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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 08:03

NPM (t), lvind Aarset (g), Audun Kleive (dm)

 

 

Le nouvel album du trompettiste Norvégien NPM est, un peu à l’image de ses précédents et de ce « Nu jazz » dont le trompettiste ne cesse de porter l’étendard, un album du dépouillement et du minimalisme. Une continuation du « Silent way » de Miles qui décidément hante  une certaine communauté des trompettistes ( surtout au Nord de l’Europe). Evoquant le désert, la minéralité ou l’absence, NPM déroule ses plans comme de long travelling cinématographiques qui s’étendent sur un background musical, un fond sonore aérien. Une conception de la musique qui privilégie avant tout  l’espace et mêmeles grands espaces.  « Hamada » est tiré d’un mot arabe évoquant à la fois la mort et, dans un sens géologique la pierre du désert. Mais cela pourrait tout aussi bien se passer sur la lune ou en plein antarctique que l’on y verrait que du feu.

On est en revanche plus gêné par cette forme d désincarnation de la musique, cette  « ambient music» telle que la concevait Brian Eno fondée sur la prédominance de nappes sonores et électroniques  dans laquelle le rôle du musicien joue finalement peu par rapport à la création de séquences étirées. Les morceaux se suivent et se ressemblent beaucoup.

A tel point que lorsque la musique prend du relief ( Comme sur Cruel Attitude, morceau de toute évidence conçu pour être joué sur scène) on en vient à sortir de cette morne torpeur qui prédominait mais que l’on retrouve l’instant d’après.

La surprise qu’avait constituée « Khmer » en 1997 s’émousse peu à peu. Si l’on avait accueilli avec un certain enthousiasme en 2005 « Er », album qui recelait de petites merveilles cachées, on regarde «  Hamada » passer comme les vaches regarde les trains, sans le voir vraiment. A 49 ans, pour son arrivée chez Universal ( après sa brouille avec ECM), le trompettiste livre l’album que l’on attendait de lui, fidèle en tout point à l’esthétique qu’il défend mais qui ne nous surprend plus.
Jean-marc Gelin
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