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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 22:47

Mosaic 2008


 

Assurément, Quincy Jones, qui vient de fêter ses 75 ans est l’incarnation même d’une certaine esthétique du jazz de la fin des années 50 et 60. Musicien à la base (trompettiste), Quincy Jones s’est surtout illustré comme l’un des grands chefs d’orchestre de cette période. Il est vrai qu’à l’instar de Basie, pour qui Jones a d’ailleurs écrit, notre homme a su regrouper autour de lui, la fine fleur du jazz américain et citer tous ceux, immenses, qui se sont croisés dans ses formations relèverait du « name dropping » : Phil Woods bien sûr, Art Farmer, Zoots Sims, Curtis Fuller, Benny Golson, Freddie Hubbard, Art Blakey et j’en passe et des tout aussi bons. Tous sont passés à un moment ou un autre dans l’orchestre de Quincy avec le même état d’esprit : même pêche des sections de cuivres, mêmes solistes furieux, même sens du swing et du bon vieux blues. Les enregistrements proposés ici partent des premiers passages en studio (si l’on omet quelques autres enregistrements mineurs en 1953 et 55) réalisés en 1956 et publiés sous le titre « How I feel Jazz ». Suivent ensuite les sessions Mercury enregistrées dans les années 59/61 (« The birth of a band », « the great wide of Quincy Jones » ) avant que Quincy ne passe un court instant chez Impulse, pour y graver le mythique «  The Quintessence ». Enfin cet ensemble de 7 CD se termine par deux enregistrements en « live » pris à Zurich en mars 61 et Newport en novembre de la même année. Au total près de 6 heures de jazz en grand orchestre dans la pure tradition du swing … un petit joyau de sensualité dans un écrin de velours. Perso’ j’ai une affection toute particulière pour tous les trompettistes qui se sont succédés et plus particulièrement pour le grain de folie de Joe Newman, l’homme de Basie mais surtout ici l’homme du jaillissement impossible. Mais à quoi bon vous parler d’un soliste lorsque tous se hissent à un tel niveau d’excellence ! Car on ne boude jamais notre plaisir à l’écoute de cette mécanique si bien huilée qui trace tout au long de ces standards du jazz de ces années là une route impeccable et toujours superbe. La quintessence du jazz en quelque sorte !                  Jean-Marc Gelin

 

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