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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 07:21

Syntonie 2008

Bruno Angelini (p), Giovanni Falzone (tp)

 

 Il est de ces albums qui sont remplis d’humanité. Qui disent la passion de la comédie humaine avec ses contrastes, ses sentiments, sa tendresse où le rire et la fantaisie presque burlesque côtoient les tempêtes tumultueuses mais jamais trop sérieuses. Si l’on ne craignait le cliché l’on parlerait de Comédia del arte tant il y a de la faconde dans le jeu de ces deux amis qui racontent des histoires qu’ils semblent entre eux, si bien connaître. Falzonne que l’on eu l’occasion d’entendre dans le remarquable album de Francesco Bearzatti ( Suite for Tina) est comme à son habitude pétulant et facétieux n’hésitant pas à jouer de tous les effets de son instruments, glissando, staccato, éruptif dans le surgissement ou dans l’ouverture ample d’un son gorgé de soleil. Angelini lui, s’inscrit plus dans le grave, inventif quand il passe devant autant que lorsqu’il accompagne. Son support rythmique ne se contente jamais du minimum et affiche sa présence légère et aérienne. Flirtant souvent avec une forme de gravité, il semble se retenir chaque fois et allège finalement sa phrase. Un peu comme un  vent léger qui ferait danser le feu crépitant. Ceux qui avaient entendu Dave Douglas et Martial Solal trouveront dans cet album quelques similitudes. Certes ils ne renouvellent pas le genre et ce n’est d’ailleurs pas le propos. Il s’agit juste de deux musiciens dont la créativité s’inscrit dans le sillage de l’autre. Deux musiciens étonnamment complices comme deux amis de longue date. Volubiles certes mais jamais bavards. Un peu comme deux amis qui apportent son propre éclairage à la même histoire qu’ils connaissent par cœur et qu’ils nous racontent, comme en fin de repas lorsque le vin délie les langues et les esprits, sans se contredire mais au contraire mais en se complétant remarquablement.  Jean-Marc Gelin

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