3 février 2018
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08:03
Mark Wade trio
Moving Day
Label edition 46
Moving Day
Label edition 46
www.markwademusicny.com
Mark Wade (contrebasse), Tim Harrison (piano), Scott Neumann (drums)
Mark Wade (contrebasse), Tim Harrison (piano), Scott Neumann (drums)
Il est peut être l'un des contrebassistes actifs et remarqués de la scène jazz New Yorkaise, il n'en reste pas moins que Mark Wade demeurait jusqu'à ce second album Moving Day quasi inconnu chez nous. Et pourtant il a commencé il y a près de vingt ans. Il n'est devenu leader cependant qu'en 2015 avec Event Horizon.
Voilà une musique délicate qui pourrait passer pour fade si on ne se pose pas pour l'écouter: aucune aspérité apparente, aucune violence rentrée ou explosive, une façon de rendre des sensations, voire des émois perceptibles, par un jeu de couleurs et d'atmosphères bien dessinées, de se laisser aller à une rêverie qui remonte le temps comme dans ce "Midnight in the Cathedral".
Un trio équilibré où chacun joue sa partie, sans prédominance aucune, même si le fait que Mark Wade soit contrebassiste nous permette de l'entendre, un son clair et léger, une façon de faire chanter son instrument. Le piano est cristallin sans excès et impressionniste : une citation de Debussy dans "La Mer" confirme cette idée dans "The Bells"; quant au drive du batteur, constant et énergique, il restitue l'atmosphère des "marching bands" de la Nouvelle Orleans dans "The Quarter".
Voilà une musique délicate qui pourrait passer pour fade si on ne se pose pas pour l'écouter: aucune aspérité apparente, aucune violence rentrée ou explosive, une façon de rendre des sensations, voire des émois perceptibles, par un jeu de couleurs et d'atmosphères bien dessinées, de se laisser aller à une rêverie qui remonte le temps comme dans ce "Midnight in the Cathedral".
Un trio équilibré où chacun joue sa partie, sans prédominance aucune, même si le fait que Mark Wade soit contrebassiste nous permette de l'entendre, un son clair et léger, une façon de faire chanter son instrument. Le piano est cristallin sans excès et impressionniste : une citation de Debussy dans "La Mer" confirme cette idée dans "The Bells"; quant au drive du batteur, constant et énergique, il restitue l'atmosphère des "marching bands" de la Nouvelle Orleans dans "The Quarter".
Les compositions sont de Mark Wade à l'exception de deux reprises bien connues, "A night in Tunisia" agréablement chahuté et surtout une revisitation de ce qu'il faut bien nommer une "scie", "Autumn Leaves" de notre cher Kosma. Le contrebassiste en fait quelque chose d'assez original, en laissant libre cours à son inspiration et à des références qu'il tisse, revivifiant le standard par des emprunts identifiables au bridge de "Maiden Voyage" de Herbie Hancock.
Du jazz "mainstream" qui ne manque pas de goût, dans une volonté affirmée d'illustrer, dans de belles correspondances, sons et couleurs, textures et images. Ce qui s'opposerait presqu'au graphisme de la pochette, très "op art", signant la géométrie verticale de la "Grosse Pomme".
Du jazz "mainstream" qui ne manque pas de goût, dans une volonté affirmée d'illustrer, dans de belles correspondances, sons et couleurs, textures et images. Ce qui s'opposerait presqu'au graphisme de la pochette, très "op art", signant la géométrie verticale de la "Grosse Pomme".
Sophie Chambon


