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Que c'est bon de revenir à Coutances pour 3 jours du Festival Jazz sous les Pommiers !
Certes il pleut, le vent du Nord rabat sur les festivaliers un vent glacé, il fait froid mais tout le monde a un immense sourire et la place centrale grouille de monde.
Un public que le mauvais temps n'atteint pas, trop heureux d'être là.
Mercredi 13 mai
Direction le Magic Mirror pour assister au concert de ROUGE, la formation de Madeleine Cazenave (p), accompagnée de Sylvain Didiou (cb) et de Boris Louvet (dms, machines).
Une musique fascinante qui prend ses sources dans celles de Nick Barsh ou du trio EST. Ce sont des motifs simples qui donnent des boucles sonores comme une matière en création. Un travail autour de la structure sonore qui joue avec des sons métalliques, un piano préparé qui tourne comme un piano mécanique. La musique est hypnotique et dans le même temps, d'une poésie absolue. Madeliene Cazenave a cette faculté de nous embarquer dans un univers à la poésie résolument moderne.
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Anat Cohen Quartetinho
Anat Cohen (cl), Vitor Gonçalves (p, accdn), Tal Mashiach (cb, g), James Shipp (percus, vbes)
Un moment de générosité totale pour celle qui certainement aujourd'hui l'une des plus grandes clarinettiste. Avec son quartet où tous les musiciens sont poly intrumentistes Anat Cohen prend la musique comme une rampe de lancement vers les sommets.
Anat Cohen en trois mots : Énergie, flow et joie.
Ainsi lorsque sur un morceau dédié à Paco de Lucia composé par son contrebassiste qui se mua pour l'occasion en guitariste particulièrement inspiré a la 7 cordes, Anat Cohen prit son chorus, on sentit alors le public décoller avec elle pour atterrir loin, très loin. Et lorsque le pianiste se transforma en superbe accordéoniste pour un morceau d'Egberto Gismonti, ce fut un festival de couleurs harmoniques qui là encore nimba le théâtre totalement conquis par la clarinettiste. Ils sont 4 mais avec cette façon de convier autant d'instruments (clarinette, soprano, piano, accordéon, contrebasse. guitare, batterie, vibraphone), ce fut un défilé de couleurs harmoniques et une surprise renouvelée à chaque morceau.
Au final ce concert fut un moment rare et exceptionnel de celle que l'on voit bien trop peu en France.
Et comme nous étions quelques-uns sur notre nuage à ne pas vouloir revenir sur terre, nous nous arrêtions donc là pour la soirée, heureux et comblés.
( interview d’Anat Cohen par Alex Dutilh à retrouver sur ces pages ou sur Jazzland, Aligre Fm 93.1)

