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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 06:29


 
André Villeger est l’un de nos plus grands saxophoniste ténor. Attaché à une certaine tradition du jazz, il en a cependant épousé à peu près toutes ses formes, attentif à toutes ses évolutions à l’exception du free. Particulièrement demandé, il tourne encore aujourd’hui dans un grand nombre de formation et peut s’enorgueillir d’avoir joué avec les plus grandes légendes du jazz.
Il publie aujourd’hui un album magnifique avec Philippe Milanta et Thomas Bramerie dédié à la musique de Billy Strayhorn ( «  Strictly Strayhorn »).
André Villeger a beaucoup de choses à dire sur ce jazz qu’il aime passionnément.

Il sera au Sunside le mardi 3 octobre pour la sortie de l'album " Strictly Strahorn"


Rencontre avec un passeur d’émotions.
 


 
Vous signez un  deuxième volet autour de la musique Ellingtonienne avec un hommage à la musique de Strayhorn. Quelle est cette histoire d’amour ?
 
André Villeger : Vous savez c’est une histoire qui remonte à mon premier album en 1984 où il y avait déjà deux morceaux de Strayhorn. Depuis cette date, je me suis juré que dans tous mes albums à venir, il y aurait toujours au moins un morceau de ce magnifique compositeur. C’est un promesse que je me suis faite à moi même il y a bien longtemps. Et récemment Michel Stochitch (Camille Production) m’a proposé de faire un disque entier qui lui serait consacré. J’ai tout de suite sauté sur l’occasion. Nous discutions ensemble avec Michel Stochich de l’album et j’ai suggéré «  Strictly Strayhorn » ,il m’a répondu , je te l’avais déjà dit ? Voila, nous avons eu la même idée.
Pour moi Strayhorn est un personnage fondamental dans le jazz. C’est le premier qui a su de cette manière aussi parfaite faire la jonction entre la musique classique et le jazz.
 
 
Pour cet album vous poursuivez un travail avec le pianiste Philippe Milanta. A quand remonte votre rencontre?
 
AV : C’est le troisième album que nous faisons ensemble. Cela a commencé il y a 20 ans avec un album en duo. En fait notre complicité vient de ce que nous avons partagé la même expérience (bien qu’elle n’ait pas eu lieu en même temps), celle d’avoir tous les deux joué avec le trompettiste Harry «  Sweet «  Edison. Et pour Philippe comme pour moi cela nous a changé la tête, rythmiquement. Parmi les musiciens qui ont un tempo absolu il y a lui, Kenny Clarke, Miles, Clark Terry et pas mal d’autres. Mais jouer avec Harry « Sweets » Edison cela vous fait comprendre que jusque là vos n’aviez rien compris à ce qu’est le swing et l’élasticité du tempo.
Philippe et moi , grâce à notre expérience avec Sweets, n’avons plus besoin de nous attendre rythmiquement, ce qui nous rend très libres.
 
Pourquoi alors avoir rajouté une contrebasse ?
 
AV : C’ est Michel Stochitch qui voulait un  peu changer le son. Alors on a cherché  mais on s’est rapidement mis d’accord sur Thomas. Cela faisait plus de vingt ans que je l’avais pas vu mais à un moment je le voyais souvent lorsque je donnais des cours à Salon de Provence. Thomas cela était un peu évident pour nous.
 
 


Quelle a été la ligne directrice de votre travail d’arrangement sur cet album ?
 
AV : Tout est parti du fait qu’on avait enregistré pas mal de Strayhorn dans d’autres albums. Pour celui-ci on s’est vite retrouvés avec pas mal de ballades. Mon ambition c’était de faire autre chose. J’ai donc transformé des ballades de la façon la plus logique possible musicalement. Sur Lush Life par exemple, je l’avais déjà enregistré deux fois. Là je me suis mis au piano et j’ai cherché une ligne de basse. Pareil pour Satin Doll, je me suis dis pourquoi pas le mettre à sept temps. Mais ce n’est pas un travail intellectuel, c’est juste en le chantant comme ça que je trouvais que ça pouvait sonner. Pour Low key lightky , idem c’est une ballade donc on l’a fait en médium et on termine en ballade. Sur Lotus Blossom j’ai cherché une pédale de basse jusqu’au pont quitte à avoir des frottements un peu grinçants mais au final je sais que ça passe. Il y a deux morceaux que je n’ai pas touché : Sur My little brown book j’ai joué sur les changements de timbre, à la clarinette basse et pareil pour Blood Count, un morceau comme celui-là on ne peut pas y toucher. J’ai simplement choisi de le jouer au baryton pour lui donner une vraie couleur dramatique la plus poignante possible. IL faut remettre ce morceau dans son contexte, Blood Count c’est quand même le goutte à goutte lorsqu’il était à l’hôpital avec un cancer. Et puis sur Passion flower j’ai voulu lui donner un caractère passionné.
 
 
Ellington, c’est comme une seconde peau pour vous ?
 
AV : En fait je ne l‘ai pas aimé tout de suite. J’ai commencé le jazz par le New Orleans et j’ai ensuite tâté de pratiquement toutes les formes de jazz, à l’exception du Free. Au départ ma relation au jazz Nouvelle Orléans s’est faite un peu par accident. Barbara avec qui je parlais beaucoup à une époque, appelait cela «  de faux hasards ». C’est juste que mon copain qui partait à l’armée et qui jouait de la clarinette ne trouvait personne pour le remplacer. J’avais 18 ans et tout est parti de ce « faux hasard »
 
 

Mais vous aviez déjà touché un instrument ?
 
AV : Jamais.
 
 
Et comment fait t-on ?
 
AV : Et bien on s’y met et on se fait mal au pouce, aux lèvres, on cherche les doigtés. J’ai pris des leçons bien après. Je commençais à jouer dans les clubs, au Slow Club notamment et Claude Luter m’a conseillé de voir son prof de clarinette qui était dans le sextuor de la Garde républicaine. Claude, je lui doit ça ainsi que le bec de soprano qu’il m’a donné il y a 45 ans !
 
 
A l’époque cela n’était pas un peu ringard d’intégrer un orchestre de New Orleans ?
 
AV : le passeur me concernant c’était mon premier beau frère qui m’a fait découvrir beaucoup de choses en jazz. Il avait à l’époque pas mal de 33 tours dont un de la guilde du Jazz avec Sidney Bechet avec les Feetwarlmers qui jouaient Jerry Roll Blues (https://www.youtube.com/watch?v=uMlNfMy0eVc). Le solo de clarinette estsomptueux . Mais surtout ce beau frère avait de tout, du Dizzy, du Monk etc….
 
 
Vous aviez quel âge ?
 
AV : 8 ans quand il m’a fait découvrir tout ces trésors. A 20 ans c’est lui qui devant tous les membres de la famille m’a offert ma première clarinette.  C’est vrai qu’à l’époque j’étais un peu bizarre parce que tous mes copains jouaient plutôt de la guitare. D’ailleurs je me suis retrouvé un jour dans un groupe de copains où j’étais tout seul à la clarinette, entouré de…. 5 guitares…..! C’est comme si je m’étais retrouvé au milieu d’un troupeau de bisons…..
 
Mais en 67 quand on a 18 ans on écoute plutôt Jimmy Hendrix, non ?
 
AV : Ah mais rassurez vous j’écoutais beaucoup de rock. J’écoutais Les Chats Sauvage, les Apaches. Et j’écoutais le Rock’n roll français , les disques dans lesquels il y avait Guy Lafitte !
Et puis il y avait aussi des gars comme Georges Arvanitas, qui jouait dans les clubs le soir et sur des trucs de rock dans la journée. C’était un grand pianiste be bop qui travaillait énormément. C’était un musicien incroyable qui arrivait même à faire swinguer le piano pourri de la Huchette. C’est dire !
 
 
 
Qui étaient vos maîtres à l’époque ?
 
AV : Très vite et sans aucun doute, BECHET ! mais aussi simultanément Django, Grappelli, Hubert Rostaing. J’ai eu très vite cet équilibre entre la culture du jazz américain et européen ce qui m’a permis, je pense, ne pas avoir été sectaire.
 
Mais le free, jamais ?
 
AV : Gérard Terronès à l’époque tenait un club rue Sainte Croix de la Bretonnerie. Il m’avait engagé avec mon orchestre de New Orleans qui s’appelait les « Crazy Five Stompers » , groupe un peu foutraque dans lequel il y avait un peu de tout, un psy, un hôtelier, un archi enfin que des gens «normaux». Un soir il y a un gars qui vient me voir et qui me dit, je commence le sax, accepteriez vous de me montrer quelques doigtés. Je lui ai bien volontiers montré quelques trucs et visiblement il était totalement débutant. On étaient en 1967. En 68 je rentre dans l’orchestre de Raymond Fonsèque et l’année d’après, en 69 il y a eu un festival de jazz à Coulommiers qui était patronné par radio France. André Françis juste après notre passage présente un  orchestre de free jazz, et qui je retrouve sur scène comme chef d’orchestre? Mon saxophoniste débutant ! Ca a été répulsif pour moi !
 
Mais entre la jazz classique et le free, il y a un monde quand même ?
 
AV : oui mais par exemple j’ai aussi joué dans des formations plus électrique comme avec « Chute libre » où il y avait  entre autre Umberto Paganini, Olivier Hutman, Patrick Artero ou encore Mino Cinelu  (https://www.youtube.com/watch?v=dc5tr98QRes), ou bien Djoa un orchestre d’ethno Jazz post Coltranien.
 
 
 
Parmi les saxophonistes de votre génération, vous êtes plutôt pas mal demandé…..
 
AV: Il est vrai que je joue pas mal. De ce coté-là je ne me plains pas. Et puis j’ai eu la chance de jouer avec pas mal de grands big band comme celui de Claude Bolling par exemple, qui m’a poussé à  apprendre à lire la musique.
 
Vous ne saviez pas lire la musique avant ?
 
AV: Non, j’ai commencé avec l’orchestre de Claude. Vous savez dans un orchestre de Nouvelle Orléans, la lecture ne vous sert pas à grand chose. Mais un jour, j’avais autour de 30 ans et Bolling cherchait un soprano. Claude Luter était en vacances et a proposé mon nom. Le plan c’était de jouer la musique d’un film hautement mémorable « Deux filles dans un  pyjama » de Jean Girault ! Il a fallu que je m’y mette. Il y avait des pointures, des premiers prix de conservatoire à tous les pupitres comme Badini, Chautemps ou Jacques Nourredine. Du coup il fallait que j’apprenne tout par coeur.
 
Parmi les big band qui comptent, il y a aussi celui de Patrice Caratini
 
AV : Oui d’ailleurs nous allons fêter les 20 ans de l’orchestre le 30 septembre sur France Musique. On a commencé ensemble avec Patrice dans un groupe de Nouvelle Orléans. C’est un belle machine avec des jeunes de très haute volée : Matthieu Donarier, Remi Sciutto etc….
 
 
 
Quelles sont vos grandes influences ?
 
AV :  Guy Laffitte disait «  j’aime pas écouter les autres saxophonistes. Soit ils jouent mal et ça m’emmerde, soit ils jouent bien et ça m’emmerde aussi « .
 
 
 
Vous avez un son qui est assez classique et qui en tous cas n’a pas été emporté par la vague coltranienne
 
AV : C’est vrai je n’ai pas été influencé par Coltrane même si j’ai été fasciné par son jeu. Je l’admirais mais je ne l’ai pas aimé comme j’ai aimé Dexter, Lester, Rollins ou d’autres. Chez Coltrane j’aime les ballades et le début de la musique modale. Et puis il y a Don Byas qui était aussi le dieu de Johnny Griffin. On en a parlé ensemble lorsque l’on a fait le disque avec Hervé Sellin. Griffin estimait à juste raison que jouer vite à l’alto c’était facile mais qu’au ténor cela est très difficile et que Don Byas était un  maître en la matière.
J’ai toujours été attiré par les grands du ténors qui vont très bas dans les graves. Coltrane n’était pas dans ce registre et c’est normal puisqu’au départ c’est un altiste. Dans Kind of Blue il phrase comme Cannon Ball à l’alto mais au ténor. Benny Golson raconte que Coltrane jouait dans un petit orchestre de Philadelphie et il y avait deux altistes dont Coltrane et Eddie Cleanhead Vinson et il y avait un tenor qui s’appelait Louis Georges et à la pause un jour lui et Coltrane s’engueulent. A la reprise du set, le ténor ne revient pas et lorsqu’arrive le moment de son solo, le trompettiste qui menait cet orchestre demande à Coltrane de le prendre à sa place. Et à partir de là, le jeu de Coltrane qui s’inspirait beaucoup de Johny Hodges n’a plus rien eu à voir avec. Quand il venait chez Benny Golson, pour jouer ensemble, la maman de Benny Golson lui disait «  joues moi On the sunny side of the street mais à la façon de Johny Hodges » et c’est seulement après s’être éxécutés qu’ils avaient le droit de faire ce qu’ils voulaient.
 
 
 
Et Getz vous l’avez aimé ?
 

AV : Maintenant oui et avant non. Pour moi à l’époque c’était trop parfait et trop blanc. On entend beaucoup de musique européennes dans ses phrases et moi j’étais plus attiré par le blues. Mon père était un amateur de musique classique fou et obsessionnel et j’en ai tellement été gavé que j’ai mis 60 ans à m’en remettre. Il n’aimait pas que je fasse du jazz. Pour lui tout ce qui n’était pas du classique n’avait pas grâce à ses yeux. Il était un peu violoniste. Pendant la guerre de 14 on l’avait envoyé derrière les lignes allemandes pour faire du sabotage. il y a attrapé un staphylocoque doré qui ne lui a plus permis de jouer, sauf un peu le dimanche à la maison.
 
 
Comment faites vous pour travailler ainsi votre son ?
 

AV : Comme je dis à mes élèves, on passe à peu près la moitié de son existence à savoir qui on est et l’autre à essayer de le rester. Pour le son c’est pareil. Au début on se pose tout un tas de questions. Moi je voulais essayer de descendre dans les graves. Pour tout saxophoniste il y a toujours la nécessité  dans les dix premières notes de descendre au siB grave, pour voir si ça bouche. C’est une obsession chez nous et cela à oblige à travailler la colonne d’air. Et puisque l’on parle de la construction du solo, j’ai été interpellé, jeune,en écoutant le solo de Lester (Young) sur le solo de Lady Be Good en 1936. Ca vient d’ailleurs ! Après pour moi tout s’enchaîne, il y a eu Gonsalves et tous les autres. Mais en fait cela ne sert à rien d’essayer d’imiter ces gens-là, même si au début on essaie, ce qui est parfaitement normal. Ces légendes sont inimitables.
 
 
Vous travaillez beaucoup votre instrument ?
 

A.V : Un peu moins aujourd’hui mais oui, sinon c’est pas possible. Encore ce matin en me levant j’ai pris la clarinette que la famille m’avait offert pour mes 20 ans et je me suis exercé aux doigtés. Pour un musicien c’est un travail sans fin, même si avec la vie, les enfants, les petits-enfants, on a un peu moins de temps. Mais je garde à côté de mon lit cette clarinette et lorsque je me lève le matin le premier truc que je fais c’est de jouer.
 
 
 
Vous enseignez ?
 

AV : Oui. J’essaie avec mes élève de faire de la maïeutique. c’est à dire d’essayer de les faire accoucher d’eux-mêmes. J’ai un copain qui est un ancien élève de Chautemps et qui a passé beaucoup de temps à faire des relevés. Au final cela ne lui a pas servi à grand chose. En cuisine, passer son  temps à regarder la recette pour doser les ingrédients, cela n’aide pas à devenir créatif et à prendre confiance. Les jeunes musiciens c’est pareil il faut les aider et parfois il ne faut pas les aider. Mais c’est assez difficile de théoriser cela. Il faut sentir les choses. Il faut aimer les gens pour savoir à quel moment on peut leur demander l’impossible. Je qualifierai mon enseignement d’ostéopathie musicale. J’essaie de voir où cela coince. Parfois il y a des contractures à un endroit précis, mais cela vient d’ailleurs. Cela me rappelle une histoire que m’avait raconté Raymond Fol. A l’époque j’étais dans son groupe, avec Sam Woodyard notamment. Un jour Fol va voir Dexter jouer. Deux jours après on le revoit et il nous raconte : «  le concert était formidable. La première demi-heure il a fait à peu près tout ce qu’il savait faire. Ensuite, il a joué ». Et c’est exactement comme cela que ça devrait toujours se passer. Mais le truc avec les jeunes musiciens c’est qu’ils sont impatients. J’aimerais les entendre jouer, eux. Le problème c’est qu’ils n’ont pas le temps, ni la chance comme nous nous l’avions de jouer plusieurs soirs d’affilée  dans le même club. Alors on leur demande tout de suite de savoir faire des sauts périlleux arrière. Vous savez dans le temps on donnait aux enfants des feuilles avec des chiffres marqués dessus et il fallait relier les chiffres dans l’ordre et à la fin cela faisait un dessin. Et bien ce n’est pas comme cela que l’on apprend à dessiner. Pour les relevés, c’est pareil.
 
Quel est votre rêve de musicien ?
 

AV :  Vous savez, j’ai eu la chance de faire beaucoup de rencontres dans ma carrière. Alors là comme ça je ne sais pas. J’ai adoré Sonny Rollins mais aujourd’hui ce n’est plus ce que cela a été.
 
 
Des gens comme Barney Wilen ?
 

AV : Ah oui des gars comme lui ou comme Hubert Fol. Barney était un gars totalement déshinibé. Il s’en donnait les moyens. Mais bon il prenait pas mal de choses.
 
Pas vous ?
 

AV : Non, mais je reconnais que cela a été difficile de résister notamment lorsque je rencontrais des musiciens américains. Pierre Boussaguet m’a raconté une histoire sur un grand saxophoniste français. Il était en tournée avec Albert Nicholas. Tous les copains lui proposaient des pétards mais il refusait toujours. Mais une fois il accepte et il fume un joint entier en se haussant du col et en disant « ça ne me fait rien votre truc ». Ensuite il monte sur scène et il commence à jouer et il raconte qu’il se sentait si bien qu’il sent qu’il prend un chorus puis un 2ème, un 3ème jusqu’à 15 chorus d’affilés. A la fin du morceau il va voir Albert pour lui demander comment c’était et Albert Nicholas lui dit «  Oui, c’était bien mais pourquoi, n’as tu pris qu’un seul chorus ? ».
 
 
Comment vous sentez vous dans le monde du jazz aujourd’hui ?
 

AV : vous savez ce qui m’intéresse moi, ce sont ls gens avant tout. Eddy Louiss avec qui je discutait un jour me disait : je me rend compte que j’ai arrêté de faire du jazz le jour où Kenny Clarke est mort. Ensuite j’ai fait autre chose avec Paco Sery
On joue avec des êtres humains pas des machines ou des esclaves.
 
 
Propos recueillis par Jean-Marc GELIN

 

- André Villeger sera avec Philippe Milanta et Thomas bramerie au Sunside le 3 octobre pour la sortie de " Strictly Strayhorn"

- et le 30 septembre au Studio 104 de Radio France avec le Caratni Jazz Ensemble pour y fêter les 20 ans de l'orchestre.

- Le 10 Octobre à Eaubonne avec Ramona Horvath.

- Le 13 Octobre à la Souterraine en Quartet.
- Le 21 à Radio France avec Herve Sellin pour Le Tentet de T. Monk.
- Le 8 Novembre a Sceaux avec P Caratini.
- Le 24 Novembre a Bar sur Aube avec Louis Caratini pour les trois vœux
- Et Le 9 Décembre à Reims avec Louis Caratini pour Les trois vœux.

 

 

ANDRE VILLEGER, POUR L’AMOUR DE BILLY

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Published by Jean-Marc Gelin - dans Interviews
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