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28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 18:41

Ben Wendel, saxophone ténor, compositions I Joel Ross, vibraphone, marimba I Simon Moullier, vibraphone, chromatic balafon I Patricia Brennan, vibraphone I Juan Diego Villalobos, vibraphone, mallet station, percussion

 

Cela fait déjà quelques temps que l’on suit le saxophoniste canadien comme l’un des plus créatif de la scène actuelle. Alors qu’il fête tout juste ses 50 ans le fondateur du groupe mythique Kneebody semble ne jamais se reposer sur ses acquis. Ses compositions et ses productions témoignent d’une remise en cause permanente. D’une prise de risque totale comme exigence de sa liberté artistique.

Pour ce nouvel album, le risque repose avant tout sur instrumentarium particulièrement original puisque Ben Wendel a choisi ici de s’entourer de 4 des plus grands vibraphonistes actuels venus des 4 coins de la planète. Et cette association jamais entendue ailleurs fait mouche tant elle possède en elle une forme de force séductrice irrésistible. Comme une sorte de tapis volant déployé sous les ailes du saxophoniste particulièrement inspiré. Un écrin harmonique soyeux.

De là Ben Wendel offre un univers aux multiples inspirations passant d’un univers proche de l’Afrique des griots (Mimo) à une musique presque carnatique ( Clouds) où le sax de Ben wendel semble s’envoler dans un flow irrépressible. Sur Olha Maria ( seul morceau qui n’est pas signé de  Wendel mais en l’occurrence de Jobim), c’est pareil. Le saxophoniste s’y montre brillant, puissant et fluide à la fois avec ce son qui semble venir autant du ventre que de la tête.

C’est toute la créativité de Ben Wendell qui semble n’avoir aucune limite, qui s’exprime ici avec force accompagnement d’effets electroniques aussi subtils que légers.

Ses camarades de jeu ont aussi l’occasion de montrer l’étentue de leur talent avec une implication égale au service de la musique.

Au final on en sort captivés et séduits par l’univers déployé par Ben Wendel.

A découvrir absolument

Jean-Marc Gelin

 

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