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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:05

JJJJazz Hip Trio : « Douces Pluies »

Nocturne 2006

Le Jazz Hip trio, né au début des années soixante, de la rencontre de deux personnalités hors norme, le contrebassiste marseillais Roger Luccioni et le pianiste toulonnais JB Eisinger, témoigne d’une exceptionnelle aventure humaine et musicale. C’est une histoire d’amitié indéfectible entre deux musiciens « amateurs » chevronnés, étudiants  dans le civil, futurs spécialistes de la santé, professeurs de la Faculté de Médecine. Ils vécurent cette double vie pendant une dizaine d’années, constituant une section rythmique de choc qui joua sur la Côte , dans les festivals et en clubs, avec des pointures américaines comme Art Blakey et ses Jazz Messengers,  Dizzy Gillespie, Wes Montgomery, Jon Hendricks. Le Jazz Hip trio compta bientôt comme batteur Daniel Humair avec des invités plus ou moins réguliers, des solistes prestigieux comme Chet Baker, Didier Lockwood, Sonny Stitt, Lee Konitz, Dexter Gordon, et surtout Barney Wilen, qui devait devenir un de leurs partenaires privilégiés .

 

 

Le label sudiste varois Celp  a ressorti  récemment deux albums, l’un du Jazz Hip Trio, l’autre en quartet avec Barney Wilen,  tous deux en live et à Chateauvallon. Ce «Barney Wilen et le Jazz Hip Trio», intitulé « Le jardin aux sentiers qui bifurquent » (un titre magnifique de Borgès)  est un témoignage précieux, souvent oublié de la discographie officielle du saxophoniste.

 

 

Comment ces deux hommes ont-ils réussi  à concilier cette double vie de musicien et de médecin ? Phénomène incompréhensible  actuellement où la  spécialisation est valorisée, mais peut-être cela explique-t-il le relatif désintérêt de la profession pour ces « dilettantes », sudistes, au parcours dispersé et quelque peu rebelle ?

 

 

Cette présentation n’est pas inutile pour révéler la suite de cette histoire à rebondissements  avec dès 1957, la création d’une revue Jazz Hip, farfelue, non académique et d’un régionalisme impertinent, aventure qui devait durer dix ans.  JB Eisinger, le pianiste du groupe, atteint d’une maladie invalidante, préféra s’éloigner de la scène en 1989. Son complice Roger Luccioni n’abandonna pas la partie pour autant et reforma un nouveau groupe, après d’assez longues recherches, en intégrant le pianiste Henri Florens et le batteur Jean Pierre Arnaud, tous deux attachés à leur sud natal.

 

 

Cet album sorti chez Nocturne est un retour dans la production discographique du Jazz Hip Trio, et aussi le signe d’une continuité réelle d’esprit et de forme. Les compositions sont souvent de JB Eisinger, certaines anciennes comme « Tableau de Daniel Humair», ou Starlight starbright », gravées en 68 sur les deux premiers disques du trio, d’autres très récentes  comme ce «  Douces pluies »qui donne son nom à l’album, ou «L’automne est arrivé». Dans le même temps, comme s’il reprenait goût à la vie, le pianiste s’est remis à composer. Anticipant  un prochain retour en scène, il s’est attelé à la création d’un Cd auto-produit, sur le  label  Plein Sud, enregistré chez lui, de façon artisanale, en re-recording, fort justement intitulé « Virtual Trio ». Il faudrait donc écouter les deux albums en parallèle, car ils sont bien plus que complémentaires. Ils continuent, prolongent, renforcent cette histoire étonnante de musique et de complicité, qui court sur une vie. La qualité d’interprétation du trio irrigue d’un sang neuf  les compositions de JB Eisinger qui révèlent une compréhension fine et intimement vécue du jazz. L’improvisation est parfois  limitée au profit de l’exposition de thèmes d’un lyrisme souvent mélancolique. « L’automne est arrivé » s’inspire d’un texte de Mimi Perrin, l’amie de toujours, clin d’œil à Early Autumn dans la version des Double Six. Pendant les années soixante, JB Eisinger se référait volontiers à la musique classique ou contemporaine (« Shéhérajazz, CelloBritten »,) il aima aussi rendre hommage à ceux qui l’ont toujours inspiré comme Johnny Griffin (« Little Giant Steps »).

 

 

La vivacité inspirée de Henri Florens, qui apporte « Thème n°1 », encouragée par une section rythmique chaleureuse- Roger Luccioni signe deux belles compositions « Hyperespace » et « Rue du Chemin Vert »-  renforce l’élan et la vigueur de ce jazz  que l’on écoutait autrefois dans des caves ou  en club, dans le bruit des couverts et des conversations, derrière un écran de fumée, pour dissiper son ennui ou masquer ses fêlures. Un certain état d’esprit et tout un art de vivre.

 

 

Sophie Chambon

 

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:03

JJJ PAT METHENY / BRAD MEHLDAU

 

 

Nonesuch 2006

 

 

 Certainement un très bel album et une très belle rencontre entre deux immenses artistes évoluant chacun dans des sphères totalement différentes. Le premier est guitariste. Certainement l’un des tous meilleurs au monde. Admirateur sans limite d’Ornette Coleman et d’un jazz syncrétique il affirme son goût pour la chose électrique. L’autre est pianiste. Il a à peine 36 ans, et a émergé dans la génération suivant Metheny et forcément s’est nourri de lui. A son âge il est déjà une figure emblématique du jazz moderne. Mais à la différence du guitariste il s’est construit sa carrière sur un univers plus intimiste et résolument acoustique.

 

 

Hier Metheny enregistrait avec son idole d’enfance (Ornette Coleman sur SONG X) désormais c’est à Brad Mehldau d’accomplir son rêve. Et logiquement dans ce rêve accompli où les deux hmmes ont apporté leurs compositions, il aurait dû émerger un album exceptionnel.

 

 

Et pourtant quelque chose nous incite à la retenue. En effet chacun des partenaires semble chercher une sorte de terrain d’entente minimum sans oser se livrer vraiment. Il faut attendre les trois premiers morceaux, où l’endormissement guette, pour qu’il se passe enfin quelque chose. Que la pâte veuille bien prendre. Car pour l’essentiel c’est plutôt un service minimum sans aucune prise de risque où l’on peine à retrouver chez l’un comme chez l’autre l’empreinte de leur style propre. Pour qu’il en fût autrement il aurait fallu aux deux hommes une terre commune à explorer. Comparaison n‘est certes pas raison mais l’on a tous encore en tête un autre duo publié l’an dernier par Cam Jazz entre Jim Hall et Enrico Pierannunzi qui partageait tous les deux un amour commun pour Bill Evans et qui se montraient capables chacun de dialoguer tout en explorant à tour de rôle des univers caché dans la musique inspirée par le pianiste. Ici on en et loin. Le dialogue est réduit à sa plus simple expression chacun jouant sa partie à tour de rôle, certainement avec brio mais sans plus. Et l’on est agréablement surpris lorsque la rythmique de Mehldau intervient sur deux titres, apportant alors un réel soutien à cette élégante musique qui vraiment ne dérangera personne.

 

 

Mais ne boudons pas notre plaisir. Il y a quelques beaux moments comme ce Bachelors III composé par Metheny ou ce Ring of Life dans lequel Metheny livre un chorus stupéfiant. Et puis, et puis il y a en toute fin d’album un morceau admirable. «  Make peace » commence mal et l’on pourrait craindre le pire mais les deux hommes parviennent à hisser ce morceau à un véritable chef d’œuvre pour conclure de façon magistrale dans un moment poignant cette session en demi teinte. Musique intime et raffinée, au moelleux lénifiant cet album est à savourer par un après midi d’automne glacial et pluvieux à l’heure du thé.

 

 

Jean-Marc Gelin

 

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:01

 

JJJJ THELONIOUS MONK: « classic Qartet »

 

Candid 2006

 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 23:18

JJ LE DUO: “ Plays Jacques Brel”

Douglas 2006

 

 

 Hasard du calendrier. Presque en même temps, sortent deux albums consacrés à Jacques Brel. A côté du travail effectué par le trompettiste Patrick Artero sur des arrangements foisonnants de Vincent Artaud à grands renforts de congas de cuivres, le travail qui nous est proposé ici s’inscrit dans un toute autre démarche. Le respect littéral de la chanson amène nos deux jeunes musiciens sur des sentiers un peu convenus, celui du climat intimiste à tout prix. Toujours au plus près serré de la mélodie, ils semblent un peu timides, enfermés dans leur interprétation. Mais l’album gagne en charme. U n charme certain. Celui de reconnaître immédiatement la chanson de Brel dont les paroles nous revient tout de suite en tête. Celui de la mise en évidence de leur belle musicalité.

 

 

Celui d’un joli dialogue où lorsque l’un fait chanter son instrument l’autre l’accompagne. Perrine Mansuy remarquée il y a quelque temps (3° pris d’orchestre à la Défense en 2000) apporte une réelle profondeur de jeu assez discrète et élégante tout à la fois tandis que Francis Cordas est particulièrement inspiré par son sujet. Tous les deux possèdent le charme d’une très grande finesse dans leur interprétation au plus proche, toujours de l’émotion voulue et provoquée. Mais cette entreprise est néanmoins risquée et peut conduire à une paraphrase un peu tiède si l’on n’y prête attention. Et c’est à ce titre que l’on peut reprocher à ce duo un certain manque de liberté. Celui d’oser sortir sur des chemins plus risqués d’un arrangement original ou d’un improvisation plus libre.

 

 

Alan Douglas le producteur de cette session fait un choix étonnant. Lui qui après avoir produit des sommets comme le Money Jungle de Duke Ellington, les Last Poets, Billie Holiday ou Jimmy Hendricks s’était juré de ne plus produire d’album. C’est curieusement ave cet album qu’il revient en studio et autour du concept des songbooks français. Le prochain album enregistré par Le Duo  sortira dans un mois autour de la musique de Charles Aznavour.

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:12

JJJ PATRICIA BARBER: « Mythologie »

Nocturne 2006

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:09

JJJJ ORNETTE COLEMAN: “ Sound grammar”

 

Sound Grammar 2006

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:08

JJJJ JEAN PIERRE COMO: “L’âme soeur”

Nocturne 2006

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:07

JJJ VINCENT COURTOIS: “What do you mean by silence”

 

Le Triton 2006

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:05

JJJ ANTOINE HERVE: “Mozart la nuit”

Nocturne 2006

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:03

JJJ MAIDO PROJECT : « Safran »

Autoprod.

 

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