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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:08

JJJJ JEAN PIERRE COMO: “L’âme soeur”

Nocturne 2006

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:07

JJJ VINCENT COURTOIS: “What do you mean by silence”

 

Le Triton 2006

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:05

JJJ ANTOINE HERVE: “Mozart la nuit”

Nocturne 2006

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:03

JJJ MAIDO PROJECT : « Safran »

Autoprod.

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:01

JJJJ ALFIO ORIGLIO: “Ascendances”

Cristal 2006

 

 

 

 

 

 

Voila un disque original, et qui ne renie pas ses origines latines… On est assez loin de la formule canonique piano-contrebasse-batterie, puisque l’on trouve une basse électrique, à la fois discrète et raffinée, celle de Laurent Vernerey, et Xavier Sanchez aux percussions, notamment au cajon.

 

 

Les percussions forment un écrin chaloupé aux compositions d’Alfio Origlio, dont la principale qualité est d’avoir un jeu romantique, au toucher remarquable, un phrasé subtil, non dénué de lyrisme et de punch si nécessaire. Alfio Origlio ne joue pas simplement du piano, il en joue, s’amuse avec, le fait briller, virevolter, ou au contraire l’étouffe parfois d’une main moqueuse sur les cordes (palm mute disent les guitaristes), bref il l’explore comme on partirait en voyage… On note surtout une réelle attention portée à la mélodie, à la respiration, la longueur des notes, qui donne à cet album une sorte de profondeur très appréciable.  Et l’on comprend mieux dès lors le titre de l’album : « Ascendances »… Peut-être est-il question de nous élever un peu… La photo de la pochette incite il est vrai déjà à la rêverie…

 

 

Ainsi le titre « Alex la glisse » est-il une formidable ballade en duo, avec la contrebasse cette fois, et quelques nappes de synthé très discrètement ajoutées… on est ailleurs !

 

 

L’on retrouve juste après la chanteuse brésilienne Marcia Maria, dont on apprécie beaucoup la voix cristalline et caressante, donnant à ce « Bejo no final » un goût certain de nostalgie…

 

 

Il est toujours question de latinité – méditerranéenne cette fois - dans la reprise de « Tres Notas », composition enjouée du grand guitariste flamenco Vicente Amigo. Il me semble qu’on est dans un registre légèrement différent de celui du maître de Cordoba. Le ‘duende’ bien que présent n’est pas fougueux, l’on ressent ici comme dans tout l’album une sorte de secrète retenue… Après tout, au piano, il est bien normal d’obtenir d’autres climats… Toujours dans un registre flamenquiste, la superbe danseuse Sharon Sultan y va des ‘tacones’ sur « La blonde des rivoires ». Sorte de miniature légèrement inquiétante et sombre, cette plage semble vouloir nous questionner…

 

 

Alfio Origlio a un jeu et une approche bien personnels, il serait malvenu de le lui reprocher. Il aime semble-t-il promener son auditeur à travers maints paysages aux atmosphères contrastées, toujours sincères et élégantes. De part sa richesse émotionnelle, écouter ce disque donne envie de le passer en boucle et puis sûrement de voir son auteur en concert…

 

 

Jean-Denis Gil

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 09:00

JJJJ(J) PIERRICK PEDRON: “Deep in a dream”

 

 

Nocturne 2006

 

 

 

 

 

 

Quel pied mes amis ! Que Pierrick Pedron attaque le thème de Nightingale Song in Berkeley Square ou qu’il vous balance un bridge de la mort qui déchire grave sur Lover et là vous mourrez tout de suite étendu sur la carpette du salon le sourire béat aux lèvres, les oreilles en écoutilles, satisfaites et heureuses. Cherchez pas plus loin c’est largement pour ces moments là que l’on aime le jazz. De bons vieux standards qu’on connaît « Parker » avec un type qui joue comme un Dieu que l’on croirait Bird redescendu du ciel, une rythmique plus classe que ça tu meures et un pianiste qui vous balance de ces chorus venus de l’espace et tout ça avec l’air de ne pas y toucher. Et voilà, c’est pas plus compliqué que ça ! Les arrangements ont l’air simples mais pourtant développent un sens rare de la mise en scène et de la relance avec des intros du genre à commencer molo puis à tout balancer là où on s’y attend le moins sur des doublements de tempi et des renversements de direction. Un You’re Laughin at me qui tout à coup change d’orientation sous les doigts de Mulgrew Miller vers un latin jazz qui emprunte à My Little Suede Shoes de Parker pour revenir à une structure classique. Ou alors ce break évoqué précédemment sur un  Lover qui tout à coup part avec Pedron et emporte au passage toute la rythmique avec lui pour un décollage immédiat. Tout au long on vit, on exalte, on danse, on pleure, on est amoureux mais d’un amour toujours heureux.

 

 

Pierrick Pedron qui continue là son parcours un peu solitaire et loin des grandes aventures collectives fait chanter son alto comme pouvait le faire un Guy Laffitte au ténor ou plutôt Benny Carter à l’alto. Avec cette classe, cette élégance et cette petite pointe indicible de détachement qui fait glisser la note d’un quart de poil il nous mène au comble de l’émotion sur l’exposé du thème de Nightingale Song. Et lorsque le saxophoniste met le feu et emballe le tempo (il respire quand ?) ce n’est jamais dans la confusion ou dans la cacophonie furieuse. C’est au contraire d’une limpidité fluide qui coule comme de l’eau de source. Je pense alors à Cannonball dont la puissance et la vélocité avaient cette gracilité magique. Et ces moments où le lyrisme le dispute à l’émotion se produisent tout simplement parce qu’il y a une musique qui là est un juste plus habitée qu’ailleurs. Pourtant en s’attaquant à un répertoire très classique, celui des standards  de Broadway, Pedron montre qu’il est homme à prendre des risques énormes. Car s’aventurer sur un  terrain archi battu c’est comme monter dans l’arène des jams sessions sous le regard assassins de ses congénères. Et dans ce registre là il sort gagnant. Largement gagnant à l’égal de ce que le jazz compte aujourd’hui parmi les plus grands altistes actuels. Car autant on était resté dubitatif devant les copies notes pour notes qu’un autre génial alto livrait dans le même esprit il n’y a pas si longtemps (on pense ici à Stefano Di Battista sur les traces de Parker) autant Pedron imprime ici sa marque et sa personnalité au cours de cet enregistrement réalisé à New York sur les terres de Mulgrew Miller et de Lewis Nash. On ne sait pas si les pistes sont livrées dans l’ordre dans lequel elles ont été enregistrées mais tout se passe comme si cette rythmique et son pianiste au premier chef montaient véritablement en puissance au cours de l’album. Un peu sage, conventionnel et peut être dubitatif au début, Mulgrew Miller se lâche petit à petit, montre qu’il veut être aussi de la fête, prend des envolées à la Mc Coy Tyner sur Lover, livre un chorus de grande classe sur la compo de Pedron (Tune Z) et enfin retrouve celui-ci dans un vrai moment d’entente fraternel sur un It never entered my mind, chef d’œuvre sublime de finesse, sorte de chant d’amour exalté par ces musiciens pour un jazz sublimé.

 

 

Jean Marc Gelin

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 08:59

JJ Toots Thielemans : “One road for the movie”

 

Verve 2006

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 08:57

JJJJ FLORIAN WEBER: “Minsarah”

 

Enja 2006

 

Florian Weber (p), Jeff Denson (cb), Ziv Ravitz (dm)

 

 

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 09:20

LE RIRE DE SWANN – André HodeirCollec. Rouge Profond  2006, 140p. 14€

 

André Hodeir on le sait est une légende. Ses écrits ont marqué l’histoire de la critique et du journalisme de jazz avec quelques écrits célèbres comme  « Hommes et problèmes du jazz » paru en 1954 ou encore « Les mondes du jazz » en 1970 ou encore « Jazzistiques ».A 85 ans il publie un petit recueil de nouvelles qui n’ont pas grand-chose à voir avec le jazz mais dans lequel la musique est toujours bien présente. 13 petites nouvelles délicieuses où l’auteur écrit à la première personne et raconte des histoires entre absurde et surréalisme. On le trouve, écrivain célèbre égaré par hasard au paradis des musiciens, on entre dans sa famille où un oncle animateur de télé possède un étrange pouvoir, on le voit transformé en Babby Sitter essayant de faire découvrir la musique à un enfant capricieux et attachant. Les violonistes c’est bien normal (Hodeir est violoniste lui-même) peuplent cet ouvrage truculent qui raconte des petits instants de vie rêvés, des fragments d’histoire qui ouvrent sur tous les possibles et tous les imaginaires. La musique est là en surimpression toujours tapie dans un coin ou au centre du débat. Les musiciens sont de géniaux tartuffes à la fois imaginaires et terriblement humains. C’est un ouvrage remarquable, magnifiquement écrit au surréalisme parfois drôle , souvent émouvant et toujours malicieux. Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 09:17

TOUS LES BLUES D’ALBERT AYLER – Simon GuibertCollec. Voyage au bout d’une vie. Vol.2 é/dite. 2005, 133p. 12€

 

 

 

 

 

 

 

Nous avions évoqué avant l’été le petit ouvrage que cet éditeur avait consacré à la mort de Chet Baker. Séduits par la conception de cette collection consacrée à la disparition mythique des quelques figures légendaires du siècle (John Lennon, Jim Morrison, Jean Seberg, Pasolini, Saint Exupery….) nous sommes remontés à des premiers numéros consacré à une autre légende du jazz, Albert Ayler.Le 25 novembre 1970 le corps du saxophoniste est retrouvé sans vie à Brooklyn dans l’East River. Noyade. C’est la conclusion officielle et celle qui aujourd’hui après avoir trouvé ses détracteurs semble être la cause la plus unanimement reconnue. 133 pages courtes, concises et tranchantes comme de minuscules focus, des spots éclairants pour nous faire comprendre la personnalité d’Albert Ayler. Le saxophoniste qui se raconte, des amis qui l’ont croisés et qui parlent (Alain Corneau ou Delpheil de Ton ) et les plus proches ceux pour qui la disparition d’Albert Ayler sonna comme un drame, Daniel Caux et Michel Le Bris qui tous deux partirent enqûeter sur la mort d’Albert Ayler. Par bribes on essaie de comprendre la haine que suscita souvent sa musique difficile (le faire jouer à Pleyel n’était ce pas l’envoyer aux Lions !). On approche timidement ces relations d’amour-haine avec sa mère (la lettre envoyée par Myrtle Ayler au journaliste français est terrible d’absence d’amour). Cette mère qui déclara un jour à propos de son fils «  j’aurais préféré qu’il n’ai jamais existé ». En Europe paradoxalement, Albert Ayler est aimé. Il revient de Saint Paul de Vence auréolé d’un immense succès à la Fondation Maeght mais aux Etats-Unis, son pays, se retrouve plus bas que terre à tel point que son label pourtant prestigieux (Impulse, le label de John Coltrane) vient de rompre son contrat. Et puis ce lourd sentiment de culpabilité vis-à-vis de son frère qu’il regarde impuissant basculer vers la folie. On connaît les relations de celui que l’on surnommait Holy Ghost avec Dieu et l’inspiration qu’il trouvait dans la bible. Albert Ayler était l’homme d’un passion dévorante celle de la création, de l’art pour l’art. Le discours d’Ayler était un chant de vie, une sorte de flot créateur animé par le sentiment de jouer quelque chose qui émane de l’instant, du suprême : « ailleurs lorsque je jouais  il arrivait que les gens disent que c’était mauvais et cela me faisait pleurer car ce que je jouais, c’est vraiment c que je ressentais ». Bien sûr cet ouvrage n’est pas un ouvrage sur la vie et l’œuvre de Albert Ayler. C’est un ouvrage bref  au rythme quasi radiophonique qui ne possède aucun sens mais a ce charme des objets parfois inutiles. En quelques fragments de mots et quelques éclats de musiques suggérés et surtout grâce  à quelques paroles souvent très belles de ses proches il rend pour un instant sa part de vérité à l’artiste que fut Albert Ayler. Restitue pour un instant la passion devastatrtice de la création brute. La brutalité de la création. Celle devant laquelle nous ne pouvons jamais rester indifférents. Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

 

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