Le numéro de décembre #6 « Jazz et drogues » vient de sortir
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L’hécatombe que subit la presse jazz depuis quelques années est assez traumatisante pour que nous ne manquions pas aujourd’hui de saluer l’arrivée de nouveaux magazines dédiés à cette musique.
La disparition il y a peu de ce monument de la presse que fut Jazz Hot puis, plus récemment de So Jazz nous laisse en effet un goût amer qui s’adoucit un peu en voyant d’autres formes éditoriales renaître, qu’il s’agisse de Culture jazz ( en format numérique disponible sur Ipad) ou à l’opposé avec ce Djam qui s’illustre comme le moins glamour des journaux de jazz édité en papier recyclé et porté à bout de bras par la plume et l’énergie de jeunes gens de bonne volonté. Et notamment de Florent Servia son Dircteur de publication.
Djam est un trimestriel qui assume son côté « old style » illustré par des croquis ou des photos en noir et blanc un peu passées et dont la particularité est d’être réalisé par des journalistes (très) amateurs. Et c’est (presque) pour cela que l’on aime bien Djam qui acquiert rapidement une forte côte de sympathie. Car ce manque de professionnalisme et ce refus du formatage, cette démarche un peu décalée c’est comme un match de Coupe de France entre le Paris St Germain et une équipe amateur de CFA 2. C’est un peu comme si Herbie Hancock affrontait un groupe de jeunes jazzmen amateurs à peine sortis du conservatoire.
Pas toujours bien écrit, pas forcément très documenté sur le fond, pas forcément très cohérent dans sa ligne éditoriale, il n’en demeure pas moins très accessible et ouvert à un public assez large.
Chronique d‘albums qui font ou ne font pas l’actualité ( et effectivement : pourquoi céder constamment au diktat de la promo urgente dont nous sommes d’ailleurs souvent au DNJ les premiers responsables), compte-rendus de concerts, angles de vue différents et décalés et tout cela dans un format de 80 pages environ, vendu au prix de 5 euros.
A noter au titre du dernier numéro des sélections d’album de l’automne (Jî-mob, Mélanie de Basio, Ortie), un reportage photo sur un concert de Light Blazer ( chronique à suivre dans les DNJ) ou encore un dossier sur Jazz et Drogues ainsi qu’une interview de José Munoz, illustrateur entre autres d’un très beau Billie Holiday il y a quelques années.
Encore un peu confidentielle, cette publication a le mérite immense de l’enthousiasme. Et c’est communicatif.
A noter aussi un site internet très bien fait et très agréable que l'on vous recommande chaudement
NB : dommage quand même qu'à l'occasion de ce "Jazz et drogues", la revue soit passée à côté du livre d'Hampton Hawes qui vient d'être réédité et dont Jean-Louis Lemarchand livrait récemment la chronique dans ces colonnes
Jean-Marc Gelin




Airelle Besson s’entend à merveille avec la saxophoniste Céline Bonacinca, remarquable au baryton et qui porte le groove d'une hard bopeuse de talent à l'instar de La Jetée

Des bouts de phrase " What a week end !", " Oh John don't kiss me " , " c'est si bon" prennent avec René Marie une résonance particulière. René Marie amoureuse des mélodies n'oublie pas, comme toutes les grandes chanteuses, le poids et la signification des mots avec lesquels elle engage un sacré numéro de charme. Des riffs de basse martèlent le tempo sur lequel René marie élève le blues à un haut niveau d'incandescence ( let's do it

