JAMES BRANDON LEWIS & histoire Red Lily quintet : " For Mahalia with love"
Tao forms 2023
James Brandon Lewis (ts), William Parker (cb), Chad Taylor (dms), Kirk Knuffke (cnet), Chris Hoffman (cello)
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Nous nous sommes émus récemment dans ces colonnes du nouvel album de Joshua Redman tout en rondeur Lesterienne. Dans notre gotha des saxophonistes qui nous éblouissent à chacun de leur album, il y a un autre saxophoniste ténor qui ne cesse de nous prendre aux tripes à chacune des ses parutions c'est James Brandon Lewis dans une veine qui, pour le coup le rapprocherait plutôt d'un Albert Ayler.
Effectivement chaque album du saxophoniste nous laisse abasourdis comme après un choc au plexus. Cela avait été le cas après son Jesup wagon absolument magistral. C'est encore le cas avec cet hommage qu'il rend à Mahalia Jackson, accompagné de son quintet. Comme pour l’album de Joshua redman, on est dans la tradition mais plutôt dans celle que nous nommions jadis « l’avant-garde » New-yorkaise qui sortait à l’époque du free jazz tout en conservant sa liberté et ses impulsions tripales.
James brandon lewis est de cette trempe-là. Avec lui et ses acolytes ( au premier rang desquels l’incomparable Knirk Knuffe), l’hommage à Mahalia Jackson est une sorte de cri d’amour libre, farouche et sauvage.
Et dans cet hommage, c’est l’énergie qui règne avec une forme d’urgence. Il y a aussi chez James Brandon Lewis une sorte d’urgence à dire. Les cinq acteurs semblent comme transcendés par le propos tels des prêcheurs d’église haranguant les foules de ceux venus en pèlerinage à la mémoire de la grande chanteuse de Gospel.
L’association de James Brandon Lewis et de Knirk Knuffe, s’il évoque parfois Ornette Coleman/Don Cherry, porte le propos à un niveau d’incandescence et de lâcher prise qui vient vous prendre corps et âme.
Un album fort et puissant.
Jean-marc Gelin
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