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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 09:51

 

SCHWAB SORO

Label Neuklang / Distribution Abeille musique

www.neuklangrecords.de

www.schwabsoro.com

 soro.jpg

Voilà un album que vous ne regretterez pas d’avoir glissé dans votre lecteur après l’avoir écouté. Ce Schwab Soro, sorti sur le label Neuklang, témoigne de l’échange lumineux entre deux musiciens qui ont trouvé à s’accorder. Si le contrebassiste Raphael Schwab et le saxophoniste Julien Soro  se connaissent depuis quelques années, depuis le CNSM jusqu’au groupe du guitariste Fred Maurin, Ping Machine, ils ont décidé de travailler un projet plus personnel, dans ce duo atypique (encore que....), configuration parfaite qui  sert une certaine idée de l’improvisation dans une aventure non dénuée d’humour et de poésie.

Les compositions, hormis le  « Confirmation » de  Charlie Parker dont ils se tirent fort bien, ma foi, sont de Raphael Schwab, courtes dans l’ensemble, d’une écriture bien dessinée, aux arêtes vives. Les lignes de basse indiquent la voie à suivre, comme sur le formidable «Marche vers l’avant» sur lequel Julien Soro s’envole, tout en finesse et en « approches », comme le titre du même nom où les deux complices  racontent une histoire... de rencontre. Avec le charme de l’inattendu, des ruptures de rythme, de ton, des brusques emballements qui font place à des caresses. A moins que ce ne soit l’inverse.

Prétextes à duos ? Exercices de style ? Plutôt une approche sensible qui déploie  l’étendue de leur talent et leur nécessaire complémentarité. Aucune autre contrainte ne semble les animer que celle d’avancer dans une dynamique commune, de se risquer dans le jeu et l’interprétation, dans la cohérence de leur parcours musical. Il en ressort  un travail épuré, un son tranchant, vif et prenant. Sur le fil  (des cordes) ou dans le souffle. Mais ça danse aussi dans  la bien nommée  «Sarabande» ou encore dans « La valse-farandole» qui  s’éloigne vite des poncifs du genre pour tourner vers autre chose justement, avec même un soupçon inattendu de swing.

Incroyable subtilité de ce duo attentif à élaborer une musique fluide et accessible, où le chant mélodique est vainqueur. La contrebasse grave, charnue, puissante et  le saxophone alto, envoûtant, incisif ou impétueux, conversent sans hiérarchie, dans une suite de déclarations limpides et complexes à la fois.

Un univers sonore complet, habité, dans lequel on entre avec délice à chaque  nouvelle écoute. Avec ses pleins, ses déliés, ses aspérités, et suffisamment de surprises pour nous tenir en haleine. Assurément, un duo mémorable!

NB : On est également sensible au clin d’œil humoristique des illustrations de Quentin Schwab qui ornent la pochette, très « ligne claire » .....

 

Sophie Chambon

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 21:56

 

L’Association Grands Formats qui regroupe des big bands dénonce la disparition du Centre d’Information Jazz et salue le travail effectué par Pascal Anquetil et ses collaborateurs, dans l’éditorial de sa dernière newsletter titrée « On ferme !». En voici le texte intégral :


« Malgré un mois d’avril plus que chargé, une information de premier ordre n’a pas échappé à Grands Formats : l’arrêt des missions des centres d’information spécialisés de l’IRMA, sur décision de son Conseil d’Administration et du Ministère de la Culture.

Fini le Centre d’Information Jazz pour ce qui nous concerne. Outil indispensable s’il en est pour tous les acteurs du jazz, et les autres. Depuis trente ans, vaillamment porté par l’emblématique Pascal Anquetil, le CIJ était le seul dispositif spécifique à nos musiques.
Il était le centre névralgique qui a favorisé le développement de l’information de terrain, a impulsé une mise en réseau des activités/connaissances des lieux, des structures, des professionnels, a contribué au maillage territorial des initiatives les plus diverses en rapprochant les différents acteurs régionaux et/ou nationaux, ce fut le lieu d’une mémoire vive des faits, des questions et des analyses courant dans le milieu et un instrument de documentation précieux à travers les éditions successives de son guide-annuaire du Jazz en France notamment... bref il fut le primordial vecteur qui a permis de mieux connaître et faire reconnaître les spécificités du monde du jazz, face à la grande nébuleuse fourre-tout des musiques actuelles, ce qui n’était pas une mince affaire.

Grands Formats ne pensait pas devoir saluer l’immense œuvre de Pascal Anquetil (et de ses divers collaborateurs dans le temps) lors de son éviction et de celles de ses confrères. Nous en demandons excuse ici !
Rien de réjouissant s’annonce avec les logiques économiques de filière présidant aujourd’hui à tous les discours“rationalisateurs/modernisateurs“ de refontes décidées ici et là, pour de vraies/fausses économies...

Bref, quels intérêts cela sert-il réellement, et quelle place sera laissée au jazz et aux musiques improvisées ? Qu’adviendra-t-il de toutes les archives et de l’indispensable base de données de Jazz de France ? Et surtout, derrière tout cela, cette nécessaire question : quelle diversité musicale sera demain laissée au regard de tous ? »




 



 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 15:53

Capture d'écran 2014-05-10 14.23.59

Me revoilà lundi 12 mai 2014 au cafe OTO pour le concert du batteur sud-africain Louis Moholo Moholo avec son quartet de longue date.

Quartet de longue date certes, et collaboration avec ses musiciens hors des murs du quartet. Jason YARDE est le saxophoniste also, ténor et soprano aux accents parfois coltranien pour le côté dramatique, le contrebassiste anglais John Edwards, et le pianiste anglais Alexander Hawkins.

Entouré d'une communauté sud-africaine de Londres, joyeuse et respectueuse de la musique du quartet, et de nombreux aficionados de la musique de Johnny Dyani et Chris Mc Gregor à la grande époque de son big band au son nouveau: le Brotherhood of Breath - duquel Louis Moholo Moholo faisait partie intégrante, le grand batteur nous a tous régalé.

C'est la deuxième apparition de Moholo au cafe OTO; la première avait fait le bonheur du lieu et la presse s'était empressée d'en dire du bien : "an evening of dramatic and emotional jazz of the highest quality" (London Jazz News). 

C'est aussi le retour que je veux en faire. Le premier set s'accorde un premier morceau construit en suite décalée/free qui emprunte largement des passages de la musique traditionnelle sud-africaine, puis un deuxième morceau plus court qui nous a montré un groupe solide et vibrant. Une musique profonde et sincère. L'humanité des quatres hommes rejaillit.

Le deuxième set est dédié aux reprises. Classiques, comme "What a Wonderful World" à la sud-africaine et investie (Jason Warde au tenor). Sud-africaines, comme "Ithi Gui" de Johhny Dyani (aussi appelée "Appear" sur son album Afrika) ou "You ain't gonna know me cos' you think you know me"; morceaux jouées par le Brotherhood of breath de Chris Mc Gregor. Sans être certain, je crois avoir reconnu aussi "Ass Jive Boer" de Dyani. Quel plaisir, quelle joie d'entendre la salle entière entonnée les mélodies, d'abord chantées/vocalisées/onomatopées par le quartet !

Avant la fin, le chanteur anglais, fou un peu, Phil Minton fait une apparition dans le public pour l'accompagner dans ses vocalises. Puis moins de deux minutes après être arrivé, il part. On lisait dans ses yeux de l'émotion et de la joie qui disaient quelque chose comme: "That's what I needed tonight".

 

JG

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:36

                 

                     ou ci-gît le CIJ (1984-2014)

 

Pascal-Anquetil_JBM-09440cJean-Baptiste-Millot-copie.jpg


Par un communiqué publié sur son site le 23 avril 2014, l’Irma annonçait la suppression, pour raisons économiques, des trois piliers fondateurs de la structure, ADN de l’association, à savoir le Centre

Pascal Anquetil © JB Millot

d’information du jazz, le Centre d’information du rock et le Centre d’information des musiques traditionnelles : « Le conseil d’administration de l’Irma vient d’entériner l’arrêt de ses missions spécifiques aux esthétiques (centres d’information spécialisés) pour se concentrer sur ses services transversaux (formation, édition, ressources, outils en ligne). Cette restructuration économique affirme sa volonté de se positionner dans la réorganisation du dispositif d’intérêt général d’accompagnement de la filière ». En guise de remerciements pour le travail accompli par les centres d’info, le communiqué tenait quand même à préciser :

 « Unanimement, les membres du conseil ont tenu à saluer le travail réalisé par les responsables des centres d’information spécialisés et à indiquer combien ces missions ont participé à la structuration des différents secteurs des musiques actuelles. »

 

Conséquence première : le Centre d’Information du jazz ne fêtera pas son 30e anniversaire. Et à compter de fin mai 2014 n’existera plus

 

C’est en effet en janvier 1984 que le Jazz Action Paris Ile-de-France (qui répondait au drôle de sigle nasal de « Japif ») prenait le risque et le pari de créer, avec l’aide de la Direction de la Musique et de la Danse du Ministère de la Culture, le Centre d’Information du jazz. En un bel élan militant, cette association regroupait depuis 1982 des photographes (Horace), journalistes (Alex Dutilh, Franck Bergerot), musiciens (Didier Levallet, Sylvain Kassap, Jean-Jacques Birgé),  agents (Martine Palmé, Corinne Léonet) et autres acteurs passionnés qui souhaitaient en pleine effervescence jazzeuse faire bouger la cause des musiques improvisées à Paris et bien au-delà du seul cercle francilien. L’organisation en 1985 du « Salon européen du jazz »  (dont l’administrateur n’était autre que…Michel Orier) en est la preuve. Laurent Goddet, ancien rédacteur en chef de Jazz Hot, fut missionné par le Japif pour imaginer et animer, dans les locaux du Cenam, un centre d’information et de ressources dédié exclusivement aux acteurs et amateurs de jazz. Un an et demi après, suite à sa brutale disparition, on me passa le flambeau. Ce fut la chance de ma vie : transformer ma passion en profession et servir tous ceux qui comme moi aiment le jazz, tous les jazz.

 

En 1988, le Cij devint un département à part entière du Cenam. Cette « cenamisation » eut pour conséquence principale d’officialiser la structure et d’assurer par là la pérennité et l’avenir de sa mission. A la suite de la liquidation du Cenam, il y a 20 ans, en 1994, un autre anniversaire, le CIJ s’alliait au CIR et CIMT pour donner naissance à l’Irma. Cette fusion, pas évidente au départ, s’est révélée à l’usage très fructueuse et complémentaire. Exemple ? Le CIJ y a gagné un réseau très performant de correspondants en région. Il a aussi pu profiter du savoir faire éditorial du CIR pour la publication de guide-annuaires.

 

La clef du succès de l’Irma pendant 20 ans a résidé dans le partage œcuménique et intelligent d’une base de données commune que chaque centre d’information a pu nourrir et enrichir grâce à son propre réseau, sa propre histoire et ses propres acteurs. Loin de se fondre et de s’oublier dans le mélange indifférencié des « musiques actuelles », chacun des trois centres d’information a ainsi pu en toute liberté garder son autonomie et son identité propres aux musiques qu’ils représentaient avec passion.

Conclusion : « l’intérêt général » passe aussi et d’abord par l’intérêt particulier bien compris et professionnellement expertisé !

                                

                       Le guide-annuaire « Jazz de France »

 couv_jazzdefce_2012-2-cf33b.jpg

Qu’il paraît  loin le temps où toutes les fiches cartonnées du Centre d’information du jazz étaient rassemblées dans des boites en bois et consultées par des musiciens en herbe qui passaient des journées 51 rue Vivienne à recopier les coordonnées d’agents, labels, écoles, festivals de jazz. Beaucoup sont devenus aujourd’hui connus et amis. Depuis ces temps héroïques, la révolution informatique a heureusement triomphé.

A preuve, le succès éditorial de « Jazz de France ». Publication phare du CIJ, « Jazz de France » a vite trouvé sa « clientèle » (musiciens, agents, diffuseurs, journalistes, etc.) et s’est imposé comme un outil indispensable pour tous les acteurs du jazz en France. Depuis l’an 2000, grâce à sept éditions successives (une tous les deux ans), ce guide-annuaire a eu pour ambition de proposer la photographie la plus exacte du jazz en France.

 

Cela grâce à l’entretien quotidien et quasi obsessionnel d’une base de données qui aujourd’hui comprend 5900 fiches totalement réactualisées en mai 2014.

A savoir : 2800 fiches artistes et groupes, 57 collectifs. Mais aussi plus de 2000 fiches « Spectacle » dont 410 scènes de moins de 400 places, 390 salles de plus de 400 places, 300 associations, 611 festivals (un record !), 41 tremplins et concours et 178 agents et tourneurs.

Ce n’est pas tout. « « Jazz de France », c’est aussi 340 fiches « Media » dont 105 fiches « journalistes ». Dans la rubrique « Musique enregistrée », on recense aujourd’hui 240 fiches dont 170 labels indépendants et 22 distributeurs. Quant à la formation artistique, on dénombre aujourd’hui 245 écoles de musiques publiques ou privées qui dispensent, sous diverses formes, un enseignement de jazz.

L’anticipation d’un tel palmarès eut été inimaginable il y a 30 ans.

 

 « Jazz de France » avait (puisqu’il faut désormais employer l’imparfait !) pour objectif affirmé d’offrir une sorte d’état civil le plus à jour possible de la population des musiciens de jazz qui n’a cessé en l’espace de 30 ans d’augmenter de façon exponentielle  (500 en 1984, 5000 aujourd’hui ! combien demain ?). Soit, comme j’aime à le répéter, « un travail de fourmis pour recenser des cigales ».

Travail de Sisyphe, la réactualisation d’une base de données comme celle du CIJ est une œuvre sans fin. « Work in progress » devrions-nous dire. Comme sur le métier à tisser de Pénélope, le jazz se fait, se défait et se refait depuis ses origines sans discontinuer, son paysage ne cesse aussi de bouger et de s’enrichir de nouveaux acteurs. Des labels s’arrêtent, d’autres prennent le relais ;  des agents changent et des écoles éclosent ; des  clubs ferment, des festivals naissent ; des musiciens émergent, d’autres disparaissent ou abandonnent le « métier »…C’est la loi du genre.

 

Que va devenir, avec la disparition du Cij, cette base de données laissée brutalement en jachère ? Qui va l’enrichir et l’expertiser en repérant au détour d’un club, un tremplin, un festival, un concours ou une sortie de disque, les nouveaux acteurs du jazz en France ?

Le travail du CIJ était d’abord de faire gagner du temps à tous ceux qui cherchaient des informations indispensables (et jusqu’alors disséminées et éparpillées) pour s’accomplir dans leur parcours professionnel.

 

                                             CODA

 

C’est une évidence : le Centre d’information du jazz n’aurait jamais existé si en 1981 la DMD, sous la direction éclairée de Maurice Fleuret (dont on ne dira jamais l’importance qu’il a eu pour la reconnaissance et la « légitimation » des musiques improvisées dans notre pays), ne s’était pas dotée d’un nouveau service : la Division de l’Action Musicale.  « Cette décision d’une grande importance, écrivait alors Maurice Fleuret, traduit un changement profond dans l’histoire de l’administration culturelle en France. En effet, pour la DMD, toutes les formes d’expression musicale sont désormais égales en dignité…. ». Cette philosophie militante est-elle toujours d’actualité en 2014 ?

 

Pendant 30 ans, j’ai vécu des jours heureux à la tête de ce poste d’observation privilégié qu’était celui de responsable du CIJ. Parce qu’il autorisait et favorisait une proximité exceptionnelle avec tous les acteurs de la vie du jazz en France, dans une relation simple et directe dans laquelle les questions d’argent et de pouvoir n’étaient jamais engagées.

J’ai pu ainsi accompagner, dès leurs débuts, dans leur travail de structuration, les différentes fédérations qui aujourd’hui représentent les divers secteurs du monde du jazz. Ainsi les premières réunions fondatrices de l’Afijma ont eut lieu dans les locaux du Centre d’information du jazz, au Cenam, rue de l’Escot. J’ai aussi participé, dès sa création à Tours, à de nombreuses assemblées générales de la Fédération des scènes de jazz. Pour mémoire, je rappelle que les Allumés du jazz sont nés à la suite de l’opération « La Maison du jazz Made in France » que le Cenam a pu pendant cinq ans organiser au Midem, grâce à l’aide du Ministère de la culture, pour permettre aux labels de jazz indépendants de participer à ce marché international du disque et de l’édition musicale et de trouver une distribution hors de nos frontières. Aujourd’hui, en tant que président du Jazz Club de Dunkerque, je suis membre de la l’Association Jazzé Croisé (AJC), nouvelle mouture de l’Afijma. N’oublions pas que depuis de nombreuses années, en tant qu’administrateur, je participe aux destinées de l’Ajon afin de défendre la seule « institution » que le monde du jazz ait su en trois décennies se donner, à savoir l’Orchestre national de jazz.

Enfin (et c’est le titre de gloire dont je suis le plus fier) j’ai été, dès sa fondation au New Morning en 1992, élu par les musiciens, membre du conseil d’administration de l’Union des Musiciens de jazz (UMJ) pendant plus de quinze ans. C’est, à mes yeux, la meilleure preuve que le Cij était reconnu par ses principaux acteurs, à savoir les artistes, comme un outil utile et nécessaire. Ce n’est donc pas un hasard si c’est de la part des musiciens eux-mêmes que je reçois aujourd’hui le plus de témoignages de sympathie et de messages de désolation d’apprendre la fin soudaine du Cij.

 

J’abandonne aujourd’hui ma fonction d’« entremetteur du jazz » sans aigreur ni amertume, mais avec le vif et profond regret de ne même pas pouvoir transmettre le flambeau à un(e) jeune pour continuer cette mission que je crois toujours très utile à un milieu foisonnant, inventif, talentueux et généreux que je ne vais pas lâcher pas pour autant dans mon autre vie à venir. 

Keep on swinging !

 

Pascal Anquetil

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 15:04

Capture-d-ecran-2014-05-10-14.23.59.png

 

Je me doute que plus d'un d'entre vous se demande: "hmmm cafe OTO, qu'est ce donc?"

Qui plus est, où se situe ce café qui accueille Drake et Parker - aka la paire télépathique de la musique improvisée - en son antre !!

Pour lever le doute, ce n'est pas un nouveau lieu parisien ni le dernier club en vogue à Poulben en Morbihan. Le Cafe OTO se situe à Dalston dans le greater London à l'est de Camden (station Dalson Kingland de l'overground londonien). Tenu par un couple de japonais, il ressemble à plus d'un titre aux Instants Chavirés de Montreuil dans le 93 (dites "neuf-trois"). Déjà la programmation est "similaire": musiques libres et improvisées, free, en tout cas décalées (Eugène Chadbourne s'y est présenté il y a 15 jours avant son passage aux Instants fin avril).

Comme aux Instants, l'endroit a la particularité d'accueillir son public avec des tarifs bas (10£). Enfin, il semble profiter de l'aide de bénévoles ou apparentés et afficionados pour fonctionner dans l'interactif et convivial. Ce qui différencie le cafe OTO est que la salle est plus grande que celle des Instants et la bière au bar bien moins variée!

Ceci étant dit, le concert que je suis allé voir ce 7 mai a attiré beaucoup de monde. En France, on ne s'en étonnerait pas. En revanche, à Londres ville de choix pour la musique progressive, Drake et Parker sont assez mal connus - disons, moins bien qu'à Paris - mais suffisemment pour faire salle comble.

La paire Drake/Parker était accompagnée par le jeune saxophoniste américain John DIKEMAN qui réside à Amsterdam. Autant le dire tout de suite, j'ai trouvé ce soufflant au style rudimentaire et brut assez peu convaincant: fort criard, dans la veine du vénéré Ayler mais sans étincelle à mon goût mis à part un tremolo émouvant sur le dernier morceau du deuxième set. Mais il est assez compréhensible que le jeune homme est peiné à trouver les clés pour entrer dans la tête de la paire rythmique tellement Drake et Parker se côtoient msur scène depuis des décennies. Rendons grâce.

En revanche, la paire Drake/Parker a une fois de plus fait vibrer la salle déjà bien achalandée en fans ou amateurs avertis. Dikeman est plus accompagnateur que leader dans le trio. Pris dans son mouvement d'énergie, il passe à côté du dialogue de Drake et Parker. 

Côté amusant dans ce contexte, la paire Drake/Parker a usé de "trucs" pour accrocher et "plaire" à un public anglais qui ne les connait pas forcément: petite discussion rythmique à deux, groove lancé par Parker largement bonnifié par Drake... histoirede faire danser la tête plutôt que les jambes. Deux sets et trois morceaux: le premier dans la veine free improvisé sur le premier set d'une durée de 50 mn. Le deuxième set commence par un duo Drake (frame drum) / Parker (flute exotique) accompagné par Dikeman qui a su ranger son énergie et délicatement accompagné le duo. Pour le coup, ses interventions étaient de bonne augure. Le dernier morceau est, semble-t-il, "Ghosts" d'Ayler: Dikeman a pris son pied, nous aussi.

Le prochain concert au cafe OTO est Louis Moholo Moholo, le batteur sud-africain qui réside en Angleterre. Maybe, we wil catch him there.

See you

JG

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 08:30

Denis Colin (clb, cl,vc, arrgts), Ornette (vc, clv), Diane Sorel (choeurs), Antoine Berjeaut (tp, flgh), Julien Omé (g, choeurs),
Théo Girard (cb), François Merville (dms)


 


 


 


Le clarinettiste Denis Colin avait déjà présenté sur scène cet hommage à Nino Agostino Arthuro Maria Ferrari ( Nino Ferrer). Pour
ceux qui n'avaient pas eu la chance de le voir sur scène on attendait avec impatience cette version studio qui nous arrive aujourd'hui.


 


Le pari de cet hommage rendu par un jazzman à un chanteur des années yé-yé est totalement emballant ! convaincant !
enthousiasmant !


 


Denis Colin ne se prend pas la tête à aller chercher un matériau-prétexte pour composer écrire ou arranger. Pas du tout. Car ici
c'est un vrai hommage, une vraie déclaration d'amour au chanteur des années 60 qui habite Denis Colin depuis longtemps ( le père de Denis Colin et cleui de Nino Ferrer étaient copains ! ). Au
contraire, le clarinettiste aime la chanson et n'a de cesse que de la mettre en valeur en restant au plus près des mélodies d'origine et en chantant lui-même (quelle voix !) ou en invitant
Ornette non, pas Coleman ( faut pas charier quand même) mais une magnifique chanteuse que l'on découvre ici avec ravissement ( euh, son vrai nom c'est Betinna Kee et moi je peux vous dire je suis
totalement tombé sous son charme).


Tout y est ! Tout de ce qui fait l'univers de Nino Ferrer est là  mais différemment. Il n'est bien sûr pas
question d'imiter la voix de Nino avec sa gouaille et sa veine nerveuse. Mais, n'empêche tout y est. C'est drôle, c'est décalé, c'est émouvant, ça vous réveille les textes de Nino et sa poésie
admirable ( la Désabusion). Les arrangements sont terribles à l'image de The Gardenou de Metronomie. La voix douce d'Ornette donne une version totalement contrastée par rapport
à l'original. Mais il faut bien avouer qu'une imitation n'aurait été qu'une pale copie. Ici l'univers de Denis Colin est foisonnant et prend beaucoup de formes différentes : rock (sublime
Moby dick), Jazz ou blues ou encore même, et pourquoi pas un tantinet yé-yé comme sur ces Cornichons qui sonne comme un orchestre de l'époque. Ca joue à très haut niveau à l'instar d'un remarquable Antoine Berjeault ( on en a parlé à l'occasion de la sortie
de son album, Wasteland). Ou encore Denis Colin, maître de la clarinette basse qu'il marie à tous les climats musicaux dont l'association avec un Julien Omé sombre et rock à la guitare fait
merveille.


 


J'ai refermé cet album et j'ai ri, j'ai dansé, j'ai pleuré sur cette superbe version de la Rua
Madureira.


J'ai aussi eu une furieuse envie de redécouvrir l'Univers Nino.


Avec les magnifiques flottements capiteux de la clarinette de Denis Colin en tête.


 


A découvrir absolument !


 


Jean-Marc Gelin


 


 





 


 


 


en concert


le 3 juin à Paris - Studio de l'Ermitage


le 22 juillet à Rosporden (29) - Festival Global art


le 24 juillet aux Sables d'Olonne ( 85)


le 13 novembre à Epernay - Le Salmanzanar
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 21:22

 

Fresh Sound New talent 2014

Antoine Berjeaut (tp, flgh, fx), Mike Ladd (vc), Jozef Dumoulin (kybd, fx, p), Stephane Kerecki (cb), Fabrice Moreau (dms), Julien Lourau (ts)

 

 antoine-berjeaut-wasteland.jpg

 

Le jeune trompettiste Antoine Berjeaut qui signe son album chez Fresh Sound New talent a réussi son pari : créer une véritable atmosphère originale, charnelle, faite de groove et de textes poétiques et rudes signés de Mike Ladd.

Wasteland est un album sans concession, qui coupe dans le vif et porte avec profondeur des textes et des musiques à la modernité "urbaine". On suit avec attention les longs méandres du trompettiste, tout à l'honneur dans cet album où il fait office de point central d'attention, de véritable pivot. Il y a chez Berjeaut une façon de jouer de manière très apaisée, de tapisser l'espace musical. Totalement dédié à sa musique et sans le moindre souci de mise en valeur égocentrique, Antoine Berjeaut nous projette dans des climats multiples qu'il crée en jouant sur une gamme extrêmement large et variée de son instrument, s'appuyant ici sur des tramages sonores électriques et brumeux, là sur le son de Julien Lourau au ténor, ailleurs sur des volutes du clavier de Dumoulin ou enfin sur les textes de Mike Ladd qui, en parlé chanté nous ouvre sur un monde dur, violent et tourmenté. Les arrangements et l'écriture de cet ensemble sont intéressants, expressifs et presque cinématographiques.

La pulse est toujours présente, sous-jacente, prégnante comme une sorte de cœur battant (Balcony). Et l'ensemble fonctionne bien et accompagne une sorte d'imagerie subconsciente faite de projections imaginaires.

Il est facile de se perdre dans cet univers à la sensualité brumeuse et de faire l’experience de cette plongée en Wasteland. 

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 


Ps : nous aurons très bientôt l’occasion de vous parler d’Antoine Berjeaut à l’occasion de la sortie du merveilleux disque de Denis Colin consacré à la musique de Nino Ferer.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 22:16

Jean Claverie

Folio Cadet - Gallimard Jeunesse

64 p

little-lou.jpg

 

 

Retour de Little Lou, petit enfant noir du Mississipi dans les années 20, surdoué du piano né sous la plume et l'imagination de Jean Claverie et dont les jeunes avaient pu suivre la première partie de l'histoire parue en 1994 chez Gallimard Jeunesse.

 

Né en 1946 en Bourgogne, l'auteur Jean Claverie a deux passions : les livres pour enfants et le blues qu'il découvrit un jour par le biais de Memphis Slim.

 

Little Lou revient donc dans la collection Folio cadet ( 1ères lectures) pour une nouvelle aventure où il est question de road story, de voyage dans le Sud à la recherche de son oncle Sonny, guitariste mourant avec qui le gamin rêve de pouvoir jouer une dernière fois.

 

Jean Claverie dessine et raconte avec une simplicité émouvante l'histoire de ce petit gosse prêt à braver un cyclone et le KKK pour aller retrouver son oncle, comme si sa propre vie en dépendait.

 

 

Cette histoire de blues, cette histoire de moiteur du sud, cette histoire du racisme du Sud, cette histoire de transmission des secrets de cette musique entre Little Lou et son oncle est une plongée très simple et très poétique à la fois dans le monde noir du Delta.

 

Le récit est très attachant et très sensible et peut se lire à tout âge.

 

De préférence avec un bon blues de Mister Slim pour initier aussi les jeunes au blues.


 

 

 


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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 19:22

Label 10H10 by Cristal records/ Distributeur Sony

 

Sortie  le 5 mai 2014

www.jmbernard.net 

Illustrations by Michel Gondry et Charlotte Arene 

 

jazz-for-dogs.jpg


C’est en écoutant le 27 mars dernier Cinémasong de Thierry Jousse sur le festival international du film d’Aubagne et la musique de Jean Michel Bernard que surgit l’envie d’en savoir plus sur Jazz for Dogs, album au titre étrange, qui n’est pas seulement du jazz ni de la musique de film, malgré des allusions très fortes à ces deux univers.

 http://www.aubagne-filmfest.fr/fifa2014/fr/evenement-fr/concerts/jazz-for-dog)

Voilà  en effet, un objet sonore des plus insolites, une œuvre discographique pour les chiens.  Le disque est  vraiment conçu du point de vue de l’animal, « concept saugrenu et un peu barré » comme l’écrit Stéphane Lerouge dans ses excellentes notes de pochette très complètes sur la genèse de l’album et du projet.

Fanny Ardent prête sa voix en introduction, en récitant son propre texte sur du duduk, une flûte arménienne particulièrement expressive : ainsi avec «Lettre à ma maîtresse» démarre une incursion dans un nouveau monde, une quatrième dimension : du jazz cinématographique pour les maîtres et leurs chiens. Jazz for dogs est un album de chansons originales concernant les chiens,  leur quotidien et leur besoin d’écouter une musique avec des textes adaptés à leurs demandes  lorsque leurs maîtres s’absentent. 

Animateur de la masterclass du festival, toujours prêt pour de nouvelles aventures musicales, Jean Michel Bernard est le maître d’œuvre de cet album, et il nous fait partager son univers plein de fantaisie, dans une sorte de bricolage onirique. La genèse du projet remonte à quelques années et à un projet cinématographique non abouti, un travail pour le film de Thomas Gilou, Michou d’Auber. JM Bernard avait gardé dans ses tiroirs, des  chansons depuis 5 ans, thèmes que sa femme Kimiko Ono a ressorti et adapté : le programme de l’album s’est étoffé et l’histoire de Jazz for Dogs a pu commencer, avec l’aide active et enthousiaste d’un troisième personnage, le saxophoniste baryton québecois Charles Papasoff.

 19 chansons ont été rassemblées et orchestrées comme une musique de film avec « un combo de haut vol », enregistré en direct, sans recording et trucage, au studio Alhambra de Rochefort. Le disque paraît donc sur le label Cristal dans la collection 10h 10.

Voilà une histoire d’amitié et de musique et la voix si caractéristique de Kimikoi fait souvent songer à la fragile et enfantine  Blossom Dearie. Des invités de marque se joignent au trio de tête, le temps d’une chanson : Laurent Korcia est  au violon, Francis Lai à l’accordéon sur la valse « Garlic dog », Bruno Coulais est également présent sur«The Hills Beyond The Fence», et  le cinéaste Michel Gondry, complice génial, l’ami qui « apprend à désapprendre » est de la partie, il vient faire un  tour à la batterie. C’est que JM Bernard a composé les musiques de ses précédents films  de Human nature à Be Kind Rewind, sans oublier La science des rêves. 

Ces histoires de bêtes, sous une apparente légèreté, déploient tout l’éventail de sentiments, évoquant le bonheur  comme le chagrin de la perte et de la maladie comme dans l’émouvant «Losing a puppy is like losing an arm». Chaque composition a sa couleur particulière car le terme de jazz de toute façon « ratisse large », de l’aveu même de JM Bernard qui ne se prive pas d’un éclectisme brillant. On entend une musique qui évolue du funk  à la pop. Les sifflets du percussionniste Marc Chantereau nous font souvenir de la brillante Micheline Dax qui vient de disparaître, mais il y aussi un bon vieux blues, et le pot-pourri inimitable d’ «Uncontrollable Urges » regroupe « disco, Bach,funk et George Martin ».

Vous l’aurez compris,  il ne faut pas se priver d’écouter cette musique constamment surprenante... Quand une vraie fraternité musicale produit  autant d’invention, soyons curieux et à l’écoute...

 

Sophie Chambon

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:07

 

Bande originale du film d’Eric Barbier/ Musique originale de Renaud Barbier

Sortie le 28 AVRIL 2014.

LABEL B Original par Cristal Records

www.cristalrecords.com

Distribution Sony Music

Lien vers la B.O : www.bit.ly/1pG3FwO

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« Un thriller romantique aux multiples facettes ». Le Dernier Diamant est ce que l’on appelle un film de genre et, à ce titre, il prolonge l’esthétique du film de «casse» rendu très populaire en France dans les années  60 et 70 avec les films d’Henri  Verneuil. On se souvient de la musique sublime de Michel Magne pour Mélodie en sous sol  (1963) ou de celles d’Ennio Morricone pour Le Casse (1971)  justement, et de la ritournelle entêtante dans Le Clan des Siciliens.

 En France on brûle souvent ce que l’on a aimé et les films de genre ne sont plus tellement à la mode,  pourtant nous sommes capables de rivaliser avec les Américains sur ces  thèmes. Le réalisateur Eric Barbier avouait qu’il souhaitait revenir à  un cinéma d’histoire, un peu disparu aujourd’hui,  et en l’occurrence, créer une problématique de casse, c'est-à-dire élaborer un plan méticuleux  pour inventer un braquage. Quatrième long métrage d’Eric Barbieret  seconde collaboration avec Yvan Attal, voilà un thriller bien ficelé autour d un duo d’acteurs convaincus et convaincants, Yvan Attal et Bérénice Béjo,  un couple qui fonctionne.
Sur une trame très codifiée - c’est la loi du genre- le cinéaste a demandé à son frère Renaud Barbier
, tout comme pour son film précédent  Le Serpent, d’en écrire la musique.

Le travail a commencé en amont ce qui permet à la musique non seulement de jouer la fonction classique d’accompagnement mais de structurer le récit  à la façon d’ un puzzle. Et l’originalité, voire l’intérêt  de cette B.O est  de croiser et  lier deux styles musicaux élégamment, du jazz pour illustrer le monde dans lequel évolue les  casseurs, un  univers sec, nerveux, haletant, l’autre plus romantique et baroque, celui des diamantaires ( le thème de Julia par exemple avec l’aide de l’orchestre et  des cordes du Philarmonique de Bruxelles, et la soliste harpiste Karen Peeters.)

Les notes de pochette nous renseignent  fort bien sur « la fabrique du film» et de sa musique : on apprend  ainsi que le montage fut effectué directement sur les musiques originales. Dix huit musiciens, 70 minutes de création originale avec des  solistes épatants (Renaud Barbier au piano, Bijan Chemiraniaux percussions et saz, Lilian Bencini à la contrebasse et basse électrique et Gilles Grivolla aux saxophones soprano et baryton)  qui assurent  les  transitions entre les différents personnages, explorent  l’évolution des sentiments (« le doute »).

Une formation de jazz orchestral  décrit crescendo l’histoire du gang, décortique l’action, véritable mécanique de précision jusqu’à la scène du casse, la composition 12, point d’orgue du film . On sent la tension  monter... et même sans avoir vu le film, la musique est éloquente. Comme le suggérait Godard,  il semble que l‘on peut entendre les images et voir la musique. Les timbres graves de la section de cuivres  et la prise de son sur 24 bandes analogiques donnent un son particulier, un effet brut, saturé avec du grain, le son des années soixante-dix, selon l’aveu même de Renaud Barbier, prestidigitateur du clavier, qui fait  surgir des paysages, entre dans  l’univers mental des personnages : leitmotiv de l’horlogerie, du cliquetis fatal du temps qui passe, inéluctable, de l’action et de certains drames ou situations irréversibles.

La musique a été enregistrée au studio Alhambra-Colbert à Rochefort,  ancien cinéma désaffecté, fief du label Cristal qui coproduit le disque avec Mandoline Musique Production, tandis que Cristal Publishing  en assure la supervision musicale et l’édition.

Ardente et sévère,  la B.O du dernier diamant est réussie , car  il y a assez de présence musicale  pour qu’on puisse se passer des visages. Mais ce sera tout de même un vrai plaisir de réécouter la musique après avoir vu le film.

 

Sophie CHAMBON

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