31 août 2009
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Act 2009
Vijay IYER (p), Stephan Crump (b), Marcus Gilmore (dr)
Une des significations du mot anglais « Historicity », titre du dernier cd du trio du pianiste Vijay Iyer, est la qualité d’un élément à faire partie de l'histoire ou de participer à son déroulement, en opposition aux mythes et autres légendes. Les différentes traditions musicales et les faits historiques, qui les ont faites évoluer, ont amené le jazz à ce qu’il est devenu aujourd’hui: une musique improvisée dont les structures prennent leur source dans la tradition du jazz d'abord et dans d'autres formes musicales, modernes ou traditionnelles. Vijay Iyer nous montre qu'il en est un des témoins et qu'il s’inscrit dans le langage musical historique avec Historicity.
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Jérôme Gransac
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Chroniques CD
30 août 2009
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In Deep
Edition Records (2009)
By John Kelman
It's been four years since saxophonist Mark Lockheart's best-of-year Moving Air (Basho, 2005). Contrasting Moving Air's organic multi-tracking, In Deep goes for purer in-the-moment territory, with a traditional trumpet/sax/piano/bass/drums quintet that's anything but conventional. Lockheart's ability to evoke a multiplicity of images with his music has been a marker with groups including his 11-piece Scratch Band and the Big Idea sextet that he formed to perform the more complex layering of Moving Air. On In Deep he proves that he is still a compelling composer, but the emphasis here is on playing, and he couldn't have chosen better partners, especially pianist Liam Noble. Whether in duet with drummer Dave Smith on the miniature, form-driven but free-blowing opener, "Stairway," or with the entire quintet on the expansive 10-minute workout of "Surfacing," there's an energy to the group and writing that may avoid harsh extremes, but remains exciting and filled with unpredictability.
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Chroniques CD
30 août 2009
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Live at Ronnie Scott’s – November 2007
1 DVD Eagle Vision – 2009
Il s’agit de la première publication d’un DVD de Jeff Beck, lors d’un concert récent (2007) dans le club Ronnie Scott’s, salle mythique du jazz londonien, au cœur du quartier branché de Soho. Ce DVD ravira tous les fans du guitar-hero par sa prestation scénique exceptionnelle (pour 63 ans, en très grande forme, il affiche toujours un look de jeune homme). Mais aussi par un répertoire qui parcourt toute sa période instrumentale de « Blow By Blow » en 1975, à « You Had It Coming » en 2001, en passant par « Guitar Shop » (1989), avec en guise d’introduction, un hommage à son copain Jimmy Page (présent parmi les spectateurs du Ronnie Scott’s !) pour une version mémorable de Beck’s Bolero, extrait de son premier album Truth en 1968. On admirera aussi la cohésion de son quartette, très réactif et soudé, dominé par l’impressionnante polyrythmie, la diabolique précision et l’incroyable énergie du batteur Vinnie Colaiuta. Jason Rebello, pianiste chez Sting, a rapidement appris l’usage des claviers électroniques, jouant avec efficacité et discrétion et sachant rebondir à tout moment aux propositions de Beck lors de thèmes particulièrement rapides et difficiles, exécutés à l’unisson. Et enfin la découverte d’une jeune bassiste australienne de 21 ans (et qui en paraît beaucoup moins !) : Tal Wilkenfeld qui impressionne par son
aisance et sa dextérité et qui nous offre un très beau et mélodique chorus sur le Cause We’ve Ended As Lovers que Stevie Wonder avait écrit pour Syreeta Wright. Le timide Jeff Beck n’est pas habitué à jouer dans des clubs et va au fil des cinq soirées du Ronnie Scott’s, transcender son jeu par la proximité du public (acquis à sa cause), et proposer des relectures intenses de joyaux du jazz-rock comme le Eternity’s Breath de Mahavishnu Orchestra ou le Stratus de Billy Cobham. Il convie en outre quelques invités vocalistes, histoire d’éviter l’enchaînement de plusieurs morceaux instrumentaux de trop fortes ou d’égales intensités, avec en particulier la présence de deux belles et talentueuses chanteuses. Tout d’abord la convaincante Joss Stone dans une remarquable version de People Get Ready des Impressions de Curtis Mayfield, que Beck avait repris avec son vieux complice Rod Stewart en 1985. Puis l’étonnante Imogen Heap, qui nous convainc beaucoup plus par sa trépidante version de Rollin’ and Tumblin’ que par son Blanket plutôt insipide et ennuyeux. Enfin le dernier invité sera particulièrement marquant, puisqu’il s’agit d’Eric Clapton (plus à l’aise en guitariste qu’en chanteur), pour deux reprises de blues où les Statocasters de chacun vont croiser le fer en toute harmonie et en toute amitié. On en vient à regretter que Jimmy Page reste assis dans le public, alors que l’occasion de voir réunis ensemble les trois guitaristes successifs des mythiques Yardbirds semblait être possible ! Enfin n’oublions pas de signaler la qualité de la prise de son et des prises de vues. Une réalisation très efficace et dynamique, toujours au service de cette musique mouvante, énergique et sensible. Les professionnels et les amateurs éclairés de la guitare électrique apprécieront les gros plans fréquents et judicieux des mains de Jeff Beck, qui permettent de voir au plus près son jeu intense, original et éblouissant.
Lionel Eskenazi
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DVD jazz
27 août 2009
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C’est à l’occasion du festival « Jazz à Montauban » que nous avons pu rencontrer le pianiste Yaron Herman qui jouait ce soir là en première partie de Keziah Jones. Sur la lancée du succès de ses deux derniers albums « Time for Everything » puis « Muse » ( récemment nominé pour les Victoires du jazz ) tous deux parus sur le superbe label français Laborie Jazz, Yaron Herman poursuit tel un marathonien une tournée qui le porte aux quatre coins du monde.
Un bref concert d’une heure ce soir là, 9 juillet 23h sous le beau soleil étoilé de la belle ville du Sud Ouest de la France. Rencontre avec un pianiste exceptionnel……
Tu es Israelien, tu vis en France et tu joues avec des musiciens américains. De fait ta musique semble s’affranchir de toute frontière. Tu revendiques cette universalité ? YH : Oui dans la même mesure oùe l’on ne peut pas classer quoique ce soit dans quoique ce soit. Par exemple on parle de jazz américain tout en y mettant des musiciens très différents et qui pourtant viennent de partout en Europe. Ce n’est pas la géographie qui fait la musique. Je connais par exemple des musiciens qui habitent en Finlande et qui jouent du jazz traditionnel.
Si l’on parle de « jazz Israélien » et te mettant toi et Avishai Cohen sur le même plan, est ce que cela fait sens pour toi ? YH : Je ne dirais pas que cela n’a pas de sens dans la mesure où je suis Israélien et que je fais du jazz. C’est donc très pratique de prendre ce raccourci. Après, c’est aussi très facile de sortir des clichés qui sont toujours très mal adaptés à la complexité de l’être humain et du musicien.
Ce soir tu as joué une intro sur « Blame It on my Youth », grand standard du real book en allant puiser justement dans la musique traditionnelle, n’est ce pas cela ton syncrétisme ? YH : Oui c’est un peu cela. C’est un mélange de cultures qui font partie de moi et que, sur scène je trafique inconsciemment. Cela sort de manière totalement naturelle. Ce n’est pas un collage émotionnel ou un collage d’influences. Cela ressort naturellement parce que cela a été digéré et que cela fait partie de ma vie. Cela fait partie d’un tout.
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Publié également sur le site
All about jazz
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Interviews
24 août 2009
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Green leaf Music
Dave Douglas (tp), Vincent Chancey (Cor), Luis Bonnilla (tb), Marcus Rojas (tuba), Nasheet Waits (dm)
Cet été, lors de la présentation de l’album par Dave Douglas à Marciac, nous étions revenus circonspects et modérément emballés ( cf. notre chronique du festival – Marciac 1/3). Ce n’est donc qu’après coup que nous avons découvert le CD, tout prêts à nous laisser convaincre définitivement par la version « studio ». Et malheureusement ce sont les mêmes réserves qui ressurgissent à l’écoute de cet album dédié à la musique de Lester Bowie dont l’auditeur ne trouvera ici qu’une bien pâle évocation. Si Lester Bowie évoquait lui aussi certains esprits du jazz, ce mini Brass Band censé marcher sur les pas du Brass Fantasy de Lester Bowie en rend d’autres, à d’autres trompettistes ( Fats Navarro ou Enrico Rava p. ex).
Dave Douglas écrit magnifiquement bien c’est un fait et les textures créées sont complexes, éthérées parfois presque Shorteriennes. Mais il peut passer aussi de la Nouvelle Orléans tendance Marching Band (Bowie) à un bon gros funk (Mister Pitiful) avec parfois une certaine pointe d’humour ponctué de citations ( comme ce Great Awakening qui se termine par une citation de If you could see me now.). Il n’empêche, Dave Douglas ne parvient pas à nous débarrasser d’une certaine torpeur, d’une mollesse généralisée. Il est vrai qu’elle était déjà remarquable dans le modèle original, à savoir l’album de Lester Bowie paru en 1993, « When the spirit returns ». Dave Douglas y fait référence constamment et les allusions sont claires lorsque par exemple ce I’m so lonesome I Could cry fait réponse au Solitude repris par le Brass Fantasy à l’époque. L’un comme l’autre sont superbement écrits, voire virtuoses chacun à leur manière, traînant, subtilement tissés et colorisés. Mais, comme en concert, on reste dans la version réduite de Dave Douglas sur le sentiment d’entendre un groupe qui peine à vivre collectivement comme si ( ce que nous avions déjà ressenti sur scène), chacun jouait dans son coin, peu concernés par l’énergie collective. Un début d’album totalement soporifique qui heureusement s’arrange un peu par la suite et un certain manque de relief certain nous empêche d’adhérer totalement. Les esprits du jazz qui étaient revenu habiter la musique de Lester Bowie ont ici effectivement un peu déserté le présent. Jean-Marc Gelin
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Chroniques CD
23 août 2009
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FREE FACTORY
On ne peut pas s’intéresser à l’histoire du jazz sans avoir jamais entendu parler de la Lenox School of Jazz dans le Massachusetts. C’est là, raconte t-on que John Lewis qui y enseignait, avait entraîné deux petits jeunes repérés en 1958, Ornette Coleman et Don Cherry. La Lenox School présentait en effet la particularité d’être un haut lieu d’enseignement du jazz, regroupant un corps enseignant composé des grands musiciens en activité et qui venaient durant deux mois animer un programme d’été, sortes de master classes avant l’heure. Expérience assez banale de nos jours mais relativement rare à une époque où le jazz s’enseignait dans d’autres lieux où il était bien plus question d’enseignement pratique que de théorie. Pour entrer dans ce haut lieu fourmillant d’idées, les élèves étaient alors sélectionnés sur bandes magnétiques et au terme de la première année en 1957, seuls 24 musiciens furent retenus. Durant leur bref séjour, les élèves pouvaient alors suivre un programme de très haute qualité si l’on en juge par les témoignages de Joh Lewis ou de Paul Bley prompts à le placer très largement au-dessus de la Berkelee College of Music pourtant fondé 12 ans plus tôt en 1945. Les élèves y suivaient donc un cursus complet portant sur la composition (avec des professeurs comme George Russell ou Gunter Schuller), sur l’histoire du jazz et sûr de la pratique musicale. Et comme il se doit le programme d’été se concluait par un concert réunissant les sections pdagogiques des 6 ou 7 enseignants. Il est alors assez magique de pénétrer aujourd’hui dans ce haut lieu mythique et découvrir aujourd’hui les bandes du concert du programme de 1959 qui accueillait ce 29 août les élèves de Max Roach et John Lewis ( dont Ornette, Don Cherry ou Steve Kuhn), ceux de Kenny Dorham, de Bill Evans –Jim Hall (où l’on remarquait Gary Mc Farland). Mais aussi ceux de Jimmy Giuffre ( avec Lenny Popkin ou encore Ian Underwood qui deviendra plus tard membre du Mother of Invention de Franck Zappa !!), de Schuller ou encore, dans une formation finale ceux de Herb Pomeroy dans laquelle les amateurs de raretés auront la curiosité d’entendre Ornette Coleman et Lenny Popkin partager le pupitre d’alto. Si malheureusement les bandes ont été relativement mal nettoyées, on ne néanmoins que saluer cette édition 50 ans plus tard de ce qui est un formidable témoignage riche d’enseignements dans cette histoire du jazz alors en marche forcée. On y entend par exemple clairement le respect et la grande dévotion d’Ornette Coleman et Don Cherry pour le bebop de Dizzy, un an pourtant après leur manifeste « free » ( Something else). Ce que démontrent ces enregistrements c’est que la grande affaire du jazz a toujours été finalement une affaire de transmission et d’héritage perpétué. La Lenox School of Jazz qui cessa ses activités en 1961 en fut un formidable révélateur.
Jean-marc Gelin
Pour en savoir plus :
http://www.jazzdiscography.com/Lenox/lenhome.htm
PS : Un bonus un peu inutile est tiré d’un concert donné par Kenny Dorham (membre éminent certes de la Faculté de Lenox) mais donné en 1964 en Norvège sans grand rapport avec le propos
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Chroniques CD
20 août 2009
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Steve Kuhn (p), Joe Lovano (ts), David Finck (cb), Joey Baron (dm)
Hat Hut
Steve Kuhn (qu’il ne faut pas confondre avec les deux frères d’Outre-Rhin), est un pianiste américain rompu depuis les années 50 à toutes les scènes du jazz. A 71 ans le pianiste compte en effet un palmarès discographique pour le moins impressionnant. Ancien élève de la fameuse Lennox School Steve Kuhn a enregistré avec un casting étourdissant depuis ses premiers enregistrement en 1957 et l’on garde en mémoire ses nombreux enregistrements réalisés aux côtés de Stan Getz. Pourtant, ce sont deux petits mois dans sa carrière qui ont marqué de manière indélébile le jeune pianiste d’alors. Deux mois passés en 1960 (alors qu’il n’avait que 21 ans à peine), aux côtés de John Coltrane avant que celui-ci ne le remplace par Mc Coy Tyner pour donner lieu ensuite au quartet que l’on sait. Et c‘est cette rencontre là, ces deux mois volés à l’histoire en marche qui demeurent inoubliables pour le pianiste et qui donne lieu ici à cet enregistrement mémorial sobrement dénommé « Mostly Coltrane ».
« Mostly » dans la mesure où, Steve Kuhn revisite une partie du répertoire Coltrane mais en profite au passage pour rendre d’autres hommage à Sonny Rollins (The night has a thousand eyes ou Like Sonny) et plus indirectement à ses mentors comme Bill Evans (I want to talk about you) ou Oscar Peterson. Quelques compositions personnelles du pianiste lui donnent aussi l’occasion d’essayer différents formats, depuis la formation complète jusqu’au trio simple en passant par de merveilleux duos avec le saxophoniste (où Steve Kuhn apparaît comme un accompagnateur précieux) apportant ainsi différents reliefs donc pour une musique généreuse, brillante et complice.
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Jean-Marc Gelin
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Chroniques CD
19 août 2009
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Un article paru incidemment dans la presse économique ( Les Echos du 16/08) faisait état de la dégradation des comptes de la major britannique EMI, au point que ce dernier, après une vague de licenciement importante se trouverait dans la
quasi impossibilité, selon le journal, de rembourser son emprunt de 950 million de livres.
A peine sauvé des eaux par les ventes de Coldplay ( meilleure vente de disque dans le monde en 2008), EMI aurait néanmoins perdu trois points de part de marché pour tomber à 9.6%.
Il est vrai que, ainsi que le raconte le journal, le nouveau propriétaire , Guy Hands continue de clamer haut et fort que sa chanson préférée reste " My way". De quoi réussir la performance à faire partir en claquant la porte, pas moins que Les Rolling Stones et Radiohead.
Effectivement, quand ça veut pas, ça veut pas......
Published by Jean marc Gelin
15 août 2009
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Rashied Ali (01/07/1935 - 14/08/2009)
Rashied Ali vient de s'éteindre à New-York à l'âge de 74 ans. Il était une sorte de héros. Comment en effet pouvait il, en dépit des comparatifs inévitables prendre son existence, sa part dans l'histoire du Jazz aux côtés de John Coltrane au lieu et place de l'immense Elvin Jones ? C'est qu'il fallait en avoir, si l'on peut dire, pour prendre la succession du maître des forges. Une immense confiance en soi ou une sacrée dose d'insconsience. C'est après un premier essai avorté qu'il alla en effet jusqu'à se mesurer à Elvin dans cet album, MEDITATIONS où ils jouent ensemble, se partageant ansi les deux pistes (Elvin à droite et Ali à gauche).
Voilà de quoi vous forger un caractère en acier trempé.
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Published by Jean marc Gelin
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Coups de coeur
14 août 2009
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Circum Disc
Sebastien Beaumont (g), Christophe Motury (tp), Nicolas Mahieux (cb), Peter Orins (dm)
Malgré tout la bonne volonté et l’énorme envie de jouer de ces jeunes musiciens, assurément pétris de talents, on sent bien que la difficulté qui se pose à eux est avant tout de savoir justement QUOI jouer. D'où un album qui semble brûler les étapes de leur propre propre développement, et surtout celle de la composition. Pour des musiciens habitués à la scène Lilloise de l’improvisation notamment au sein de la formidable formation « La Pieuvre » d’improvisation soudpaintée, la trame compsitionnelle est assurément un enjeu majeur. D’où le sentiment d'entendre un album avec peu de relief. Le rock est là c’est sûr, le jazz aussi et la volonté comme le talent d'improviser aussi. Sauf que pour cette dernière matière (l’improvisation) il faut un socle solide qu’il soit harmonique, mélodique ou rythmique et qui permette au groupe ou aux solistes de s’envoler et de créer le mouvement. A défaut de bénéficier d'une telle trame forte, l'énergie se perd alors, les " compositions" tombent un peu à plat et chacun donne un peu le sentiment d’évoluer pour lui-même n’ayant pas réellement de projet collectif à livrer. C'est exactement ce que l'on reproche à ce premier album avec d'autant plus de regret que l'on sent poindre un talent évident. Les échappées vocales de Christophe Motury nous rappellent un peu celles de Beniat Atchiary et marquent un contraste, un relief intéressant. Pour le reste il faut se laisser aller à faire confiance à ces très bons musiciens. Ce qu'ils ont dire doit logiquement s'exprimer en concert. Courons- y
Jean-Marc Gelin
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