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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:47

Rashied Ali (01/07/1935 - 14/08/2009)



Rashied Ali vient de s'éteindre à New-York à l'âge de 74 ans.  Il était une sorte de héros. Comment en effet pouvait il, en dépit des comparatifs inévitables prendre son existence, sa part dans l'histoire du Jazz aux côtés de John Coltrane au lieu et place de l'immense Elvin Jones ? C'est qu'il fallait en avoir, si l'on peut dire, pour prendre la succession du maître des forges. Une immense confiance en soi ou une sacrée dose d'insconsience. C'est après un premier essai avorté qu'il alla en effet jusqu'à se mesurer à Elvin dans cet album, MEDITATIONS où ils jouent ensemble, se partageant ansi les deux pistes (Elvin à droite et Ali à gauche).
Voilà de quoi vous forger un caractère en acier trempé.



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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 21:03
Communiqué

Le jeudi 2 juillet 2009 nous apprenions brutalement que le solde de la subvention de fonctionnement du Conseil général de Seine-Saint-Denis allouée à notre association était amputé de 25.000 €, soit une baisse de plus de 19%. À celle-ci se cumule la baisse de la subvention municipale de 7.000 €. En début d’année, la ville de Montreuil nous avait annoncé une diminution de 15.000 €, ramenée fin juin à une hauteur de 7.000 €.
C’est donc 32.000 € qui nous ont été retirés pour 2009.

Ces baisses de financement nous contraignent à annuler dans son intégralité la saison d’automne: concerts, projections vidéo et exposition. Le maintien même a minima d’une programmation nous entraînerait dans un déficit budgétaire que nous ne pouvons pas nous permettre.

Nous nous interrogeons sur le choix et les modalités de la décision du Conseil général et ignorons à ce jour sur quels diagnostics et analyses elle se base. Nous déplorons également l’excessif retard de cette décision.

Les façons de faire du Conseil général laissent à penser qu’il opte de façon délibérée pour une politique de fragilisation de l’association avec pour conséquence une asphyxie progressive mettant en danger l’avenir des Instants Chavirés. Comment envisager une programmation en 2010 dans ces conditions ?

«Il faut mettre l’art là où il est indispensable, c’est-à-dire partout»
Claude Lévêque, plasticien.

Nous affirmons qu’un lieu culturel intermédiaire comme les Instants Chavirés est un outil de complémentarité aux institutions : il contribue à la diversité de la proposition culturelle et joue un rôle fondamental dans l’accompagnement de l’émergence artistique depuis 18 ans. Y a-t-il encore une volonté politique de pérenniser dans le département de Seine-Saint-Denis et sur la ville de Montreuil, un lieu de diffusion et de production de renommée internationale axé sur la création contemporaine, aussi modeste soit-il ?

Nous demandons la mise en place d’une table ronde avec l’ensemble de nos interlocuteurs institutionnels pour assainir une relation partenariale déliquescente. Il est primordial de redéfinir ensemble les cadres financiers, au regard de la singularité de notre engagement artistique et de notre spécificité géographique et structurelle.

Nous vous invitons à signer la pétition en ligne (http://instants.mollo.fr), et à nous envoyer un courrier à l’attention de M. le Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone et/ou de Mme la Maire de Montreuil, Dominique Voynet, afin de leur signifier ce que représentent les Instants Chavirés dans le paysage culturel français et international, et exprimer votre attachement à la pérennité de ce projet.

Vous pouvez nous les adresser par email à l’adresse : soutiens[at]instantschavires.com, ou par courrier aux Instants Chavirés, 7 Rue Richard Lenoir 93100 Montreuil, nous ferons suivre aux intéressés.


Association Muzziques – les Instants Chavirés
http://www.instantschavires.com/

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 11:39

Le saxophoniste américian Charlie Mariano est décédé hier, 16 juin 2009 à Cologne où il vivait, à l'age de 85 ans.
Il aura joué avec les plus grands comme Charles Mingus, Stan Kenton, avec de grands artistes européens comme Philip Catherine et Eberhard Weber ainsi que des musiciens liés à la musique traditionnelle comme Rabih Abou-Khalil et des musiciens indiens.
C'est dire l'ouverture d'esprit dont faisait preuve le musicien.
Ces dernières années, on l'entendait souvent avec le trio franco-suisse
Cholet-Känzig-Papaux.

A l'annonce de la nouvelle, Lionel Eskenazi des dnj a réagi d'une manière qui résume bien ce qu'on aimait chez Mariano:
"C'est la perte d'un grand saxophoniste à la sonorité unique !
On avait tendance à le croire immortel, tant il avait l'air en forme.
Bad and sad day."


 


Notre dernière chronique d'un album de Charlie Mariano enregistré avec le pianiste Jean-Christophe Cholet

CHARLIE MARIANO : «  Silver Blue »

 

Enja 2007



Un jour que la baronne de Koenigswarter lui demandait quel serait son vœu le plus cher, Mariano dit «  je voudrais avoir le cœur et  la technique de Parker… Mais la technique de Parker, on s’en fiche, non ? Si j’avais le cœur de Bird ça suffirait ! ». Et l’on sait que pendant longtemps Charlie Mariano courut avec son sax alto sur les traces de Bird. On se souvient encore de ses envolées d’oiseau chez Kenton ou dans l’orchestre de Shelly Manne. On se souvient aussi du temps où avec sa femme, la remarquable pianiste et émule de Bud Powell, Toshiko Akioshi, ils pouvaient enflammer les scènes du post-bop. Pourtant Mariano au fil des ans a fait bien d’autres choses et finalement était un peu tombé dans l’oubli ces dernières années. On doit aujourd’hui au trio du pianiste Suisse, Jean Christophe Cholet cette belle idée d’offrir à Charlie Mariano cette occasion de refaire surface dans un très beau moment de pure nostalgie qui s’offre alors à nous. Avec l’âge, Mariano s’est approché de cette vérité qui n’existe finalement qu’en étant parfaitement soi même. Longtemps adepte de la musique indienne et de la pratique du nagasvaram, instrument sur lequel il savait délivrer un message mystique, Mariano parvient en peu de mots musicaux à insuffler un supplément d’âme aux thèmes les plus simples. Et c’est justement avec cette part d’âme en plus que Mariano revisite les standards. Avec ces phrases un peu traînantes et malheureusement pas toujours juste mais si belles, Mariano livre un moment magnifique de nostalgie douce. L’homme ne court plus après le temps et encore moins après le tempo. N’enchaîne plus en virtuose les triples croches lancées à toute allure. Non Mariano est juste parvenu à cette part de sincérité intime et même s’il lui arrive parfois de jouer un peu « en dehors », il y a chez lui cette façon de faire chanter, de faire pleurer la note lancinante qui n’appartient qu’aux grands. Qui n’appartient qu’à ceux pour qui, jouer des thèmes aussi connus que Prelude to a kiss, My Funny Valentine ou Black orpheus est une façon de dire bien plus que les seules notes qu’ils jouent. Les puristes feront la moue. Ils n’entendront pas ici un grand saxophoniste. Ils entendront juste un sage enfin débarrassé de tout le superflu. Charlie Mariano a peut être trouvé le cœur de Charlie Parker, peut être pas. Mais c’est avec une beauté fragile qu’ici, il nous livre le sien.

Jean-Marc Gelin

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 17:08

Blossom Dearie c'était pour moi une voix simple et d'une incroyable fraîcheur. Vous imaginez ça, à l'âge du be bop, du scat le plus endiablé, voilà une fille, pas très jolie qui cachée derrière ses grosses lunettes savait ,avec une voix très simple, si claire, fluette et presque enfantine vous émouvoir comme pas deux.
L'inventeur du "lesss is more".
Pas d'autres versions pour moi que ce tea for two qu'elle chantait sur un tempo très lent.


Certains n'ont pas entendu le plagiat lorsqu'une certaine Lisa E. se mit à chanter comme elle. Il faut dire que beaucoup avient oublié la jeune fille en fleurs.
Moi je la regrette déjà.


 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 08:13
Bonne nouvelle pour tous les amoureux du jazz à Paris. Dans la série des clubs qui ferment et qui ouvrent, voilà plutôt de quoi nous réjouir dans le paysage morose : la réouverture au jazz de ce haut lieu mythique des folles nuits parisiennes encore imprégné de l'âme de Cocteau, le "Boeuf sur le toit" qui offrira désormais tous les lundis une programmation jazz sous la houlette et le talent de l'excellent Frederic Charbaut. Ce dernier tout à sa passion du jazz à Saint Germain trouve là une continuation logique au superbe festival "Esprit jazz".
Lorsque le jazz réinvestit les lieux......

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 08:59
Freddie Hubbard désormais ne soufflera plus dans sa trompette. Il avait récemment raconté à nos confrères de Jazzman ( nov.2008) son envie de rejouer. Sa passion viscérale pour le jeu. C'etait déchirant ça. De l'entendre raconter à notre confrère combien la scène lui manquait. Puis on avait appris qu'il avait été hospitalisé.

Freddie Hubbard, l'homme qui contribua dans la sillage de Clifford Brown et aux côtés de Lee Morgan, à révolutionner l'instrument dans ces 60's de rêve. L'homme de toutes les prestigieuses sessions Blue Note. Celui dont on nous dit qu'il etait l'un des rares, sinon le seul  à pouvoir dépasser le contre-ut. Le maître des trilles ( "Lip Trilling" effectué avec l'air et sans utiliser les pistons).


Freddie Hubbard c'est la rage de l'instrument, c'est le Breaking Point de 1964, le Hub cap de 1961.
Freddie Hubbard l'un des messagers du jazz qui enregistra une version magistrale de Ugestsu ave Art Blakey.

Freddie Hubbard a traversé cette période mythique du hard bop dont il etait devenu l'un des plus grands représentants.
Freddie Hubbard a écrit parmi les pages les plus sublimes de l'histoire du jazz. Oui je sais c'est très con d'écrire cela mais voilà, Freddie Hubbard moi, il a fait sonner ma jeunesse. j'entends encore ce Body and Soul de 1963 chez Impulse aux côtés de Wayne Shorter.


Freddie Hubbard, bien sûr tout ceux qui ne connaissent pas le jazz, qui s'en battent le coquillard, gardent dans l'oreille le célèbre "Watermelon man " ou le "cantaloupe Island" de Herbie Hancock. 
Ben oui cette façon tranchante d'exposer le thème, ce style reconnaissable entre des milliers.
Freddie Hubbard, la gnaque.
Freddie Hubbard dont les lèvres portaient en elles le son de
ces années de rêve, de ces sessions Blue Note dont il contribua à graver les plus mythiques sillons sur lesquels notre âme toujours jeune court encore, enfièvrée et aimante de cette musique à la danse ensorcelante et sauvage.


Freddie Hubbard 
Freddie Hubbard
Freddie Hubba
Freddie Hub
Freddie H
Freddie
Fred
Fre
Fr
F
.........

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 08:42
En ce début d'hiver glacial, et juste parce qu'il s'agit de l'un des plus beaux moments de jazz, ce Summertime d'Albert Ayler, comme ça, en cadeau

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 07:32


Dans la nuit de samedi 10 au dimanche 11 janvier 2009

De minuit à 7h


Par Franck Médioni

Nuit spéciale Charles Mingus sur France Musique à l’occasion du 30ème anniversaire de sa mort survenue le 5 janvier 1979. Contrebassiste, pianiste, compositeur et chef d’orchestre, Charles Mingus (1922-1979) est l’une des figures majeures de l’histoire du jazz moderne.

« Emotif et recensant en lui-même les émotions de son peuple, Mingus a entrepris de faire ouvertement parler, crier, la musique, comme on fait parler la poudre. Avec une énergie très physique qui concentrait ses qualités de compositeur, d’arrangeur ou d’agitateur. Avec une générosité et une intégrité qui ont contraint toutes les communautés (celle des musiciens lui était acquise), noires, blanches, officielles et marginales, à le reconnaître et à le saluer. In extremis, peut-être, mais tout de même… » 

Table ronde : Visages de Mingus, avec Yves Buin (écrivain), Didier Levallet (contrebassiste, co-auteur avec Denis Constant-Martin du livre « L’Amérique de Mingus », Editions POL), Francis Marmande (journaliste, écrivain), Claude Tchamitchian (contrebassiste)

Témoignages : Jean-Jacques Birgé (musicien), Benjamin Duboc (contrebassiste), Ricky Ford (saxophoniste ténor, ancien membre de l’orchestre de Charles Mingus), Sylvain Kassap (clarinettiste), Stéphane Kerecki (contrebassiste), Joëlle Léandre (contrebassiste), Didier Levallet (contrebassiste), Ramon Lopez (batteur), David Murray (saxophoniste), Michel Portal (clarinettiste, saxophoniste), Archie Shepp (saxophoniste), Claude Tchamitchian (contrebassiste), Jacques Vidal (contrebassiste).

Séquence concert


Lectures d’extraits de « Moins qu’un chien » (Editions Parenthèses), autobiographie de Charles Mingus, et de « Pour l’amour de Mingus » de Sue Mingus (Editions du Layeur).

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