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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 07:27

JJJ DAVID BINNEY: “Welcome to life”

 

Mythology 2004

 

David Binney (as), Chris Potter (ts), Craig Taborn (p), Adam Rogers (g) Scott Colley (cb), Brian Blade (dm)

 

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 07:25

JJRONALD BAKER: « Endless story »

 

Cristal 2006

 

Ronald Baker (t, vc), Jean-Jacques Taib (ts), David Salesse (cb), Alain Mayeras (p), Patrick Filleul (dm)

 

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 11:08

JJ JACK DE JOHNETTE / BILL FRISELL: « The elephant sleep but still remember »

 

 

 

Golden Beams 2002

 

 

 

Bill Frisell (g, bj), Jack De Johnette (dm, p), Ben Surman (pgm)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà bien une rencontre qui aurait dû être prometteuse. Celle des deux monstres sacrés enregistrée en live au Earshot Jazz festival de Seattle en 2001 et proposée aujourd’hui par le label de Jack de Johnette procède pourtant d’un double malentendu. Le fait qu’il s’agisse d’un enregistrement « live » est en effet une incongruité s’agissant d’un album conçu plutôt comme une musique de salon, construit comme tel avec ses séquences, ses paysages et ses interludes. Bill Frisell en véritable maître du son, parvient à créer des tableaux riches passant des espaces réverbérés de la guitare (le titre éponyme qui ouvre l’album est certainement le plus réussi), au banjo du bayou (Cat and mouse), à la communauté chinoise de Californie (the garden of Chew man Chew) jusqu’à rendre hommage à l’Afrique du Sud (dans un festif Ode to South Africa). Avec les interventions de Ben Surman (le fils du saxophoniste), au programing on entre plutôt dans un univers mécanique et glacial des machineries infernales (Entrance Androids, Cartune Riots). Il y a ainsi dans cet ensemble une réelle variété du propos qui s’avère plutôt de bon augure s’agissant d’un duo où le renouvellement est indispensable sous peine d’ennui absolu. Mais, et c’est là le deuxième malentendu, tout se passe comme si, à partir de ces bonnes intentions, les deux (ou trois) hommes n’avaient finalement pas grand-chose à se dire sinon à dérouler chaque morceau comme l’expression des divers formes de tourneries qui par définition tournent sur elles même et surtout souvent à vide. L’un des meilleurs morceaux de cet album intitulé Otherwordly Dervishes, parce qu’il assume explicitement cette référence aux répétitions de motifs  mais lui donne aussi un sens parvient à un niveau d’intensité que l’on ne retrouvera pas ailleurs.

 

 

 

Les amoureux (que nous sommes) du jeu de Bill Frisell y trouveront certainement leur compte alors que le guitariste fait montre de son incroyable capacité à créer un son à partir de ses longs accords que lui seul sait tenir ainsi. Cette réverbération qui lui vient de l’Amérique profonde et qui fait que, à coup sûr, on reconnaît sa marque comme une école majeure de la guitare jazz en fait aujourd’hui un guitariste déjà légendaire. Quand à Jack de Johnette qui prend le piano sur deux titres, c’est au clavier qu’il impose l’un des morceaux le plus beau de l’album. After the rain, le morceau composé par Coltrane conclut de manière dépouillée et très belle cet album aux contours décidement bien inégaux.

 

 

 

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

 

Dans le même temps, le label sort aussi un autre album en duo, plus inattendu cette fois, celui de Jack De Johnette avec le joueur de kora Foday Musa Suso «  Music from the hearts of the masters ». Un autre forme de dialogue qui marlgré son côté world music ne nous a pas non plus pleinement convaincus.

 

 

 

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 11:03

JJJ ENRICO PIERANUNZI: « Untold story »

 

 

 

Egea 2006 (reedition)

 

 

 

Enrico Pieranunzi (p), Marc Johnson (cb), Paul Motian (dm)

 

 

 

 L’éditeur italien réédite aujourd’hui cette session enregistrée en 1993. C’est la dernière d’une trilogie du pianiste. Le premier volet était en solo, le second en duo avec Marc Johnson à la contrebasse  et le troisième comme il se doit, en trio avec ce dernier et Motian à la batterie. Soit deux piliers de la rythmique de Bill Evans.

 

 

 

En 1993, Pieranunzi avait 44 ans et cherchait à se détacher de l’influence du pianiste tout en cherchant à creuser un sillon que celui-ci avait commencé à creuser et autour duquel il tournait inlassablement. On est donc ici moins dans le jazz modal cher au pianiste américain que dans une autre recherche peut être plus tristanienne à certains égards. Et c’est en entendant cet album que l’on comprend le chemin qui mène de cette école du piano à celle suivie aujourd’hui par Brad Meldhau. Les trois musiciens y créent ensemble des univers complexes où il est moins question de rapport d’interaction entre les membres du trio que d’un formidable exercice de liberté à l’intérieur d’une forme musicale contrainte. Comme il se doit en trio jazz, celle-ci est cadrée par le pianiste qui se livre à une sorte d’exploration sereine des univers harmoniques. Dans les espaces, et les silences, Pieranunzi prend son temps, joue avec les pauses et les silences. Johnson et Motian y affichent alors leur totale liberté. Celle qui fait que les grands musiciens loin d’être assommés par la servilité absolue au propos qu’ils jouent, affichent leur personnalité musicale pour ensemble transcender le discours. Il suffit d’écouter comment Paul Motian remplit les espaces, en profite pour non pas relancer mais donner d’incroyables reliefs  la musique (c’est d’ailleurs pourquoi on parle à son égard de colorisme). Écouter aussi comment Marc Johnson en digne successeur de Scott La Faro , existe réellement, musicalement dans l’approche du thème. Certes un peu moins affranchi que son prédécesseur mais libre néanmoins. Et s’il est question de liberté alors il s’agit avant tout de cette juste et belle émancipation qui un jour permet aux enfants de se séparer de leur père en retenant les leçons apprises mais en découvrant alors le monde à leurs façons. Pieranunzi se libère ici de Bill Evans comme on se détache d’un père. Avec le savoir comme bagage et l’amour éternel comme ressource.

 

 

 

Jean-Marc Gelin

 

 

 

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 10:49

 

JJJ STEVE WILLIAMS: « New Incentive »

 

 

 

Elabeth 2007

 

 

 

Steve Williams (dm) Roy Hargrove (t), Gari Bartz (ts), Olivier Hutman (p) Antoine Roney (ts), Dovonte Mc Coy (tp), John Hicks (p), Michael Bowie (cb)

 

 

 

 

 

 

Steve Williams est un personnage généreux et cela s’entend. Convoquant pour l’occasion ses copains de Washington, sa ville natale, celui qui fut durant de nombreuses années le batteur attitré de Shirley Horn est plutôt du genre, lorsqu’il fait un disque sous son nom à dérouler le tapis rouge à ses amis et à s’effacer derrière les louanges qu’il leur rend. Il n’est que de lire les liner notes, véritable panégyrique, fort mérité au demeurant envers les musiciens qui l’entourent. Et c’est bien justice. Déroulé sur un mode revival, donc pas très nouveau par définition, il accueille des musiciens de haute volée qu’il s’agisse de son quintet de base avec Antoine Roney à l’alto, Olivier Hutman au piano, Dovonte Mc Coy à la trompette et Michael Bowie à la basse ou bien qu’il accueille sur deux titres des invités aussi prestigieux que John Hicks (p), Roy Hargrove (t) et Gary Bartz (as). Avec un tel casting on ne peut faire qu’un très bon album dont on retiendra la découverte de ce trompettiste saisissant qu’est Dovonte Mc Coy ( In the Moment ou Song for the petty one), le chorus à tomber par terre de Gary Bartz ( Along my way) ou encore deux très belles compositions  de Olivier Hutman capable de sortir des ornières hard boppiennes pour leur insuffler un peu plus de modernité.  Steve Williams quand à lui est de l’école des Philly Joe Jones, batteur d’une efficacité aussi redoutable que discrète et d’une générosité aussi grande que son abnégation. Du bel ouvrage. Avec cet album, Steve Williams montre qu’il a retenu certaines des leçons de Shirley Horn : s’ancrer dans la tradition du jazz sans s’endormir sur ses lauriers. Partir de là pour flirter avec une modernité dépouillée de tout modernisme.

 

 

 

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 09:03

JJ ALIVE AT THE VILLAGE VANGUARD –

 

Lorraine Gordon

 

s’agissant d’une femme dont la position de témoin privilégiée en a traversé les plus belles histoires. L’affiche «  Alive at the Village Vanguard – My life in and out of jazz time » était en effet plus que prometteuse.

Car la vie de Lorraine Gordon est inextricablement liée au jazz. Dès le départ cette jeune fille qui partage avec son frère la passion pour cette musique rencontre Alfred Lion alors jeune créateur d’un label qui deviendra plus que mythique, BLUE NOTE. Et c’est bien là la partie la plus captivante de cet ouvrage, celle qui conte l’aventure qu’ils menèrent ensembles auprès de la jeune communauté des jazzmen New Yorkais,  toujours accompagnés de l’infatigable Franck Wolff. Véritable ambassadrice et « saleswoman » de ce label, courant les États-unis pour faire connaître cette maison alors totalement inconnue aux disquaires des 4 coins des États-unis, Lorraine semble vouer à cette musique un sacerdoce passionné. Et l’on apprend ainsi le combat qui fut le sien lorsqu’elle découvrit avec Alfred Lion, un jeune pianiste à l’époque inconnu, Thelonious Monk qui signera effectivement ses premiers enregistrements en 1947 chez Blue Note.

A sa séparation de Alfred Lion, Lorraine rencontre Max Gordon, personnage clef de la vie culturelle New yorkaise, évoluant entre les artistes de variété qu’il produisait dans son club, le Blue Angel et les happenings du Village Vanguard qui à partir de 1941 recevait plutôt des chanteurs et des poètes décalés que des musiciens de jazz. A partir de là la vie de Lorraine Gordon devient typiquement celle d’une bourgeoise américaine que son mari laisse franchement à l’écart du monde du jazz. Et donc on a droit à une 50 aine de pages à la vacuité déconcertante autant qu’ennuyeuse. Quelques combats politiques contre le nucléaire ou contre la guerre du Vietnam ponctuent alors la vie de Lorraine Gordon. Mais de jazz il n’en est plus question jusqu’à la mort de son mari qui l’amène alors à reprendre les commandes du club et à renouer ainsi avec ses premiers amours. Elle devient alors impliquée dans la survie de ce club, seul survivant aujourd’hui de la légendaire période après que tous les autres clubs mythiques aient disparus.

On apprendra donc peu de choses sur la vie de ce club qui aurait pourtant mérité un livre à lui tout seul. Hélas on apprend rien sur les musiciens qui oont eu le bonheiur de s’y produire ni sur les quelques concerts mémorables.  Heureusement qu’il nous reste à tout jamais quelques plages éternelles gravées dans la cire. Leurs coulisses ne sont pas dévoilées ici. Max Gordon aurait ou le faire. Orraine l’a oublié. Le charme du lieu n’en est que plus intact.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

 

My life in and out of jazz Time

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 08:04

Ces chroniqueurs sont dangeureux, evitez les

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 22:48

Jean Marc Gelin tentant d'expliquer le jazz à une foule de fidèles

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 11:15

Trois chroniqueurs : Jacques Thevenet ( Jazzbox, 93.1), Jean-Pierre Foubert (en plus du jazz parlez lui d'Hugo Pratt !), Jean Marc Gelin ( du moins se fait il passer pour lui) et Philippe Petit  dans un moment regrettable que nous déconseillons à toutes personnes sensibles

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 10:03

C’est en faisant une brocante l’autre jour que je suis tombé sur un petit bijou de la musique funk. Un Vynil de James Brown des années 70, «  Sho is Funky down here » entièrement instrumental. Un bijou je vous dis ! Si vous le trouvez quelque part, n’hésitez pas.

Quelques semaines plus tard nous finissions l’année tristement en apprenant la disparition de James Brown. Et comme si ce n’était pas suffisant nous avions appris un peu avant la perte de Amhet Ertegun, figure légendaire du label Atlantic. Amhet vous savez le petit bonhomme rondouillard à lunettes qui un jour a découvert et propulsé Ray Charles.

Si je vous parle de cela ce n’est pas pour donner dans la nécro. C’est juste qu’il s’agit dans les deux cas d’un même symbole qui disparaît en ce triste mois de décembre. Celui d’une certaine musique populaire noire américaine. Celle qui ose. Avec Amhtet Ertegun  le label Atlantic prend le risque de la révolution «  Free jazz » d’Ornette Coleman après avoir lancé la bombe Ray Charles. Celle aussi qui du côté de James Brown bouscule l’Amérique bien pensante et loin des luttes du Black Power affiche avec une énergie délirante sa liberté sauvage, sa fougue libératrice. Avec la disparition de tels symboles on est simplement en droit de se demander qui aujourd’hui, de l’autre côté de l’Atlantique réveillera ce petit monde bien assoupi.

Mais tout arrive, regardez Ornette ! Auriez vous pu imaginer dans vos rêves les plus fous qu’il serait un jour récompensé d’un double Grammy Award pour l’ensemble de son œuvre d’une part et pour son « Grammar Sound » sorti l’an dernier ! Vous y croyez ! Lui, l’exemple même de l’artiste maudit, honni, haï sur presque toutes les scènes du monde en cette fin de 20 siècle, gravissant les marches pour qu’enfin son génie soit officiellement reconnu par les officiels officiants prendra alors une belle revanche sur une histoire qu’il ne doit qu’à son génie et à son admirable persévérance sans laquelle il n’est point de liberté.

 

Car les génies sont souvent nés de leur époque en choquant, en bouleversant, en surprenant au sens très fort du terme, en élevant contre eux les herses d’un conservatisme frileux, en déclenchant les foudres hostiles des gardiens de quelques temples endormis. Que nos vœux en ce début d’année aillent donc aux musiciens, chanteurs et artistes pour qu’à leur tour ils nous bouleversent, nous choquent, nous surprennent, suscitent de nouvelles batailles d’Hernani et qu’enfin ils abattent eux aussi les murs de nos chapelles tristement assoupies.

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