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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 22:45

JJJ ROSARIO GIULIANI : « Antything else »

 

 

Dreyfus

 

 

 

 

 Quelques mois après le magnifique album de Pierrick Pedron, l’album de Rosario Giuliani s’écoute sous le même soleil, exactement. Celui du profond respect des saxophonistes pour l’héritage des maîtres et partant, d’une certaine histoire du jazz sur laquelle on rencontre des saxophonistes comme Cannonball Adderley, Phil Woods ou le regretté Jackie Mc Lean. On jurerait même à entendre le saxophoniste italien, qu’il a dû mettre Sonny Stitt en bonne place dans sa discothèque. Ainsi, bourré d’énergie à craquer l’album de Giuliani revisite le bop sans copier, sans revival mais néanmoins bien ancré dans l’esprit. Le saxophoniste italien signe lui-même la plupart des compositions mais laisse néanmoins une place à celles de Ornette Coleman (Invisible) et à son merveilleux pianiste, Dado Moroni pas en reste une seconde dans le genre bopper. Giuliani impressionne, tranche, met le feu et s’envole sur une magnifique ballade (a winter day). Flavio Boltro quand à lui joue les équilibristes avec délectation, flirte border line du côté de l’out off tune et tel un équilibriste se rattrape à la volée. Rythmique bien rodée avec, comme toujours un Rémi Vignolo tout guilleret, dont les lignes de basses semblent presque mutines. Bref album 100% plaisir dans le genre.
Mais voilà, cet album va venir nourrir une polémique entendue ça et là : le sax est il en train de se ringardiser. Jadis instrument de prédilection du jazz, le saxophone a-t-il encore sa place aujourd’hui ? Je vous rassure ce n’est pas moi qui pose la question (rien que la poser me rappe les oreilles) mais j’entend ça et là le débat s’animer autour de cette question face à laquelle celle sur le sexe des anges ne vaut pas tripette. Car les saxophonistes aujourd’hui s’évertuent avant tout à être de bons saxophonistes et surtout de bons solistes. Entre le revival nostalgique et le formatage post funk à l’américaine se pose la question de savoir comment peut évoluer l’instrument ? Et surtout comment peut il contribuer aujourd’hui a réécrire les pages de demain ? On ne boudera donc pas notre plaisir mais malgré le pied absolu que l’on prend à l’écoute d’albums comme celui ci, la virtuosité des uns et des autres n’empêchera pas un néanmoins la question de se poser. Avec acuité

 

 

Le sax est il encore l’avenir du jazz ?

 

 

Jean-Marc Gelin

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