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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:08

JJ nicolas FOLMER: “Fluides

 Cristal 2006

 Ce deuxième album de Nicolas Folmer, après I comme Icare nous donne assurément l’occasion d’entendre un artiste au sommet de son art. Car techniquement c’est certain, Folmer est un très grand trompettiste et il faut se faire à cette idée. A l’aise sur tous les tempos, il maîtrise un son sans vibrato avec une précision rythmique à toute épreuve. Vraiment impressionnant dans sa capacité à créer des minuscules ruptures dans son phrasé avec une  maîtrise surnaturelle du tempo. Une vraie sonorité très intéressante et chaude au cuivre latin capable d’une grande amplitude et pouvant monte très haut sans jamais donner le sentiment de coincer dans les suraigus. Un grand nombre d’influences se bousculent et on convoquerait bien des noms comme Miles bien sûr mais aussi Tom Harrell (pour le son) ou encore Kenny Wheeler parfois extrêmement présent surtout dans les tempi lents. Parfois aussi on pense à un autre Kenny, Dorham cette fois. On peut rêver pire comme références.

 Le trompettiste du Paris Jazz Big Band poursuit donc sa route somme toute très classique et l’on retrouvera ici les mêmes couleurs que celle qui prédominent dans la formation qu’il co-dirige avec Pierre Bertrand. Des compositions qui pourraient presque se concevoir pour grande formation. Portant c’est ici en quartet qu’évolue Nicolas Folmer avec des partenaires de choix. Le jeu subtil mais très présent de Pierre Alain Goualch au piano en fait un compagnon idéal, un sideman rêvé au lyrisme contenu. Idem pour Stéphane Huchard à la batterie. On est en revanche moins convaincus par l’apport des deux contrebassistes particulièrement absents de l’album.

Exercice de style particulièrement élégant et raffiné qui, par son très grand classicisme ne bouleversera certes pas le genre des trompettistes de jazz. On n’est pas dans l’underground New Yorkais mais une scène pbien plus léchée. On croit parfois entendre certains albums du catalogue Criss Cross des années 90. Pas révolutionnaire, rien qui fâche, rien d’incorrect donc mais avec un goût suffisamment délicieux pour nous donner envie d’y revenir beaucoup.

Jean Marc Gelin

 

 

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