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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:03

JJJ PAT METHENY / BRAD MEHLDAU

 

 

Nonesuch 2006

 

 

 Certainement un très bel album et une très belle rencontre entre deux immenses artistes évoluant chacun dans des sphères totalement différentes. Le premier est guitariste. Certainement l’un des tous meilleurs au monde. Admirateur sans limite d’Ornette Coleman et d’un jazz syncrétique il affirme son goût pour la chose électrique. L’autre est pianiste. Il a à peine 36 ans, et a émergé dans la génération suivant Metheny et forcément s’est nourri de lui. A son âge il est déjà une figure emblématique du jazz moderne. Mais à la différence du guitariste il s’est construit sa carrière sur un univers plus intimiste et résolument acoustique.

 

 

Hier Metheny enregistrait avec son idole d’enfance (Ornette Coleman sur SONG X) désormais c’est à Brad Mehldau d’accomplir son rêve. Et logiquement dans ce rêve accompli où les deux hmmes ont apporté leurs compositions, il aurait dû émerger un album exceptionnel.

 

 

Et pourtant quelque chose nous incite à la retenue. En effet chacun des partenaires semble chercher une sorte de terrain d’entente minimum sans oser se livrer vraiment. Il faut attendre les trois premiers morceaux, où l’endormissement guette, pour qu’il se passe enfin quelque chose. Que la pâte veuille bien prendre. Car pour l’essentiel c’est plutôt un service minimum sans aucune prise de risque où l’on peine à retrouver chez l’un comme chez l’autre l’empreinte de leur style propre. Pour qu’il en fût autrement il aurait fallu aux deux hommes une terre commune à explorer. Comparaison n‘est certes pas raison mais l’on a tous encore en tête un autre duo publié l’an dernier par Cam Jazz entre Jim Hall et Enrico Pierannunzi qui partageait tous les deux un amour commun pour Bill Evans et qui se montraient capables chacun de dialoguer tout en explorant à tour de rôle des univers caché dans la musique inspirée par le pianiste. Ici on en et loin. Le dialogue est réduit à sa plus simple expression chacun jouant sa partie à tour de rôle, certainement avec brio mais sans plus. Et l’on est agréablement surpris lorsque la rythmique de Mehldau intervient sur deux titres, apportant alors un réel soutien à cette élégante musique qui vraiment ne dérangera personne.

 

 

Mais ne boudons pas notre plaisir. Il y a quelques beaux moments comme ce Bachelors III composé par Metheny ou ce Ring of Life dans lequel Metheny livre un chorus stupéfiant. Et puis, et puis il y a en toute fin d’album un morceau admirable. «  Make peace » commence mal et l’on pourrait craindre le pire mais les deux hommes parviennent à hisser ce morceau à un véritable chef d’œuvre pour conclure de façon magistrale dans un moment poignant cette session en demi teinte. Musique intime et raffinée, au moelleux lénifiant cet album est à savourer par un après midi d’automne glacial et pluvieux à l’heure du thé.

 

 

Jean-Marc Gelin

 

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 23:01

 

JJJJ THELONIOUS MONK: « classic Qartet »

 

Candid 2006

 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 23:18

JJ LE DUO: “ Plays Jacques Brel”

Douglas 2006

 

 

 Hasard du calendrier. Presque en même temps, sortent deux albums consacrés à Jacques Brel. A côté du travail effectué par le trompettiste Patrick Artero sur des arrangements foisonnants de Vincent Artaud à grands renforts de congas de cuivres, le travail qui nous est proposé ici s’inscrit dans un toute autre démarche. Le respect littéral de la chanson amène nos deux jeunes musiciens sur des sentiers un peu convenus, celui du climat intimiste à tout prix. Toujours au plus près serré de la mélodie, ils semblent un peu timides, enfermés dans leur interprétation. Mais l’album gagne en charme. U n charme certain. Celui de reconnaître immédiatement la chanson de Brel dont les paroles nous revient tout de suite en tête. Celui de la mise en évidence de leur belle musicalité.

 

 

Celui d’un joli dialogue où lorsque l’un fait chanter son instrument l’autre l’accompagne. Perrine Mansuy remarquée il y a quelque temps (3° pris d’orchestre à la Défense en 2000) apporte une réelle profondeur de jeu assez discrète et élégante tout à la fois tandis que Francis Cordas est particulièrement inspiré par son sujet. Tous les deux possèdent le charme d’une très grande finesse dans leur interprétation au plus proche, toujours de l’émotion voulue et provoquée. Mais cette entreprise est néanmoins risquée et peut conduire à une paraphrase un peu tiède si l’on n’y prête attention. Et c’est à ce titre que l’on peut reprocher à ce duo un certain manque de liberté. Celui d’oser sortir sur des chemins plus risqués d’un arrangement original ou d’un improvisation plus libre.

 

 

Alan Douglas le producteur de cette session fait un choix étonnant. Lui qui après avoir produit des sommets comme le Money Jungle de Duke Ellington, les Last Poets, Billie Holiday ou Jimmy Hendricks s’était juré de ne plus produire d’album. C’est curieusement ave cet album qu’il revient en studio et autour du concept des songbooks français. Le prochain album enregistré par Le Duo  sortira dans un mois autour de la musique de Charles Aznavour.

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:24

 

Dans le rayon librairie de mon grand magasin « culturel » préféré, je vais toujours voir la spécialité « Arts et Musique » pour y dénicher l’objet rare. Lorsque l’autre jour mon regard tomba sur cet imposant ouvrage (à vue de nez 1500 pages au moins !) intitulé sobrement «  Dictionnaire de la Musique  » et forcément, j’ai eu envie de le consulter. L’ennui dans ces grands magasins c’est que ces ouvrages sont sous cellophane, impossible à feuilleter. J’ai donc pris sur moi de l’ouvrir quand même, en cachette mais c’est pas grave parce que dans les rayons « Librairie musicale » de ces grands magasins, il n’y a jamais personne et que je ne risquais pas d’être vu en train de commettre l’acte honteux mais bon de toutes façons, le client est roi. Un peu à la manière de mon grand père qui pour tester un grand restaurant filait droit dans les sanitaires pour en apprécier leur état, moi j’ai filé tout droit à la lettre « C » et à ma grande surprise ce Dictionnaire de la Musique ignorait « Coltrane ». Je suis pas bien futé, me dis je, il ne s’agit pas d’un dictionnaire « du » jazz, alors filons à la lettre « E ». Pas de Ellington non plus. Je regardais à nouveau la couverture pour avoir la confirmation du titre. Pas de doute il s’agissait bien d’un « Dictionnaire de la Musique  ». Mais Parker n’y figurait pas, Louis Armstrong encore moins et Jerry Roll Morton vous n’y pensez pas. Quand à Miles Davis de guère lasse je n’ai même pas essayé, cela m’aurait fait trop mal. J’allais partir, désabusé mais je revins sur mes pas et tentais alors un dernier essai. Juste une dernière lettre. Celle qui sauverait tout. Celle qui pourrait absoudre l’infamie faite à ces grands hommes et me laisserait encore croire en notre humanité. Qui me confirmerait que tout un pan de la culture du XX° siècle n’avait pas été englouti dans je ne sais quel tombereau. En désespoir de cause, le cœur battant j’allais avec appréhension à la fameuse lettre ……..…. la lettre « J ». Parce qu’enfin dans un dictionnaire de la musique, le « jazz » ne pouvait pas avoir disparu. Ce n’était pas possible. Pas envisageable. Ou alors c’est que j’avais rêvé et mon père aussi et le père de mon père encore plus. J’ouvris donc à la lettre «  J » et bien sûr, la suite  vous  la connaissez.

L’auteur de cet ouvrage, l’éminent journaliste M.V grand spécialiste de Haydn et de Sibelius peut ainsi vendre des milliers d’exemplaires (sous cellophane) d’un dictionnaire de la musique tout en oubliant rien moins que le Jazz. Celui qui s’enseigne dans des écoles bien comme il faut, qui peut remplir aussi bien le Carnegie Hall que la Salle Pleyel. Celui qui ne cesse de vivre. Celui qui est venu au monde avec Bach et Debussy. Celui qui émane du blues et qui a donné un jour naissance au rock. Mais il faut croire pourtant que la musique que nous aimons et pour laquelle vous lisez ces lignes reste encore pour un grand nombre d’érudits un épiphénomène de l’art musical, un truc qui ne durera pas et qui fera son temps comme les vases étrusques ou les commodes Napoléon III. C’est dire tout le chemin qui reste encore à parcourir avant que Ellington et ses frères d’armes ne trouve leur vraie place non pas au panthéon du Jazz (ça fait belle lurette qu’ils y sont) mais dans celle de l’histoire de la musique. C’est tout le travail qui reste encore à faire pour faire comprendre et aimer cette musique que nous défendons, corps et âme.

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:14
Claudia Solal, l’improvisation par coeur

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:12

JJJ PATRICIA BARBER: « Mythologie »

Nocturne 2006

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:09

JJJJ ORNETTE COLEMAN: “ Sound grammar”

 

Sound Grammar 2006

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:08

JJJJ JEAN PIERRE COMO: “L’âme soeur”

Nocturne 2006

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:07

JJJ VINCENT COURTOIS: “What do you mean by silence”

 

Le Triton 2006

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:05

JJJ ANTOINE HERVE: “Mozart la nuit”

Nocturne 2006

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