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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:43

 

JJJThom Gossage – « Other Voices 5 »

 

Effendi Records

 

 

Parfois, ouvrir un disque relève d’une prise de risque énorme. La surprise nous fait bondir dès la première écoute de « Other Voices 5 ». Ici, les barrières esthétiques éclatent et se retrouvent en poussière, balayée par cette fougueuse envie d’improviser. Enregistré à Montréal au Fast Forward Studio, nous sommes dès le début conquis par la qualité sonore ainsi que par la liberté artistique qu’a pu bénéficier Thom Gossage. L’héritage de John Coltrane et plus précisément celui d’Ornette Coleman ou bien encore Eric Dolphy sont certainement à l’origine d’un tel projet. Il y a là des « esquisses » sonores, peintes de façon contemporaine. C’est dans le deuxième morceau que la Musique nous fait voyager jusqu’en Afrique. La senza utilisée par Thom résonne avec la passion qui relie chacun à ce fantastique continent. Il faut bien sur évoquer l’épicurienne instrumentation de ces arrangements culottés. Lors du passage de plusieurs invités la formation initiale est une unité à cinq valeurs. Ceci rejoint d’autant plus la symbolique couramment citée à propos de la quintessence : « Cinq est le nombre de la terre, il est la somme des quatre régions cardinales et du centre, l’univers manifesté. Mais il est aussi la somme de deux et de trois, qui sont la terre et le Ciel dans leur nature propre. ». Ce mariage est fortement représenté par les deux saxophonistes, prenant le temps du débat et des ébats, les complaintes sonnent parfois mêmes expressionnistes dans un dialogue tout en nuance. La guitare électrique est elle aussi très utilisée dans un contexte mélodique. Elle devient saturée par moment, évocation d’un colère permanente. John Zorn ou encore Bill Frisell ne se baladent pas si loin. La clarinette basse s’immisce discrètement dans le son du groupe en doublant la contrebasse. Thom Gossage, le batteur « driver », parfois poly rythmicien africain, parfois authentique batteur de Rock. Cet artiste insuffle surtout à sa musique la noblesse de la recherche perpétuelle de l’impro. Il donne un remarquable aperçu d’une musique vivante et toujours chaque jours plus digne d’évoluer, dans une profonde créativité. Ce leader incontesté est entouré de jeunes monstres de la « new thing ». Un disque de virtuoses au service du paradoxal lyrisme cacophonique du Free. Ou bien encore du coté expérimental et alternatif du Rock, sans parler de la poésie africaine, rendant cette œuvre presque incontournable par son enthousiasmante créativité.

Tristan Loriaut

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:41

JJJJ ROBERTO FONSECA : « Zamazu »

 

Enja 2007

 

 Que les amoureux du boléro et de la salsa passent leur chemin. Car ce pianiste là tout cubain qu’il soit pratique un art différent. Et pourtant celui qui joua longtemps avec Ibrahim Ferrer ne rejette pas la musique des anciens. Il n’est que d’entendre la sonorité de son piano, ses attaques puissantes et légèrement chaloupées pour comprendre d’où il vient. Écoutez ce Llego cachaito qu’il déploie avec son ami, le légendaire Cachaito Lopez et il ne vous sera pas difficile de voir qu’il vient du même pays que Bebo et Chucho Valdès. Sauf que Roberto Fonseca des leçons des maîtres en fait quelque chose de neuf et de très personnel. Déploie avec un mélange d’énergie et de douceur sa propre musique originale qui puise autant chez lui qu’en Afrique ou dans des thèmes moyen orientaux. Un morceau comme Congo Arabe montre un pianiste mordant comme un mort de faim dans le clavier, flirtant avec la musique Klezmer, arabo andalouse ou flamenca. Dans Zamazu, Roberto Fonseca emprunte même au rock et à la pop musique. C’est dire à quelles antipodes on est des poncifs de la musique cubaine. Il faut dire que ce pianiste rare possède aussi un sens aiguisé des arrangements, un sens du tourbillon frénétique duquel émerge (effleure devrait on dire) un pianiste d’une très grande et rare sensibilité. Ses vocalises posées comme un instrument supplémentaire lui permettent de conjuguer avec un subtil équilibre la puissance rythmique de son jeu avec le chatoiement de la ligne mélodique. Roberto Fonseca affiche là le talent des grands, de ceux à qui il faut très peu d’espace pour imposer leur marque. Et dans cet album où le pianiste met surtout en avant un art affirmé de l’orchestration, ses arrangements sur un morceau comme Ishmael du pianiste Sud Africain Abdullah Ibrahim est un acte de dépassement et d’ancrage aussi. Ses compagnons de route ne sont pas en reste à commencer par Javier Zalba au jeu d’une infinie délicatesse à l’alto et surtout à la clarinette. Tout sauf conventionnel Roberto Fonseca est alors incontrôlable. Et lorsqu’il passe devant, quelle attaque ! Quel son cristallin et grave à la fois ! Quel phrasé mêlant le legato au jeu piqué de celui qui failli être percussionniste. Au pays de la Havane Roberto Fonseca exprime sa jeunesse révolutionnaire tout en assumant parfaitement son dû. Et les quelques concessions qu’il semble faire à la tradition sont plus des marques de révérences superbes (Suspiro, Triste Alegria). Le magnifique duo avec la chanteuse Omara Portuando, que l’on connaît ici depuis Buena Vista en est un témoignage éclatant autant qu’émouvant. Car Roberto Fonseca reconnaît ses pères et ses mères. Ce qu’ils lui ont transmis c’est cette force précieuse de devenir lui-même. De s’émanciper ailleurs.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:38

JJJ paul motian: “ Time and time again”

 

ECM 2007

 

Joe Lovano (ts), Bill Frisell (g), Paul Motian (dm)

 

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La rencontre est devenue un grand classique du jazz. Depuis Psalm paru en 1981, les trois hommes se retrouvent en effet régulièrement au rythme d’environ un album tous les deux ou trois ans. La rencontre est attendue et, il faut bien l’admettre sans réelle surprise. Il faut dire qu’il y a bien longtemps qu’ils ne cherchent plus cela, la surprise. Pas du tout dans le démonstratif, c’est le moins que l’on peut dire s’agissant d’une musique qui frise le minimalisme. Non plutôt dans l’idée de tourner autour du son, d’étendre le plaisir de jouer et d’improviser.  De laisser les espaces s’installer. Comme toujours chez ceux là. Alors bien sûr Motian joue comme toujours les coloristes, les frissonnements de cymbales ou les murmures de ses balais sur la caisse claire. Frisell tel un chat étire le moelleux de sa guitare avec, comme toujours ses accents sudistes qui rappellent toujours l’Amérique profonde. Repoussent les limites du tangible. Quand à Lovano c’est lui qui peut être surprend toujours le plus par sa façon d’adapter son jeu aux deux autres en lui imprimant, paradoxalement une incroyable modernité. Sorte de trait d’union avec les deux autres, Lovano laisse de côté son registre habituel et joue ici avec une incroyable délicatesse. Une maîtrise presque aérienne à la légèreté céleste. Comme toujours. Alors les trois hommes tournent autour des compositions de Paul Motian ou de Monk et dissertent avec cette sagesse des hommes à la lenteur rassurante, des hommes pour qui le seul temps qui compte est celui passé ensemble. Et les trois hommes affichent avec paix un langage sans drame, vision d’un monde aussi apaisée que poétique. D’une intemporelle et douce sérénité.

Jean-Marc Gelin

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:37

JJJJ Bill Perkins: “Just Friends”

 

Pacific Jazz 2007

 

Bill Perkins (ts, bcl, fl), Richie Kamuca (ts), Hampton Hawes (p), Red Mitchell( cb), Mel Lewis (dm) Art Pepper (as), Jimmy Rowles (p), Ben Tucker (cb)

  

Se souvenir de la belle association du ténor Bill Perkins avec son frère d’armes Richie Kamuca sur l’         album d’origine, « Tenor Head on Plus ». A l’époque on ne nous avait pas tout livré et ces quelques galettes de 1956 s’étaient envolées au pays du soleil Levant. Elles sont rééditées aujourd’hui en version import avec pour bonus les sessions enregistrées avec Art Pepper. Se souvenir de cette époque. C’était celle de la grande confraternité des jazzmen de la côte ouest ( West coast comme on dit), élevés à l’époque où le jazz faisait le contrepoint de dentelle et où les solistes rêvaient tous de finir chez Stan Kenton ou se rencontraient chez Woody Herman et où les plus hardis d’entre eux délaissaient parfois Anita O’ day pour se repasser en boucle quelques volutes tristaniennes. Les gars marchaient alors deux par deux. Mulligan donnait encore le bras à Chet Baker et Lee Konitz cherchait à voler plus haut que Warne Marsh. L’époque bénie de ce label mythique, Pacific Jazz qui produisait alors autant de Art Pepper que de Curtis Counce, à moins qu’il ne s’agisse de ce pianiste de génie, Hampton Hawes. Les gars sérieux s’amusaient alors et les plus volages d’entre eux révisaient au soleil de la cité des anges où loin de la ville qui ne dort jamais ils allumaient leurs veines insomniaques au son d’un solo de Bird, loin d’eux alors, si loin. Certains hésitaient entre le cool de Gil Evans et les autres, les frénétiques New Yorkais. Les gars revenaient de la guerre de Corée et ceux qui n’y étaient pas rêvaient d’en découdre. Perkins et Kamuca. Kamuca et Perkins. Jamais l’un pour battre l’autre. Tout à l’oreille. Avec derrière un rythmique à faire rêver, une rythmique tous risques du genre à cavaler derrière les cavaleurs, ceux qui sans crier gare réinvente les thèmes ( Limehouse Blues), avec ces airs d’arrangeurs au raffinement que dispute l’envie d’en découdre sur ce ring gentil. Et puis il y a l’apparition de Hampton Hawes. Et puis il y a l’apparition de Art Pepper (dans la deuxième partie de l’album) où curieusement tout prend une autre tournure et où paradoxalement c’est l’alto, le plus léger qui donne ces airs de gravité et de profondeur légère. Et l’album alors de se refermer sur Zenobia, sorte d’hymne de la côte californienne. Sorte de marque de fabrique de ce jazz jouissif.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:36

JJ Louis SCLAVIS: “L’imparfait des Langues”

 

ECM 2007

  

Imparfait : «  système de formes temporelles dont la fonction essentielle dans les langues indo-européennes était d’énoncer une action en voie d’accomplissement dans le passé et conçue comme inachevée ». La définition du point de vue de la linguistique est parfaite. Car il y a dans cette langue que ce plaît à manier la clarinettiste comme l’appréhension d’une musique commencée il y a quelques dizaines d’années et en perpétuelle évolution. A la recherche de la forme parfaite ? Et surtout vers quelle évolution ?

Car ce que l’on entend porte indéniablement la marque de Sclavis.  De cette écriture déjà entendue maintes fois, pas tant du côté de Big Napoli que du trio Sclavis-Romano-Texier. Une musique qui s’enracine donc plutôt du côté du Label Bleu que dans le magasin de Mandfred Eicher. Pourtant il s’agit de ne pas tourner autour du sujet déjà souvent ressassé. Et pour l’occasion, dans cet album enregistré à la volée à la suite d’un concert manqué, Louis Sclavis élargit sa formation et accueille comme il le fait souvent, des jeunes pétris de talent qui auraient pu apporter un souffle nouveau s’ils avaient été un peu moins impressionné par la stature du maître Ainsi Marc Baron double les sonorité du saxophone soprano de Sclavis par des interventions décisives à l’alto alors que Maxime Delpierre apporte à la guitare un mordant ( trop rare selon nous dans cet album) qui lui vient de ses atavismes rock. Paul Brousseau quand à lui se charge de la très légère partie électro, ajoutant quelques gargouillis sonores qui se mêlent au langage Sclavisien. Mais ces concessions ne sont pas suffisantes pour  constituer un gage de modernité. Car Sclavis a beau tourner autour de son sujet, jouer des petits interludes où il convoque d’autres langages jusqu’à faire chanter sa clarinette à la manière d’un muezzin, l’exercice demeure souvent très froid. Comme un exercice de style figé par son inertie. Ce qui est surprenant de la part du bouillonnant saxophoniste qui, en « live » ne cesse de nous surprendre, de nous choquer, d’interpeller l’auditeur embourgeoisé. Pourtant, au même moment que sortait cet album et paradoxalement, un autre orfèvre de la clarinette basse, Michel Portal publiait de son côté un album dans lequel il montrait avec éclat combien l’imparfait des langues pouvait se transformer en futur. Faute de quoi ce langage là se transformera inéluctablement en langue morte.

Jean-Marc Gelin

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:35

JJJRAFFAELO PARETTI : « Maremma »

 

EGEA 2007

 

Antonello Salis ( acc), Stefano Bollani (p), Bebo Ferra (g), Stefano Cantini (ss), Raffaello Pareti (cb), Walter Paoli (dm)

  

Le label italien Egea nous réserve ces temps ci quelques belles surprises.  Souvenez vous nous nous étions enthousiasmé à juste titre pour cet album de l’Egea Orchestra. L’album  présenté ici et réalisé sous le nom du contrebassiste transalpin Raffaello Pareti n’échappe pas à la règle. Album d’une grande fraîcheur à l’allégresse chantante à l’image de Antonello Salis bien connu sous nos contrées et qui avec un malin plaisir, se plaît à chanter les lignes mélodiques de son instrument. Stefano Bollani semble ici à son élément lui aussi bien connu des services compétents semble ici comme dans son élément, comme on retrouve des amis de longue date. Vous savez il y a là comme dans ces anciens films de Claude Sautet où la bande de quadras se retrouvent ensemble, heureux de revivre un peu ces moments oubliés. On s’excuserait presque du cliché mais il faut bien admettre que cette bande là joue comme on joue au théâtre une sorte de comédie à l’Italienne (Drost Nia) où l’on rie, où les têtes tournent de vertige où la farce n’est pas loin et les railleries sous jacentes. La vita comme un repas entre amis (Come nei film). Et comme des pages de vie où l’émotion surgit spontanément, le lendemain des jours d’insouciance laisse place à une nostalgie des heures d’enfance (Infanzia) où l’on découvre un très beau saxophoniste alto qui donne à ces belles pages une grande force de vie. Il y a là une vraie spontanéité généreuse qui fait se mouvoir autant de personnages imaginaires que de lieux inventés ou des réminiscences de bonheurs simples. Cela s’entend.  Simplement dans leur façon de faire chanter leurs instruments, de danser autour du saxophoniste et de s’épancher sans jamais se répandre, cela s’entend. En fin d’album le bateau semble quitter les rivages italiens pour s’approcher d’autres côtes méditerranéennes  celle de la Tunisie ou du Maghreb (Yusif). Comme si après la fête l’heure du départ avait sonné. Belle conclusion. Belle parenthèse. Car il y a dans cet album profondément ancré à la terre quelque chose de l’expression simple et sincère et avec lui, comme le film d’une vie en miniature, son bagage d’émotions douces

Jean-Marc Gelin

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 22:32

JJJ Isabelle Olivier : « Harpe(s) »

 

Film realise par Franck Cassenti

 

Nocturne 2007

 

  

Réalisé par Franck Cassenti lors de la venue de la harpiste sur l’île de Porquerolles  en 2005, ce DVD est une occasion intelligente de (re)découvrir le travail d’Isabelle Olivier. Mêlant de manière très subtile les extraits de concerts avec le Quintet Ocean ou en duo avec Olivier Sens voire même en solo ( lors du festival ) avec les interviews où Isabelle Olivier évoque son travail et sa passion avec autant de fraîcheur que d’enthousiasme intacts, la harpiste y apparaît sous une autre facette que celle révélée lors de notre interview ( nous avions en effet eu le plaisir de l’interviewer en               2006). Comme elle le fait habituellement la harpiste revient sur sa rencontre avec le jazz, sur les contraintes (ou le liberté) de son instrument, sur sa façon de concevoir la musique, ses relations avec les autres musiciens autant que le dialogue qu’elle instaure désormais avec Olivier Sens. Isabelle Olivier évoque avec une rare intelligence et une grande candeur sa conception fondamentale de la pédagogie et surtout sur ce qui fonde les musiciens, la transmission. Parce qu’il se veut aussi un médium de vulgarisation et de démocratisation de cet instrument si longtemps cloisonné et qu’il veut s’ouvrir à un large public, ce DVD comporte aussi en supplément une courte présentation didactique de l’instrument et une petite leçon de musique avec l’une de ses élèves.

Belle et intelligente réalisation en somme à laquelle on ne reprochera que l’esthétique un peu « carte postale kitsch sur papier glacé » auquel le réalisateur n’a pas su résister. La harpe, la mer, les plans fixes sur les beaux paysages, les couchés de soleil avec le bateau fantomatique qui passe au loin nous semblent un peu too much et un peu inutile. Mais heureusement la lumineuse présence d’Isabelle Olivier suffit largement à éclairer le propos. D’une lumière vive et douce à la fois.

Jean-Marc Gelin

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 11:04

 

Jacques Thevenet sur le plateau d'Aligre Fm

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 16:11

 

Anne Marie Petit a adoré le disque de .......

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 22:53

 

Philippe Petit va dire quelque chose.....

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