Fresh Sound New talent 2009
Vincent Bourgeyx (p), Matt Penman (cb), Ari Hoenig (dm)
Le petit dernier du pianiste Vincent Bourgeyx, bien nommé « Again » est, on peut le dire une petite merveille dans le genre trio jazz acoustique piano-basse-batterie. Il y a là tout ce que l’on aime dans l’exercice : un pianiste ouvert et pas nombriliste pour un sou qui semble survoler son clavier avec autant de légèreté que de swing et qui s’entoure d’une section rythmique exceptionnelle. On ne peut manquer d’être séduit par l’art de l’improvisation de Vincent Bourgeyx qui ne prend jamais la tournure de l’exercice de style mais plutôt d’une belle (ré)incarnation de la musique. Variant les plaisirs le pianiste passe avec la même aisance des standards à ses propres compositions ou encore à des thèmes classiques. Qu’il s’agisse du vivifiant Giant Steps, ou de ces trois versions sublimes de Come Sunday, Cry me a river et enfin The Good Life, Vincent Bourgey donne chaque fois le sentiment qu’il est bien, à l’aise dans sa musique au point de la faire vivre en studio comme en club. Totale aisance harmonique et rythmique, aucune pesanteur dans le jeu, aucune urgence non plus. De manière un peu moins convaincante Bourgeyx s’attaque à Chopin ou Fauré jazzifiés à merveille, mais qui semblent un peu relever de l’exercice de style, prétexte à un espace d’improvisation. Suivent ensuite 4 déclinaisons d’un même thème composé par le pianiste, Alice où pour le coup l’exercice très intéressant est loin d’être répétitif ou scolaire et éclaire de 4 facettes différentes une même structure réalisant ainsi une suite cohérente et polymorphe à la fois. Il est vrai aussi que le pianiste peut, comme on l’a dit s’appuyer sur une rythmique exceptionnelle qui donne à chaque thème un relief différent. Matt Penman associé à Ari Hoenig représente en effet l’une des meilleures sections rythmiques qui soit. Association qui joue beaucoup sur l’inventivité exceptionnelle du batteur, certes envahissant mais dont les coups de génie, les phrases rythmiques inventées toujours à bon escient, les contre-temps et la fébrilité sensuelle illuminent tout. Avec audace Hoenig joue ainsi les chants en contrepoint dans des moments audacieux de pure folie, décalée mais toujours brillante. Quand au contrebassiste ultra solide dans son placement, il affiche une rondeur en totale empathie avec le trio contribuant de manière essentielle à créer ce son de groupe si séduisant qui nous embarque une heure durant dans un swing élégant et brillant. Jean-Marc Gelin


Eagle Vision 


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