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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 16:32

 

Fresh Sound New talent 2013

Nicolas Moreaux (cb), Bill Mc henry (ts), Pierre Perchaud (g), David Doruzka (g), Antoine Paganotti (dms), Karl Jannuska (dms), Christophe Panzani (ts), Olivier Bogé (as) + Tigran Hamsyan (p), Frida Anderson (vc)

 moreaux.jpeg

 

Gloire a Jordi Pujol producteur de génie et dénicheur de talents devant l'éternel. Talents qu’il va le plus souvent chercher dans les clubs de l’autre côté de l’Atlantique où ses pioches sont toujours assez géniales.

L'album qu’il nous présente du jeune contre bassiste Nicolas Moreaux ne fait pas exception à la règle. Il a, il faut bien le dire, un peu surpris son monde. D'abord parce que le contrebassiste avait un peu disparu des radars. On l’avait suivi certes au côtés de musiciens français que l’on aime bien, comme Pierre Perchaud ou Olivier Bogé et Tigran Hamasyan (trois musiciens que l’on retrouve ici) ou encore Sophie Alour.

Ensuite parce qu'il n'apparaissait pas véritablement comme un "leader d'opinion" jazzistique. Et enfin parce que, pour son 2ème opus ( après Beatnick aru en 2009) s’attaquer à un double album est un énorme pari.

Et force est bien de constater que le garçon réussi sur toute la ligne et frappe un grand coup son entrée dans sa propre discographie. Nicola Moreaux a de belles choses à dire et des musiciens exceptionnels pour  les exprimer. Mariage réussi, superbe, tout en harmonies raffinées. Avec un sens consommé de l'écriture et de l'arrangement dont il a confié en partie la charge aux musiciens, Nicolas Moreaux navigue subtilement entre un jazz mainstream et un jazz New-Yorkais subtil auxquels il ajoute une belle pincée de pop moderne assez judicieusement distillée. Il y a de l’émotion qui effleure. Il ya une sorte de poésie moderne.

3 saxs l'accompagnent dans cette affaire. 3 saxs qui triloguent sur des tramages superbes et sur les fonds bleutés de Pierre Perchaud ou de David Doruzka. Et si la musique s’accomode de ce jazz moderne il sait faire son affaire avec de bons vieux groove post bop a l'image des deux guitaristes tout en rondeurs swinguantes ( a joyful) et d’une rythmique aussi riche que gravitaire.

Il y a quelque chose d’enchanteur dans ce disque-là, de fascinant dans cette musique. Captivante et douce. Profonde et aérienne.

Un régal.

Jean-Marc Gelin

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