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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 08:16

www.label-durance.com


andrejaume.jpg


Cet album prouverait que le jazz existe encore si on se pose parfois la question.  Dans le Sud, nul besoin de présenter André Jaume :  ce polyinstrumentiste surdoué, né à Marseille, y fréquenta le premier conservatoire de jazz en région fondé par Guy Longnon, avant de voyager en Afrique et dans le monde, avide de rencontres et d’échanges.  Il a toujours préféré suivre sa route,  traversant en toute liberté le champ des musiques actuelles au cœur des plus belles années free. L’ une des nombreuses rencontres décisives aura été celle de Jimmy Giuffre dont il parle toujours avec émotion. Car il a joué   avec les plus grands musiciens de jazz, toujours curieux de ces musiques d’ailleurs, de ces « folklores » expressifs. De Madagascar à l’Indonsésie sans oublier la Corse et ses polyphonies, puisque c’est là qu’il vit aujourd’hui, il revient souvent  en Provence et dans le Var où il est l’ un des habitués du festival de la Seyne . Avec son complice, le guitariste Alain Soler et sur le petit label indépendant  Label Durance, installé à Château Arnoux (04- Alpes de Haute Provence), il a composé un album coloré, vif et engagé sur les hymnes et chants du monde. Toujours cette parole de résistance et cet appel à l’indépendance. Et puis quel plaisir de découvrir  ces mélodies qui tissent avec poésie un credo d’hommes libres . Car c’est à la fascination du chant, à l’expression libre que se réfèrent les deux compagnons quand ils reprennent « Song for Che » de Charlie Haden qui valut à son auteur d’être expulsé du Portugal  en 1971 au festival de Cascais, quand il dédia ce thème aux populations noires d’Angola et du Mozambique. Avec Alain Soler qui sans relâche l’accompagne à la guitare, poursuivant le dialogue avec une énergie frémissante,  les deux hommes improvisent, détournent  ces hymnesses  . D’autres sons de guitare auraient pu écraser le ténor, mais il n’en est rien, la prépondérance de l’électrique sert cette musique inventive et singulière, entre blues, rock et jazz . Le son magnifique de Jaume au ténor et à l’alto s’accorde à merveille avec les élans du guitariste : toujours inventif comme sur cette version revivifiée de « bella ciao » ce chant anonyme anti-fasciste italien  ou le traditionnel irlandais  « The town I loved so well » de Phil Coulter sur Derry sa ville natale ; ou encore « Life every voice and sing » de James Weldon Johnson , en hommage à Abraham Lincoln, aujourd’hui considéré comme l’hymne des noirs américains. Cette musique est  dissidente aujourd’hui encore  parce que plus que jamais , elle trouve sa raison d’être dans un parti-pris d’exigence. Le chant mélodique sort vainqueur mais ces hymnes tissés par ces minorités souffrantes ressortent singulièrement apaisés et transformés :  douce violence de ces résistants qui font circuler d’un bout à l’autre de l’album un souffle révolutionnaire. Quand on vous disait, du vrai jazz…

Sophie Chambon

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 08:10

Believe 2009

 

dianetell

Diane Tell ne s'était jamais hissée dans le Panthéon de la grande chanson canadienne. Celui où Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Félix Leclerc nous retournent le coeur et l'esprit. La variété a braqué la jolie Québécoise à la sortie de l'avion, dès son arrivée en France, dans les années 80. Les tubes ont défilé (« Si c'est un homme »), et donc la figuration dans les émissions à la « fissure-moi-le-cerveau ». Pas de quoi regonfler un QI ! Jusque là... Car avec son dernier CD, « Dr Boris et Mister Vian », les présentateurs vont devoir réviser les fiches. A la hausse. Diane Tell, qui habite dans le Sud-Ouest depuis pas mal d'années, a sauté plusieurs marches vers la qualité. Elle le doit à un goût personnel pour les chansons que Vian, qui excellait dans la partie, avait traduites de standards de comédies musicales. Le plus souvent commandées par des éditeurs de partitions, les interprétations restaient inédites. La vedette doit également le relèvement de niveau à un flair et une persévérance de renard. Comment expliquer autrement le choix du pianiste Laurent de Wilde pour arranger les pièces, et choisir un quartet impeccable? Qu'on en juge : Laurent Robin à la batterie; Darryl Hall à la contrebasse et Christian Brun à la guitare déroulent le groove, confortable comme un matelas d'hôtel cinq étoiles. Champagne compris! Diane Tell, un temps dans le même label, a saisi chaque opportunité de faire le siège de Laurent de Wilde. Il s'en amuse aujourd'hui, m'avouant franchement ceci : lorsque la chanteuse lui a servi sur un plateau les vingt chansons en s'accompagnant elle-même à la guitare, il a failli tomber de la chaise. Il s'émerveille : « j'avais le disque plié devant moi. Nickel. Nous avons enregistré les vingt chansons en une fois dans mon home-studio. Je me suis inspiré d'un album de Sarah Vaughan pour les arrangements ». Résultat : quatorze féeries intelligentes. Dont cinq perles; « Rue de la Flemme »(Easy Street); « J'en ai marre de l 'amour » (I'm through with Love); « Toi qui a pris mon coeur » (My One and Only Love); « Voyage au Paradis » (Get Happy); « Lui toi et moi » (This Song is You). Un régal. La formation tournera en France à partir du printemps. Elle envisage les festivals d'été, et même un second CD devant l'accueil de celui-ci. A ranger dans la pile des albums qui feront aimer le Jazz aux néophytes. L'année du cinquantenaire de la mort du virtuose de la langue s'achève en beauté sur ce projet.

Bruno Pfeiffer

 

 

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 08:03
decorations 1


Le jazz institutionnalisé et bien décoré : dans le lots des médaillés du jazz, le ministère de la culture fait dans le classique et le légitime en remettant les Insignes d'Officier dans l'ordre des Arts et Lettres à Jean-Pierre Leloir et de Commandeur dans l'ordre des Arts et Lettres à Ron carter au cours d'une cérémonie qui s'est tenue dans les les salons du ministère.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 05:54
logoINA.gif
Les DNJ vous proposent des extraits vidéos de l'offre Jazz de ina.fr.
L'index des artistes présentés sur ina.fr est .

Retrouvez toutes les vidéos dans la rubrique "Les vidéos qu'on aime".





Sacha Distel, "Signal", 1958







Les Double Six, "Boplicity" et "Rat Race", 1960


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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 05:01

Lacypool.jpg

Hatology - 2009

Uwe Oberg (p), Christof Thewes (tb), Michael Griener(dr)


Le trio germanique Oberg / Thewes / Griener nous plonge dans la musique du saxophoniste soprano Steve Lacy lorsque celui arpentait le répertoire monkien. En plein dedans... puisque le trio joue dix compositions de Lacy dont deux sont adaptées et complétées. Ce trio est atypique de part sa composition instrumentale avec le combo « piano / trombone / batterie ». Il creuse son originalité en jouant la musique de Steve Lacy sans employer de saxophone, comme à l'époque où le saxophoniste faisait des interprétations sans piano des morceaux de Thelonious Monk! D'ailleurs, Oberg lui fait quelques clins d'oeil en jouant faux-stride sur « Stamps ». Le tromboniste Christof Thewes ne cherche pas à se rapprocher du soprano de Lacy. Il joue un jeu plein en contrastes et en sonorités dans un échange intensif et jouissif avec le pianiste, élément moteur du trio, et le batteur. Très expressifs dans le jeu, le trio joue une musique insouciante et joyeuse, sans le côté lustrant de Lacy, gorgée de groove avec des coutures ludiques. Lacy Pool est une musique qui donne à nouveau envie d'écouter les compositions de Steve Lacy. Pourvu qu'elle soit jouée par Oberg / Thewes / Griener!

Jérôme Gransac





Youtube :

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 08:15

« A duet of one : Live at The Bakery » *****

IPO Recording 2009

eddiedaniels.jpg

Il y a comme ça des rencontres magiques. Celles des magiciens parlant entre eux un langage que l’on ne peine pas à comprendre. Celles des Princes rêveurs aussi. Et puis il y a des découvertes sublimes. Pour moi assurément celle du clarinettiste Eddie Daniels. Je ne serais jamais assez reconnaissant à François Lacharme de m’avoir fait écouter un jour dans son bureau ce duo du clarinettiste enregistré « live » en 2005 avec le pianiste Roger Kellaway. Choc absolu !  Pour ceux qui comme moi considèrent les duos du pianiste Art Tatum avec Buddy De Franco comme des œuvres majeures de l’histoire du jazz, ce duo là s’inscrit dans la parfaite continuité de cet héritage. Et avec quelle classe ! L’antithèse des clarinettistes excités, de ceux qui croient que la virtuosité ne consiste qu’à jouer très très vite et très très fort. Ici tout le contraire. Tout dans la nuance des intentions. Des phrases musicales si riches qu’elles contiennent à la fois Proust et Céline, Chateaubriand et Jean Genet. C’est la musique comme langage, avec sa fluidité des mots qui viennent seuls, des phonèmes qui s’emballent et des phrases qui digressent joyeusement. Chez Eddie Daniels, exactement cela : le sens du phrasé comme sens de la musicalité de la phrase et des improvisations qui semblent réinventer constamment la musique au hasard de parenthèses enchantées. A 69 ans le clarinettiste prodige, considéré longtemps comme l’un des meilleurs solistes de l’orchestre de Thad Jones et Mel Lewis, atteint ici des sommets. Et lorsqu’il est épaulé par un pianiste de la classe de Roger Kellaway, toujours vif, toujours inventif, toujours soucieux d’apporter son propre décalage, cela devient une rencontre littéralement jubilatoire. Et c’est parce qu’ils s’y sentent bien que cette rencontre prend alors souvent des allures de ballade mutine et drôle ( I want to be happy) à petits coups de citation joyeuses, avec une vive intelligence de la progression musicale. Une telle symbiose que la musique n’y suffit pas et que l’on y entend même les deux protagonistes oublier les micros et parler entre eux. Preuve d’un moment de pure fusion.

Et pour tous ceux qui ne connaissent pas ce clarinettiste de génie, on ne résistera pas à citer Philippe Carles dans le «  Dictionnaire du jazz » qui déclarait :

« Eddie Daniels s’impose désormais comme une manière de paradigme de la clarinette jazz, presque à lui seul un best of des jazzmen qui l’ont précédé – timbre boisé, vélocité dans tous les registres, encore plus impressionnante que celle de Benny Goodman et DeFranco et parfois même, des effets de souffle surajouté qui ne laissent d’évoquer Jimmy Giuffre. La fluidité de son jeu sur tempo rapide déterminant une sorte de détimbrage, comme si le bois, la matière, le corps ( de l’instrument et de l’instrumentiste) s’évanouissaient pour ne plus laisser passer qu’un son (presque trop) pur ».

Assurément l’un des disques de 2009. A découvrir absolument

Jean-Marc Gelin

 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 05:01

Elin Larsson

Nous avions rencontrés Elin Larsson au festival suédois Swedish Jazz Celebration en mars 2009 à Göteborg dans l'ouest suédois. Cette saxophoniste, jeune et fougueuse, et son groupe avait pris la salle à son compte et l'avait renversée comme une crêpe bien saisie.
L'écouter était soufflant, l'interviewer un vrai plaisir.

Lire la suite ...
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 17:39

 « Screamin’ The Blues » et « Straight Ahead »

Richard Williams (tp, sur « Screamin’ The Blues » uniquement), Eric Dolphy (as, bcl, fl), Oliver Nelson (as, ts, cl), Richard Wyands (p), George Duvivier (b), Roy Haynes (dm). 27 mai 1960 et 1er mars 1961. 2 albums Prestige.

  screamin-the-blues.jpg                          straight-ahead.jpg                          

Beaucoup ne connaissent aujourd’hui Oliver Nelson que pour un seul disque, le justement célèbre « The Blues And The Abstract Truth », enregistré le 23 février 1961 pour Impulse. Mais qui se souvient de ces deux formidables albums que le saxophoniste et arrangeur grava respectivement juste avant et juste après ? Peut-être parce qu’ils ont été noyés dans l’abondante production du label Prestige, « Screamin’ The Blues » et « Straight Ahead » n’ont pas à mon sens trouvé la reconnaissance qu’ils méritent. Or, on pourrait presque considérer qu’ils forment avec « Abstract Truth » une sorte de trilogie, car au-delà de leur succession chronologique, il existe de nombreux points communs entre eux. Le casting tout d’abord : côté front line, on y retrouve l’association magique du leader avec Eric Dolphy aux sax, flûte et clarinettes. Entre ces deux-là, c’est une complémentarité parfaite, un équilibre miraculeux qui – comme chez Miles et Coltrane – repose sur l’antagonisme même de leurs styles respectifs : d’un côté, le lyrisme épuré de Nelson et son vibrato unique ; de l’autre les zébrures avant-gardistes de Dolphy. On notera également, comme dans « Abstract Truth », la présence de la batterie crépitante du grand Roy Haynes. Mais ce qui fait avant tout le lien entre ces disques, c’est bien sûr le blues, considéré à la fois comme l’essence de la tradition afro-américaine et comme une contrainte à partir de laquelle peuvent se développer de nouvelles explorations formelles. À la manière de « Kind Of Blue », le triptyque de Nelson est à la fois un retour au blues et un dépassement de celui-ci.

Mais penchons-nous maintenant sur les deux disques qui nous occupent. « Screamin’ The Blues », le plus ancien, est sans doute celui qui propose la lecture la plus charnelle, la moins « abstraite » du blues. En témoignent le morceau éponyme, où Nelson se fait preacher au ténor, le rythme militaire de March On, March On (sorte de pendant mineur de la Blues March de Benny Golson), ou encore le jeu de question/réponse si typiquement funky de The Meetin’ (un procédé qu’on retrouve sur « Abstract Truth » dans le titre Hoe Down). Sur Three Seconds, blues méditatif et dépouillé, on reconnaît cependant déjà cette ambiance feutrée et mélancolique qui fera toute la magie de Stolen Moments. « Screamin’ The Blues », c’est aussi l’occasion rare d’entendre un magnifique trompettiste à la carrière trop discrète : Richard Williams qui, après avoir enregistré aux côté de Mingus ou encore Max Roach, se retira précocement de la scène jazz au profit d’une carrière de musicien studio. On ne peut que le regretter à l’écoute des ses chorus où transparaissent une technique impressionnante et une rare fougue.

Neuf fois après cette superbe séance en sextet, et une semaine seulement après « Abstract Truth » en septet, Oliver Nelson retourne dans les studios d’Englewood Cliffs à la tête d’une formation plus resserrée. Paradoxalement, c’est à mon sens avec le quintet de « Straight Ahead » que son génie de compositeur et d’arrangeur éclate avec le plus d’évidence. Ici, chaque morceau repose sur une idée à la fois simple et géniale, qui en fait un moment unique : alternance entre les mesures en 6/8 et en 4/4 pour Six And Four, opposition entre parties lentes et rapides dans Mama Lou, exposé en canon à quatre voix du Ralph’s New Blues du Modern Jazz Quartet… Et que dire de l’ébourrifant chase d’altos auquel se livrent Nelson et Dolphy sur le tempo rapide de Straight Ahead, où chacun stimule l’autre dans sa folie créatrice ? Mais si cet album est vraiment à part, c’est surtout à cause de son morceau d’ouverture : blues bartokien à deux voix, Images est un moment de pure magie, un titre à la beauté mystérieuse et envoûtante, un univers à part. Pour moi, sans conteste le plus beau morceau d’Oliver Nelson, et peut-être même de toute l’histoire du jazz moderne. Vous trouvez que j’exagère ? Allez donc y jeter une oreille, vous m’en direz des nouvelles !  Pascal Rozat

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 17:27

Musique originale de PIERRE BERTRAND

Cristal records

lagrandevie.jpg Une musique fine et pétillante. Comme cette comédie d’Emmanuel Salinger (un des complices d’Arnaud Desplechin, rappelez-vous « La sentinelle ») que nous aurions aimé  pouvoir découvrir au cinéma. Las, de nos jours certains « petits » films ne tiennent pas plus d’une semaine quand ils sortent en salles en province ! Voilà pourquoi il faudra donc se livrer à cet exercice étonnant et inhabituel de parler d’une BO sans avoir vu le long métrage correspondant. Heureusement, le compositeur est le saxophoniste et flûtiste  Pierre Bertrand, co-directeur avec le trompettiste Nicolas Folmer, du Paris Jazz  Big Band : il s’explique avec pertinence, dans les notes de pochette, sur son état d’esprit et ses intentions au moment d’écrire sa première musique de film, même s’il  est toujours très actif dans le champ de la composition (séries, téléfilms, opéra chorégraphique et de multiples autres projets). Travailleur infatigable doté d’une belle énergie , Pierre Bertrand aime le jazz et connaît ses classiques. Il sait  depuis longtemps s’entourer d’une belle équipe : les musiciens qui l’accompagnent sont pour la plupart des solistes brillants, de parfaits instrumentistes qui font des disques du PJBB de beaux écrins pour  découvrir un jazz « classique » grand public. Une musique d’ « entertainment » dans le sens le plus noble, dans la tradition américaine (c’est tout de même de là que vient cette musique) qui convient  parfaitement à l’univers du cinéma. On retrouve des effluves des grands orchestres et des B.O des films des années 70 de Lalo Schiffrin par exemple. Le fait d’utiliser aussi en fil rouge la flûte en trio n’est pas étrangère pour évoquer avec un brin de nostalgie cette décennie enchanteresse (musicalement parlant). Du rythme, du swing, de l’énergie et des passages orchestraux en grande formation comme pour le thème principal « High Life » qui revient à plusieurs reprises. Car pour cette comédie, Pierre Bertrand n’ a  pas lésiné sur les moyens (instrumentaux ) : d’abord,  un vrai  trio jazz   contrebasse (Jérôme regard), batterie (André Cecarelli, complice fidèle avec lequel Pierre Bertrand a accompagné Nougaro), piano (le divin Alfio Origlio au toucher soyeux sur les « love theme » en particulier). Pour les cuivres, furent conviés certains solistes du PJBB comme les excellents Denis Leloup (trombone) et Stéphane Chausse (saxophones et clarinettes ; quant aux cordes, ce sont celles de l’Alhambra (du studio d’enregistrement du label Cristal, auquel Pierre Bertrand a toujours été fidèle).

Une musique joyeuse, fluide et bien construite selon des tableaux enlevés, vifs assurément.

Sophie Chambon

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 05:52
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Blossom Dearie, "The Ballad Of The Spring", "Plus je t'embrasse", 1961







Vic Dickenson, "Don't Blame Me", 1958


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