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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 05:01

Elin Larsson

Nous avions rencontrés Elin Larsson au festival suédois Swedish Jazz Celebration en mars 2009 à Göteborg dans l'ouest suédois. Cette saxophoniste, jeune et fougueuse, et son groupe avait pris la salle à son compte et l'avait renversée comme une crêpe bien saisie.
L'écouter était soufflant, l'interviewer un vrai plaisir.

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 17:39

 « Screamin’ The Blues » et « Straight Ahead »

Richard Williams (tp, sur « Screamin’ The Blues » uniquement), Eric Dolphy (as, bcl, fl), Oliver Nelson (as, ts, cl), Richard Wyands (p), George Duvivier (b), Roy Haynes (dm). 27 mai 1960 et 1er mars 1961. 2 albums Prestige.

  screamin-the-blues.jpg                          straight-ahead.jpg                          

Beaucoup ne connaissent aujourd’hui Oliver Nelson que pour un seul disque, le justement célèbre « The Blues And The Abstract Truth », enregistré le 23 février 1961 pour Impulse. Mais qui se souvient de ces deux formidables albums que le saxophoniste et arrangeur grava respectivement juste avant et juste après ? Peut-être parce qu’ils ont été noyés dans l’abondante production du label Prestige, « Screamin’ The Blues » et « Straight Ahead » n’ont pas à mon sens trouvé la reconnaissance qu’ils méritent. Or, on pourrait presque considérer qu’ils forment avec « Abstract Truth » une sorte de trilogie, car au-delà de leur succession chronologique, il existe de nombreux points communs entre eux. Le casting tout d’abord : côté front line, on y retrouve l’association magique du leader avec Eric Dolphy aux sax, flûte et clarinettes. Entre ces deux-là, c’est une complémentarité parfaite, un équilibre miraculeux qui – comme chez Miles et Coltrane – repose sur l’antagonisme même de leurs styles respectifs : d’un côté, le lyrisme épuré de Nelson et son vibrato unique ; de l’autre les zébrures avant-gardistes de Dolphy. On notera également, comme dans « Abstract Truth », la présence de la batterie crépitante du grand Roy Haynes. Mais ce qui fait avant tout le lien entre ces disques, c’est bien sûr le blues, considéré à la fois comme l’essence de la tradition afro-américaine et comme une contrainte à partir de laquelle peuvent se développer de nouvelles explorations formelles. À la manière de « Kind Of Blue », le triptyque de Nelson est à la fois un retour au blues et un dépassement de celui-ci.

Mais penchons-nous maintenant sur les deux disques qui nous occupent. « Screamin’ The Blues », le plus ancien, est sans doute celui qui propose la lecture la plus charnelle, la moins « abstraite » du blues. En témoignent le morceau éponyme, où Nelson se fait preacher au ténor, le rythme militaire de March On, March On (sorte de pendant mineur de la Blues March de Benny Golson), ou encore le jeu de question/réponse si typiquement funky de The Meetin’ (un procédé qu’on retrouve sur « Abstract Truth » dans le titre Hoe Down). Sur Three Seconds, blues méditatif et dépouillé, on reconnaît cependant déjà cette ambiance feutrée et mélancolique qui fera toute la magie de Stolen Moments. « Screamin’ The Blues », c’est aussi l’occasion rare d’entendre un magnifique trompettiste à la carrière trop discrète : Richard Williams qui, après avoir enregistré aux côté de Mingus ou encore Max Roach, se retira précocement de la scène jazz au profit d’une carrière de musicien studio. On ne peut que le regretter à l’écoute des ses chorus où transparaissent une technique impressionnante et une rare fougue.

Neuf fois après cette superbe séance en sextet, et une semaine seulement après « Abstract Truth » en septet, Oliver Nelson retourne dans les studios d’Englewood Cliffs à la tête d’une formation plus resserrée. Paradoxalement, c’est à mon sens avec le quintet de « Straight Ahead » que son génie de compositeur et d’arrangeur éclate avec le plus d’évidence. Ici, chaque morceau repose sur une idée à la fois simple et géniale, qui en fait un moment unique : alternance entre les mesures en 6/8 et en 4/4 pour Six And Four, opposition entre parties lentes et rapides dans Mama Lou, exposé en canon à quatre voix du Ralph’s New Blues du Modern Jazz Quartet… Et que dire de l’ébourrifant chase d’altos auquel se livrent Nelson et Dolphy sur le tempo rapide de Straight Ahead, où chacun stimule l’autre dans sa folie créatrice ? Mais si cet album est vraiment à part, c’est surtout à cause de son morceau d’ouverture : blues bartokien à deux voix, Images est un moment de pure magie, un titre à la beauté mystérieuse et envoûtante, un univers à part. Pour moi, sans conteste le plus beau morceau d’Oliver Nelson, et peut-être même de toute l’histoire du jazz moderne. Vous trouvez que j’exagère ? Allez donc y jeter une oreille, vous m’en direz des nouvelles !  Pascal Rozat

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 17:27

Musique originale de PIERRE BERTRAND

Cristal records

lagrandevie.jpg Une musique fine et pétillante. Comme cette comédie d’Emmanuel Salinger (un des complices d’Arnaud Desplechin, rappelez-vous « La sentinelle ») que nous aurions aimé  pouvoir découvrir au cinéma. Las, de nos jours certains « petits » films ne tiennent pas plus d’une semaine quand ils sortent en salles en province ! Voilà pourquoi il faudra donc se livrer à cet exercice étonnant et inhabituel de parler d’une BO sans avoir vu le long métrage correspondant. Heureusement, le compositeur est le saxophoniste et flûtiste  Pierre Bertrand, co-directeur avec le trompettiste Nicolas Folmer, du Paris Jazz  Big Band : il s’explique avec pertinence, dans les notes de pochette, sur son état d’esprit et ses intentions au moment d’écrire sa première musique de film, même s’il  est toujours très actif dans le champ de la composition (séries, téléfilms, opéra chorégraphique et de multiples autres projets). Travailleur infatigable doté d’une belle énergie , Pierre Bertrand aime le jazz et connaît ses classiques. Il sait  depuis longtemps s’entourer d’une belle équipe : les musiciens qui l’accompagnent sont pour la plupart des solistes brillants, de parfaits instrumentistes qui font des disques du PJBB de beaux écrins pour  découvrir un jazz « classique » grand public. Une musique d’ « entertainment » dans le sens le plus noble, dans la tradition américaine (c’est tout de même de là que vient cette musique) qui convient  parfaitement à l’univers du cinéma. On retrouve des effluves des grands orchestres et des B.O des films des années 70 de Lalo Schiffrin par exemple. Le fait d’utiliser aussi en fil rouge la flûte en trio n’est pas étrangère pour évoquer avec un brin de nostalgie cette décennie enchanteresse (musicalement parlant). Du rythme, du swing, de l’énergie et des passages orchestraux en grande formation comme pour le thème principal « High Life » qui revient à plusieurs reprises. Car pour cette comédie, Pierre Bertrand n’ a  pas lésiné sur les moyens (instrumentaux ) : d’abord,  un vrai  trio jazz   contrebasse (Jérôme regard), batterie (André Cecarelli, complice fidèle avec lequel Pierre Bertrand a accompagné Nougaro), piano (le divin Alfio Origlio au toucher soyeux sur les « love theme » en particulier). Pour les cuivres, furent conviés certains solistes du PJBB comme les excellents Denis Leloup (trombone) et Stéphane Chausse (saxophones et clarinettes ; quant aux cordes, ce sont celles de l’Alhambra (du studio d’enregistrement du label Cristal, auquel Pierre Bertrand a toujours été fidèle).

Une musique joyeuse, fluide et bien construite selon des tableaux enlevés, vifs assurément.

Sophie Chambon

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 05:52
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Les DNJ vous proposent des extraits vidéos de l'offre Jazz de ina.fr.
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Retrouvez toutes les vidéos dans la rubrique "Les vidéos qu'on aime".





Blossom Dearie, "The Ballad Of The Spring", "Plus je t'embrasse", 1961







Vic Dickenson, "Don't Blame Me", 1958


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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 04:59
OCalmel_shadocks.jpg

Yes or No Prod - 2009

 

Olivier Calmel (p, cl),  Frédéric Eymard (violon alto), Christophe Panzani (ss, ts),  Bruno Schorp (cb, elb), Frédéric Delestré (dr).

 

Dans la même esthétique que deux précédents cds de Calmel (Empreintes et Mafate), le jeune pianiste doué Olivier Calmel présente son dernier né "Sha-docks". Musicien productif, compositeur de musiques de films et acteur du jazz actuel, il puise intensément dans ses inspirations multiples et livre une musique sophistiquée et millimétrée. « Sha-docks » mêle groove puissant, musique orientale, musique classique et fusion jazz dans un pot commun organique qui souffre assez peu de sa sophistication. La musique de « Sha-Docks » est ambitieuse par sa complexité, dans les figures rythmiques et les arrangements ; propose de très bonnes compositions aux ambiances variées et donne la part belle au violon de Frédéric Eymard (« Mystery Tatoo Shadock ») et aux saxophones de Christophe Panzani. Pourtant cette musique urgente et urbaine, si elle ne manque pas d’imagination, semble à l’oreille ne pas avoir atteint sa véritable maturation et nous toucher au plus profond.

 

Jérôme Gransac

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 07:49

Un film et sa B.O

 

Un film de Jean Achache avec Thierry Hancisse et Elise Caron. Musique de Michel Benita.

 

Unsoirauclub

1 CD Le Chant du Monde/ Harmonia Mundi

Un film français où règne l’esprit du jazz, ça ne court pas les rues et ça mérite d’être vu, d’autant plus quand c’est Michel Benita qui y signe (d’une bien belle façon) la musique. C’est l’histoire d’un talentueux pianiste de jazz, qui après pas mal de galères et de problèmes d’alcool, se range, construit une famille et change de métier. Quelques années plus tard, il se retrouve par hasard dans un club de jazz à Brest et il repique à la musique, à l’alcool et au charme d’une chanteuse, superbement interprétée par Elise Caron. Le film est très fidèle au roman de Christian Gailly et il arrive à nous émouvoir et à retranscrire avec beaucoup de sensibilité l’atmosphère des clubs de jazz, où les musiciens jusqu’au bout de la nuit, donnent leurs corps et leurs âmes à cet art exigeant. Les romans de Christian Gailly brillent par leur style littéraire et si Alain Resnais avec « Les Herbes Folles » arrive à trouver un équivalent cinématographique à cette écriture particulière lorsqu’il adapte « L’incident », Jean Achache (dont c’est le premier film) a parfois du mal à trouver des idées de cinéma qui collent à l’univers de Gailly et adopte une mise en scène un peu plate et sans grande profondeur. C’est assez regrettable mais ça n’enlève rien au charme du film, porté par la grâce et le talent d’Elise Caron. Elle y est magnifique et comme les grandes stars, sa photogénie irradie l’écran. Elle joue remarquablement bien ce rôle un peu irréel de belle femme au grand cœur et y chante plusieurs chansons (toutes écrites par Michel Benita), dont le déjà fameux « Waiting » ou le séduisant « Oh Love ». On espère que Michel Benita écrira d’autres musiques de films, tant celle-ci est réussie, à l’image du thème groovy de « Louise » ou plus sentimental de « Where I Belong ».

Lionel Eskenazi

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 05:49
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Donald Byrd et Bobby Jaspar, 1958







Ted Curson, "Typical Ted", 1973


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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 21:44

ECM 2009

TordGustavsen

Et si c'était là l'album de trop. L'album de commande-type. L'album-par-an-qu'il-faut-absolument-faire-si-tu-veux-avoir-des- engagements-Coco.

Passons sur le graphisme de l'album et sur la photo de Tord Gustavsen façon Jack Bauer ou NCIS. pas très intéressant si ce n'est qu'elle ne démontre que le souci absolu du formatage. Restons plutôt sur un album bien décevant dans lequel on peine à trouver la moindre idée. Tout se passe comme si le pianiste compositeur, qui  s'exprime plus au titre du second que du premier, n'avait pas grand-chose à dire. En tous cas rien de notable. Alors, pour compenser cette grande absence d'inspiration il fait appel à  Kristin Asbjornsen, une chanteuse détonante par rapport aux voix nordiques, une sorte de Tom Waits mais en fille. Une voix déchirée qui s'entendrait bien à chanter le blues si Tord Gustavsen avait bien voulu lui en servir une louche. Mais, à force de mise en retrait le pianiste en devient difficilement audible et donne le sentiment de s'ennuyer un peu lui même.

Toujours dans les méandres vaporeux qui marque l'esthétique du label, l'album n'en finit pas de se perdre et de nous lasser. Pas un seul moment où l'attention se trouve happée sauf peut être dans un début d'album bien trompeur que la suite malheureusement ne parvient guère à égaler. Ca traîne et ça s'effiloche de minute en minute. Car tout est markété, bien trop markété et laisse finalement bien trop peu de place à la musique. A force de ne pas vouloir prendre de risque Tord Gustavsen prend au contraire le risque de voir ses plus grands fans se déliter.

Jean-Marc Gelin
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 05:34
emehntett-re.jpg

Ëmëhntëhtt-Ré – Seventh records – 2009







Ëmëhntëhtt-Ré est le dernier opus de Magma, après l'énigmatique KA premier cd studio depuis 20 ans. Ëmëhntëhtt-Ré est une suite de quatre pièces composées il y a près de quarante ans par le leader incontesté au sein de Magma: Christian Vander, auréolé de mystères, poète cosmique et créateur de génie. Après quarante de vie, Magma reste une musique naturelle au sens fondamental du mot nature; à la fois belle et sauvage. Celle qui émeut et qui heurte.
Dès les premières notes et mots en Kobaïen par le maître en personne, une batterie magistrale et le velouté magnifique de la force vocale, le ton est donné: on retrouve le Magma de la grande époque, celui de Konstarkoz et Theusz Hamtaahk. A l'instar de KA, Ëmëhntëhtt-Ré est enfin disponible après des années de maturation. Une version de cette suite en quatre pans faisait de temps en temps irruption en concerts: on se souvient de la version chantante, dispensée en moins de quatre minutes, en 1992 par les Voix de Magma à Douarnenez. De plus, la deuxième partie de la suite est connue des amateurs (« Zombies » de Attahk). Ëmëhntëhtt-Ré, troisième volet de la trilogie Köhntarkösz, est une oeuvre lyrique et vocale qui creuse une fois encore l'ornière chère à son compositeur: l'exubérance rythmique et les ostinatos mélodiques. Ëmëhntëhtt-Ré se positionne au confluent de l'œuvre de Vander, au regard de la diversité du Magma d'aujourd'hui, et intègre l'expérience Offering. En effet, Ëmëhntëhtt-Ré se rapproche de la solennité d'Afïieh d'Offering à l'image de la pochette pharaonisante. Par ce côté excessif, Magma se caricature. Mais le noyau dur a exorcisé Magma et fait tombé les quelques murs décrépis en renouvelant l'équipe – on pense entre autres au talentueux pianiste Bruno Ruder – au bénéfice de la dynamique de jeu. De plus, au regard de la discographie, Magma a étendu l'importance du spectre vocal: Vander est très présent vocalement et les choeurs portent haut un élan gospel sur la deuxième partie de la suite (on se souvient de « Spiritual » sur le sous-estimé et iconoclaste Attahk). Ëmëhntëhtt-Ré est une œuvre mure qui semble faire la jonction symbiotique entre les diverses expériences de Vander au profit d'un Magma fringuant et toujours jouissif. Mais seul le Kreun Kormann connait la suite...
Jérôme Gransac



 
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 05:47

Blue Saphir 2009

CHK.jpg

Raphaël Chamboulet (p), Denis Hénault-Parizet (cb), Rémy Kaprielan (dm), Nicolas repac (g), Jennifer « hawa » Zonou (vc)

 « CHK » du nom de Chamboulet (le pianiste), Hénault-Parizel (contrebasse) et de Kaprielan (batterie). CHK du nom de ce jeune et nouveau trio venu de Lyon primé à l’unanimité par le jury du Concours National de Jazz de la Défense en 2008.

« Slow Motion » comme l’intitulé d’une longue marche très épurée. Chez CHK le sens des long travellings musicaux convoquent l’imaginaire. Les paysages évoqués défilent lentement, magnifiquement nus. Les silences y sont denses. Le jeu, pas expansif laisse respirer l’espace. Et s’il ne s’agissait que de faire tourner quelques motifs, il n’y aurait là rien de très intéressant. Nous serions alors dans le non-jeu. Mais ces trois-là parviennent à donner à leur musique une vraie expression émotive. La puissance d’une insondable tristesse. « Slow motion » s’entend alors comme une lente déambulation empreinte d’une mélancolie douce-amère dont on sort parfois de manière inattendue. Avec la même langueur Fidelia nous emmène du côté des Faubourgs de Buenos Aires alors que, I beg you s’entend comme un plan fixe sur les longues routes américaines, chanté avec déchirure par la voix cassée de Jennifer «  Hawa » Zonou.

C’est avec beaucoup de métier que CHK s’est aventuré dans l’aventure d’un premier album et c’est avec un réel savoir faire qu’il a été enregistré et mixé. Un peu à la manière de ce que l’on a l’habitude d’entendre du côté des trios d’Europe du Nord et l’on pense bien sûr à Svensson et E.S.T dans ses motifs hypnotiques et rêveurs.

Et dans cette longue errance poignante du trio il y a une densité palpable. Celle de la musique lente et des silences mesurés et le trio remarquable de cohésion avance au même rythme et se meut d’une même âme et défilent les paysages perdus et l’évocation d’un ailleurs inaccessible et de cette longue et lente marche. Cette lenteur douce et prégnante qui flotte au-delà de la musique.

Jean-Marc Gelin

 


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