25 juillet 2008
5
25
/07
/juillet
/2008
22:29

On le savait fatigué et très malade. il ne s'en cachait pas. Ceux qui ont pu voir le film de Niels Lan Doky, Between a smile and a tear se souviennent des images de ce petit bonhome qui se trainait un peu mais qui semblait renaître dès lors qu'il soufflait dans son saxophone. Toujours le sourire aux lèvres et la mne gouailleuse.
Johny Griffin nous a quitté aujourd'hui. La dernière fois que l'on a pu l'entendre à Paris c'etait lors de l'inauguration du Duc des Lombards.
Il ne jouait pas comme avant, pas le même souffle, pas la même intensité mais toujours la même histoire du jazz à raconter.
Je me mets cet album qu'il avait réalisé en 1991, The Cat avec le tromboniste Curtis Fuller. Et je repense à cette fameuse session, cette" blowing session" qu'il avait enregistrée avec Coltrane, Lee Morgan, Wynton Kelly, Paul Chambers et Art Bakey. C'etait en 1957. Johny Griffin à l'istar d'un Ben Wbster maître du blues. Une de ces façon de mettre du velours dans des phrases qu'on ne dirait pas à l'oreille des jeunes filles, où alors pas à jeun.
Je me souviens aussi de ce dîner u soir dans un festival de jazz à Mntauban. A a droite Griffin et à ma gauche Toots Thielemans. L'esprit du jazz soufllait alors comme il souflle ce soir. Sans mélancolie. C'est juste un souffle que le petit géant nous fera désormais venir des étoiles.

