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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 09:42
JJJJ Camisetas

Chief Inspector 2007


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Voilà un nouvel album passionnant à découvrir, résultat d’une volonté affirmée d’évoquer une musique des lisières, dans un sud imaginaire et théâtral (toujours des photos de pochette très originales avec Chief Inspector), avec un titre qui chante,«Camisetas», du nom de ce groupe improbable, devenu réalité par la bonne volonté de tous et le soutien dePhilippe Ochem et la scène strasbourgeoise Pôle Sud. Une rencontre organisée par le label indépendant avec le batteur Jim Black qui était déjà intervenu pour Chief Inspector avec son groupe Alasnosaxis. Un projet fut concocté comprenant le guitariste Maxime Delpierre, habitué du label, le claviériste Arnaud Roulin, sans oublier, cerise sur le gâteau, à la demande même de l’américain, Mederic Collignon. Si cette rencontre traduisait le désir de Jim Black de travailler avec notre homme-orchestre, si singulier vocaliste-bugliste-cornettiste, celui-ci était bien entendu ravi de participer à cette nouvelle aventure, tant il est vrai qu’il n’est jamais opposé aux échanges, cultivant les affinités électives et transversales, voulant décloisonner les genres.

C’est une musique très actuelle, («no radio»), improvisée entièrement sur certaines plages, un rock planant et progressif grâce à la guitare de Maxime Delpierre que l’on suit avec le plus vif intérêt depuis Limousine ; mais aussi des claviers bien déglingués, des sons trafiqués, saturation et échos, un cornet ou un bugle électrifiés comme dans ce« pneu lisse ».La batterie dure, parfois funky, précise, redresse les écarts de langage. Un montage intelligent révèle des plages plus atmosphériques « Mime Marcel », d’autres plus secouées quand intervient  vocalement Mederic Collignon avec ses cris rarement étouffés en chuchotements, comme ce « Backeoffe » très réchauffé ou cette vraie tournerie, « la meinau ».

Un son particulier que l’électronique revisite encore, une atmosphère immédiatement perceptible, Camisetas plaît tout de suite, avec ses bruits parfaitement dérangés qui parfois enflent en sirènes légèrement hystériques, tous ses trafics d’influence parfaitement assimilés ( on croit avoir rêvé, on entend comme un écho des premiers Genesis avec Peter Gabriel à la flûte, sur le très angélique « Legend of the dangerous bean »).

 Un album très réussi à recommander à tous les amateurs d'une certaine modernité, décomplexée, qui n'a pas peur d'hybridations savamment contrôlées.   Sophie Chambon

 

 

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