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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 17:37

YounSunNah Lento w001The Act Company

Sortie le 12 mars 2O12

 

 Harmonia mundi distribution

 En concert au Châtelet à Paris le 25 mars et en tournée en France au printemps 2013.

 

Un nouvel album de la chanteuse Youn Sun Nah est toujours attendu avec impatience, comme un rendez vous avec une amie, car même en terrain connu, sa voix nous emporte toujours. Elle a ce don qu’un travail continu a poli et porté au plus haut. On peut aimer Madeleine Peyroux parce qu’elle évoque merveilleusement Billie Holiday.  Si Youn Sun Nah  ne copie personne,  elle nous fait nous souvenir des plus belles pages de l‘histoire du jazz, de la pop ou du rock vocal. Elle a l’envergure des grandes chanteuses des « musicals » d’antan, d’une Judy Garland ou d’une Barbra Streisand  et sa présence sur scène le confirme. Ce qui surprend d’autant plus quand on la connaît, souriante et disponible, d’une douceur et d’une politesse exquises.

Cette flamme qui l’anime, on la ressent sur scène, où elle vit ses chansons, transfigurée comme dans ce « Ghost riders in the sky »  qui traduit des accents de bravoure un peu désespérée, une fureur de vivre et de chanter. Sa voix ne casse pas, elle passe du rauque à l’aigu avec une plasticité peu commune, en effectuant de constantes modulations. Elle a ce timbre, ce grain si particulier, grain de folie aussi qui la fait se dépasser et changer en un temps record, de registre, de sentiment : de la douceur de « Waiting », de  la caresse de « New Dawn » à la « sauvagerie » animale  assumée, le « Wild » anglo saxon.  Elle allie force, vigueur, science du cri comme Janis Joplin naguère.  On se met à penser qu’elle ferait sans doute une version très personnelle et passionnante de « Summertime ».
La chanteuse sort ce Lento sur le label ACT qui lui a porté chance, l’a fait enfin reconnaître du plus grand nombre, sur les scènes mondiales. A quoi tient cette réussite  exemplaire ? D’avoir été le travail d’une équipe soudée, de la production, l’orchestration à l’interprétation,  même si, au final c’est le nom de la chanteuse qui s’impose comme celui des divas d’autrefois. A ceci près que Youn Sun Nah est notre contemporaine, sans extravagance. Antifrime, anti mode.

Son répertoire, à la fois éclectique et cohérent, est essentiellement fait de chansons originales qu’elle a elle-même composées, parfois avec l’accordéoniste  Vincent Peirani qui soutient finement son propos, souligne à merveille les inflexions de voix. Elle ne reprend que le traditionnel coréen « Arirang » (elle est une star dans son pays) que l’on entendait dans Same girl. C’est qu’elle n’a plus besoin de ces thèmes connus, elle imprime sa marque propre, accompagnée des fidèles Ulf Wakenius (guitariste) et de Xavier Desandre-Navarre ( percussionniste ), déjà sur les disques précédents Voyage et Same girl. L’arrivée du contrebassiste et violoncelliste  Lars Danielsson, producteur sur les albums précédents, apporte une couleur particulière (« New Dawn »). Quant à l’accordéoniste, remarqué aux côtés de Daniel Humair, de Michel Portal, il marque une vraie rencontre. On avait pu admirer la finesse de son jeu, de ses interventions dans la tournée de concerts en 2012. Youn Sun Nah a su se le rallier et on attend avec impatience un album en leader.

Soutenu par une respiration large et frémissante, le chant de Youn Sun Nah allie fraîcheur et sensibilité, fragilité et gravité, insouciance et animalité. Protéiforme à l’image de la chanteuse, ce nouvel album condense ce que l’on attend et espère d’une voix lumineuse. La grâce incarnée ...

 

Sophie Chambon

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 08:54

affiche

 

Dans le cadre de s première édition le Festival International du Jazz au Cinéma diffusera un film rare de Jean-Pierre Melville (1958) avec une musique signée Christian Chevallier/Martial Solal.

A voir absolument au Mk2 Quai de Seine

-Samedi 13 avril à 17h30

- Dimanche 14 avril à 22h00

 

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:35

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Dans le cadre du cycle consacré à Krystof Komeda, le génial compositeur polonais, le  Le Festival International du Jazz au Cinéma diffusra deux films de Roman Polanski et notamment, Cul de Sac ( 1966) au Mk2 Quai de Seine

 

Vendredi 12 avril à 13h

Dimanhe 14 avril à 22h

 

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 07:58

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Dans le cadre du  Le Festival International du Jazz au Cinéma  qui se tiendra du 12 au 14 avril, le film-documentaire de Bertrand Tavernier sera présenté par l'auteur himself au Mk2 Biblithèque , dimanche 14 avril à 20h 

 

Attention évenement ......

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:46

affiche

Dans le cadre de sa première édition,  Le Festival International du Jazz au Cinéma  consacrera un cycle au biopics et aux portraits de musiciens de jazz.

Dans ce cadre, le fameux film  de Bruce Weber ( 1988) " Let's get lost", retracant la vie de Chet Baker, film dérangeant à plus d'un titre, sera diffusé au MK2 Odéon

- vendredi 12 avril à 15h

- samedi 13 avril à 15h

- dimanche 14 avril à 15h

 

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 19:05

Aldo Romano : pourquoi j’ai tant attendu …

 

« Ce projet marinait depuis longtemps dans ma tête ». Aldo Romano n’a jamais oublié « The Connection ». Un évènement culturel représentatif des années 60 qui a marqué à double titre le batteur-compositeur : Aldo a joué dans la version française (1)de la pièce de Jack Gelber en 1968  (au Théâtre des Arts, rue de Rochechouart, aujourd’hui disparu) puis en 1969 au Vieux Colombier (alors dirigé par Laurent Terzieff) après avoir accompagné, au Chat qui Pêche (rue de la Huchette) en 1961 Jackie McLean, le saxophoniste alto membre du groupe ayant crée l’œuvre théâtrale donnée par le Living Theater.

Les DNJ : Pourquoi avoir attendu plus de quarante ans ?

Aldo Romano : Effectivement, j’ai observé une période de deuil vraiment longue vis-à-vis de cette musique. Par pudeur et par respect pour tous ces jazzmen qui sont morts, drogués, dans l’indifférence générale d’une société qui n’a rien compris à leur musique.

DNJ : Comment avez-vous abordé cette reprise ?

AR : J’ai essayé de revisiter la musique de Freddie Redd, celle qui a été enregistrée sur le label Blue Note, sans faire de nouveaux arrangements ni de nouvelles harmonisations. Tous les codes du be-bop sont là dont le fameux 2-5-1.

DNJ : Restait à choisir les musiciens….

AR : Pour le saxophone alto, je cherchais. Baptiste Herbin m’a contacté un jour. Je ne le connaissais pas. Il connaît toute l’histoire du jazz et bien sûr le be-bop. (admiratif). C’est un monstre ! Quant au pianiste, je souhaitais prendre quelqu’un qui se rapproche plutôt de Phineas Newborn Jr et ne soit pas dans la mouvance Jarrett ou Mehldau. On m’a parlé d’un italien lauréat du concours Martial Solal 2010, Alessandro Lanzoni, à la technique époustouflante et au style aventureux. Il est venu directement de Florence pour la séance et a littéralement découvert alors la musique de The Connection.

DNJ : Et vous avez fait appel à votre vieux complice le bassiste Michel Benita …

AR : On est de vieux amis même si sur le plan musical, il vient d’un monde différent. Michel est plutôt jazz-pop. Vous voyez, il préfère James Taylor à Cecil Taylor (rires).

 

ALDO-ROMANO-c-Jean-Baptiste-Millot.jpgALDO ROMANO (c)Jean-Baptiste Millot


DNJ : Pourquoi ne pas avoir pris de musiciens américains qui sont familiers du be-bop ?

AR : Une question de principe, de déontologie. Je travaille avec des Européens. Est-ce que les Américains font appel à nous pour participer à leurs projets ?  

DNJ : Après l’hommage à Don Cherry (Complete communion to Don Cherry-Dreyfus Jazz), ce coup de chapeau à Jackie McLean, c’est la face engagée de votre œuvre. Et vous êtes aussi un compositeur mélodiste. Votre personnalité est ambivalente ?

AR : Il est vrai que j’ai plutôt tendance à écrire des ballades. Mais les mélodies, ce n’est pas l’autre moi ! C’est le ying et le yang, ou si vous préférez le côté masculin et le côté féminin.

Propos recueillis par Jean-Louis Lemarchand  

(1)  Evocation de la vie de quelques marginaux attendant leur fournisseur de drogue, en compagnie d’un quartet de jazz, la version française, mise en scène par Jean Colomb, comprenait dans la distribution un certain Jean Herbert qui connaîtra la célébrité sous le pseudonyme de Popeck. Le groupe musical était constitué de Siegfried Kessler ou Michel Graillier (piano), Jean-François Jenny Clark (basse), Nathan Davis(saxophone ténor), Aldo Romano (batterie) tenant aussi le rôle d’Hernie, un portoricain déjanté.

 

Aldo Romano New Blood plays « The Connection ». avec Michel Benita (basse), Alessandro Lanzoni (piano), Baptiste Herbin (saxophone alto). Dreyfus Jazz/BMG. Février 2013. En concert le 11 mai au Mans pour l’Europa Jazz Festival. La chronique du disque sur les DNJ.

ALdo-Romano-et-son-champignonCover-album-HD.jpg

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 18:58

 

bow.jpgTCHANGODEI (piano), STEVE LACY ( sax ),

OLIVER JOHNSON (drums)

 

Volcanic records n°13013

 

Le monde du jazz est  parfois étrangement  oublieux de certains des siens. On peut toujours tresser des couronnes de louanges une fois le musicien disparu, encore fallait-il s’en préoccuper un peu plus de son vivant. Le pianiste Tchangodei  d’origine béninoise rend ainsi, sur son label très original Volcanic, un hommage particulièrement émouvant au batteur Oliver Johnson disparu tragiquement à Paris en mars 2002. Le journal Le Parisien ne publia pour toute nécro qu’un entrefilet relatant le fait divers sordide, le meurtre sur un banc dans le quartier du Châtelet.

Oliver Johnson, né en 1944, a  joué avec les plus grands et participé aux expériences les plus intéressantes de la musique improvisée, notamment dans le sextet de Steve Lacy dès 1973 et jusqu’en 89. Cet album exhume la musique du pianiste en trio avec Steve Lacy au saxophone soprano, en duo avec Oliver Johnson, ou avec le contrebassiste Henri Texier.


Les notes de pochette du pianiste rendent hommage à l’ «artiste », plus encore qu’au musicien, établissant une hiérarchie entre le « créateur » et le « performer » au meilleur sens du terme, y  compris virtuose. Cette distinction permet de rapprocher  la vie et la fin du batteur Oliver Johnson des figures oubliées qu’Alain Gerber dépeint dans son Petit dictionnaire incomplet  des artistes incompris. Et à ma grande surprise, en allant feuilleter l’excellent ouvrage chroniqué ici même, je n’y ai pas trouvé, à la rubrique batteur, le malheureux, décidément oublié, une fois encore.

La musique entendue sur cette compilation bien choisie, de onze titres, est tiraillée entre danse (la biguine de « War dance »  ou cette « African dance ») et rage. Car enfin il s’agit d’une excitation de toutes nos terminaisons nerveuses  avec le son immédiatement reconnaissable au soprano de Steve Lacy, vrillant dans les aigus, obstiné, systématique, mais aussi capable de  développer des volutes plus enrubannées, presque soyeuses («The Wasp»). Ce n’est pas seulement pour créer de nouvelles atmosphères en utilisant couleurs et timbres différents mais pour se démultiplier, construire et déconstruire, souffler et apaiser : une danse guerrière adaptée à une conception vraiment libre, totalement ouverte de la musique comme dans ce dernier titre « L’arc » qui renvoie au premier en trio « The bow ». Puissance et raffinement d’un batteur qui joue sa peau, faisant feu de tous bois, à l’aise aux cymbales comme sur la grosse caisse. Violence rageuse de cette musique qui jaillit dans l’instant, sur le fil du rasoir. La tension est à son comble, n’esquissant aucune faiblesse d’intensité. Virevoltant dans la rigueur tout au long de cette sélection, apparaît le pianiste Tchangodei : on l’écoute dans le trio, absolument sidéré par cette musique, nerveuse, ardente dans ses commencements, au-delà de la sensibilité et du lyrisme (« Spirale »).

Avec Henri Texier qui fut décidément de toutes les aventures, très mélodique sur « Sans couleur », il nous tend le miroir d’ombres d’une musique riche en nuances (« Lumière dans le brouillard »), plus apaisée.

 Traversé de fulgurances, le pianiste fait entendre un chant mélodique profond, libéré, pas vraiment heureux mais d’un magnétisme tel qu’il force à l’écoute. Un musicien vraiment trop confidentiel, singulièrement libre qui en paie aussi le prix, car nombre de lignes de son texte introductif pourraient s’adapter à son cas.

Avec cette sortie, on assiste à la renaissance d’une musique qui n’a besoin que de surgir pour qu’on y croie à nouveau. Un jazz incandescent.

 

Sophie Chambon

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 07:33

 

ECM 2013

Charles Lloyd (ts,ss), Jason Moran (p)

 charles-lloyd-jason-moran-hagars-song.jpg

Il y a des artistes à qui l'on serait prêts à tout pardonner. Ou presque. Des artistes qui ont atteint un tel sommet dans leur art que l'on serait prêt à pardonner n'importe laquelle de leur facilité.

Cet album de Charles Lloyd en duo pourrait bien échapper à cette règle. Oui c'est beau ! C'est même très beau ! Oui, le son du saxophoniste est sublime ! Rien à dire là dessus. C'est un son unique que peu de saxophoniste savent déployer avec autant d'émotion. Oui, on sait qu’il perpétue l'oeuvre de Coltrane en s'offrant avec le piansite Jason Moran un duo comme celui qui réunit jadis le saxophoniste à Duke Ellington. Et l’hommage à Duke et à Billy Strayhorn est ici clairement assumé jusqu'à reprendre un Mood Indigo (magnifique il est vrai) qui n’aurait pas juré dans le fameux duo de 1962. Nul doute que la rencontre de Charles Lloyd avec les deux géants a marqué à vie sa carrière musicale. Mais Coltrane en 2013 aurait-il suivi cette voie un peu passéiste ? Qu'il nous soit permis d'en douter. Il faut écouter le All about Ronnie où le jeu de Lloyd prend jusqu'à des allures de copié-collé du jeu de Coltrane et dans lequel la personnalité du saxophoniste se perd franchement. On pourrait se demander si l'intérêt du principe de ce duo n’aurait pas été d’inverser les rôles et d'amener LLoyd sur le terrain de Jason Moran plutôt que le contraire. Or à l'exception de quelques thèmes  (comme Pictogram) ce n'est justement pas ce qui se passe et l’ensemble reste assez conform(ist)e à ce que l’on attendait de l’exercice. L’hommage que rend Charles Lloyd à son arrière-arrière grand-mère, petite fille séparée de sa famille à 10 ans pour être vendue comme esclave est le sous-jacent qui, bien sûr, émeut. Et toutes les réserves que l’on avance ne nous empêcheront pas d'apprécier ces moments magnifiques ni de tomber dans l'envoûtement d'un thème comme "Dreams of white bluff" très espacé et très minimaliste où la profondeur du son de Charles Lloyd nous plonge dans un insondable mystère.

Mais l'on ne peut s'empêcher de penser qu'entre coltranisme et orientalisme, Charles Lloyd tourne toujours autour de son sujet sans véritablement développer beaucoup d'idées neuves ou à défaut, personnelles. Ce qui pourtant serait bien le moins que l'on pourrait attendre d'un musicien de sa dimension.

Jean-Marc gelin

 

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 07:19

montrés pour la première fois en salle.

 

affiche

Dans le cadre du  Festival International du Jazz au Cinéma, "Belle de nature" sera diffusé au Mk2 Quai de Seine Vendredi 12 et Samedi  avril 2013 à 22h00 au Mk2 Quai de Seine. Attention âmes sensibles s'abstenir.....

Attention, évènement......

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 08:17

Cam Jazz 2013

John Escreet (p), David Binney (as), Donny Mc caslin (ts), Matt Brewer (cbà, Antonio Sanchez (dms)

 

 

 

 

Dans mon nirvana antonio-sanchez.jpgdes batteurs qui évoluent de l'autre côté de l'Atlantique, il y a quelques sérieux clients. Sans vouloir tomber dans un name-dropping un peu futile, je citerai bien quand même et pêle-mêle Jeff Tain Watts, Gerald Cleaver, Eric Harland, Justin Brown, Nasheet Waits et...... le batteur mexicain Antonio Sanchez dont il faut bien dire que je suis l’un des grands fans.

Il n' y a pas si longtemps, nous écrivions dans ces mêmes colonnes tout le bien que l'on pensait de son avant-dernier album ( son album « live au Jazz Standard de New York » cf. ANTONIO SANCHEZ : « Live in New York at Jazz standards » )

Sans accéder au même niveau, ce nouvel album inscrit résolument le batteur de Pat Metheny comme ce qui se fait de mieux en ce moment. Antonio Sanchez est en effet de ceux qui, quand bien même il s'entoure (comme ici)  d'un all-stars impressionnant, donne néanmoins l'impression d'avoir des épaules si larges qu'elles suffisent à elles seules à tenir la boutique.  Engin à propulsion capable de catapulter n’importe quelle section rythmique et non des moindres puisqu’il s’agit en l’occurrence du jeune John Escreet et de Matt Brewer. Antonio Sanchez en fils spirituel d'Elvin Jones. Sorte de Vulcain en second, maître des forges, Hérault du feu qu'il maîtrise et sur lequel il souffle avec force de vie et de passion.

Et s'il s'est accompagné d'un combo de luxe où Dave Binney le dispute à Donny Mc Caslin ( deux fameux clients aussi) c'est pour leur offrir de magnifiques compositions sur lesquelles ces deux soufflants savent y faire dans le genre allumeurs d’incendies au cœur tendre, attisant le groove avec de félines manières (Uprising and revolutions). Les compositions du batteur sont un peu inégales et si l’on se serait bien passés d’un morceau anecdotique comme Minotauro on rentre en revanche à fond dans cette énergie presque pop sur New Life où Antonio Sanchez se transforme en Keith Moon (le batteur de The Who) avec ce morceau à tiroirs qui évolue en cours de route de manière surprenante. C’est une composition que Pat Metheny aurait très bien pu revendiquer quant aux richesses harmoniques qu’il recèle. Mais il y a aussi des rythmes latins qui viennent s’inviter à la fête avec Medusa qui donne l’occasion d’un bel échange entre John Escreet , David Binney et Donny Mc caslin ou encore ce très funky The real Mc daddy endiablé.

Encore une fois, avec cet album Antonio Sanchez confirme bien qu’il est l’un des véritables pivots de la scène du jazz américain. A l’instar d’autres comme Miguel Zenon, il apporte la démonstration de la vivacité de cette musique qui ne cesse d’évoluer avec pour maître mot le sens du groove. Sur ce terrain-là, Antonio Sanchez donne une véritable leçon.

Jean-Marc Gelin

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