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9 octobre 2023 1 09 /10 /octobre /2023 11:16

Steve LEHMAN et L'ONJ : " Ex-machina'"
ONJ 2023


Frédéric Maurin (dir), Steve Lehman (as, élec), Fabien Norbert (tp, bugle), Jonathan Finlayson (tp, Daniel Zimmermann (tb), Christine Bopp (tb), Fanny Meteier (tuba), Julien Soro (ts, cl), Fabien Debellefontaine (bs, cl, fl), Catherine Delaunay (cl, cor de basset), Fanny Ménégoz (fl, piccolo),Bruno Ruder (p, synth), Chris Dingman (vb), Stéphan Caracci (vb, marimba, glockenspiel, percus, synthétiseur), Sarah Murcia (cb), Rafaël Koerner (dms), Jérôme Nika (création électronique générative et collaboration artistique), Dionysios Papanikolaou (élect IRCAM)

Dès les premières notes de ce nouvel opus signé de l’ONJ, on sait qu’il va se passer quelque chose de fort.

En effet pour l’occasion, l’Orchestre National de Jazz a décidé de mettre en lumière l’exceptionnel saxophoniste Steve Lehman comme invité vedette. Et ce choix apparaît d’emblée alors comme d’une limpide évidence tant l’émule d’Antony Braxton et de Steve Coleman semble se retrouver dans la musique de Fred Maurin.

Tout est ici affaire de textures, de tuilages et d’imbrications sonores. Mais cela ne serait pas assez s’il n’y avait aussi une véritable narration onirique, futuriste et carrément radicale.

Où l’on se sait plus trop qui se met au service de qui : le saxophoniste New-yorkais joue pour le big band qui en retour lui déroule le tapis comme un échange de bons procédés. Steve Lehman avec sa science de l’improvisation, du placement et de la phrase ciselée s’engage alors avec une énergie galvanisante. En face ( ou derrière. Ou devant c’est selon) c’est l’ensemble du big band qui propulse le soliste sur des motifs complexes (de fou !) et qui échange avec Steve Lehman ( Los angeles imaginary) jusqu’à ce que les deux ne fassent plus qu’un et sans que les ‘ formidables) solistes de l’ONJ ne disparaissent, au contraire.

 

Les paysages changent et se meuvent comme une lumière qui se refléterait sur des mobiles suspendus ( Chimera) et c’est passionnant de bout en bout. Cet album nous bouscule. Bouscule nos habitudes d’écoute assagie. Bouscule nos repères pour nous embarquer dans une sorte de voyage Carrollien au pays des merveilles.

Cette drôle de machine a vraiment de drôles de rouages et de drôles de délires.

C’est signé Fred Maurin et c’est galvanisant !

Jean-Marc Gelin

 

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