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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 10:03

C’est en faisant une brocante l’autre jour que je suis tombé sur un petit bijou de la musique funk. Un Vynil de James Brown des années 70, «  Sho is Funky down here » entièrement instrumental. Un bijou je vous dis ! Si vous le trouvez quelque part, n’hésitez pas.

Quelques semaines plus tard nous finissions l’année tristement en apprenant la disparition de James Brown. Et comme si ce n’était pas suffisant nous avions appris un peu avant la perte de Amhet Ertegun, figure légendaire du label Atlantic. Amhet vous savez le petit bonhomme rondouillard à lunettes qui un jour a découvert et propulsé Ray Charles.

Si je vous parle de cela ce n’est pas pour donner dans la nécro. C’est juste qu’il s’agit dans les deux cas d’un même symbole qui disparaît en ce triste mois de décembre. Celui d’une certaine musique populaire noire américaine. Celle qui ose. Avec Amhtet Ertegun  le label Atlantic prend le risque de la révolution «  Free jazz » d’Ornette Coleman après avoir lancé la bombe Ray Charles. Celle aussi qui du côté de James Brown bouscule l’Amérique bien pensante et loin des luttes du Black Power affiche avec une énergie délirante sa liberté sauvage, sa fougue libératrice. Avec la disparition de tels symboles on est simplement en droit de se demander qui aujourd’hui, de l’autre côté de l’Atlantique réveillera ce petit monde bien assoupi.

Mais tout arrive, regardez Ornette ! Auriez vous pu imaginer dans vos rêves les plus fous qu’il serait un jour récompensé d’un double Grammy Award pour l’ensemble de son œuvre d’une part et pour son « Grammar Sound » sorti l’an dernier ! Vous y croyez ! Lui, l’exemple même de l’artiste maudit, honni, haï sur presque toutes les scènes du monde en cette fin de 20 siècle, gravissant les marches pour qu’enfin son génie soit officiellement reconnu par les officiels officiants prendra alors une belle revanche sur une histoire qu’il ne doit qu’à son génie et à son admirable persévérance sans laquelle il n’est point de liberté.

 

Car les génies sont souvent nés de leur époque en choquant, en bouleversant, en surprenant au sens très fort du terme, en élevant contre eux les herses d’un conservatisme frileux, en déclenchant les foudres hostiles des gardiens de quelques temples endormis. Que nos vœux en ce début d’année aillent donc aux musiciens, chanteurs et artistes pour qu’à leur tour ils nous bouleversent, nous choquent, nous surprennent, suscitent de nouvelles batailles d’Hernani et qu’enfin ils abattent eux aussi les murs de nos chapelles tristement assoupies.

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 10:00

FRANCOIS JOLY : « Les fans sans Balance »

 

Éditions Suite Noire

 

94p – 10 €

 

 

 

 

 

Vous le savez la mythique collection Série Noire de Duhamel, la fameuse collection aune et noire qui nous a tous nourri de polars savoureux, nous et nos parents avant nous, et bien cette collection mythique a aujourd’hui disparue pour le plus grand bonheur des bouquinistes.

Heureusement quelques passionnées de polars ont décidé de recréer une collection similaire dont on retrouvera le fameux graphisme. Avec cependant quelques restrictions notables par rapport à son aînée : essentiellement des formats ultra courts de moins de 100 pages, un prix léger (10 euros), et un graphisme ressemblant mais avec l’interdiction absolue d’utiliser le Jaune et Noir.

On sait que polar et jazz font généralement bon ménage. Question d’esthétique des mauvais garçons peut être. Le livre de François Joly, le neuvième livre de la suite Noire, n’échappe pas  à la règle même si c’est un lien morbide avec le jazz dont il s’agit ici. Où il y est question de déportation, de camp de concentration, de musique émergeant de la fange et de l’abject. Il y est question d’une affaire dont on ne saisit pas bien les contours ni même le propos. Peu de suspens et un déséquilibre flagrant entre une première partie « historique » et le deuxième mouvement, celui de l’enquête en elle-même, totalement bâclée.

Bref un polar plutôt mauvais dans l’ensemble.

Seul intérêt, cette brève rencontre avec Valaida Snow, jeune trompettiste noire de l’orchestre de Earl Hines qui connaîtra au sommet de sa gloire un destin tragique dont elle ne se remettra jamais tout à fait.

C’est le seul intérêt de ce livre. Avouons qu’il est bien mince.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 09:58

Les musiciens de jazz et leurs trois vœux

Propos recueillis et photographies

 

Ed. Buchet Chastel 2006

 

 

 

 

La baronne Pannonica de Koenigswarter (« Nica » pour les intimes) est de ses « ladies » sans qui le jazz n’aurait sans doute pas pu s’épanouir. A la fois fée, muse, protectrice, conseillère et agent, elle est une figure tutélaire du jazz de ces dernières années. Sa célèbre Cathouse a accueilli les plus grands, pour une soirée, pour plusieurs mois ou plusieurs années. C’est dans cette maison que l’immense Charlie Parker mourut et que Thelonious Monk passa les neuf dernières années de sa vie. Elle milita pour la suppression de l’enregistrement des empreintes digitales des musiciens dans les night-clubs ou de la carte de cabaret. Elle aida Barry Harris à créer son école de jazz sur la 8ème avenue, « The Junction Jazz Cultural Theatre ».

 

Ce livre est un précieux et rare cadeau d’une femme passionnée à tous les amoureux de cet art majeur. Patiemment et scrupuleusement, elle a questionné tous les musiciens de passage chez elle, dans sa célèbre Cathouse, sur leurs trois vœux : « Si on t’accordait trois vœux qui devaient se réaliser sur le champ, que souhaiterais-tu ? ». Ce qui pourrait paraître enfantin ou dérisoire se révèle terriblement touchant, parfois provocant (« Être blanc », Miles Davis), souvent drôle « 1. Être la lampe d’Aladin, 2. Être le king du swing ! 3. Avoir le pouvoir de suggestion », Frank Gant). Tout à coup nous pénétrons un peu plus l’intimité et les rêves de ceux dont nous révérons la musique : John Coltrane, Miles Davis, Lee Morgan, Bud Powell, Count Basie, Charles Mingus, Mal Waldron, Ben Webster, Cannonball Adderley, Bill Evans, Roy Eldridge, Duke Ellington…et tant d’autres musiciens mythiques. Ils disent la vie difficile des musiciens de jazz (« Je voudrais que des subventions soient octroyées à la forme d’expression artistique qu’est le jazz, pour que les musiciens qui ont vraiment la flamme puissent créer une musique qui ne soit pas, disons, altérée, déformée par des contraintes d’ordre social et économique », Cannonball Adderley), les conditions inacceptables de jeu dans des salles à l’acoustique douteuse pour un salaire de misère, la non reconnaissance de leur musique, le racisme quotidien, la foi comme mât de leur vie (« Garder la foi (ce qui englobe tout) » dit Yusef Lateef) , la vie de famille ballottée, l’amour comme seul espoir et leur désir de se renouveler sans cesse dans leur art (« Avoir une fraîcheur inépuisable dans ma musique (pour l’instant je me répète un peu) » dit Coltrane). Dans leurs propos sans afféterie, une même foi en la musique malgré les galères et la dérive présentes malgré quelques propos excédés : « Terminer ma formation de technicien radio et télévision pour ne plus être obligé de souffler dans ma trompette. » déclare Roy Eldridge. Précieux et émouvant témoignage d’une époque. L’autre passion de Pannonica était la photo. Ses clichés au polaroid illustrent cet ouvrage et sont splendides. Là aussi le même naturel sans pose ni sourire figé de circonstance, dans l’intimité de Cathouse : une exceptionnelle galerie de portraits ! 

Régine Coqueran             

 

 

 

de Pannonica de Koenigswarter

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 09:55

JJ Louis Prima

Bd jazz – Nocturne 2006
1 BD  + 2 CD

 

 

 

 

  La collection BD Jazz de Nocturne (dans la série BD Voices) consacre un long box  au chanteur  et amuseur Louis Prima. Louis Prima, vous savez le gigolo que everywhere he go, people know the part is playing etc etc…..

 

Et bien Louis Prima à entendre les enregistrements de  1935-36 aurait pu tout aussi bien devenir un excellent trompettiste. Il ne manquait pas de talent pour cela. Pas crooner pour un sou, Louis Prima s’inscrit plutôt dans la lignée des clowns amuseur  dans la lignée des Cab Calloway et autres Slim Gaillard à la différence qu’il se découvre rapidement un filon en exploitant son coté rital dans ce que l’on a appelé le style Gleeby, sorte de farce à l’italienne (Angelina, Please no squeeza banana, falicia no capicia, ….). Louis Prima ne manque pas de titres de gloire. Souvent réduit à son  I’m Just a Gigolo, on a tendance à oublier que le fantasque trompettiste au swing et à l’énergie bouillonnante fut aussi le compositeur du fameux Sing, Sing, Sing véritable tube planétaire avant l’heure.  Qui se souvient encore qu’en 1967, Louis Prima sera la voix de King Louie dans le livre de la Jungle.  Faconde éternelle de ce troubadour saltimbanque qui sera aussi jettera allègrement dans le rock ‘n roll (Buona Serra) et dont on oublie qu’il participera à l’invention du twist. Comme le montre avec humour la bd, pour un peu si on lui avait demandé, Prima serait devenu le 5° Beatles….

 

Le dessinateur du livret François San Millan plutôt connu pour ses illustrations de livres éducatifs pour enfants est associé pour l’occasion au scénariste qui sous le pseudo de Stéphane Allégret cache un journaliste, un libraire, un auteur de polar, un adaptateur de dessins animés, un ghost writter pour Karl Zero et un scénariste pour le cinéma et la télévision. Toute cette bande de joyeux quinqua a volontairement placé ce livret sur le terrain de prédilection de Louis Prima lui-même, celui de la grosse farce, de l’humour et de l’amour des femmes. Louis Prima y est présenté sous les traits d’un personnage à la fois libidineux et grotesque. Humour grinçant au fil de ces pages que celui que les auteurs portent sur un personnage au clownesque pathétiquement sympathique. Un certain regard de l’Amérique d’après guerre.

Jean-Marc Gelin

 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 09:51

JJJ ZETLAB : « Urban Ethnic Jazz »

 

Sergent Major 2006

 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 09:47

JJJJ JOE ZAWINUL:”

Brown Street

 

Ceam Records 2006

 

 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 09:41

PHILIPPE SELLAM, GILLES RENNES : «  Sortilège »

Cristal Records 2006

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 09:31

JJJ YOANN LOUSTALOT: “Primavera”

 

Elabeth 2006

 

 

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 16:53

JJJJMarc Copland,Gary Peacock, Bill Stewart : «  MODINHA  New York recordings Vol.1»

 

PIROUET 2006

 


Un poème de Bill Zavatsky (Right There, in the Right Now), proposé en guise de liner notes, donne les clés du  dernier opus du très prolifique Marc Copland : une alternance de climats, tantôt nostalgiques et déliés dans trois extraordinaires reprises (Modinha de A. C. Jobim ; Yesterdays de J. Kern et Taking a Chance on Love de V. Duke), tantôt emballés et cahotiques, aux limites de la dissonance (Slap Happy), dans des compositions originales où se mêlent réminiscences  herbie nicholsiennes (Sweet Peach Tree) et exubérances monkiennes (Half a Finger Snap). Les secondes forment une sorte d'hymne au moment présent, aux joies simples du trio, à l'ici et maintenant d'une session de fin d'hiver new-yorkais. On pourra cependant préférer les trois reprises, étirées au maximum,  diamants noirs suggestifs et empreints d'une profonde mélancolie, placés là peut-être pour évoquer la présence de la figure obsédante de la femme jadis aimée que mentionne le poème. Un standard que l'on croyait pourtant connaître par coeur (Yesterdays ) retrouve à cette occasion une intensité nouvelle, dans une version plus de 7 minutes formidable de bout en bout. Tout au long de l'album la cohérence du trio (Marc Copland, Gary Peacock, Bill Stewart), dans laquelle chacun prend plus qu'équitablement sa part de travail,  est impressionnante, tout comme l'est  la déconcertante facilité de ce pianiste virtuose et encore trop méconnu ici qu'est Marc Copland. Ces trois là sont à la hauteur de certains de leurs grands prédécesseurs, auxquels ils font parfois penser, qu'il s'agisse  des trios de Bill Evans ou de celui, non moins légendaire formé par Bley, Motian et (tiens, tiens) Peacock.

 

Loïc Blondiaux

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 09:43

STANDARD VISIT 

 

6 Cd dont un Cd bonus

 

Minium/Discograph 2006

 

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