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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 07:14

JJJJ  Erik Friedlander « Prowl » 

 

 

Cryptogramophone 2006

 

 

 

 

On peut remercier William Russel qui lui a donné son « 1er vrai violoncelle », et les « papotes » qu'ils ont taillées ensemble chez Buster's ou dans Bourbon Street. Erik Friedlander en a tiré l'art "d'entre-potes" et un goût malicieux de l'impro plein d'images inspirées. « Mon but est de créer une musique la plus concise et concentrée possible puis de faire confiance au groupe au moment fort du jeu... » Il continue ce bon pari dans ce 2ème album du groupe : "Prowl" qui rôde en effet dans les sphères colorées de l'Afrique avec un petit détour clin d’œil à la New Orleans in "A Closer Walk With Thee"(la surprise!). Mais Topaz (du nom du quartet) c'est aussi beaucoup le sens du voyage dans la recherche d'une culture essentielle. Un genre de synthèse finement assimilée, ouverte, qui nous raconte des histoires de différentes régions Africaines à travers, par exemple, les rythmes spécifiques "d'un coucou démonté" venu de la forêt de Guinée où les traditionnels djembes sont habilement substitués sauce Topaz (Howling circle), ou encore dans l'ouest Africain Agaya (Anhinga), en Kundabigoya (Prowl) et en Djolé (Rain Bearers). Des noms qui sonnent et déjà annoncent une teinte, une ambiance, un rythme particuliers.

 

 

Belle énergie oui soutenant cette musique d'une étrangeté  fascinante qui met en valeur la complicité des musiciens, leur spontanéité cohésive à l'atmosphère délicate. Stomu Takeishi à la basse est présent "just' c'qui faut" mettant un petit accent moderne à ce joyeux mélange de genres pendant que Satoshi Takeishi fraternalise aux percussions. Puis du violoncelle dans le jazz voilà qui est suffisamment rare pour interpeller! Et quand la clarinette (ou le saxo alto) de Andy Laster vient doucement se mêler à l'unisson

 

 

d'Erik (Anhinga) c'est...chouète (pour changer du coucou!). On y retrouve d'ailleurs un petit accent funky de son premier groupe qui ajoute de l'éclectisme au déjà bel éventail d'univers de ce groupe. Après les hennissements obsessionnels du "cercle mugissant", on passe à une balade printanière, puis on revient à l'obsession du rôdeur, et de nouveau un doux cheminement scandé, au crescendo palpitant et ainsi de

 

 

suite on cahote dans ces fantaisies troublantes qui mêlent coquinement à l'art de l'impro celui de l'intrigue. Très intéressant.

 

 

Anne Marie Petit

 

 

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