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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 09:03

 

Sylvain Cathala ( ts), Sarah Murcia (cb), Christophe Lavergne (dms)

 cathala.jpg

Enfin le grand disque que l'on attendait de Sylvain Cathala. Juste énorme.

Il y a dans cet album une dimension colemanienne (entendez Steve Coleman) avec cette formidable puissance du son, cette musique exigeante propulsée par une dynamique rythmique dans laquelle Sarah Murcia à la contrebasse prend enfin son envol pour s'imposer dans le registre des contrebassistes de talent ( ce que pour ma part je me refusais à admettre lorsqu'elle s'exprimait dans d'autres groupes mais qui constitute une évidence à laquelle je me range avec ravissement).

Oui, la musique de Sylvain Cathala est excitante. Il y a comme des leçons d'Anthony Braxton dans cette architecture musicale basée sur le perfection  rythmique et harmonique qui flirte ave  l’agencement et les codes mathématiques.

Dans ce jeu à trois, l'énergie circule, passe de l'un à l’autre comme une fluide vital et peut s'écouter comme autant de combinaisons de solos, duos ou trios. C'est dire ce qu'il y a de compréhension partagée de l'instant, de fusion des intentions.

Sylvain Cathala n'aime pas la facilité et la musique qu'il propose est tout sauf simple. Et pourtant c'est le talent des grands musiciens que de donner à cette musique non-easy cette sorte d'évidence à l'écoute, de rendre limpide les structures harmoniques et rythmiques les plus complexes pour en faire finalement une musique qui s'offre à tous. Il suffit d'écouter ce 3ème thème pour se convaincre de la force du discours. Il y a dans cette musique une puissance du groove qui dépasse les clichés du jazz ternaire pour faire la démonstration que des structures rythmiques savantes savent groover de manière irresistible (je me souviens de cette discussion avec Sylvain où il était question de la musique Aka dont d’une manière ou d’une autre il revient ). Ce groove que ces trois-là impulsent emporte tout. Un flot irrépressible porté par Sylvain Cathala véritablement impressionnant dans à peu près tous les registres. Car le saxophoniste franchit une nouvelle étape dans son jeu pour s’imposer totalement dans cet album où le lyrisme de son discours, son phrasé, son sens de l’improvisation, sa maîtrise du son et son placement rythmique l’imposent comme l’un des meilleurs. Dans ses maîtres on imagine qu’un Tony Malaby ne doit pas être loin. Il est vrai que dans les deux cas c’est l’intelligence du jazz qui explose. Avec brio.

Jean-Marc Gelin

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 10:06

Mise en scène Anne Marie- LAZARINI

Musique originale Andy Emler

Création Les Athévains

Coproduction La Compagnie aime l’air et Théâtre 95

Du 27 mars au 05 mai 2013

 

Etrange expérience vraiment que de parler d’une musique conçue pour un spectacle de théâtre (que je ne pourrai voir) mais dont je peux lire le texte qui a inspiré la pièce. Il s’agit du Ravel de Jean Echenoz paru aux éditions de Minuit en 2006. Jusqu’au 5 mai, au théâtre Artistic Athévains, dans le 11ème à Paris, ce RAVEL (interprété par Michel Ouimet ) retrace les dix dernières années de la vie du compositeur (1875-1937) depuis sa folle tournée aux Etats Unis en 1927. Ce spectacle, mis en scène par Anne Marie Lazarini, est joué par le pianiste Andy Emler qui a composét «quelques pages musicales à la manière de... », dans le même esprit que l’écrivain dont l’écriture, toute musicale, est faite de brisures, de changements de tempos. Dans ses pages se joue une vie, sa fin plutôt, « celle de Ravel qui fuit sous ses doigts ». On pourrait reprendre en effet une formule d’un autre livre d’Echenoz, Cherokee, pour qualifier Ravel, dandy « un peu absent de lui même».

Sans voir l’acteur interpréter le compositeur au caractère singulièrement difficile, je relis le texte épuré, élégamment ironique, tout en écoutant la musique. L’écrivain a composé une partition imaginaire, immergé dans l’univers ravélien. « Ravel serait donc une biographie romancée du musicien ? Non plutôt une vie réinventée, avec ses sinuosités, ses failles, ses absences, ses incertitudes... » lit-on dans les liner notes de cet album que l’on peut se procurer au spectacle. Un récit sans fioritures, retransmis en version quasi-intégrale sur cet homme dont on connaît si peu de la vie privée, qui semble n’avoir eu comme passion que la seule musique. Le spectacle lui redonne vie, incarné par les comédiens et la musique jouée, improvisée sur un piano peint en bleu.

Alors pourquoi ne pas avoir pris la musique de Ravel elle-même, des fragments des œuvres évoquées, à savoir le Concerto en sol, « conçu non pas pour le piano mais contre lui », le Concerto en ré, et surtout le fameux Boléro dont Echenoz nous explique si bien la genèse : « Il sait très bien ce qu’il a fait, il n’y a pas de forme à proprement parler, pas de développement ni de modulation, juste du rythme et de l’arrangement... Phrase ressassée, chose sans espoir, c’est seulement fait pour être dansé. » La tentative serait, dans ce cas, purement illustrative. Avec le choix d’ Andy Emler, leparti-pris tout à fait réussi, fait plus qu’ évoquer, s’inscrit tout contre la figure ravélienne. Quand on aime Ravel, on ne peut pas ne pas aimer le jazz, à moins que ce ne soit l’inverse. Sans vraiment le savoir, Ravel a créé un système, ouvert une voie aux jazzmen à venir. Attiré par « cet art neuf et périssable », Ravel a découragé néanmoins Gershwin, venu lui demander des cours de composition. La réponse fut sans appel, « lui représentant qu’il risquerait de perdre sa spontanéité mélodique, et pour faire quoi, que du mauvais Ravel ... Et puis bon Gershwin, son succès universel ne lui suffit plus, il vise plus haut mais les moyens lui manquent, on ne va pas quand même l’écraser en les lui donnant. »

L’ influence de Ravel a irrigué nombre de musiques plus contemporaines, y compris des musiques de films. Andy Emler s’en est souvenu dans cet exercice de style qui n’en manque pas, à la manière d’un pastiche littéraire, au sens le plus noble du terme. Pas de caricature dans ce « labour of love », mais au contraire une version originale de « my own Ravel », une extrême fidélité au mot, au signe près, de la chose écrite, des partitions. Savoir recréer l’univers, les couleurs, le raffinement complexe de cet écrivain de musique, solitaire, distant, immense orchestrateur et arrangeur minutieux. Sous le charme de l’écriture superbement distante d’Echenoz, Andy Emler s‘est prêté à son tour au jeu de faire revivre lui aussi le compositeur, et comme il connaît son Ravel « de mémoire vive », il en est ressorti avec 9 pièces écrites et cinq improvisations.

« Ravel préfère considérer le plus longtemps possible la surface blanche et grise...dans l’idée d’en extraire une ligne mélodique, un rythme, un leitmotiv, pourquoi pas. Il sait bien que cela ne se passe jamais ainsi, que l’inspiration n’existe pas, qu’on ne compose que sur le clavier. »

Voilà une expérience intégrale passionnante, finement transversale qui unit littérature, théâtre et musique. Un portrait littéraire et musical dont, on ose l’espérer, Ravel aurait aimé la justesse dans la recréation même.

Sophie Chambon

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 15:57


J-7 pour la Journée Internationale du Jazz


N’attendez pas le dernier moment pour vous inscrire sur le site www.jazzdayparis.com afin d’assister aux multiples manifestations-gratuites- organisées par l’Association Paris Jazz Club le 30 avril de 14 heures à 2 heures du matin dans les quatre clubs de la Rue des Lombards : Le Baiser Salé – Le Duc des Lombards - Sunside – Sunset.
Ce sont 48 évènements qui sont programmés –détail sur www.parisjazzclub.net avec concerts, master classes et débats sur des thèmes comme la production discographique, la programmation (en clubs et en festivals), l’histoire du jazz….La liste des participants met en appétit : Laurent de Wilde, Gregory Porter, Tony Tixier, Géraldine Laurent, Leila Martial, Pierre Christophe, Vincent Peirani, Mario Canonge…

 

 Journee-Internationale-du-Jazz.JPG

Initiée par l’UNESCO et le Thelonious Monk Institute of Jazz, la Journée Internationale du Jazz, qui célèbre sa deuxième édition cette année, comprend des manifestations dans une centaine de villes dans le monde ce dernier jour du mois d’avril.
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Jean-Louis Lemarchand

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 07:06

 

OKEH 2013

Michel Camilo ( piano solo)

camilo.jpg 

C’est le deuxième album pour la renaissance du célèbre label Okeh. Label légendaire s'il en est, qui a publié dans les heures glorieuses et primitives du jazz les célébrissimes enregistrements de Louis Armstrong et de bien d’autres. Si le premier album de ce label ressuscité est signé du pianiste John  Medeski, en solo (pianiste notamment du célèbre trio Martin, Medeski & Wood") on se réjouit que le suivant laisse encore la part belle à l’exercice solitaire du piano en y accueillant le grand Michel Camilo.

Un démarrage sur des chapeaux de roues ragtime histoire de montrer qu'il est bien un maître plasticien rythmicien et un clin d’œil à ceux qui l’ont précédé sur le mythique label. Aussi une très respectueuse version de Take Five de Paul Desmond en hommage peut être à la disparition de Dave Brubeck. Où l'on voit l'incroyable agilité du pianiste, la souplesse de son phrasé et la parfaite maîtrise des intentions. Dans l'exercice souvent introspectif du piano solo, Michel Camilo fait ici exception par

sa générosité. Qunad il joue, il donne. Aussi swinguant que tendre ou émouvant il sait se faire percussif ou rechercher des harmonies graves et belles. Ecoutez A sandra serenade, belle déclaration d'amour.

Il y a chez Camilo quelque chose de certains maîtres classiques. Erroll Garner pour quoi pas quand à son sens de la mélodie, ou Bill Evans ( Alone together) par son art de la sublimer. Petrucciani encore, avec sa précision rythmique exceptionnelle. Bien sur chez lui, prennent parfois le dessus ses airs de pianiste « latino » avec ce sens de la rumba et de la danse ( formidables Island beat, Paprika ou On fire) qui lui donnent cette capacité à groover. On n’est pas originaire de République Dominiquaine sans en garder quelques ADN du swing.

Et cette version de Chan Chande Compay Segundo dont la chanson est ici sauvegardée et nous renvoie au Buena Vista Social Club de Ry Cooder sans être dénaturée.

Michel Camilo sait donner de l'air à sa musique par surcroît de légèreté et de fluidité du langage. Prodigieuse main gauche, aussi alerte dans la puissance percussive que dans les renversements d'accord. Il faut l'entendre sur Alone Together, entendre son hommage aux mâitres du piano jazz pour comprendre quelle maestria ils lui ont transmise. Un peu d'Art Tatum dans son jeu quand il emprunte la vélocité des fioritures. Fort !

Toute l'affirmation de son identité de pianiste de jazz et de blues enfin dans cette version de Love Forsale aussi où derrière le reprise du thème, c'est toute l'inventivité de son discours qui éclate .

Et c'est au final une sorte de parenthèse enchantée dans l'avalanche des publications actuelles. Une façon de se ressourcer à un jazz bel et bien enraciné dont certains, comme Michel Camilo sont de flamboyants porteurs de flamme. Porteurs de grâce.

Jean-Marc Gelin

 

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 19:32


unknown-pleasures-joy-division-de-l-interieur-de-peter-hook.jpgTraduction de Suzy Borello
Editions Le Mot et le Reste
Collection Attitudes
www.atheles.org/lemotetlereste

 A la fin des années soixante dix, Peter Hook (Hooky) est l’un des membres fondateurs de Joy Division avec Bernard Sumner, Ian Curtis et Stephen Morris. Après son précédent ouvrage, déjà publié aux éditions Le Mot et le Reste, l’Hacienda, la meilleure façon de couler un club, il raconte, dans le même style simple, direct, alerte (impeccablement traduit par Suzy Borello), l’histoire trop courte du groupe qui allait révolutionner le visage de la musique, en revitalisant le rock à l’ère du post punk, élaborant un son nouveau, sombre, halluciné, hypnotique et si intensément juste qu’il déterminera l’engagement de groupes comme The Cure, Echo & the Bunnymen, Wire et Radiohead.
Rappelons que le mot punk était déjà employé dès le milieu des années soixante pour des groupes amateurs jouant un rock primaire aux Usa. Le mot réapparaît et se démocratise avec les SEX PISTOLS...le sexe comme éloge de la transgression rock...Un groupe adulé par les gothiques dont les deux albums sortis entre juillet 79 et juin 80, Unknown pleasures et  Closer  forment un testament aussi monochrome que leur pochette.
 Quatre garçons pas vraiment dans le vent, des  prolétaires qui avaient une certaine vision artistique, sans en avoir toujours les moyens techniques. Fantasque, jovial, le bassiste de Joy Division, Peter Hook raconte ses souvenirs sans trop enjoliver, avouant ses turpitudes avec une bonhommie confondante et beaucoup d’humour. On s’amuse énormément dans les premiers chapitres qui racontent l’enfance. Et puis il y a ce noir et blanc des souvenirs de ce groupe composé de sales gosses, de ces lads du nord de l’Angleterre, des Mancs  toujours prêts à en découdre avec les cockneys ou ceux de Chelsea. Ils passent leur temps à se faire de sales blagues, à boire, à déconner... « Du vin, des femmes et des chansons ». Ils vivent encore chez leurs parents, à l’exception du chanteur Ian Curtis, marié et bientôt père de deux enfants.  Ils mènent une vie très dure, travaillant le jour et faisant leur gig le soir, conduisant, rangeant, plaçant et déplaçant leur matos, ne touchant que des sommes dérisoires,  les conditions des concerts étant  très différentes de celles d’aujourd’hui. Aucun confort et souvent le froid glacial. Des instruments rassemblés à la-va-vite, bricolés et un van pourri que conduit  Hook en ronchonnant, car il doit en plus, payer l’entretien et  les réparations. Aucune solidarité dans la bande !
Le groupe se laissa manœuvrer et manager par le producteur fou Martin Hannett, remodelant à sa guise les enregistrements de ces gamins qui ne comprenaient rien à ce qui se passait. Leur seul plaisir était de jouer, d’en découdre sur scène, de se laisser aller à l’ alchimie de cette formation, relégant par exemple, dans Unknown Pleasures, les guitares au fond du mix pour mieux capter les échos hantés, la voix sépulcrale d’Ian Curtis. La vie du groupe et de son chanteur devient une étrange balade, avec comme décor, une ville qui se délite sous les coups du thatchérisme, tout en donnant naissance à un son résolument nouveau, imprégné d’une sourde révolte, une résignation hurlée.
 Le suicide d’Ian Curtis marque la fin du groupe. Curtis ne fait même pas partie du club des 27, puisque mort à 24 ans ! Miné par son divorce, ses crises d’épilepsie de plus en plus sérieuses -elles augmentent avec le succès et le rythme infernal des concerts- il convulse sur scène. Il  finra par se pendre au matin dans la cuisine de son petit appartement de Macclesfield, près de Manchester, juste avant  le départ pour une tournée aux USA.
Peter Hook  le répète souvent, et on ne peut que tenter d’imaginer comme lui , ce qui aurait pu être. On sent bien toute la peine du bassiste et son remords actuel de n’avoir rien compris à la détresse morale, physique du chanteur et d’avoir laissé faire.  Un soir par exemple, il retrouve le chanteur inconscient,  dans les toilettes, blessé. Une fois ses esprits retrouvés, Curtis fera quand même son concert. A sa mort, ses camarades, s’ils ont continué et créé NEW ORDER dans le prolongement de JOY DIVISION, n’ont voulu ni pu remplacer le lead singer. Et c’est tout à leur honneur...
Le très beau film Control d’Anton Corbijn réalisé en 2007 avec Sam Riley (lui même rocker) dans le rôle d’Ian Curtis traduit cette vie en circuit fermé, qui, très vite,  saisi d’une accélération folle, conduit à une impasse. Fatale. Peter Hook y fait souvent référence, soulignant  juste quelques différences. Il corrige ainsi quelque peu l’image d’Ian Curtis, protéiforme et caméléon, épris d’absolu, très « arty » mais aussi semblable aux autres membres du groupe, dans certaines frasques ou délires  très imbibés. « Il avait le projet et nous on était ses outils pour le mettre en œuvre ». Pas vraiment de tiraillement entre sensibilités musicales distinctes. Du moins sur scène. « La plupart des batteurs se contentent de taper comme des sourds. Steve, lui jouait de la batterie. Cela se voyait qu’il avait été dans un trio jazz, parce qu’on aurait dit qu’il avait fusionne le ressenti et la subtilité du jazz avec la puissance et l’énergie du rock et du punk ». Car curieusement, en dehors des concerts, chacun retrouve ses petites mesquineries, son égoïsme.
Les éditions marseillaises Le mot et le reste ont fait un excellent travail, avec une mise en page astucieuse, des chronologies intercalées, les titres de chapitres qui reprennent quelques formules choc. Un graphisme intrigant de lignes diffractées. Une lecture plus que plaisante, puisqu’on prend le livre et on ne le lâche plus. On retient l’excellente suggestion  que nous propose Peter Hook d’écouter chaque album piste par piste, en suivant son décryptage. D’intelligentes « liner notes » après coup.  Des titres qui sautent à la gorge  dont la liste montre l’ambiance délétère de ce groupe qui pâtit au début, de leur nom tiré de l’histoire nazie. Et pourtant, il n’y eut jamais aucun engagement ou fascination envers les nazis.
Enlevé, percutant et instructif, voilà un témoignage sur une époque pas si lointaine et pourtant déjà révolue, un portrait à l’acide d’une certaine Angleterre que l’on retrouve dans les films de Mike Leigh ou Ken Loach, une  balade nocturne et froide. Ce groupe météorite a marqué une page de l’histoire du rock. C’est aussi un peu de notre histoire personnelle et la nostalgie fait le reste.
Unknown pleasures/Joy Division vu de l’intérieur(382 pages- broché  26 euros)
Sophie Chambon

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 08:38


C’est un genre qui se fait rare, la première partie. Cette chance de se produire en public a été donnée à quatre jeunes formations lors de l’Avoriaz Jazz Up (6-12 avril). Issus de centres de formation-APEJS à Chambéry, IMFP à Salon-de-Provence, Jazz à Tours et Music’Halle de Toulouse-ces groupes-Welder Bee 4, TLG Trio, Made In (photo) et Tastty Granny-ont offert à Avoriaz avec leurs propres compositions un panorama de la scène contemporaine du jazz hexagonal, qui trouve son inspiration aussi bien dans la West Coast des années 50 que dans le free et le rock (1).

Les festivaliers de la station alpestre piétonne ont également pu découvrir, au hasard des concerts dans les six restaurants proposant des concerts en soirée, d’autres jeunes formations comme le Jazz à Tours 4 tet construit autour d’un tromboniste ou le quartet de la chanteuse Aurélie-Claire Prost, formée au Centre des Musiques Improvisées de Didier Lockwood à Dammarie-les-Lys (77) et spécialement à l’aise dans un répertoire de bossa-nova.

Avoriaz.JPG

crédit émilie labourey.

La carte jeunes sera encore de la partie lors de la version estivale de Jazz Up qui est lancée cette année et présentera des concerts gratuits en plein air chaque soir (18 h) entre le 11 et  17 août. Directeur de la station, Stéphane Lerendu compte ainsi ancrer la culture jazz dans la station de haute montagne (18 .000 lits) qui compte une clientèle de plus en plus internationale (60 %), les britanniques, belges et scandinaves étant désormais rejoints par des japonais, chinois et indiens.

Se déclarant satisfait du pouvoir d’attraction de Jazz Up, Stéphane Lerendu dresse un bilan positif de ce 6 ème festival au programme (Méderic Collignon, Shaï Maestro, Denise King-Olivier Hutman, Didier Lockwood….) concocté par Gilles Labourey (directeur de l’IMFP de Salon-de-Provence) en bonne intelligence avec le parrain de cette édition, Didier Lockwood. Proposé depuis deux ans sur une semaine –un grand week-end à l’origine- Avoriaz Jazz Up dispose d’un budget de 100.000 euros, financé à 60 % par la commune de Morzine-Avoriaz, la billetterie couvrant 20 % et les sociétés civiles (SPEDIDAM et SACEM) apportant le solde des 20 %. Le festival, également soutenu par le Conseil général de Haute-Savoie, bénéficie aussi de partenariats, au premier rang desquels le Groupe Pierre & Vacances Center Parcs (qui vient d’ouvrir ici une nouvelle résidence), la SNCF, mais aussi le Champagne Barons de Rothschild ou encore TSF Jazz qui retransmet des concerts en direct.

Jean-Louis Lemarchand

 

 

(1)Les amateurs auront le loisir de retrouver ces groupes participant à l’initiative Jazz Emergence montée par le réseau Métis en partenariat avec le Centre National des Variétés et du Jazz et de la SPEDIDAM dans quatre autres festivals au long de l’année : Jazz à Vannes (22-27 juillet), Jazz in Marciac (26 juillet-4 août), Savoie D’Jazz Festival (8-18 octobre) et Festival Emergences à Tours (8-24 novembre).

Le groupe Made In avec Flore Gallais (basse), Sammy Ben Malek et Ronan Devaux (guitares) et Alexandre Lantieri (saxophone et clarinette).

    

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 08:31

 

Il n’a pas son pareil pour surprendre son public, Didier Lockwood. Il n’est guère de domaines où l’héritier de Stéphane Grappelli ne se soit aventuré, dans la musique principalement, mais aussi dans les autres terrains artistiques, le spectacle théâtral (le Jazz et la Java…) et même, à ses heures perdues, la peinture. Pour ses 40 ans de carrière –il était dans le métier dès l’adolescence- le violoniste aimerait bien cette année s’engager sur des territoires encore inconnus. 

Parrain du festival Avoriaz Jazz Up (6-12 avril), Didier Lockwood aura donné un aperçu de cet éclectisme qui le caractérise avec virtuosité et générosité. S’il n’a pas négligé les plaisirs de la glisse sur un domaine skiable de 650 kms, c’est bien sur scène que le virevoltant jazzman s’est éclaté. Pour le concert inaugural, Lockwood nous a replongés dans l’univers du jazz-fusion des années 70 avec une formation taillée sur mesures (Jean-Marie Ecay, guitare, Linley Marthe, guitare basse et Paco Séry, batterie). D’entrée de jeu, la reprise d’un titre donné avec le groupe Uzeb a électrisé le public de la Salle des Festivals, avant une version fort peu académique du standard de Duke Ellington In a Sentimental Mood et uncocktail jazz-classique sur une composition personnelle Bach-Bop marqué par un échange mano a mano entre Didier le ch’ti et Paco l’ivoirien. Exit alors les trois comparses et voici venu le temps du solo sur Globe Trotter, évocation du violon à travers le monde et …occasion d’une descente dans la salle, moment de partage toujours apprécié des spectateurs. Eclectique, électrique, intime (dans une comptine enfantine de son écriture), Lockwood, le showman, fait le spectacle.

Didier-lockwood-avoriaz.JPG

crédit photo Emilie Labourey

Requinqué par l’air des cimes (altitude 1800 à la station), le nordiste de la Côte d’Opale peut poursuivre sa semaine-marathon alpestre: rencontre avec des élèves des conservatoires de la région sur le thème de l’improvisation, « bœuf » avec un jeune groupe dans un des six restaurants proposant des dîners-concerts, et  joute musicale sur scène avec le déjanté enchanteur cornettiste Méderic Collignon (le 11 avril) et, en clôture, le trio du guitariste Stochelo Rosenberg. Un programme bien fourni qui laisse quand même du temps à Didier Lockwood pour écrire des musiques de films et fourbir ses arguments auprès des pouvoirs publics en faveur de l’enseignement musical, l’une de ses passions.

Jean-Louis Lemarchand

Avoriaz Jazz Up jusqu’au 12 avril. www.avoriaz.com

 

 

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 22:00

affichepjc

 

Jeudi 11 avril à 21h

soirée de lancement du Festival


Paris Jazz Club

1 entrée = 3 concerts !!!

en partenariat avec

Mk2, Radio France et BNP Paribas

 

 

 

visuel_jazz_cinema.jpg

 

 

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 21:39

 

BERTRAND TAVERNIER

viendra présenter son film mythique, Autour de Minuit au

Mk2 Bibliothèque

Dimanche 14 à 17h30


Une rencontre avec le public sera organisée après la projection du film

 

autour-de-minuit.jpg

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 22:03

 

DU 12 AU 14 AVRIL :

affiche

Heure par heure, salle par salle, le programme cinéma du festival

 

(attention en grisé les films dont John Zorn a composé la musique : inédits !)

A noter aussi et absolument

- Le Ciné-Concert du Xtet de Bruno Regnier vendredi 12 à 20h au Mk2 Bibliothèque

- le Retour de Flammes de Serge Bromberg au Mk2 Gambetta dimanche 14 à 17h30

 

A lire : sur le blog de Libération, " Ca va Jazzer", tenu par Bruno Pfeiffer

 

PROG V6

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