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8 avril 2026 3 08 /04 /avril /2026 11:46

Larry Nocella (saxophone ténor),

Bob Neloms (piano),

Cameron Brown (contrebasse),

Dannie Richmond (batterie).


Centre musical de Bologne, novembre 1980.
Red Records/Socadisc.
Paru le 3 avril.

 

      Ce sera une découverte pour la jeune génération ... et pas seulement. Le label italien de Milan Red Records réédite un album de 1980 d’un saxophoniste transalpin, Larry -Carmelo sur son bulletin de naissance- Nocella (1949-1989). Dans sa discographie (modeste), ‘’Everything Happens To Me’’ figure parmi les rares disques consacrés uniquement au jazz, le saxophoniste ténor ayant bifurqué rapidement vers la variété, aux côtés du chanteur napolitain Pino Daniele.


      Larry Nocella jouissait alors d’une réelle notoriété acquise notamment dans les clubs de Milan et Turin mais aussi à Paris au Chat qui pêche où il se produisit au début des années 70 avec Kenny Clarke, Eddy Louiss et Jimmy Gourley. Formé au conservatoire de Naples, ayant délaissé le trombone à piston, la batterie et la clarinette pour le saxophone ténor à 18 ans, le natif de Battipaglia (province de Salerne) est naturellement inspiré par John Coltrane mais son jeu révèle aussi les influences du hard-bop. Homme de forte stature, grande taille, chevelure et barbe fournies, Larry Nocella impressionne.


      Dans cette brève séance enregistrée à Bologne, le saxophoniste ténor bénéficie de la rythmique américaine du Mingus Dynasty orchestra alors en tournée européenne pour célébrer la musique du contrebassiste disparu l’année précédente. Se distingue tout spécialement le batteur Dannie Richmond (1935-1988) sur un répertoire des plus classiques, si l’on excepte une composition alerte cosignée par le leader et le pianiste Bob Neloms, 'Rose'. On y trouve ainsi deux titres célèbres de saxophonistes (Central Park West, de John Coltrane et Along Came Betty de Benny Golson) permettant d’apprécier la forte personnalité du ténor italien.

 

      Une réédition qui s’imposait pour un jazzman au parcours trop bref, cabossé par des « problèmes personnels » (addictions diverses et fatales). Un disque conduit tambour battant, sans scories (45 minutes) ,  chaleureusement recommandé.

 

Jean-Louis Lemarchand.

 

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