Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 23:09

 

herve-wayne-shorter.jpg

 

 

 

 

 

La leçon de jazz d’Antoine Hervé : « Wayne Shorter jazzman extraterrestre »

 

1 DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - 1H38 - Français sous-titré anglais
1 CD


Par le passé, le pianiste nous avait déjà montré qu'il était un excellent instrumentiste à travers ses nombreuses créations jazzistiques autant qu'artistiques. Antoine Hervé confirme en plus son caractère fort sympathique et ses talents de pédagogue avec ses "leçons de jazz". Que se cache-t-il derrière ce nom un tantinet ronflant et un poil rébarbatif? Beaucoup de talent et un clin d’œil malicieux!
La leçon de jazz d'Antoine Hervé s'adresse à celui qui cherche les clés pour aborder l’œuvre d'un grand musicien de jazz. Quelle aubaine aussi pour le béotien qui rêve d'une mise en jambe sur le jazz en général! 
Après sa leçon de jazz sur Jobim et cette deuxième leçon dédiée à Wayne Shorter, on découvre le talent d'Hervé à d'expliquer autant les tenants d'un morceau de Wayne Shorter, pour combler l'appétit des fervents initiés, que d'en dévier pour décortiquer par l'exemple ce qu'est un blues binaire ou ternaire ou la funk à un large public.
Cette leçon de jazz s'articule autour des explications, agrémentées d'anecdotes, par Antoine Hervé - conteur, amuseur curieux, décortiqueur nuancé, connaisseur averti -  et d'un duo avec le terriblement talentueux sopraniste Jean-charles Richard. La leçon se déroule suivant différents angles: le public studieux suit les mains du pianiste, vues d'en haut et projetées sur écran, en écoutant le duo joué treize compositions majeurs de Shorter partant de "Speak No Evil" à "Face On The Barrom Floor". Puis il se régale des interventions de Hervé qui narre le personnage Shorter - son mysticisme, son intériorité et sa plénitude de gourou, son gout pour la science fiction, ses drames – tout en abordant la technique instrumentale du sopraniste avec l’aide de Richard.
Avec humour et facétie, Hervé nous donne nombre de ficelles pour en découdre avec cette musique complexe et sophistiquée qu'est le jazz ... en nous faisant rire et en nous ramenant souvent à ce que nous connaissons tous.

 

Jérôme Gransac

Partager cet article
Repost0

commentaires

C
<br /> Etant l'auteur des textes que je porte en commentaire je n'ai pas besoin d'utiliser un quelconque lien informatique pour m' y référer.<br /> <br /> <br /> Me plaçant (autant que faire se peut) dans la peau d'un tout nouveau lecteur des DNJ, je trouve d'ailleurs ces collages de textes très instructifs (sur le fond) et intéressants (sur la forme, les<br /> effets de mémoire, etc.).<br /> <br /> <br /> Et voilà ! SC.  <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Pour compléter l'information des lecteurs :                              <br />                                                      <br />                                                      <br />                              <br /> <br /> <br /> Samedi 6 mars 2010<br /> <br /> <br /> La Leçon de jazz d'Antoine HERVE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Wayne SHORTER: le compositeur-saxophoniste extra-terrestre (*)<br /> <br /> <br /> Antoine Hervé (exposant, p), Jean-Charles Richard (ss). 09.02.2010 à l’Auditorium de Saint-Germain des<br /> Prés<br /> <br /> <br /> A Franck<br /> <br /> <br />  Le concept d’Antoine Hervé est connu, le contenu de ses leçons successives est en revanche trop rarement explicité. Car il faut un talent singulier (de<br /> pédagogue, de conteur) pour dévoiler et illustrer à un public indéterminé (combien d’initiés ? Combien de néophytes ?) la personnalité, le parcours, les conceptions musicales d’un<br /> Bill Evans, d’un Charlie Mingus, d’un Chick Corea, sans rien céder par ailleurs sur l’exigence du jazzman concertiste. Bien loin des clichés ou des raccourcis stériles qui continuent<br /> d’alimenter une version tronquée de l’histoire et, pour tout dire, un certain snobisme, la curiosité empathique, le sens de la nuance et de la formule, le décorticage humoristique et savant<br /> tout à la fois, font par exemple de la leçon consacrée à Oscar Peterson (qu’on aurait pu penser, à tort, assez éloigné des références premières d’Antoine Hervé) ou à McCoy Tyner de purs joyaux<br /> qui commencent au demeurant à se décliner dans tout l’hexagone. Le 09.02.2010, Antoine Hervé consacrait sa leçon à Wayne Shorter. Exercice redoutable tant l’œuvre, la pensée et la démarche du<br /> saxophoniste ont essaimé sur (et suscité) des continents sans autre lien évident à première approche que son génie de compositeur auquel on l’a trop souvent réduit, de Blakey à Miles, de<br /> Weather Report à la « saudade » brésilienne la plus subtile, sans parler de ses collaborations multiples (Santana, Steely Dan, Salif Keita, Joni Mitchell, Pino Daniele, etc.). Fort<br /> heureusement, Antoine Hervé avait choisi, pour illustrer cette fabuleuse trajectoire, le saxophoniste soprano Jean-Charles Richard (découvert entre autres formations en un sidérant duo complice<br /> avec la chanteuse Claudia Solal) dont la sonorité, la justesse, la sensualité, la connaissance intime de l’œuvre shorterien, ont fait merveille toute la soirée. Outre sa maîtrise pianistique et<br /> sa jubilation patente face à un répertoire aussi divers que fascinant, la sûreté de jugement et l’ampleur de vues d’Antoine Hervé ont, si l’on peut dire, fait le reste. Insistance majeure sur<br /> l’amitié et la différenciation Shorter / Coltrane, sur l’impact décisif de l’album<br /> « Speak No Evil » (véritable manifeste poétique gravé le soir de Noël 1964) dont le duo interpréta superbement les deux-tiers sans pour autant délaisser (comme c’est trop souvent le<br /> cas) d’autres jalons marquants (outre la pêche au trésor davisienne : « Fall » et autres « Footprints », « Beauty and the Beast » issu de la superbe rencontre<br /> de Wayne avec Milton Nascimento en 1974, l’album « Atlantis » et un joyau tiré de la fin de comète Weather Report : « Face On A Barroom Floor »). Reprenant / Partageant<br /> / Validant largement (1) les<br /> orientations et concepts d’un petit opuscule (que les DNJ faillirent bien chroniquer en son temps : « Les Singularités Flottantes de<br /> Wayne Shorter », éd. Rouge Profond, coll. Birdland, 2005), sur le renouvellement du traitement du matériau mélodique et la définition d’un<br /> nouvel espace musical par le saxophoniste, Antoine Hervé et Jean-Charles Richard démontrèrent amplement combien Wayne Shorter, ancré plus qu’on ne l’a cru dans le terreau du jazz américain (le<br /> blues et les racines spirituelles du hard-bop, le groove), travaillant l’exigence mélodico-harmonique jusqu’à l’extrême, avait su et continuait de transcender l’un et l’autre jusque dans son<br /> quartet actuel, débouchant sur un discours poétique éminemment personnel, virtuose dans sa vigueur la plus elliptique et qui restera, sans nul doute, majeur dans la fécondation de l’imaginaire<br /> musical du demi-siècle écoulé.       <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Stéphane Carini.<br /> <br /> <br />  (1) constat aimablement confirmé par Antoine Hervé à l’auteur de ces lignes en coulisses,  à l’issue de la conférence.<br /> <br /> <br /> (*) le titre "Wayne Shorter, le<br /> compositeur-saxophoniste extra-terrestre" est celui retenu par A. HERVE pour son concert-conférence.<br /> <br />
Répondre
D
<br /> <br /> Sur internet, il est d'usage d'utiliser un lien quand on se réfère à un document.<br /> <br /> <br /> Voici le texte sur les DNJ: ICI<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> Pour permettre aux lecteurs de comparer :<br /> <br /> <br /> <br /> Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 07:54<br /> <br /> <br /> <br /> La Leçon de jazz d'Antoine HERVE<br /> <br /> <br /> <br /> Wayne SHORTER: le compositeur-saxophoniste extra-terrestre (*)<br /> <br /> <br /> Antoine Hervé (exposant, p), Jean-Charles Richard (ss). 09.02.2010 à l’Auditorium de Saint-Germain des<br /> Prés<br /> <br /> <br /> A Franck<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le concept d’Antoine Hervé est connu, le contenu de ses leçons successives est en revanche trop rarement explicité. Car il faut un talent singulier (de pédagogue, de<br /> conteur) pour dévoiler et illustrer à un public indéterminé (combien d’initiés ? Combien de néophytes ?) la personnalité, le parcours, les conceptions musicales d’un Bill Evans, d’un<br /> Charlie Mingus, d’un Chick Corea, sans rien céder par ailleurs sur l’exigence du jazzman concertiste. Bien loin des clichés ou des raccourcis stériles qui continuent d’alimenter une version<br /> tronquée de l’histoire et, pour tout dire, un certain snobisme, la curiosité empathique, le sens de la nuance et de la formule, le décorticage humoristique et savant tout à la fois, font par<br /> exemple de la leçon consacrée à Oscar Peterson (qu’on aurait pu penser, à tort, assez éloigné des références premières d’Antoine Hervé) ou à McCoy Tyner de purs joyaux qui commencent au demeurant<br /> à se décliner dans tout l’hexagone. Le 09.02.2010, Antoine Hervé consacrait sa leçon à Wayne Shorter. Exercice redoutable tant l’œuvre, la pensée et la démarche du saxophoniste ont essaimé sur<br /> (et suscité) des continents sans autre lien évident à première approche que son génie de compositeur auquel on l’a trop souvent réduit, de Blakey à Miles, de Weather Report à la<br /> « saudade » brésilienne la plus subtile, sans parler de ses collaborations multiples (Santana, Steely Dan, Salif Keita, Joni Mitchell, Pino Daniele, etc.). Fort heureusement, Antoine<br /> Hervé avait choisi, pour illustrer cette fabuleuse trajectoire, le saxophoniste soprano Jean-Charles Richard (découvert entre autres formations en un sidérant duo complice avec la chanteuse<br /> Claudia Solal) dont la sonorité, la justesse, la sensualité, la connaissance intime de l’œuvre shorterien, ont fait merveille toute la soirée. Outre sa maîtrise pianistique et sa jubilation<br /> patente face à un répertoire aussi divers que fascinant, la sûreté de jugement et l’ampleur de vues d’Antoine Hervé ont, si l’on peut dire, fait le reste. Insistance majeure sur l’amitié<br /> et la différenciation Shorter / Coltrane, sur l’impact décisif de l’album « Speak No Evil »<br /> (véritable manifeste poétique gravé le soir de Noël 1964) dont le duo interpréta superbement les deux-tiers sans pour autant délaisser (comme c’est trop souvent le cas) d’autres jalons marquants<br /> (outre la pêche au trésor davisienne : « Fall » et autres « Footprints », « Beauty and the Beast » issu de la superbe rencontre de Wayne avec Milton Nascimento<br /> en 1974, l’album « Atlantis » et un joyau tiré de la fin de comète Weather Report : « Face On A Barroom Floor »). Reprenant / Partageant / Validant<br /> largement (1) les orientations et<br /> concepts d’un petit opuscule (que les DNJ faillirent bien chroniquer en son temps : « Les Singularités Flottantes de Wayne Shorter »,<br /> éd. Rouge Profond, coll. Birdland, 2005), sur le renouvellement du traitement du matériau mélodique et la définition d’un nouvel<br /> espace musical par le saxophoniste, Antoine Hervé et Jean-Charles Richard démontrèrent amplement combien Wayne Shorter, ancré plus qu’on ne l’a cru dans le terreau du jazz américain (le<br /> blues et les racines spirituelles du hard-bop, le groove), travaillant l’exigence mélodico-harmonique jusqu’à l’extrême, avait su et continuait de transcender l’un et l’autre jusque dans son<br /> quartet actuel, débouchant sur un discours poétique éminemment personnel, virtuose dans sa vigueur la plus elliptique et qui restera, sans nul doute, majeur dans la fécondation de l’imaginaire<br /> musical du demi-siècle écoulé.       <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Stéphane Carini.<br /> <br /> <br /> (1) constat aimablement confirmé par Antoine Hervé à l’auteur de ces lignes en<br /> coulisses,  à l’issue de la conférence.<br /> <br /> <br /> (*) le titre "Wayne Shorter, le<br /> compositeur-saxophoniste extra-terrestre" est celui retenu par A. HERVE pour son concert-conférence.<br />
Répondre
D
<br /> <br /> Sur internet, il est d'usage d'utiliser un lien quand on se réfère à un document.<br /> <br /> <br /> Voici le texte sur les DNJ: ICI<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> La Leçon de jazz d'Antoine HERVE<br /> <br /> <br /> <br /> Wayne SHORTER: le compositeur-saxophoniste extra-terrestre (*)<br /> <br /> <br /> Antoine Hervé (exposant, p), Jean-Charles Richard (ss). 09.02.2010 à l’Auditorium de Saint-Germain des<br /> Prés<br /> <br /> <br /> A Franck<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le concept d’Antoine Hervé est connu, le contenu de ses leçons successives est en revanche trop rarement explicité. Car il faut un talent singulier (de pédagogue, de<br /> conteur) pour dévoiler et illustrer à un public indéterminé (combien d’initiés ? Combien de néophytes ?) la personnalité, le parcours, les conceptions musicales d’un Bill Evans, d’un<br /> Charlie Mingus, d’un Chick Corea, sans rien céder par ailleurs sur l’exigence du jazzman concertiste. Bien loin des clichés ou des raccourcis stériles qui continuent d’alimenter une version<br /> tronquée de l’histoire et, pour tout dire, un certain snobisme, la curiosité empathique, le sens de la nuance et de la formule, le décorticage humoristique et savant tout à la fois, font par<br /> exemple de la leçon consacrée à Oscar Peterson (qu’on aurait pu penser, à tort, assez éloigné des références premières d’Antoine Hervé) ou à McCoy Tyner de purs joyaux qui commencent au demeurant<br /> à se décliner dans tout l’hexagone. Le 09.02.2010, Antoine Hervé consacrait sa leçon à Wayne Shorter. Exercice redoutable tant l’œuvre, la pensée et la démarche du saxophoniste ont essaimé sur<br /> (et suscité) des continents sans autre lien évident à première approche que son génie de compositeur auquel on l’a trop souvent réduit, de Blakey à Miles, de Weather Report à la<br /> « saudade » brésilienne la plus subtile, sans parler de ses collaborations multiples (Santana, Steely Dan, Salif Keita, Joni Mitchell, Pino Daniele, etc.). Fort heureusement, Antoine<br /> Hervé avait choisi, pour illustrer cette fabuleuse trajectoire, le saxophoniste soprano Jean-Charles Richard (découvert entre autres formations en un sidérant duo complice avec la chanteuse<br /> Claudia Solal) dont la sonorité, la justesse, la sensualité, la connaissance intime de l’œuvre shorterien, ont fait merveille toute la soirée. Outre sa maîtrise pianistique et sa jubilation<br /> patente face à un répertoire aussi divers que fascinant, la sûreté de jugement et l’ampleur de vues d’Antoine Hervé ont, si l’on peut dire, fait le reste. Insistance majeure sur l’amitié<br /> et la différenciation Shorter / Coltrane, sur l’impact décisif de l’album « Speak No Evil »<br /> (véritable manifeste poétique gravé le soir de Noël 1964) dont le duo interpréta superbement les deux-tiers sans pour autant délaisser (comme c’est trop souvent le cas) d’autres jalons marquants<br /> (outre la pêche au trésor davisienne : « Fall » et autres « Footprints », « Beauty and the Beast » issu de la superbe rencontre de Wayne avec Milton Nascimento<br /> en 1974, l’album « Atlantis » et un joyau tiré de la fin de comète Weather Report : « Face On A Barroom Floor »). Reprenant /<br /> Partageant / Validant largement (1) les orientations et concepts d’un petit opuscule<br /> (que les DNJ faillirent bien chroniquer en son temps : « Les Singularités Flottantes de Wayne Shorter », éd. Rouge Profond, coll.<br /> Birdland, 2005), sur le renouvellement du traitement du matériau mélodique et la définition d’un<br /> nouvel espace musical par le saxophoniste, Antoine Hervé et Jean-Charles Richard démontrèrent amplement combien Wayne Shorter, ancré plus qu’on ne l’a cru dans le terreau du jazz américain<br /> (le blues et les racines spirituelles du hard-bop, le groove), travaillant l’exigence mélodico-harmonique jusqu’à l’extrême, avait su et continuait de transcender l’un et l’autre jusque dans son<br /> quartet actuel, débouchant sur un discours poétique éminemment personnel, virtuose dans sa vigueur la plus elliptique et qui restera, sans nul doute, majeur dans la fécondation de l’imaginaire<br /> musical du demi-siècle écoulé.       <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Stéphane Carini.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (1) constat aimablement confirmé par Antoine Hervé à l’auteur de ces lignes en<br /> coulisses,  à l’issue de la conférence.<br /> <br /> <br /> (*) le titre "Wayne Shorter, le<br /> compositeur-saxophoniste extra-terrestre" est celui retenu par A. HERVE pour son concert-conférence<br />
Répondre
D
<br /> <br /> Sur internet, il est d'usage d'utiliser un lien quand on se réfère à un document.<br /> <br /> <br /> Voici le texte sur les DNJ: ICI<br /> <br /> <br /> <br />