manifeste une nouvelle fois une aisance dans les mélodies brésiliennes qui enchante. Un album rafraîchissant  (à l’image de la photo glamour prise en couverture) qui devrait ravir et pas seulement les amateurs de « nouvelle vague ».
Jean-Louis Lemarchand

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 13:44

Roger 'Kemp' Biwandu (batterie), Irving Acao (saxophone ténor), Jérôme Regard (contrebasse). Invités : Tutu Puoane (voix), Christophe Cravero (piano), Stéphane Belmondo (trompette)

 

Malakoff, septembre-octobre 2015

Jazz Family RKB 2015 / Socadisc

 

Troisième CD en leader du batteur bordelais, après un long parcours dans le 'métier' (Vassiliu, Higelin, Keziah Jones, I Muvrini, Jeff Beck....) et une présence remarquée dans la fusion : Chic Hot, des collaborations ponctuelles avec Sixun et Ultramarine, et des tournées internationales avec Joe Zawinul ou Salif Keita. Mais au cœur de tout cela, il y a le jazz, versant États-unien, avec l'amitié de Jeff 'Tain' Watts, Branford et Wynton Marsalis. Roger Biwandu aime l'engagement, en musique comme en sport (joueur de rugby, il est aussi fan de basket, empruntant son surnom à une légende de ce sport). L'essentiel du disque est en trio, avec des partenaires qui ont du répondant, et le goût du jazz qui privilégie la pulsation : en ça groove sérieusement, on pourrait même dire que 'ça déménage'. Même sur tempo lent, la pulsation est forte, incarnée par la caisse claire, privilégiée dans le drumming et dans le mixage. Des compositions originales, très marquée par l'adhésion inconditionnelle aux prolongements du hard-bop, et une reprise de Michael Jackson, Black Or White, qui convoque le pianiste, et magnifiquement servie par la chanteuse Tutu Puoane, Sud Africaine aujourd'hui Anversoise, et que l'on avait pu écouter avec le Brussels Jazz Orchestra. Le saxopphonsite et le bassiste ont tout l'espace pour s'exprimer, ce n'est pas un disque de batteur égoïste, et le bouquet final convoque Stéphane Belmondo, dans le plus pur style hard bop, et même soul jazz, sur tempo medium : ça balance sévèrement ! Il y a aussi une plage fantôme : environ 2 minutes d'un exposé recueilli, en quintette, de Footprints, de Wayne Shorter,

Xavier Prévost

 

Vérification sur scène le 4 avril 2017 au Rocher de Palmer, à Cenon, près de Bordeaux ; et à Paris le 8 avril au Duc des Lombards.

 

Un aperçu sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=EcQciUW8VmI

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 16:28

Dix nouvelles références dans la collection 'Jazz in Paris', avec des disques glanés par Universal-Decca dans les nombreux catalogues à sa portée : French Columbia, Véga, Versailles, Vogue, Blue Note, Pablo, Barclay, Gramophone, Swing, Decca, Blue Star.... Et un subtil mélange de disques adoubés et de plages oubliées : c'est ce qui fait le charme de cette collection.

Au rang des vraies surprises : le retour inespéré du quintette de Georges Arvanitas, en 1960, avec Bernard Vitet, François Jeanneau, Michel Gaudry et Daniel Humair, jouant des thèmes de Bobby Timmons, Bud Powell, Sonny Rollins, Thelonious Monk.... dans le style qui faisait fureur à l'époque avec les Jazz Messengers d'Art Blakey. Le disque s'intitule «Soul Jazz», et il porte bien son nom.

Autre surprise : le rapprochement, en un même CD (intitulé «Hard Bop») de Roger Guérin en 1958 (avec une partie des Jazz Messengers -Benny Golson, Bobby Timmons- mais aussi avec Martial Solal, Michel Hausser, Pierre Michelot et Christian Garros) et des évadés du big band de Lionel Hampton en 1953 (Art Farmer, Anthony Ortega, Gigi Gryce, Quincy Jones -ici au piano-....).

Le reste de cette livraison brasse des monuments historiques : Django Reinhardt (de 1936 à 1953) ; John Lewis, en 1956 avec Barney Wilen et Sacha Distel (à la guitare....) pour le disque «Afternoon in Paris» ; Sidney Bechet, et des enregistrements Vogue de 1949 & 1952 ; Duke Ellington à l'Alhambra de Paris en 1958 ; Dexter Gordon («Our Man in Paris») et Hank Mobley («The Flip») ; sans oublier le grand Orchestre d'Eddie Barclay et Quincy Jones en 1957-58, et le retour du premier trio HUM (Humair-Urtreger- Michelot), celui de 1960 («Hum !»), qui avait déjà ressurgi voici quelques années dans un coffret rassemblant les trois époques de ce fameux groupe. Bref il y a là beaucoup à (re)découvrir, pour les amateurs chenus ou nostalgiques, et (surtout) pour tous les nouveaux aficionados curieux du passé.

Xavier Prévost

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