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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 07:59

Sophie Chambon devant un mur de CD qu'elle a intégralement chroniqué

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 11:32

Un chroniqueur ( Jean Pierre Foubert) s'amusant bêtement avec des ballons de baudruche au lieu d'écrire une chronique qu'on lui a demandé depuis 6 mois .....

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 11:32

Un chroniqueur s'amusant bêtement avec des ballons de baudruche au lieu d'écrire une chronique qu'on lui a demandé depuis 6 mois .....

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 11:32

Un chroniqueur s'ausant bêtement avec des balloons de baudruche au lieu d'écrire une chronique qu'on lui a demandé depuis 6 mois mais bon il est comme ça le garçon

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 07:30

Et si c’était vrai ! Si l’audace souriait vraiment aux audacieux. A ceux qui prennent le risque de surprendre et d’oser. Tenez, prenez par exemple Roger Fontanel. Vous ne croyez pas qu’il fallait être quand même sacrément gonflé pour créer, il y a 20 ans un festival de jazz, en plein automne frileux à Nevers ? Et pourtant à force de talents, de belles programmations et d’énergie de tous ses animateurs si dévoués, ce festival est devenu aujourd’hui l’un des rendez vous incontournable du jazz en France. A force d’audace. A tel point qu’aujourdhui d’autres merveilleux festivals d’automne fleurissent comme Jazz au Fil de L’Oise, le festival Bleu Triton ou encore le festival de Reims.

Et que dire de l’audace de Michael Wellner-Posspisil, Directeur du Centre Tchèque qui, par pure passion a créé il y a quatre ans Jazzycolors, festival d’un genre inédit associant une 15aine de Centre Culturels à Paris pour faire venir durant plus de 10 jours des groupes inconnus de nous et venus du monde entier. Où ailleurs pourriez vous entendre un jour le trio de l’espagnol Augusti Fernandez à L‘institut Cervantès, le lendemain Fabian Kallerdhal au Centre Culturel Suédois et quelques jours plus tard Heinz Sauer et Michael Wollny à l’Institut Hongrois ? Daniel Humair qui parraine ce festival inédit nous donne là une belle occasion d’aller voir un peu ailleurs si le jazz y est.

L’audace c’est aussi ces musiciens qui osent. Ainsi Jean Charles Richard à qui nous avions ouvert nos colonnes il y a deux mois et qui pour son premier album se lance un défi insensé, celui d’un formidable album de saxophone en solo. Nous pourrions aussi parler de l’audace d’un Niels Lan Doky qui rêvait d’un film sur les musiciens légendaires du jazz, du genre Buena Vista Social Club et qui faute de réalisateurs disponibles a décidé de se lancer et de passer avec brio de l’autre côté de la caméra pour mener à bien cette folle entreprise.

 

L’audace est un dérivé du verbe « audare » qui, en latin veut dire « être avide de ». Et c’est bien dire ce qu’il faut de passion, de folie et d’envie insatiable à tous ceux qui pour nous, osent prendre des risques pour aller au bout de leur rêve. Pour que ces rêves désormais accomplis deviennent un jour les nôtres.

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:28

SWING – Jean-Yves CHAPERON

 

Pourquoi parler de ce livre dans une newsletter consacrée au jazz ? Peut être simplement à cause de son auteur, animateur d’une émission de jazz sur RTL, «  L’heure du Jazz » ( le dimanche de 23h à minuit).

Parce que forcément lorsque l’on vit dans le jazz, lorsque l’on écoute cette musique au point qu’elle vous imprègne absolument, forcément elle est un peu présente dans votre patrimoine culturel au point que ce que tout ce que vous écrivez s’en ressent un peu. Et même si ce n’est pas le propos du livre, le jazz est là, sous jacent, tapi quelque part et prêt à surgir au détour d’une ligne ou d’u chapitre. E qu’à la première ligne du livre on sait bien qu’à la fin le jazz émergera.

 

Cette saga commence de nos jours à partir d’une énigme : celle d’un tableau inconnu du peintre Joseph Gaignault sur lequel on trouve cette inscription «  Joseph Gaignault n’est pas peintre ».

Après cette brève introduction en forme d’énigme le récit bascule aussitôt en 1906 pour prendre la forme d’une véritable saga. On y croise des personnages connus. On suit le ténor italien Caruso dans le séisme de San Francisco ou dans cette session d’enregistrement mythique mais jamais révélée au public avec le célèbre basse Chialapine. On y croise aussi le boxeur noir américain Jack Johnson qui un jour, défia l’Amérique blanche en battant James J. Jeffries dans un des moments sublimes du livre où Chaperon donne vie sous nos yeux à ce magnifique combat au rythme incandescent. On aperçoit le chef d’orchestre jazz, Jim Europe un jour assassiné par son batteur devenu fou. On se bat dans les tranchées de la grande guerre dans une vision très célinienne de l’horreur de cette boucherie absurde. Le nom de Sydney Bechet apparaît furtivement ainsi que celui du pianiste Willie « the Lion » Smith. On y voit des danseurs américains et même des fanfarons noirs peinturlurés en noir dans les fameuses troupes des Ministrels. Il y a même Joséphine Baker, jeune danseuse de 15 ans qui pointe le bout de seins au hasard d’un chapitre.

 

On comprend donc que les références historiques abondent et que les personnages réels y côtoient des personnages de fiction. Ces personnages s’entrecroisent et leurs destins se mêlent dans une sorte de chassé croisé un peu déroutant qui renforce le caractère énigmatique du propos. Le rythme est présent et maintient le lecteur en constant éveil un peu à la manière de ces séries américaines où plusieurs histoires sont racontées dans le même épisode. C’est d’ailleurs peut être pour cette rythmique romanesque que le livre s’appelle «  Swing ». Ce qui, en contrepartie peut donner parfois le sentiment d’un grand zapping. Certes Jean Yves Chaperon prend le temps de s’attacher à la psychologie de ses personnages et de leur donner une certaine épaisseur. Mais c’est pour, l’instant d’après les abandonner et passer à un autre. Les références historiques abondent mais c’est un peu à la manière d’un documentaliste qui aurait d’abord cherché ses références et cherché par la suite le moyen des les relier entre elles.

 

Il n’empêche. Chaperon possède une réelle force narratrice et traverse avec brio une partie de ce début du XX° siècle, mêlant habilement les deux côtés de l’Atlantique reliés sous sa plume par la magie du jazz.

Jean-Marc Gelin

 

Collec. Anne Carrière  2006, 453p. 19,80 €

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:27

JJJJ BeETWEEN A SMILE AND A TEAR

 

Un film de Niels Lan Doky

 

Parkfilm 2006

 

  

C’est en regardant très tardivement le film « Buena Vista Social Club » que le pianiste de jazz Niels Lan Doky prit conscience qu’il avait côtoyé dans sa carrière des figures tout aussi légendaires du jazz que peuvent l’être des Compay Segundo dans le domaine de la Salsa. Il réalisa aussi que certains de ces vétérans du jazz, figures emblématiques autant que charismatiques risquait de partir un jour sans que personne n’ait recueilli leur témoignage. Ces figures, ce jeune pianiste qui à 16 ans tenait déjà le piano du côté de Thad Jones, il les avait côtoyé durant quelques années au célébrissime club de jazz le Café Montmartre aujourd’hui fermé et tristement transformé en école de coiffure.

Il fallait donc faire un film autour de ces personnages et les réalisateurs pressentis étant indisponibles pendant la période d’été ( seule période où les locaux de l’école de coiffure pouvaient être disponibles) Niels Lan Doky décida qu’il s’y collerait lui-même et s’improviserait réalisateur en herbe.

Partant du principe de réunir les anciennes et les jeunes générations, Niels eu l’idée de réunir quelques uns de ces musiciens emblématiques à l’occasion d’un concert unique donné au Café Montmartre, ressuscité pour l’occasion un soir d’été. Se retrouvèrent alors à Copenhague l’harmoniciste belge Toots Thielemans (84 ans), le saxophoniste Jonhy Griffin  aussi surnommé Little Giant (79 ans), le batteur Al « Tootie » Heath (72 ans) et pour les générations suivantes : le violoniste français Didier Lockwood, le contrebassiste danois Mads Vinding, la jeune chanteuse Lisa Nilsson et enfin le pianiste Niels Lan Doky lui-même.

Le résultat est un film qui non seulement est extrêmement bien réalisé à la manière de ce qu’aurait pu faire un très bon professionnel avec une une photo remarquable et une construction particulièrement claire dans les enchaînements des plan- séquences, mais surtout ce film possède une réelle grâce et une force émotionnelle particulièrement touchante. Parce qu’il est lui-même musicien et qu’il fait parte de cette grande famille, NLD a pu malgré la présence des caméras, capter au plus près des échanges à la fois sincères et tendres. Avec beaucoup de pudeur et de retenue ces vieux musiciens parlent d’eux, évoquent des souvenirs, parlent de la musique avec les plus jeunes, s’amusent de manière mutine et se transportent ailleurs chaque fois qu’ils jouent de leur instrument. Ainsi Toots lorsqu’il explique le passage de majeur à mineur dans un moment d’où le film tire son titre, pourrait nous tirer des larmes. Johnny Griffin et Al Heath tout à la joie de leurs retrouvailles gouailleuses et mutines nous amusent tendrement. Ces musiciens légendaires apparaissent avec leurs faiblesses, aussi. Les problèmes de santé de Griffin ne sont pas gommés comme dans cette scène où la maladie l’oblige à interrompre les répétitions. Il a fallu beaucoup de persuasion de la part de NLD auprès de la femme de Little Giant pour la convaincre de laisser cette scène qui, selon lui montrait combien Griffin parvenait à trouver la force d’abattre des montagnes le jour du concert venu. Et cette visite sur la tombe de Ben Webster que lui rendent Griffin et Heath à l’âge où la mort devient pour eux, une réalité tangible est finalement un  moment d’extrême distance et de pudeur sensible. Dignement.

Ce film a été pour l’heure présenté en avant première au cinéma l’Archipel. Quelques copies seront prochainement disponibles dans plusieurs salles à Paris et en province. Une version DVD sera distribuée très prochainement.

Jean Marc Gelin

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:24

JJJJ Nina Simone Live in Montreux 1976

 

Eagle Vision

 

 

 Qu’on aime Nina Simone ou qu’on ne l’aime pas, il faut bien reconnaître que chacune de ses apparitions sur scène étaient pour les spectateurs qui avaient la chance d’être dans la salle un immense moment de spectacle. Et pas que…. Car lorsque Nina montait sur scène  et qu’elle se livrait à un véritable numéro avec le public, avec son chant et surtout avec elle-même l’instant devenait un peu plus magique ou terrifiant c’est selon.

Ce DVD proposé par Eagle Vision nous montre la diva à Montreux en 1976 (+ quelques bonus filmés en 1987 et 1990). Cette prestation de 1976 est passionnante à plusieurs titres. Il est vrai que la chanteuse y chante ici mal et terriblement faux. Mais voilà, toute la magie de la scène se trouve là dans ce paradoxe d’une chanteuse qui n’est (vocalement) que l’ombre d’elle même mais qui parce qu’il s’agit d’une véritable bête de scène parvient avec ces énormes failles à vous retourner les tripes sur des versions poignantes dans lesquelles elle donne toute son âme, se jettant corps et âme dans son interprétation. Se laisse emporter par sa propre transe et danse sur scène dans un moment de lâcher prise d’une grande sensualité sauvage. Combien les chanteuses palichonnes qui se bousculent sur la scène aujourd’hui et chantent tête baissée se regardant inlassablement le nombril pourraient en prendre de la graine. Si elles le pouvaient.

 

Nina Simone ce soir là comme bien d’autres en faisait des tonnes. Diva cabotine dont les facéties et les extravagances semble aussi trahir parfois un certain mépris condescendant pour le public. Son entrée en scène et ces longues minutes de silence semblent des heures durant lesquelles elle toise le public d’un regard noir, absolument saisissantes. Sa façon de rabrouer une spectatrice en lui intimant l’ordre de se rasseoir a quelque chose d’absolument terrifiant dans son expression. Nina Simone parle autant qu’elle ne chante, se moque, n’essaie pas d’enjôler le public mais dans un état second, se montre intarrissable véritablement avide de communiquer avec lui. Heureuse d’être sur scène, dans une attitude excessivement maternelle elle lui délivre des messages de paix et d’amour. Ses colères sont justes. Elle se lève rageusement de son piano une fois la dernière note jouée. Parle très longuement avec le public mais prend congé de lui avec brutalité.

Artiste paradoxale Nina Simone était capable ce soir là de donner au public un moment de scène d’une force incroyable. Artiste magnétique à la limite du pouvoir hypnotique.

Jean Marc Gelin

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:22

JJJJ JEAN-CHARLES RICHARD: “ Faces”

HERRADE 2006

 

 

Jean Charles Richard (ss, bs), Dave Liebman (dm)

 

 

 Ceux qui ne savent pas que JC Richard est un grand saxophoniste doivent impérativement écouter cet album. Car à l’égal des grands Jean Charles Richard, que ce soit au soprano ou au baryton impose un son unique à la fois net et puissant. On ne peut s’empêcher de penser ici à Antony Braxton, celui des « Saxophones improvisations Série F ».  Ici, malgré la réticence à se jeter sur un album de sax en solo dont l’austérité du principe (largement démentie dans les faits) pourrait décourager certains, il n’est jamais question d’ennui. JCR ne lasse jamais. Multiplie les couleurs au gré des titres. Un remarquable travail de mixage permet de juxtaposer et coller des pièces au soprano et au baryton donnant ainsi l’impression d’avoir deux musiciens en studio. Après une ouverture à la lame aiguisée (First sound), Jean Charles Richard impose au baryton des sonorités brutes et primales (Rainouart au Tinel). Avec la superbe pièce de Margoni (Réflexion sur le langage d’Olivier Messiaen) et avec celle qui précède (Off Birds) l’album explore aussi les voies de la musique contemporaine. Plus loin sur Boreal, JC Richard tient une note et lui donne une dimension étrange et mystérieuse. Plus loin encore son hommage à Steve Lacy sur Bone, fait tourner les têtes. Son mentor, Dave Liebman chez qui cet album a été enregistré était en studio à Saylorsburg. Il a supervisé la totalité de l’enregistrement. Il passe de l’autre côté de la vitre à deux reprises pour tenir la batterie dans la série de thème qu’il a composé en hommage à Elvin Jones. Mais dans cet album d’une grande générosité l’inspiration de JC Richard se trouve avant tout dans l’héritage de Steve Lacy. Son langage musical véhicule un  discours sans académisme et sans concession qui puise autant au classique qu’au jazz et à la musique contemporaine pour s’approcher de sa propre forme. Et alors que d’autres attendent des années avant de se lancer dans l’exercice du solo, c’est avec courage qu’il choisit cette formule sans concession. Celle qui correspond le mieux à sa conception esthétique et intellectuelle de la musique. Elle ne se partage pas. Sans jamais perdre en énergie et en puissance, il impose son jeu dans tous les formats et tous les tempos, fidèle à ses propres sonorités. Un travail de sculpteur. Parce qu’il vient surtout du classique et moins du jazz, on a le sentiment que tout y est techniquement sous contrôle. Dire qu’il manque alors cette part de lâcher prise, cette part un peu folle de l’improvisation serait mal le comprendre. Car Jean Charles Richard revendique lui-même cette exigence de perfection, ce travail de labeur quasi monacal.  C’est un travail ascétique qui mène à l’extrême pureté. C’est un des chemins qui mène au beau.

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:19

JJJ Diana KRALL: « From this moment on »

 

Verve 2006

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