Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 10:33

Quark Records 2010

Daniel Erdmann (ts), Franck Möbus (g), Johannes Fink (cb), John Schröder (dm)

 

erdmann.jpg

 

A 33 ans le saxophoniste allemand a depuis longtemps dépassé le stade de révélation pour accéder à celui de valeur sûre de la scène européenne au point de s’imposer comme l’un des leader du sax ténor sur le vieux continent. Chacune de ses apparitions (beaucoup trop rares en France) est marquée par la formidable énergie qui se dégage de lui.  Multipliant son temps sur les scènes Franco-Allemande, multipliant aussi les rencontres  ( on a encore en tête le superbe duo avec Francis Le Bras paru chez Vent d’Est ou encore ses travaux avec Hasse Poulsen), Daniel Erdmann marque les esprits par l’inventivité et la force de son discours.

Le quartet qu’il a constitué en 1999 (il s’appelait alors Erdmann 2000)  avec Franck Möbus, Johannes Fink et John Schröder, trois autres personnalités de l’étonnante scène du jazz Berlinois, porte lui aussi la marque de cette incandescence fusionnelle. Après trois albums en studio, le quartet signe ici un live enregistré en septembre 2008 au A-Trane un club de jazz de la capitale berlinoise.

Dans leur espace naturel, les quatre se livrent ici à un échange qui fonctionne d’autant mieux qu’ils se connaissent sur le bout de leurs instruments.  Espaces d’improvisation brute, sauvage et rauque alternant avec des passages plus écrits, plus cadrés relevant des formules harmoniques ou mélodiques qu’ils aiment semer en route. Leur musique prend au free autant qu’à celle plus policée des jeunes musiciens New Yorkais pour s’émanciper de tout format préconçu. Forte dans son expressivité, cette musique-là est dense, palpable et légère aussi. Erdmann avec ses phrases découpées, hachurées tourne et s’enroule sans démonstrativité. L’interaction avec Franck Möbus est totale. L’entente parfaite.

Il suffit d’entendre comment sur Human Right, le quartet qui, après les impros revient naturellement au thème avec une cohésion quasi-télépathique.

Une belle captation « live » qui donne assurément envie d’entendre cette formation en France ou encore de franchir le Rhin à la découverte de cette foisonnante et inventive scène Berlinoise.

Jean-Marc Gelin

Partager cet article
Repost0

commentaires