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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 23:24

JJJJ DAVID LINX & THE BRUSSELS JAZZ ORCH. : «Changing Faces»

O+ Music 2007

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Si les chanteurs de jazz vocal ont tous ce vieux rêve d’enregistrer avec un big band, celui de David Linx prend une autre dimension tant il est vrai qu’enregistrer avec l’orchestre de son propre pays lui tenait particuièrement à cœur et depuis longtemps. Et force est de constater qu’en s’octroyant les services du BJO, David Linx s’offrait ainsi un modèle de luxe, du genre de ce qui se fait de mieux en Europe. Un orchestre à la dimension du Vienna Ort Orchestra de Matthias Ruegg ou dans une moindre mesure du nééralndais Metropol Orchestra de Vince Mendoza. Car avec le BJO David Linx dispose d’un formidable terrain de jeu. Et lorsqu’en plus Linx fait appel à un grand nombre d’intrevenants extérieurs, on se dit que l’on a affaire à une sorte de super méga production dont on peut attendre le meilleur comme le pire. Car dans cet album protéiforme, Linx ose tout, change les formats et les angles d’attaques dans un exercice où c’est presque (une fois n’est pas coutume) le chanteur qui met en valeur l’orchestre avec lequel il joue et non pas l’inverse. La voix de David Linx comme un écrin pour l’expression des cuivres magnifiquement dirigés. Quel orchestre et quels solistes ! Et pour réussir ce tour de force, cette prise de risque qui l’amène à alterner les passages seul avec le big band avec d’autres chanteurs invités, il faut une réelle science de l’arrangement à laquelle se frottent plusieurs musiciens de grand talent. Entre autre Stéphane Guillaume apporte sa patte ainsi que Laurent Cugny. Et si David Linx reprend des thèmes qu’il a déjà chanté ( the land of joy par exemple), ce n’est jamais dans la facilité et toujours avec une grande mise en danger de lui-même dans une sorte de redécouverte totalement réussie de ces thèmes que le format exigeait d’entendre autrement. Ainsi le duo sur Bilhete avec Ivan Lins n’est pas forcément convaincant sur le plan du chant mais c’est assurément un grand moment musical formidablement arrangé par S. Guillaume. On a le droit d’être agacé par la présence de Nathalie Dessay (elle est franchement pénible !) sur Home in the spring qui grince un peu. En revanche comment ne pas tomber sous le charme de cette rencontre habitée avec Maria João (Linx est allé enregistrer au Bresil en une seule prise avec elle) qui illumine l’album de sa présence déjantée et délicieusement folle (Miziane). La fin de l’album plaira ou énervera c’est selon. Elle désapointera  ceux qui verront dans ce beau jouet confié aux cordes géniales de David Linx poindre le début d’une dérive un peu mégalo. Elle plaira en revanche à ceux qui verront dans cette suite ultime la marque d’un travail très exigeant qui abouti à cette forme magistrale de la musique intégrée au chant. Un travail jamais frileux puisque Linx est l’homme de toutes les audaces. Derrière l’exigence d’un travail musical totalement réussi Linx parvient à préserver l’essentiel : la liberté du chanteur et la sponatnéité de son expression. Jean-Marc Gelin

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