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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 09:00

par Hugues Masekela

 

 

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 00:00

 

Black and Blue BB777.2

Distribution SOCADISC

Sortie le 28 octobre 2013

Contact : suzanne-george@wanadoo.fr

Email : jean-pierre.tahmazian123@orange.fr

Rebecca Cavanaugh (voix), Claude Carrière (piano), Frédéric Loiseau ( guitare), Marie Christine Dacqui (contrebasse), Bruno Ziarelli (batterie), André Villeger ( saxophone ténor)

 

the-chamber-jazz-quartet-meets-andre-villeger.jpg

Une histoire de rencontres. Autour d’un jazz aimé, classique, éternel, avec des musiciens talentueux qui ne perdent jamais de vue leurs repères, creusent le sillon de la mélodie et forment un écrin de charme à la voix douce et fragile d’une chanteuse dont on ne parle pas assez, ni diva ni entraîneuse de boîte de jazz.

A l’origine,  c’est un duo voix-piano auquel se joint un bel « oiseau » à la guitare puis une formidable contrebassiste. Les quatre forment une solide bande  qui enregistre Looking Back paru en 2010 sur Black and Blue. Puis, la formation s‘étoffe avec  un batteur- percussionniste minimaliste et devient un quintet de jazz de chambre. Et un bonheur n’arrivant jamais seul, ils rencontrent un saxophoniste au talent majuscule, André Villéger. Le résultat donne cet album  For all we know qui, « par ces temps d’inventions par trop détonantes, est du jazz de chambre pour s’aimer sans tapage... On devrait pouvoir plaire sans bruit ni fureur. » Il a raison Claude Carrière, car ce disque fait du bien en effet, enregistré dans les conditions du direct et sans aucun montage, au Conservatoire Charles Munch  du XIème arrondissement. Il nous réconcilie, si besoin était, avec les grands auteurs du répertoire, George Gershwin (« But not for me »), Leonard Bernstein ( « Some Other Time »), Harold Arlen, Richard Rodgers, Don Redman. On peut d’ailleurs faire confiance à l’expert Claude Carrière qui nous régale avec des compilations classieuses et exhaustives, dans la collection Original Sound de Luxe chez Cristal records, pour aller dénicher perles rares, titres peu connus comme le « Pretty Girl » de Billy Strayhorn, ou rejouer  les « tubes » sans les dénaturer.

La voix de la jeune Rebecca Cavanaugh  est  parfaite, juste sans éclat. Si délicate au départ qu’on tend l’oreille. Comme une ingénuité touchante. Elle sert ces chansons intemporelles qui prennent un élan singulier avec les arrangements élégants, le swing léger de Claude Carrière, le son profond de la basse de M.H Dacqui et la guitare aérienne de Frédéric Loiseau. André Villeger  me fait penser parfois à Getz, « s’efforçant de retrouver l’esprit plus encore que la lettre de ce modèle »  auquel renvoie  le clin d’œil de la pochette, le turquoise d’Ipanema, composition abstraite d’Ana Cecilia Burle Marx.

Tout est sobre mais convaincant dans cette façon de « servir » la mélodie. Et puis le disque décolle  avec cet émouvant « Never let me go » dont l’articulation met en valeur la musique des mots. Et le « climax » survient avec la reprise de cette chanson française, lancée par Jean  Sablon et Jacqueline François « C’est le printemps », devenu « It might as well be spring » par exemple dans la reprise acidulée de Blossom Dearie.  La chanson acquiert ici tout son sens et on comprend  T.S Eliot écrivant qu’ « april is the cruellest month ». L’émotion  ne nous quittera plus  jusqu’au final, périlleux  avec l’inoxydable « Over the rainbow », marqué en son temps par la voix ferme, assurément puissante de Judy Garland. Le miracle se produit, on ne cherche plus à comparer, absolument conquis, jusqu’aux dernières notes lancées dans un  souffle, sans vibrer. La voix est vraiment le reflet de l’âme. On est totalement saisi par cet album qui ose un chant intime et mélancolique. Sans doute  essentiel et universel.

Sophie Chambon

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 22:11

 

Airelle Besson (tp), Sylvaine Helary (fl), Céline Bonacina ( bs, ts), Didier Levallet (cb), François Laizeau (dms)

 voix-croisees-didier-levallet-quintet.jpg

On connaît la générosité et les talents de Didier Levallet. A la fois remarquable contrebassiste, personnage éminemment fédérateur et sympathique, pierre angulaire du beau festival de Cuny et ancien patron de l’ONJ. Mais Didier Levallet est aussi et surtout un superbe compositeur et directeur d’orchestre. Si besoin en était, il en apporte ici une nouvelle démonstration avec ce nouvel album, « Voix Croisées » qui vient de sortir aux Editions Fremeaux.

Car Didier Levallet offre ici un magnifique écrin d'écriture. Dans sa manière de faire jouer son quintet il y a des tramages harmoniques qui rappellent un peu ceux de Gil Evans. Dans cette façon notamment de faire sonner une petite formation comme un véritable big band. On entend cela par exemple sur ce beau thème Alicia's walkou sur Sound Fictionou encore sur Antigone 's choice. Mais tout étant dans tout on entend aussi parfois dans cette écriture la marque d'une certaine école classique qui va de Lili Boulanger à Duruflé. C’est qu’ici le quintet respire largement et prend un élan formidable porté par chacun des solistes et par une rythmique ultra efficace. Avec Didier Levallet, tout est sous contrôle, la musique retient les leçons de Miles et prend son temps et l’espace nécessaire.

Dans cet album les femmes sont mises à l'honneur, véritables jeunes et talentueuses héroïnes où ces 3 solistes exceptionnelles se font entendre à la fois comme soliste mais aussi comme partenaire idéale. 3 « voix croisées » dans de subtiles tramages. C’est que, comme on l’a dit, Didier Levallet fédère les talents et les énergies de ces trois personnalités musicales. Airelle Besson aujourd’hui au sommet de son art apporte de la flamboyance et en même temps la chaleur d'une trompettiste de très haut vol, jamais dans l'exubérance, toujours dans la mesure très maîtrisée. Il faut l’entendre sur Le dur désir de durer; morceau très émouvant où les contre-chants sont écrits à la perfection et où Airelle commence sur un registre très "à la Miles" pour s'envoler ensuite avec beaucoup d'incise et de mordant tombant en revanche de manière un peu abrupte sur une coda un peu brutale. voix croiséesAirelle Besson s’entend à merveille avec la saxophoniste Céline Bonacinca, remarquable au baryton et qui porte le groove d'une hard bopeuse de talent à l'instar de La Jetée où elle fait éclater son talent de Baryton-woman à la manière d'un Peper Adams. La flûtiste Sylvaine Helary apporte quand à elle une autre couleur, la marque d'une musicienne venue du classique ou du contemporain qui se serait en même temps nourrie à l’écoute d’un James Moody.

Et derrière ces trois solistes il faut aussi une belle rythmique et une belle énergie pulsée par le beat de Didier Levallet ( quelle puissance ! quelle rondeur ! Mingus pas dans l’écriture mais dans l’esprit du porteur d’un projet) et le drive agile de François Laizeau.

 

Il règne dans cet album une forme de douceur harmonique très chaude, un enveloppement dans du doux et du suave. Une écriture élégante et racée portée par une direction parfaite. Sans pour autant que cet équilibre n’exclut de vrais moments de lâcher prise.

C’est avec Didier Levallet, un vrai collectif qui vit et respire la musique. Avec une formidable cohésion.

Jean-Marc Gelin

 

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 18:39

 

Lucky Prime

Label Cleanfeed 

 www.cleanfeed-records.com 

http://www.cleanfeed-records.com/disco2.asp?intID=436

pascal-niggenkemper-vision-7-L-eb9s1L.jpeg


Pascal Niggenkemper (compositions, contrebasse), Frank Gratkowski (clarinette basse, sax alto),  Emilie Lesbros (voix), Eve Risser (piano, piano préparé), Frantz Loriot (alto), Els Vandeweyer (vibraphone, marimba), Christian Lillinger (batterie)

Il y a assurément quelque chose de visionnaire dans ce nouvel album du très engagé label Clean feed qui s’aventure avec succès sur les terres de l’improvisation : un jazz qui se déclare résolument contemporain avec 7 musiciens engagés drivés par un leader volontaire.   franco-suisse qui a adopté New York comme ville de résidence.

Dans un style pas nécessairement épuré, avant-gardiste, free, avec sons, ( surtout pour moi dans certains passages calmes paradoxalement comme «Ke belle») où les cris et interjonctions, les montées orgasmiques annoncent l’orage du violent « Feuertreppe ». Les filles n’y vont pas de main morte d’ailleurs, à l’exemple d’Eve Risser qui malmène, martèle, brusque son piano (qui  y est préparé). Il ya aussi les drôles de bruits de glotte d’Emilie Lesbros qui demande  du scotch dans son coffee et brode sur un thème alcoolisé  « I don’t know why but this morning »... happening où la vibraphoniste et le saxophoniste-clarinettiste tirent fort délicatement leur épingle du jeu.

C’est une session d’improvisation, avec des passages écrits mais qu’ importe aujourd’hui  de discuter sur le partage entre écriture et ’improvisation. L’essentiel est ce que l’on ressent, entre silence, rage, fureur (?), lors de ces cadences post-modernes, industrialo-bruitistes, aux éclats métalliques d’ instruments devenus outils. L’archet est utilisé sur des pièces plus « calmes » en effet. Beaucoup de ruptures de rythme sur un même morceau peuvent déconcerter  dans l’écoute en continu, mais on accepte les règles du jeu. Au sortir d’un moment « infernal », on entend soudain une plainte envoûtante, émouvante : on sort alors de ces images entre film d’horreur ou fantastique, on voit défiler la procession de pénitents d’un Munch, ou de carnavaliers de James Ensor. Est-ce le fait de ce casting européen, franco-belgo-allemand ? Idée qui  s’exporte avec bonheur (aucune frontière pour semblable formation qui fit un passage remarqué  à Jazz d’or 2011et enregistra à  Vive le Jazz festivalau Loft de Cologne).

Ce n’est pas forcément sur ces chemins (fréquentés) des musiques actuelles que j’aime m’aventurer d’ordinaire mais l’écoute est stimulante et l’intérêt, sans doute décuplé, en live. L’aventure est tentante, on s’abandonne alors à ce « Lance di Lanze » qui fait découvrir par exemple l’alliage intéressant de la batterie souple et rebondissante du Berlinois Christian Lillinger avec les sons exacerbés  de Frank Gratkowski. On aime aussi le bien nommé « Sortir de la colère » qui clôt délicatement cet album surprenant et chaleureux au final.

 

Sophie Chambon

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:34

 

Motema 2013

 rene-marie-i-wanna-be-evil-with-love-to-ertha-kit.jpg

Wycliffe Gordon (trombone), Adrian Cunningham (saxophone ténor, clarinette, flûte), Etienne Charles (trompette), Kevin Bales (piano), Elias Bailey (contrebasse) et Quentin Baxter (batterie)

 

 

Attention, immense album de jazz vocal ! La chanteuse René Marie va en effet certainement marquer l’année avec ce nouvel album qu’elle dédie à son idole, la chanteuse et danseuse Eartha Kitt. Rarement autant de chose sont dites avec autant de feeling. Il faut dire que le répertoire et l’histoire d’Eartha Kitt sont en eux-mêmes source d’inspiration et matière à référence s’agissant d’une chanteuse née d’un viol dans une plantation de coton de Virginie et qui parvint à faire carrière sur scène à Broadway sur le petit écran des télévisions américaines. Un modèle en sorte et un culte absolu que lui voue Renée Marie avec des airs crâneuse de défi au monde.

René Marie, nous l’avions il est vrai un peu perdue de vue. Et c’est un peu honteux car disons le tout net Renée marie, est la quintessence même du jazz vocal. Jugez en au dernier album : rien, absolument rien à jeter dans ce opus produit sous la houlette de Jana Herzen, la manager du label Motema dont les goûts sont assez sûrs pour avoir repéré et produit il y a quelques années Gregory Porter à ses débuts. René Marie est une TRES grande chanteuse de jazz. De celles qui montrent qu'avec très peu d'effets de manche, elle peut parvenir à bouleverser son monde juste en quelques paroles chantées. Reine du blues, elle fait groover lascivement quelques accords de 7ème avec une sensualité absolument débordante, irrésistible qui ferait fondre n'importe quelle banquise, voire se liquéfier d'émotion n’importe quel cadre de banque. C’est dire !

René Marie est au-delà du chant et au-delà du jazz. Elle ne scatte pas mais elle met dans ses bagages quelques histoires qu'elle raconte avec une passion murmurée, pas envoûtante mais terriblement torride à l’image de ce Week-end dont elle a écrit les paroles.

Les arrangements sont absolument formidables et mettent la chanteuse sur orbite. Jusqu'à ce " C'est si bon" absolument délicieux chanté en partie en français et admirablement servi à la clarinette par Adrian Cunningham.

René Marie, tout à tour femme fatale, femme sauvage, femme inclassable voire un peu gamine parfois est éprise d'une certaine tradition qu'elle porte avec une aisance absolument confondante. Tout est juste, la phrase prononcée de manière juste, la phrase rythmée de façon juste, le juste swing, la juste émotion, la juste passion. René Marie chante avec un brin de gourmandise mutine et avec un art consommé de la séduction. Celle qui feint l'indifférence et nous touche en plein coeur, attrapé que nous sommes par le bout de la cravate et convié et consentant à la suivre jusqu'au bout de tout.

renee-marie.jpgDes bouts de phrase " What a week end !", " Oh John don't kiss me " , " c'est si bon" prennent avec René Marie une résonance particulière. René Marie amoureuse des mélodies n'oublie pas, comme toutes les grandes chanteuses, le poids et la signification des mots avec lesquels elle engage un sacré numéro de charme. Des riffs de basse martèlent le tempo sur lequel René marie élève le blues à un haut niveau d'incandescence ( let's do it ou Week end). Derrière ça joue terrible et la direction d'orchestre parfaite vient ponctuer juste comme il le faut le propos de la chanteuse avec pêches, glissandos, growl ( Santa baby, I wanna Be evil). On notera d'ailleurs ici les belles performances de Wycliff Gordon,  par ailleurs trombone chez Wynton Marsalis.

 

N’hésitez pas un seul instant, courez vous procurir "I wanna be evil" car c’est sûr, à moins que vous ne soyez de bronze, vous aller fondre à l’écoute de cet album, totalement conquis par cette chanteuse inimitable. Celle dont vous allez à coup sûr tomber raide dingue, c'est elle !

 

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 22:08


 
(58minutes)

Kind of black & white est une invitation, l'espace d'un week-end, au festival Jazz in Marciac pour rencontrer quatre artistes majeurs de la scène jazz : le pianiste Randy Weston, le charismatique Marcus Miller, Wynton Marsalis et le trompettiste Roy Hargrove.
 
Le regard aiguisé du photographe Philippe Lévy-Stab constitue le fil conducteur du voyage. Et à travers ses images, c'est toute l'humanité des musiciens que l'on perçoit. Séances de pose, moments de concerts, intimité des coulisses, exposition sur scène : comme si, entre instants figés et mouvement, les artistes n'étaient là que pour nous.
 

 

ARTE Programmes
Cliquez ici : http://www.arte.tv/guide/fr/043746-000/jazz-in-marciac-2010?autoplay=1

 

ARTE Image v.5

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 21:30
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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 19:25

 

Samedi 18 novembre

www.djaz51.com 

 

KUBIK’s MONK: Pierrick Pedron  (saxophone alto), Thomas Bramerie (contrebasse),  Frank Agulhon (batterie)

Arborant un tee-shirt à l’image de leur pochette, les musiciens entrent en scène pour un récital  Monk joué avec brio par un trio décomplexé.

Je me souviens d’avoir écrit sur ce même site, alors que le CD sortait chez ACT : Voilà que Pierrick Pedron revient à Monk et cela pouvait faire peur : comment osait-il s’attaquer au roc aride et tranchant, à ce géant bancal et inimitable, ce pianiste fou et génial ? Aux côtés de Monk, a défilé la fine fleur du jazz moderne de l’époque, les batteurs Kenny Clark, Art Blakey, Max Roach, le contrebassiste Oscar Pettiford,  le trompettiste Clark Terry...

Avec ses fidèles complices, Franck Agulhon, Thomas Bramerie, l’une des plus belles rythmiques jazz actuelles, Pierrick Pedron fait entendre la formidable musicalité de la musique de Monk dans des compositions peu jouées, comme ce « Who knows » qu’affectionnait Steve Lacy, « Ugly beauty », « We see », « Trinkle, tinkle », l’étonnant « Skippy ».  Rejouer sans piano ces petites pièces, aux titres improbables, n’est vraiment pas facile, car il faut entrer dans la logique de Monk, s’adapter à sa vision des choses, reproduire en l’adaptant une architecture complexe, une «  toile en trois dimensions » à la  façon des cubistes. « L’ermite » Monk va  loin dans son souverain mépris des règles, ne suivant que son « tempo intérieur». Laurent de Wilde a écrit que dans Monk, « rien n’est carré, tout est de guingois...La tyrannie de sa mélodie singulière est totale, et l’improvisation, plus que jamais est totalement asservie ».

 Le résultat  est une musique précisément ciselée : avec l’expérience de nombreux concerts,  elle a acquis une lumineuse « évidence », elle respire et s’épanouit  comme dans ce titre justement, qui débute le set. On retrouve les envolées, toujours très lyriques de Pierrick Pedron  et sa généreuse sonorité. Un sacré défi qu’il s’était lancé ... et qui a réussi ( il rêve à présent d’un Kubik’s CURE, toujours avec ses potes). Car le chant monkien resurgit dans la musique du trio, sans que cela ne ressemble à un hommage ou un « tribute » de plus. Quel talent pour se risquer en solo à jouer le célébrissime « Round Midnight » sans tomber dans une reproduction trop serrée.

Après le concert, la conversation s’engage entre le saxophoniste et le président de l’association du festival ( bénévole , pharmacien de son état, pianiste et fin connaisseur de  Monk) autour de l’œuvre du « maître » (75 titres au moins)  et de ces jazzmen, véritables « chevaliers de l’éphémère » (Pascal Quignard) qui fondèrent le be bop.

 

Le Diaporama Pedron par Alain Julien

 

Eric Seva ( saxophones baryton, soprano, sopranino), William Leconte (piano), Didier Irthusarry (accordéon), Pierre François “Titi” Dufour ( batterie)

Décidément, Francis Le Bras, le directeur du festival a concocté une soirée réussie au style musical plus limpide et familier, illustrant la formidable plasticité du jazz actuel.

Changement de set  pour le dernier groupe, les Espaces croisés d’Eric Seva, saxophoniste vivant à Marmande dont le premier album en leader en 2005, Folklores imaginaires obtint un succès vraiment mérité. Il manie le baryton avec aisance, mais ne dédaigne pas le soprano et sopranino. Il continue son voyage au long cours avec une formation originale, où contrebasse et guitare sont remplacées par piano et accordéon, fort élégamment... C’est un tout autre style que l’on entend, des premières notes de « Résonances » ou « Crossroads » jusqu’au final. On embarque pour un itinéraire sans fausse note, au carrefour d’influences assimilées finement, de musiques traditionnelles («Les roots d’Alicante») : un jazz à « l’identité vagabonde», sensible, fraternel, qui exalte les  rencontres. La musique se risque et s’épanouit dans le souffle du leader et le son inoubliable de l’accordéoniste Didier Ithursarry.

 

Le diaporama Seva par Alain Julien

 

 

Sophie Chambon

 

 

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 17:00

Le parfum ( sebastien Jarrousse)

 

Mise en ligne le 26 janv. 2013

Sebastien Jarrousse- Soprano Sax
Lisa Cat-Berro- Alto Sax
David Patrois- Vibes (hidden)
Alex Perrot- Contrabass
Ariel Tessier- Drums

 

 

 

"CRASH 2000" SEBASTIEN JARROUSSE

 

 

Mise en ligne le 27 janv. 2013

Sebastien Jarrousse- Soprano Sax
Lisa Cat-Berro- Alto Sax
David Patrois- Vibes (hidden)
Alex Perrot- Contrabass
Ariel Tessier- Drums
Hosted by Sebastien Llado- Trombone

 

2013-09-25 Quartet Session- Eiderdown

 

 

Mise en ligne le 29 sept. 2013

Tam De Villiers- guitar
Gianluca Renzi- upright bass
Luc Isenmann- drums
Host: Sebastien Llado- trombone

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 22:33

 

Galerie l' EXPO – 5 rue Maurice Bouchor – 75014 PARIS

jazz-au-feminin.jpg    Biographie--Martial-Peres-realisee-par-Marie-Buscatto-po.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

jazz-au-feminin-logo-1-copie.jpg

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