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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 07:29

 Nous sommes tous musicophiles. Pour ceux qui lisent ces lignes, c’est une évidence. Sans que l’on sache vraiment pourquoi, nous sommes tous ramenés, toujours à cette forme de langage si mystérieux. On peut avoir des affinités (pour nous, le jazz), on peut réagir à la musique par l’intellect ou par l’émotion, toujours est il que nous avons tous le cortex auditif en action.  « Il y a dans la musique quelque chose d’ineffable et d’intime ; [ …] elle est pour nous à la fois parfaitement intelligible et tout à fait inexplicable. Cela tient à ce qu’elle montre tous les mouvements de notre être, même les plus cachés, délivrés désormais de la réalité et de ses tourments », disait Schopenhauer 1. On ne saurait dire mieux. Et si nous savons bien que « nous sommes tous, êtres humains, une espèce musicale non moins que linguistique »2 , le chemin par lequel la musique agit sur notre cerveau, reste largement sinon mystérieux du moins peu vulgarisé dans les études publiées à ce jour. C’est tout le sujet d’un essai absolument passionnant réalisé par Oliver Sacks, neurologue et professeur à l’Albert Einstein Collège of Médecine et à l’Université de New York (3). À partir d’études de cas qu’il a eu à connaître à son cabinet, Oliver Sacks cherche à nous faire comprendre comment la musique, par son action sur le cortex peut se révéler essentielle en matière de thérapie. Il n’est que de savoir que les aires cérébrales du cerveau affectées au traitement de la musique sont plus importantes que celles qui sont affectées au traitement du langage pour s’en convaincre. Toujours à la frontière de la neuropsychiatrie et de la psychanalyse, l’étude d’Oliver Sacks nous permet d’appréhender la musique autrement sans jamais pour autant en percer vraiment les insondables mystères qu’elle provoque en nous.

En dehors de la sphère strictement jazz, à lire absolument.

 

Mais justement, revenons au jazz qui tend à nous réserver quelques bonnes surprises et à stimuler notre cortex. Les  franciliens qui garderont en tête la très belle édition du festival « sons d’hiver » auront ainsi à peine le temps de se remettre de leurs émotions qu’ils pourront aller se régaler avec un « Banlieues bleues » qui s’annonce comme un très grand cru et dont nous vous invitons à découvrir le programme sur :

http://www.banlieuesbleues.org/22_festival_edition.php. Moment fort du jazz en hiver, banlieues Bleues est dans l’état de morosité ambiante qui semble s’emparer de l’hexagone, un de ces festival auquel il faut absolument courir. Image même d’un spectacle vivant en pleine ébullition, inventif autant qu’audacieux, privilège de ces créations d’un soir que de nous offrir ces moments uniques. Banlieues Bleues depuis 26 ans, véritable laboratoire dans le paysage du jazz.



Une autre vision des choses que celle avancée à l’occasion de la clôture des entretiens de Valois, le 30 janvier par Christine Albanel qui déclarait alors « je crois qu’il est utile, cinquante ans après la création du ministère de la Culture, de revenir sur notre système des labels » et d’envisager que les scènes nationales pourraient « revenir aux fondamentaux » que sont «  la diffusion et la pluridisciplinarité ». Une idée dont nous acceptons bien volontiers l’augure si elle ouvre de nouveaux espaces au spectacle vivant en général et à la musique en particulier mais qui ne manque pas de nous interroger dès lors que l’on évoque la promesse de « l’extension
  du périmètre de la taxe fiscale sur le spectacle vivant ». A suivre de près….

C’est justement un infatigable défenseur de la culture et du spectacle vivant, de la scène et du jazz, musicien aussi engagé que passionné qui a accueilli ce mois-ci Lionel Eskenazi pour un entretien passionnant. Henri Texier nous a en effet ouvert ses portes et sa réflexion sur les chansons d’amour à l’occasion de la sortie de ses « love songs réflexions ». Avec notre contrebassiste, entendre et écouter Henri Texier c’est toujours allier l’intelligence et l’émotion de la musique. Ces deux parties de notre cortex en action.
 


1.       Schopenhauer, « Le Monde comme volonté et comme représentation » ; Paris PUF 1966

2 Olivier Sacks, « Musicophilia, la musique, le cerveau et nous » ; Seuil, La couleur des idées. 200 
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 17:08

Blossom Dearie c'était pour moi une voix simple et d'une incroyable fraîcheur. Vous imaginez ça, à l'âge du be bop, du scat le plus endiablé, voilà une fille, pas très jolie qui cachée derrière ses grosses lunettes savait ,avec une voix très simple, si claire, fluette et presque enfantine vous émouvoir comme pas deux.
L'inventeur du "lesss is more".
Pas d'autres versions pour moi que ce tea for two qu'elle chantait sur un tempo très lent.


Certains n'ont pas entendu le plagiat lorsqu'une certaine Lisa E. se mit à chanter comme elle. Il faut dire que beaucoup avient oublié la jeune fille en fleurs.
Moi je la regrette déjà.


 
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 17:06
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 00:00
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 07:28

Philippe Gordiani (g), Rémi Gaudillat (tp, fgh), Bruno Tocanne (dm)



Les hommages aux héros de la pop music d’hier font florès et constituent une réelle source d’inspiration pour la musique d’aujourd’hui. Récemment l’ONJ de Franck Tortiller surfait sur la vague Led Zep. Le prochain orchestre national s’inspirera quand à lui de Robert Wyatt. Alban Darche nous promet un répertoire autour de Queen et le prochain album de Pierrick Pedron porte la marque des Pink Floyd. Le rock progressif et psychédélique de ce groupe phare des années 70 constitue en effet une source d’inspiration réelle qu’il s’agisse de l’ère David Gilmor chez Pedron ou de celle de Syd Barrett qui l’a précédée. Et c’est à ce dernier que le trio présenté ici, a décidé de rendre hommage. Philippe Gordiani, guitariste venu du rock retrouve ici deux compères venus du jazz, Bruno Gaudillat trompettiste associé depuis quelques années au batteur Bruno Tocanne au sein d’un autre trio (Trio Resistance). Leur terrain d’entente se situe autour de ce compositeur, génial fondateur des Pink Floyd et compositeur notamment de ce titre mythique, Interstellar overdrive qui donne son nom à leur formation (I-overdrive trio). A partir de ce matériau, les trois hommes réussissent plusieurs tours de force. Rendre vie d’abord à ce répertoire dont ils savent à merveille exalter la parti mélodique mais surtout l’entraîner dans une dimension qui sans être réellement psychédélique trouve ici son originalité. A l’image de la schizophrénie de Syd Barrett, le trio balance entre rock et jazz, entre écriture et improvisation, donnant une énergie nouvelle à ces thèmes magnifiques comme Astronomy Domine ou Interstellar Overdrive par exemple. S’ouvrant sur une saisissante version de Flaming l’album dévoile une parfaite entente de ce trio et surtout une réelle intelligence de l’appropriation et du dépassement de la version originale. Car il est ici question aussi d’une rencontre de deux univers où aucun ne doit y perdre sa personnalité. Celle de Philippe Gordiani vient du rock et apporte par incursion, des touches sombres, loin des envolées des guitares héro mais qui s’ancrent dans l’esprit de la pop music et du parfois du blues. C’est par le guitariste que s’installe la texture, la couleur distanciée. Rémi Gaudillat lui, ne cesse d’album en album de nous emballer totalement et confirme ici tout son talent. C’est lui qui se charge d’exalter la ligne mélodique de ces thèmes bien connus et qu’il porte à l’incandescence. Le guitariste et le trompettiste mettent alors en évidence la structure des thèmes composés par Syd Barrett qui évoluent entre écriture et improvisations qui, chez le guitariste anglais pouvaient se perdre dans une sorte d’infini musical psychédélique mais qui, sans perdre cet espace d’improvisation, trouve ici une sorte de concision poignante. Entre les deux, Bruno Tocanne à la batterie assure un lien rythmique entre jazz et rock. Sans pastiche et sans plagiat, le trio qui pour un tel projet a pris le risque d’une formation iconoclaste, réalise un travail absolument remarquable d’hommage bien au-delà de la restitution. C’est véritablement d’appropriation qu’il faut parler. Car en apportant leur âme à ce projet ils permettent une lecture superbe et différente de l’œuvre de Syd Barrett. A découvrir d’urgence. Jean-Marc Gelin
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 07:42

Cristal 2008

Denis Girard (p, fder, Hammond), Laurent Girard (b), Xavier Girard (dm)

 

Gros travail de réalisation pour l’album de ce nouveau trio que les amoureux d’un pop-jazz lounge ne bouderont certainement pas. Très bien écrit, cette musique plutôt électrique (essentiellement fender ou hammond + basse et batterie), crée un univers onirique lancinant et joue sur des climats où les effets de mode ne sont pas absents. Dans l’esprit parfois des Pink Floyd mais aussi d’une musique électrique plus moderne ils ne manquent ni d’idée ni de sens très affuté de la réalisation, du travail du son et de la mise en route d’une machine formidablement conçue et travaillée. Il y a visiblement là un très gros travail de pro et de post prod et la création d’un univers bien particulier à la poésie aussi moderne que parfois étrange. Idem pour le travail de mastering réalisé à Londres par Stuart Hawkes ( la patte anglaise, évidemment audible ici…).  Cependant cette musique à l’onirisme ténébreux, reste assez sombre et délivre un groove angoissé et pas assez libéré. Le groupe de ces trois frères au superbe potentiel marche sur les traces d’un MMW (Medeski Martin & Wood) sans toutefois n’en avoir ni la force, ni l’impact ni l’énergie. C’est qu’il manque à leur musique le sens de l’improvisation et d’un total lâcher prise. Une prise de risque supplémentaire qui passe par plus de jeu des musiciens et moins de studio. C’est à ce prix là qu’ils pourraient rendre alors leur musique plus chaleureuse ou plus sauvage. S’ils parviennent à montrer, au-delà de leur très grand talent de concepteur, leur talent de musicien, s’ils échappent à un effet de mode un peu trop prononcé, alors c’est sûr ce groupe risquerait bien de faire parler de lui, bien au-delà de notre hexagone. Ceux qui les ont entendu en concert attestent en tous cas qu’ils en ont largement les moyens. Jean-Marc Gelin

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 10:04

Candid 2008

Neil Cowley (p), Richard Sadler (cb), Evan Jenkins (dm)
 

 

 Avec un appétit d’ogre à vous dévorer tout cru un Steinway au petit déjeuner, voici Neil Cowley, jeune british farouche partisan de la maltraitance des gentil claviers innocents, lui qui pourtant à l’âge de 10 ans interprétait tout un concert de Chostakovitch au Queen Elizabeth Hall ! Ce qui, peut être explique. Depuis, le gamin a fait son chemin et certains s’en souviennent peut être comme l’un des piliers de l’excellent groupe pop, the Brand New Heavies. Le voilà aujourd’hui à la tête d’un trio qui navige entre jazz, rock et pop dans une sorte de synthèse entre les tourneries du regretté Svensson dont ils reprennent le flambeau haut la main, et les grosses frappes qui scandent le son des Bad Plus des bons jours. Syncrétisme décapant et plutôt salutaire pour tous ceux qui auraient tendance à s’endormir devant leur chaîne hi-fi en attendant la relève. Bousculé, voilà l’auditeur obligé de tendre l’oreille, ce qui au passage n’est pas très difficile vu la puissance des attaques que ce trio là délivre à l’auditeur dans une débauche d’énergie qu’il ne faudrait pourtant pas trop caricaturer ( même si l’on peut leur reprocher de forcer un tantinet le trait, dans le genre bon gros binaire qui tâche !). Car cette musique vit, vibre et exalte aussi les émotions dans une sorte de drame passionnel aussi puissant que fort dans ses intentions. «  Loud, louder , stop ! » est un peu le leitmotiv viril de la construction de ces 10 morceaux dans un format brut et volontairement dénué de toute nuance subtile pour tourner autour de crescendos, des forte et decrescendos qui portent une certaine forme d’émotion. Paroxysme et ambigüité de certains sentiments amoureux et brutaux. La musique s’apaise parfois comme ce Clumsy couple très intense ou sur Synaesthesia Traffic où l’empreinte EST est encore très prégnante. Mais très vite c’est le naturel « rentre dedans «  qui reprend le dessus porté par une rythmique qui peut parfois être un peu lourde à l’image de ce batteur clône de David King de Bad Plus, plus à l’aise dans le bûcheronnage que dans les ouvrages de fine dentelle. Tout le problème d’une rythmique certes intéressante mais qui est encore bien loin de la cohésion de Dan Berglund et Magnus Öström. Il fau dire que Neil Cowley prend une place telle qu’lle oblige un peu le batteur à jouer fort et relègue la contrebasse à un rôle un peu anecdotique. Il n’empêche ; nul doute que sur cette lancée ce groupe prometteur trouvera la bon tunning. Car ce dont il s’agit c’est avant tout d’un album bien salutaire et vivifiant qui nous oblige à remettre en question notre approche du piano. Ni vraiment rythmique, ni vraiment harmonique, ce piano là, éreintant et émouvant joue sur un autre registre. Nous surprend dans sa forme esthétique un peu nouvelle. Neil Cowley nous maintiens bien éveillés. Et vivants. Jean-Marc Gelin

 

 

 

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 09:07

                               
De retour du Sikkim, où j'étais allé vérifier si l'Himalaya se trouvait toujours  à sa place,  là où je l'avais contemplé  20 ans plus tôt ... N'en déplaise aux bonzes affables  que j'ai croisés  sur les sentiers et qui  prêchent l'impermanence des choses, j'ai bien vu surgir au lever du jour la procession des  sommets géants,  drapés dans  leurs glaces immémoriales et flottant au dessus des brumes à plus de 8000 mètres d'altitude. Ne cherchez plus : là est le royaume des cieux. "Voilà au moins  quelque chose de fixe, d'intangible,  dans mon existence", me suis-je dit. Cela, et aussi une certaine phrase orchestrale   de Prokofiev qui, au même moment se remettait à jouer dans mon incontrôlable juke-box intérieur. 

Le vent  et le froid ont  fini par nous chasser vers la hutte d'un jovial tenancier Tibétain, pour un thé épicé et  brûlant. Restés dehors, nos yaks semblaient aussi peu sensibles aux rafales glaciales qu'à la majesté du paysage.

Je n'ai pas osé  leur demander un avis  sur Prokofiev...

Privé de sa perfusion portable  de  musique, le voyageur-randonneur se livre aux réminiscences qui remontent pêle-mèle à son esprit, sans doute  par l'effet mécanique de la marche. 

Cette auto-psychothérapie,  qui se passe de mots  par le truchement des sons intérieurs, est aussi salutaire  que peu onéreuse.  A ce titre,  je m'étonne qu'elle ne soit pas plus souvent prescrite à mes frères et soeurs de névrose. Le soir, nos hôtes, peu vêtus malgré le froid mordant, improvisaient joyeusement  danses et chants a cappella,  à la chaleur d'une unique bougie. Leur répertoire semblait inépuisable. Nous,  grelottant sous les épaisseurs  de nos vêtements isothermes,  restions  toujours cois et piteux au moment de leur rendre la pareille.  Développés, nous ? Ben voyons ...

 

Un matin, l'avion m'a ramené  sur la terre de mes ancêtres, Pays de Cocagne, dont, curieusement, les habitants adorent  se  plaindre. Ce fait demeure une énigme profonde pour les citoyens du Sikkim qui, pour la plupart,  sont privés des délices de la douche chaude et du téléviseur géant à écran plat. En revanche, la gentillesse, la générosité et l'hospitalité semblent durablement inscrits dans leur constitution et le taux de criminalité du pays est proche de zéro. 

 

Je voulais aussi profiter de cette parenthèse en pays lointain pour tenter de réfléchir un peu plus que d'habitude. Donc,  relire Primo Lévi et Hermann Hesse. Chez ce dernier (dans "L'Homme qui voulait changer le monde"), j'ai trouvé ce passage qui constitue, à mon sens, un excellent viatique pour l'Artiste. Je vous le livre et vous souhaite bonne vie, car, comme disait ma Grand-Mère : 

 " Personne n'est à l'abri d'une heureuse  nouvelle ".

 

"Je couvrirai donc ces pages blanches de mon écriture non pas dans l'intention ou l'espoir d'atteindre quelqu'un pour qui elles pourraient signifier la même chose que pour moi, mais sous l'impulsion bien connue quoiqu' inexplicable à laquelle l'artiste obéit comme à un instinct naturel et qui le pousse à travailler et à mener son jeu en solitaire. (...) Mais puisque l'instinct en question est toujours vivace et qu'en lui obéissant pour continuer nos jeux dans la solitude, malgré toutes les équivoques et toutes les difficultés, nous éprouvons un plaisir assurément non partagé et mélancolique, mais un plaisir tout de même, c'est à dire un sentiment un peu plus fort de notre existence et de notre raison d'être, nous n'avons pas à nous plaindre (...). "

Hermann Hesse

  Le  Kanchendzönga (8586 m) au lever du jour

 

 

Guillaume de Chassy

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 09:56
Petite mise en bouche de la prochaine surprise de daniel Yvinec, de Chassy : le futur album avec pas moins que Paul Motian et Mark Murphy.
Ca vous épate,non ? Jetez un oeil et une oreille là dessus :

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 08:13
Bonne nouvelle pour tous les amoureux du jazz à Paris. Dans la série des clubs qui ferment et qui ouvrent, voilà plutôt de quoi nous réjouir dans le paysage morose : la réouverture au jazz de ce haut lieu mythique des folles nuits parisiennes encore imprégné de l'âme de Cocteau, le "Boeuf sur le toit" qui offrira désormais tous les lundis une programmation jazz sous la houlette et le talent de l'excellent Frederic Charbaut. Ce dernier tout à sa passion du jazz à Saint Germain trouve là une continuation logique au superbe festival "Esprit jazz".
Lorsque le jazz réinvestit les lieux......
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