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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 15:34
Mingus Big Band en son jardin à Manhattan

La tradition a du bon. Le lundi à New-York, les amateurs de jazz peuvent depuis 1966 retrouver au Village Vanguard, l’orchestre maison, aujourd’hui le Vanguard Jazz Orchestra, qui a succédé en 1990 au Mel Lewis-Thad Jones orchestra (Resonance vient de publier un double cd d’inédits de 1966, All my yesterdays) et célébré son demi-siècle exactement le 8 février dernier. Un peu plus haut dans Manhattan, et un peu plus récent, le Mingus Big Band se produit aussi ce premier jour de la semaine avec une régularité de métronome sur la scène, en sous-sol, au Jazz Standard depuis 2008, après avoir fait, chaque jeudi, les belles soirées du Fez (aujourd’hui fermé) dès 1979, année du décès de Charles Mingus.
Sue Graham Mingus, la veuve du contrebassiste-compositeur, veille sur les prestations des formations portant son nom (Mingus Dynasty, Charles Mingus Orchestra, Mingus Big Band) maintenant la flamme de son bouillonnant époux, dès les premiers jours suivant son décès début 1979. Ce 11 avril, la gardienne du temple, est présente. Elle n’a guère changé depuis que nous l’avions rencontrée à Paris voici plus de dix ans pour la présentation de son livre, témoignage passionné (« Tonight at noon, a love story », Pantheon Books.2002 ; « Pour l’amour de Mingus ». Ed du Layeur.2013). Quand elle discute avec les musiciens de son orchestre et nous présente après le concert le trompettiste russe, Alex Sipiagin, on sent bien que c’est la boss.
Sur la scène, on a retrouvé la fougue de Mingus dans le morceau introductif, un des classiques de son répertoire, Boogie Stop Shuffle. Dirigée par le saxophoniste Alex Foster, le Mingus Big Band propose ce soir-là au concert de 19 h 30 (un deuxième a lieu à 21 h 30) un répertoire d’œuvres signées du bassiste ou composées en son honneur notamment par Joni Mitchell (album intitulé simplement Mingus publié en 1979). La voix est souvent à l’honneur avec le tromboniste Ku-Umba Frank Lacy, pilier du big band, qui a consacré l’an passé un disque en hommage à Mingus (Mingus sings. Sunnyside). C’est le cœur battant de la grande formation dirigée par le saxophoniste Alex Foster. Tandis que le contrebassiste (Ben Wolfe) fait le métier –mais qui pourrait aujourd’hui arriver même à l’épaule de Charles Mingus- se distinguent particulièrement Abraham Burton (saxophone ténor), Alex Sipiagin (trompette) et Jason Marshall (saxophone baryton).
Le personnel de la formation évolue naturellement au fil du temps mais Lacy et Burton figurent dans l’album qui recueillit un Grammy Award en 2011 dans la catégorie des grandes formations, Mingus Big Band Live at Jazz Standard (Jazz Workshop). Et vous pouvez faire confiance à Sue Mingus pour s’assurer que la musique proposée est fidèle à l’esprit de son créatif époux. Le public ne s’y est pas trompé ce lundi 11 avril en réservant un accueil respectueux –nous sommes dans un club-restaurant chic du Midtown-au Mingus Big Band.
Jean-Louis Lemarchand

Jazz Standard. 116 E 27 th Street, NY, Ny.11 avril. Mingus Big Band : Greg Gisbert,Tatum Greenblatt Alex Sipiagin (trompette), Alex Foster, Abraham Burton, Alex Terrier, Brandon Wright, Jason Marshall ( saxophone), Frank Lacy, Coleman Hughes, Dave Taylor (trombone), Donald Edwards (batterie), Ben Wolfe (basse), Theo Hill (piano).

@Fran Kaufman

@Fran Kaufman

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:56
Patrice Caratini souffle 50 bougies sur scène

Carte Blanche à Patrice Caratini le 21 mars à 20 h au Théâtre du Châtelet (75001)

Quatre générations sur scène ! Patrice Caratini ne cache pas sa joie à la veille de fêter un demi-siècle de vie artistique au service du jazz. Aux côtés du contrebassiste, chef d’orchestre, compositeur, arrangeur, les spectateurs du Châtelet retrouveront Martial Solal et Marcel Azzola (tous deux nés en 1927) et des jeunes à peine trentenaires qui forment son dernier sextet.

En moins de trois heures, Patrice Caratini proposera une certaine synthèse de son parcours : en première partie son big band, le Caratini Jazz Ensemble, formation d’une extraordinaire stabilité depuis vingt ans (« une histoire de famille »), et après l’entracte, différents formats révélateurs de son éclectisme avec notamment du côté des voix, Hildegarde Wanzlawe (interprète de Cole Porter, Jean Nohain, Tom Jobim, vous voyez l’ouverture du registre) et Maxime Le Forestier, pour lequel Caratini avait composé en 1976.

Il ne s’agira évidemment que d’une petite sélection de la vingtaine de programmes que Patrice Caratini a mitonnés ces deux dernières décennies et donnés au cours de 500 concerts. Chef d’une grande formation, cela signifie non seulement écrire mais aussi faire vivre le groupe au sens économique du terme : « il faut aller au charbon », résume en souriant le contrebassiste. Et de récapituler son emploi du temps: un quart pour l’écriture, un autre quart pour l’interprétation (répétitions et concerts) et une bonne moitié pour la recherche de partenariats. Après ce feu d’artifice du Châtelet, Mr P.C prévoit de mettre en veilleuse son activité de patron de PME jazzistique pour se consacrer à sa vie d’artiste : « c’est un retour à ma vie de saltimbanque ». Mais en laissant toujours la porte ouverte à de grandes fêtes sur scène : « 80 % de ce que j’ai écrit peut être monté du jour au lendemain ». Avis aux programmateurs de festivals et autres scènes nationales !

Jean-Louis Lemarchand

Patrice Caratini souffle 50 bougies sur scène
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 20:22

Le pianiste Paul Lay a obtenu - par une large majorité (devant Cécile Mac Lorin Salvant et Andy Emler)- le prix Django Reinhardt décerné par l’Académie du Jazz au musicien français de l’année. Le trophée lui a été remis le 8 février au cours d’un grand concert organisé au Théâtre du Châtelet par la vénérable (et exigeante) institution qui célébrait ses 60 ans.

Prix Django Reinhardt en 2008 (récompense alors partagée avec Méderic Collignon), la saxophoniste alto Géraldine Laurent a reçu des mains du président de l’Académie François Lacharme le prix du disque français 2015 pour At Work (Gazebo-l’autre distribution).

Paul Lay, qui a offert un solo lumineux au large public (1600 spectateurs) du Châtelet, peut être entendu sur deux récents disques qui ont eu l’honneur de la critique des DNJ, At Work et Life on Mars (Moods-L’autre distribution) d’Eric Le Lann. Il avait déjà conquis les amateurs les plus éclairés avec Mikado, album publié en 2014 sous son nom pour le label Laborie.

La soirée de gala de l’Académie du Jazz aura permis de découvrir un octette (1)constitué uniquement de Prix Django Reinhardt- de René Urtreger (lauréat en 1961) à Airelle Besson, primée en 2014) qui a régalé le public avec un répertoire de standards des années 50-60 dont Django et un Milestones pris sur un tempo d’enfer.

En seconde partie, toute dédiée à Duke Ellington par le Duke Orchestra de Laurent Mignard, mention spéciale à John Surman (lauréat du prix du musicien européen de l’Académie 2015) pour son interprétation de Passion Flower et succès pour la gouailleuse version scattée de Take the A Train par Sanseverino. Prix Django Reinhardt 1966, Jean-Luc Ponty a confirmé avec deux titres qu’il fallait toujours compter sur lui parmi les légendes du violon.

Jean-Louis Lemarchand

  1. :René Urtreger, piano, Henri Texier, basse, Simon Goubert, batterie, Géraldine Laurent et Pierrick Pedron, saxophone alto, Stéphane Guillaume, saxophones ténor et soprano, Eric Le Lann et Airelle Besson, trompette.
@jean-louis Lemarchand
@jean-louis Lemarchand

PALMARÈS 2015

Prix Django Reinhardt (musicien français de l’année) :

PAUL LAY

Finalistes : Cécile McLorin Salvant, Andy Emler

Grand Prix de l’Académie du Jazz (meilleur disque de l’année) :

FRED HERSCH « SOLO » (Palmetto)

Finalistes : Stanley Cowell « Juneteenth » (Vision Fugitive/Harmonia Mundi), John Scofield « Past Present » (Impulse !/Universal), Ryan Truesdell/Gil Evans Project « Lines of Color » (ArtistShare)

Prix du Disque Français (meilleur disque enregistré par un musicien français) :

GÉRALDINE LAURENT « AT WORK » (Gazebo/L’Autre Distribution)

Finalistes : Eric Le Lann « Life on Mars » (Moods Recordings/L’Autre Distribution), André Villéger/Philippe Milanta « For Duke and Paul » (Camille Productions/Socadisc)

Prix du Musicien Européen (récompensé pour son œuvre ou son actualité récente) :

JOHN SURMAN

Finalistes : Samuel Blaser, Evan Parker

Prix de la Meilleure Réédition ou du Meilleur Inédit :

ERROLL GARNER « THE COMPLETE CONCERT BY THE SEA » (Columbia Legacy/Sony Music)

Finalistes : Daniel Richard pour son travail sur le coffret de Joe Castro « Lush Life » (Sunnyside/Naïve), Fred Thomas pour l’ensemble de ses rééditions sur son label Sam Records.

Prix du Jazz Classique :

ANDRÉ VILLÉGER/PHILIPPE MILANTA « FOR DUKE AND PAUL » (Camille Productions/Socadisc)

Finalistes : François Biensan Octet « Jazzin’Brassens » (Autoproduction), Michel Pastre Quintet « Memories of You » (Autoproduction)

Prix du Jazz Vocal :

CÉCILE McLORIN SALVANT « FOR ONE TO LOVE » (Mack Avenue/Harmonia Mundi)

Finalistes : Linx - Fresu - Wissels / Heartland « The Whistleblowers » (Bonsaï/Tŭk Music/Harmonia Mundi), Virginie Teychené « Encore » (Jazz Village/Harmonia Mundi)

Prix Soul :

TAD ROBINSON « DAY INTO NIGHT » (Severn/www.severnrecords.com)

Finalistes : Bettye LaVette « Worthy » (Cherry Red/www.cherryred.com), Mighty Sam McClain & Knut Reiersrud « Tears of the World » (ACT/Harmonia Mundi)

Prix Blues :

HARRISON KENNEDY « THIS IS FROM HERE » (Dixiefrog/Harmonia Mundi)

Finalistes : Shemekia Copeland « Outskirts of Love » (Alligator/Socadisc), Jackie Payne « I Saw the Blues » (Blue Dot/www.bluedotblues.com)

Prix du Livre de Jazz :

JULIA BLACKBURN « LADY IN SATIN » (Rivage Rouge/Payot)

Finalistes : Aldo Romano « Ne joue pas fort, joue loin » (Éditions des Équateurs), Richard Havers « Verve, le son de l’Amérique » (Éditions Textuel)

@jean-louis Lemarchand

@jean-louis Lemarchand

Paul Lay et Géraldine Laurent couronnés par l’Académie du Jazz
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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:07
Concert royal pour les 60 ans de l’Académie du Jazz
Concert royal pour les 60 ans de l’Académie du Jazz

Concert royal pour les 60 ans de l’Académie du Jazz

Soirée soutenue par la Fondation BNP Paribas

Grande soirée en perspective pour célébrer les 60 ans de l’Académie du Jazz qui veille tout à la fois à faire vivre le patrimoine de « la »musique du 20 ème siècle et à révéler les talents du 21 ème siècle. Le 8 février au Théâtre du Châtelet, c’est un concert à l’ancienne –deux véritables parties- et moderne- par sa diversité artistique, qui sera proposé aux amateurs de l’inspiration permanente.

Les hostilités seront ouvertes par un octet constitué spécialement à cette occasion avec des lauréats des prix Django Reinhardt, le plus prestigieux des trophées attribué au musicien de l’année : par ordre alphabétique, Airelle Besson (trompette), Simon Goubert (batterie), Stéphane Guillaume( saxophones), Géraldine Laurent( saxophone), Eric Le Lann (trompette),Pierrick Pedron (saxophone), Henri Texier (basse) et René Urtreger (piano).

Après l’entracte-et la présentation du palmarès 2015 de l’Académie du Jazz-place au big band de Laurent Mignard avec ses trois invités, Jean-Luc Ponty (violon), Sanseverino (guitare) et John Surman (saxophones).

Pour nos lecteurs qui l’ignoreraient encore, l’Académie du Jazz, forte de 62 membres, se manifeste chaque année par le choix de lauréats dans plusieurs catégories (jazz, mais aussi blues et soul) récompensant des artistes et des albums. « Elle représente, souligne son président, François Lacharme, une somme d’individualités dont le savoir redoutable, la personnalité affirmée et le souci d’indépendance la rendent, au fond, très anti-académique ! ». (www.academiedujazz.org )

Partenaire de cette soirée, la Fondation BNP Paribas accompagne l'Académie du Jazz depuis 2010

Jean-Louis Lemarchand

Théâtre du Châtelet, le lundi 8 février. www.chatelet-theatre.com

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 16:06

"Nous, professionnels, artistes, auteurs, syndicats, fédérations et réseaux, organismes de soutien et de ressources, sociétés civiles du monde de la musique et du spectacle vivant, aujourd'hui encore blessés et consternés par l'horreur, sommes debout et déterminés, en mémoire de toutes les victimes et solidaires de toutes les personnes dans leurs pratiques culturelles.

Ces événements tragiques nous rappellent que la liberté, de création, d'expression est fragile. Parce que les spectacles nous font vivre et vibrer ensemble, parce qu'ils incarnent des valeurs d'ouverture et de tolérance, ils sont des cibles mais peuvent également être des remparts à l'obscurantisme et au fanatisme.

Nous continuerons à exercer nos métiers dans les meilleures conditions de sécurité possibles. Nous avons besoin les uns des autres pour partager des moments, des idées et des émotions, dans les salles et dans les festivals comme aux terrasses des cafés ou dans les stades.

Créer, jouer, produire, diffuser la musique et les spectacles, encourager les rencontres : c'est cela que nous défendrons, sans haine et sans crainte.
Les SPECTACLES sont VIVANTS !"

ACT IF, ADAMI, AGI-SON, AJC, APRÈSMAI, ASTP, AVANT-MARDI, BUREAU EXPORT, CD1D, CFTC, CNV, CULTURE BAR-BARS, CSCAD, CSDEM, LE FAIR, FAMDT, FCM, FEDELIMA, FÉDÉRATION DE CONCERT !, LA FELIN, FÉRAROCK, FNEIJMA, FRACA - MA, HORSLESMURS, LA GAM, Le GRADA, Le GRAL, GRANDS FORMATS, IRMA, OPALE, LE PATCH, POLCA, LE PÔLE, PRMA, PRODISS, LE RAMA, LE RIF, RAOUL, RCA , REZO-PARLEUR, SACD, SACEM, SAMUP - FÉDÉRATION SAMUP, SCPP, SFA, SMA, SNAC, SNACOPVA CFE-CGC, SNAM CGT, CGT SPECTACLE (FNSAC CGT), SNDTP, SNEA-UNSA, SNEP, SNES, SNLA-FO, SNSP, SPEDIDAM, SPPF, SYNAVI, TECHNOPOL - TECHNOPARADE, THEMAA, TREMA, UFISC, UPFI, UMJ, ZONE FRANCHE

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 20:08

En raison des évènements –le massacre parisien du 13 novembre- Radio France a annulé la manifestation de présentation du palmarès de l’Académie Charles Cros prévue le 18 novembre à la Maison de la Radio. Une décision accueillie amèrement par l’Académie qui a commenté : « Renoncer à ce grand moment de partage consacré à la culture qu’est la proclamation des Grands prix de l’Académie Charles Cros, c’est se soumettre, c’est « risquer de courber l’échine, d’être moins subversifs ».

C’est donc par la voie d’un simple communiqué que le palmarès aura été porté à la connaissance des férus de la musique, qui, est-il utile de le rappeler, est censée « adoucir les mœurs ». Il n’en reste pas moins que les élus dans la catégorie jazz méritent toute notre attention.

Le Grand Prix In Honorem Jazz est ainsi décerné à Daniel Richard « pour les services rendus au disque, comme disquaire (Lido Musique, Les Mondes du jazz, Virgin....) puis producteur-responsable de label (France et USA) chez Universal, discographe magistral, expert avéré, à l'occasion de la publication du coffret Joe Castro « Lush Life : A Musical Journey » ( Sunnyside / Naïve) ». Nous pouvons ajouter que Daniel Richard se trouve également dans l’actualité pour la co-production avec François Lè Xuàn du coffret « Jazz from America on disques Vogue » (Sony Music), qui propose 41 albums originaux sortis entre 1945 et 1955 et présentés en 20 cd, de Duke Ellington à Lester Young, Miles Davis, Gerry Mulligan, Art Tatum, Erroll Garner,Sidney Bechet, Charlie Parker….

Grands Prix Académie Charles Cros pour Géraldine Laurent et Daniel Richard

Le Grand Prix du Jazz est allé à Géraldine Laurent (saxophoniste alto) pour

At Work, (Gazebo/L'Autre Distribution), dont les mérites n’ont pas besoin d’être vantés dans ces colonnes, elle qui met le feu à la scène française depuis dix ans.

A signaler également le Grand Prix Blues accordé à Harrison Kennedy pour This Is from Here, (Dixiefrog / Harmonia Mundi) et le Grand Prix Disques pour enfants au quintet Oddjob pour Jazzoo, Jazzons avec les animaux (Little Village / Harmonia Mundi).

Jean-Louis Lemarchand

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 20:27
Ce que le djazz fait à ma djambe !, le swing vu par Jacques Gamblin et Laurent de Wilde


« Il n’y a rien pour moi de plus enthousiasmant que la musique », confie Jacques Gamblin.

Et 90 minutes durant, il le prouve sur scène avec la complicité de Laurent de Wilde, compositeur-arrangeur-interprète. Le spectacle construit par l’acteur et le pianiste lors du 30 ème festival Jazz sous les Pommiers de Coutances (2011) s’est étoffé au fil des représentations. Donné un mois par an sur les scènes francophones, Ce que le djazz fait à ma djambe ! a conservé tout l’enthousiasme initial tout en s’approfondissant dans l’expression de la « troupe » (acteur et musiciens) restée inchangée.

Jacques Gamblin nous narre une histoire personnelle où il est question de ses premiers pas dans la musique (piano, guitare, batterie, zarb), de ses amours. Un texte sur un rythme enlevé où les mots s’entrechoquent et où le jazz est toujours là. « Je mets mes rêves en face de moi en la personne de Laurent de Wilde et des cinq autres musiciens et je les admire à distance. De temps en temps, je mets des mots sur mes rêves de musique et réciproquement ». On l’a compris, nous ne sommes pas là dans un récital où un déclamant est accompagné par un groupe. Le partage des émotions et des sentiments se manifeste en permanence avec humour et sensibilité. Gamblin retient l’attention du public -800 personnes chaque soir, plus de 10.000 sur la quinzaine !- quand il exprime son étonnement devant la création jazzistique : « mais comment faites-vous ? comment pouvez-vous jouer ensemble comme cela ? ». Il y a là une admiration non feinte qui touche et une belle déclaration d’amour pour le jazz. Quant à la réponse à la question comprise dans l’intitulé du spectacle, elle est aisée. Rappelez-vous la citation de Duke Ellington : « It don’t mean a thing if it ain’t got that swing ».

Jean-Louis Lemarchand


Théâtre du Rond Point. (75008) du 13 au 31 octobre à 18.30. Relâche dimanche et lundi. Avec dans l’orchestre sur scène : Laurent de Wilde (piano), Alex Tassel (bugle), Guillaume Naturel (saxophone ténor), Donald Kontomanou (batterie), Jérôme Regard (basse) et DJ Alea (platines).

Texte original de Jacques Gamblin avec des extraits de Really the blues de Mezz Mezzrow, Bop de Langston Hughes et d’un entretien de Laurent de Wilde avec Herbie Hancock. www.theatredurondpoint.fr

Et aussi les 5 et 6 novembre au Grand théâtre d’Aix en Provence.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 07:53
BERNARD SOUROQUE TIRE SA REVERENCE

(Communiqué du Festival Jazz des Cinq Continents)

Bernard nous a quitté ce dimanche 11 octobre 2015 et c’est avec une tristesse immense que le Marseille Jazz des cinq continents perd l’un de ses fondateurs.

Bernard était l’âme de ce festival et celui qui nous a pendant 15 ans propulsé vers les sommets de par son ambition artistique.

Bernard est et restera à jamais dans nos cœurs et dans l’ADN du Festival. Il sera toujours à nos côtés et nous poursuivrons son œuvre, celle d’un festival de Jazz ouvert vers le monde et l’amour de cette musique.

Marseille Jazz des cinq continents rendra hommage à Bernard Souroque dans quelques semaines.

Pour l’équipe du Festival, Régis Guerbois – Président de l’Association Festival international de Jazz de Marseille des Cinq Continents

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 07:39
Epistrophy, la nouvelle revue dédiée au jazz

Sortie d'une nouvelle revue dédiée au jazz, Epistrophy ( sous la direction de Mathieu Jouan) placée sur le terrain de l'étude musicologique, pour l'heure peu concurrencé si ce n'est par les très institutionnels "Cahiers du Jazz".

Au sommaire du 1er numéro (que nous n'avons malheureusement pas reçu )

http://www.epistrophy.fr/

  • Introduction :
    Christian Béthune
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 21:26
Hommage à Ivan Jullien : soutenez le projet !

Ivan Jullien était un immense compositeur et un homme exceptionnel.

Tous ceux qui l'ont côtoyé sont tombé sous le charme de sa musique et de sa personnalité si généreuse.

Amoureux de la musique et du jazz.

Il faut absolument que ses dernières œuvres voient le jour.

Et il faut être un max derrière ce beau projet et participer, ne serait-ce que symboliquement à l'édition du travail de celui pour qui le jazz était tout, de celui qui s'est élevé au rang des Gil Evans et des Thad Jones. De la trempe des Lalo Schiffrin.

Cliquez sur le lien et participez à ce beau projet, si essentiel à notre bonheur collectif.....

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