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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 07:59
   

by Matt Marshall
There's a thickness to the sound of this 1956 Kenny Dorham set as reissued by Music Matters on two 45-rpm records—a density that blows from the speakers and settles in the room like smoke. Which is to say the fidelity of the Music Matters product proves itself as strong on live recordings as it has on their Blue Note studio reissues. Here, the club acoustics are palpable, requiring only the cracking of a favorite beverage to complete the scene.

Not long from his stint with Art Blakey's Jazz Messengers and their recorded blasts at the Cafe Bohemia, trumpeter Dorham gathered a tight group of young musicians to have his own go at the legendary Greenwich Village establishment. Dorham and guitarist Kenny Burrell would both go on to attain considerable success as leaders, while the others remained mostly in supporting roles, never becoming household names as leaders, even to jazz fans. Still, tenor saxophonist J. R. Monterose is a nice foil for the trumpeter, often following Dorham's bright, ballooning sound with a thinner, abrasive take—flowing where Dorham stutters ("Monaco," "Mexico City"), squeaking and giving space after the leader sprints ("Hill's Edge").

There's a nice, if unsurprising, flow to the program, with the bop burners cooled and dimmed by the interspersed "'Round About Midnight" and "Autumn in New York," the latter a solo vehicle for Dorham in which he captures a delicious, crisp moment of solitude within the Big Apple. "Monaco," a Dorham original, opens the record on a thick loping beat that showcases Sam Jones' fat, insistent bass work, which accounts for much of the record's full cloud of sound. (Eat your heart out, Phil Spector.) Dorham enters on extended phrases, but soon picks up the pace and begins punching out fast but articulated lines—the type of well-constructed progression for which he'd become known. Burrell channels Charlie Christian on his opening-track solo, but later shows sparks of his developing individual voice, most notably on "Mexico City" and "A Night in Tunisia."

Drummer Arthur Edgehill rarely steps out of his supporting role, though the flurry of his sticks is in evidence throughout "Mexico City"; his cow bell pronounced on "Tunisia"; and he's obviously given room to stretch on the Dorham-penned nod to the drummer, "Hill's Edge." Pianist Bobby Timmons solos on most tunes, but he often makes more of a statement when fashioning blunt chordal motifs beneath the horns or emerging, as in "Mexico City," to walk in thrilling harmonic step with Dorham.

'Round About Midnight at the Cafe Bohemia is a full and often exhilarating set of mid-'50s bop. It also proves, in the three Dorham originals, that the trumpeter was a quality composer, capable of rendering more than just Latin-tinged themes like "Blue Bossa" and "Una Mas." And the excellent fidelity of this vinyl reissue boosts the session's composed but inventive ambience.

Kenny Dorham at All About Jazz.
Visit Kenny Dorham on the web.

 

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 07:22

 

Blue Note 2009

Joe Lovano (sax), James Weidman (p), Esperanza Spalding (b), Otis Brown III (dm), Francisco Mela (dm, perc)

 


Chaque enregistrement de Joe Lovano confirme sa dimension de maître du saxophone. De l’envergure des Rollins ou Coltrane dont il ne cesse enregistrement après enregistrement de clamer sa filiation. Nous avions chroniqué le mois dernier la parution d’un album aux côtés de Steve Kuhn ( « Mostly Coltrane » chez ECM) sans toutefois oser se demander quelle était la vraie personnalité de Joe Lovano. Car Lovano passe d’album en album ( on l’a même entendu récemment avec le Masada de John Zorn qui semble pourtant bien éloigné de son univers très classique), avec la même maestria. Véritable caméléon jazzistique ! A 57 ans, Joe Lovano a déjà joué avec toute la planète du jazz et signe là son 22ème album pour Blue Note.

Avec un album comme Folkart qui paraît chez Blue Note, le saxophoniste de Cleveland montre une démarche bien plus personnelle et surtout sa part de modernité et d’ouverture.

Avec ce quintet qui se met entièrement à la disposition du saxophoniste, Joe Lovano explore les espaces et les tonalités, les formes rythmiques et les expressions phoniques, comme autant d’idiomes et de dialectes. Sans être véritablement expérimental, il y passe néanmoins du ténor à l’alto ou au au taragato (saxophone hongrois) Parfois ultra-classique ( comme sur ce beau song for Judi) ou Coltranien ( Wild beauty), il ne cesse de varier les sonorités et les couleurs avec le même brio, toujours aussi virtuose que sensible. Lovano est ici soutenu par une belle rythmique (association intéressante de la jeune contrebassiste Esperanza  Spalding avec un Otis Brown III en grande forme).

Joe Lovano y est boulimique de musique, de création musicale et de formes d’improvisations. D’une incroyable fraîcheur. Si le résultat n’a rien de révolutionnaire, il n’en est pas moins passionnant sur la démarche d’un colosse du saxophone.

Jean-Marc Gelin

 

 

 

 

 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 15:13
Eric Le Lann (tp), David Kikoski (p), Douglas Weiss (cb), Al Foster (dm)
possible »
Plus Loin Music – 2009
 
Ce nouvel album de Eric Le Lann enregistré à New York relève, comme souvent, de la rencontre réussie parce que rencontre instantanée. On sait combien le trompettiste, passant d’un projet à l’autre en est friand. Après son merveilleux duo avec Martial Solal, puis ses décoiffantes joutes électriques avec Jannick Top, Eric Le Lann est parti en octobre 2008 enregistrer outre-Atlantique avec une rythmique de rêve composée de David Kikoski, Douglas Weiss et Al Foster. Enregistrement quasi-spontané ( 2 prises seulement par titre), session courte et même langage instinctivement partagé. Et pour ce faire, le casting retenu est plutôt bien choisi puisque ces enfants de l’après bop, ces quatre-là, ont depuis longtemps la même passion pour la même musique.
Eric Le Lann n’est pas venu à cette session les mains vides. Il apporte en effet  à ses camarades deux cadeaux de bienvenue : 1) de bien belles compositions qui exaltent naturellement le bon goût des harmonies boppiennes ; 2) son sens sublime de la mélodie, sa musicalité de la phrase qui fait de lui ( même si cela doit le gonfler qu’on lui rabâche toujours la même salade), l’enfant naturel de Chet Baker. Ce sens de la phrase délivrée comme l’on murmure à l’oreille d’une jolie femme : sensuelle et prometteuse. Un souffle animé, comme l’on dit de ce qui contient un supplément d’âme. Et il n’en faut pas moins pour émoustiller les trois autres dont un David Kikoski génial rythmicien qui, lorsqu’il se livre, libère des chorus exceptionnels de créativité, d’inventivité. Un jeu à la Mc Coy Tyner, une dynamique propre et jamais systématique. Accompagnateur de rêve qui sait mettre l’accent là où il le faut. Scagnarelle de rêve. Douglas Weiss et Al Foster ne sont pas en reste. Al Foster bien sûr, Al Foster évidemment. Ce genre de batteur qui titille le swing, qui flirte avec les frémissements, qui vibrionne et pousse l’autre à se dévoiler. Comme s’il soufflait dans le dos du soliste «  vas-y dis lui que tu l’aimes ».
Y a pas de génie dans cet album-là. Pas de trucs spectaculaires, pas d’esbroufe, pas de compositions torturées. C’est juste un petit moment de confidence avec ce jazz qui parle avec ce swing très « classe », que l’on aime. On y ressent alors la proximité avec les musiciens, un peu comme si l’on était là, en club à quelques centimètres d’eux. En toute intimité. Jean-Marc Gelin


 
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 08:44
La 7ème édition des Victoires du jazz, l’une des plus prestigieuses récompenses du jazz en France, a rendu son palmarès le 1er septembre lors d’une cérémonie qui a eu lieu à la Cité de la Musique à Paris en présence du Ministre de la Culture Frédéric Mitterand.
Les Victoires du Jazz sont décernées par un collège de près de 200 votants parmi lesquels figurent directeurs de festivals, agents, producteurs, journalistes, enseignants, artistes.... Un nouveau prix. Cette année, l'équipe des Victoires du Jazz a souhaité impliquer davantage le public en créant le Prix du Public. Du 8 juillet au 9 août, les internautes ont pu voter sur le site internet des Victoires du jazz pour choisir leur artiste favori parmi les nommés 2009.

Le palmarès de cette 7ème édition a désigné les  lauréats 2009 suivants :


Artiste ou Formation Instrumentale Française : MARC DUCRET. Le guitariste a en effet marqué les esprits avec son album , « Le sens de la marche » dont nous nous étions fait l’écho dans les colonnes des DNJ ainsi que dans celles de All About Jazz

Révélation Instrumentale Française (Prix Frank Ténot) : EMILE PARISIEN QUARTET pour son album «  Original Pimpant. Le jeune saxophoniste soprano pur produit de l’école de jazz de Marciac ne cesse de surprendre depuis quelques années et s’impose comme l’un des plus grands sopranistes en France. Belle victoire pour son groupe mais aussi pour le petit label de Limoges, Laborie Jazz qui avait été déjà primé l’an dernier avec Yaron Herman.
http://www.lesdnj.com/article-33388157.html
http://www.allaboutjazz.com/php/article.php?id=33741

Yaron Herman ici avec Emile Parisien

Album Instrumental : « Around Robert Wyatt » - ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ. La nouvelle formation de l’orchestre nationale de Jazz dirigée par Daniel Ynivec a pris corps cette année autour de trois projets : Robert Wyatt ( sur des arrangements de Vincent Artaud), Billie Holiday et Carmen qui ont tous été présentés au public cette année. C’est l’album paru chez Bee jazz « autour de Robert Wyatt » et de plusieurs chanteurs (dont la voix de Robert Wyatt lui-même) qui a donc été primé.


Artiste Vocal de production française: BERNARD LUBAT, toujours en verve lors de cette cérémonie. Une histoire qui semble se répéter puisque l’année précédente c’est son complice de longue date, le chanteur André Minvielle qui s’était vu récompensé.


Prix du Public : le trompettiste PATRICK ARTERO ( cf. photo) pour son 3ème album, « Vaudoo » paru chez Plus Loin Music et inspiré de la musique de la Nouvelle Orléans et du Bayou
Patrick Artero

Belle soirée présentée par Sebastien Vidal et Isabelle Giordano a cours de laquelle une Victoire d'honneur fut décernée au batteur Aldo Romano pour l'ensemble de sa carrière. la cérémonie sera diffusée sur France 3 ce vendredi et dès samedi sur le site de France3.fr. L'occasion de retrouver le trublion Médéric Collignon en Monsieur Loyal bien déjanté....


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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 08:25
All About Jazz en France !
S'affranchir des frontières ne devrait plus aujourd'hui être un sujet de communication. Et pourtant dans la refonte des paysages médiatiques en général et de la presse en particulier,on constate que ces frontières ont la vie dure, portées par un ethnocentrisme naturel du lectorat. Cela est vrai dans la presse généraliste mais aussi dans des secteurs comme le jazz où la notion de frontière perméable est a priori plus étonnante puisqu'il s'agit avant tout de musique. Nous sommes régulièrement surpris en discutant avec des spectateurs étrangers à l'occasion des festivals d'été, de les voir découvrir tel ou tel musicien français et s'étonner que ceux-ci ne soient pas plus connus à l'étranger.  Ce n'est pourtant pas que le jazz français s'exporte mal, c'est surtout qu' il s'exporte peu. Si l'on ne peut bien sûr pas en blâmer la presse traditionnelle qui ne peut s'affranchir des contraintes naturelles et physiques de son mode de diffusion ( langage, distribution, espace géographique limités), la toile en revanche peut communiquer "en temps réel" d'un bout à l'autre de la planète. La toile, formidable ouverture au monde. Formidable opportunité pour notre jazz.

C'est pourquoi nous sommes particulièrement heureux d'annoncer aujourd'hui la naissance de la collaboration de notre site français, les Dernières Nouvelles du Jazz (www.lesdnj.com) avec le site All About Jazz (http://www.ALL ABOUT JAZZ.COM) . Ce dernier, bien connu des passionnés est assurément l'un des sites le plus puissant en matière de jazz, tant par sa base documentaire ( articles, chroniques, Mp3, vidéo), son contenu éditorial et sa fréquentation.  All About Jazz c'est une vision planétaire du jazz avec plus d'un million de visiteurs par mois dont environ 40% de visiteurs Nord Américains et le reste venant du monde entier. All About Jazz c'est aussi une très large équipe rédactionnelle, un coverage impressionnant couvrant les 5 continents et deux extensions en Europe : All About Jazz Italy et, désormais, Les DNJ.
les DNJ  de son côté participe depuis plus de 5 ans au suivi attentif et régulier de l'actualité du jazz en France et compte dans ses rangs quelques journalistes reconnus que les lecteurs lisent parfois sur d'autres supports ( Jazzman, Jazzmagazine, Libération, Citizen jazz....). Une équipe qui devrait d'ailleurs s'étoffer prochainement avec l'arrivée de quelques grands noms du jazz en France.

Mais très concrètement, de quoi  est faite cette collaboration ? Elle prend d'ores et déjà plusieurs formes  basées sur la réciprocité des échanges.
Certaines chroniques des DNJ portant sur l'actualité des artistes français ( CD, interviews, portraits), mais aussi sur des "événements  spéciaux" du jazz (concerts, festivals, Victoires, Django D'or et autres) seront donc publiés et chroniqués sur le site de AAJ. Et parce que le public de AAJ vient du monde entier, ces publications  seront bien sûr éditées en anglais. Un exemple concret de cette collaboration déjà active vous en est donné au travers des quelques articles parus en cette fin d'été et dont vous trouverez le lien ci-contre ( "Le Sens de la Marche" de Marc Ducret, "Original Pimpant "d'Emile Parisien ou encore une interview de Yaron Herman.)
A l'inverse, certaines chroniques de AAJ seront reprises sur le site des DNJ. Elles apporteront un éclairage nouveau sur des artistes étrangers aujourd'hui peu connus en France ou sur des événements marquants du jazz "hors nos murs" et dont All About Jazz se fait déjà l'écho dans ses colonnes.

Faire le pari de l'échange avec All About Jazz  ouvre nos horizons à tous. C'est miser sur ce formidable vecteur pour faire connaître hors de nos frontières le jazz tel qu'il se pratique , se joue et se conçoit en France. Mais au delà d'un échange, c'est vers un véritable partenariat culturel  que nous nous orientons, avec cette volonté farouche de défendre là bas les couleurs d'un jazz français trop injustement méconnu. Ce désir d'ouvrir  juste une simple fenêtre, vers l'extérieur, vers un large espace . En contribuant  avec une passion sans faille à devenir la voix du jazz français à l'étranger, en contribuant au rayonnement de nos artistes et en apportant le modeste éclairage de ce qui se passe sur la scène française, vivante, active et toujours fertile, en diffusant cette culture du jazz qui, à l'heure du web ne saurait s'accommoder de quelconques frontières, nous ne visons somme toute que l'échange des points de vue, et le dialogue des cultures. Celles-ci ont un formidable point commun  : l'amour du jazz  et de la musique.


PS :  Le premier exemple concret de cette collaboration dans les chroniques publiées sur AAJ
http://www.allaboutjazz.com/php/article.php?id=33741
http://www.allaboutjazz.com/php/article.php?id=33710
http://www.allaboutjazz.com/php/article.php?id=33742

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:55

By Ludwig vanTrikt

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Scott TinklerBassist/composer Lindsey Horner recently said, "I think one thing that has really changed in the past quarter century is that the music has become so broad, so truly international and genre-encompassing that the days when jazz was one very definable, finite thing are well and truly gone." These remarks also serve to introduce this interview with the Australian trumpeter Scott Tinkler. The recent emergence of a small cadre of Australian jazz artists has yet to gather the notice of, say, Indian pianist Vijay Iyer or alto saxophonist Rudresh Mahanthappa.

Nevertheless, it's likely that a lot more will be heard from Scott Tinkler, alongside multi-instrumentalist/composer Jacam Manricks, vocalist Chris McNulty and pianist/composer/bandleader Barney McAll. Tinkler brings, perhaps, the broadest outr� sensibility of them all. His solo trumpet recording, Backwards (Extreme, 2007), poses some of the most extreme sonic sounds this side of the post-Coltrane continuum (to borrow from Braxton-speak). Yet Tinkler certainly has all the talent to convey the standard jazz curriculum, as can be heard in his quartet with pianist Paul Grabowski.

Tales of Time and Space (Sanctuary, 2009), featuring Branford Marsalis and Joe Lovano, is an essential barn-burner with the joint quintet led by Grabowski and Tinkler. This is a compelling artist from down under, with a sound and conception all his own.

This interview took place prior to Tinkler's traveling to the United States for the 2008 edition of the Festival of New Trumpet Music (FONT), in New York City.Scott Tinkler/Antripodean Collectivelink


All About Jazz: You mentioned that you will be coming to the United States for the [2008] annual FONT festival, curated by Dave Douglas. What do you see as your contribution to the ongoing language of improvisation on the trumpet?

Scott Tinkler: Yes, I'll be coming out to New York for FONT in September, and that is one hell of a question.

  lire la suite sur ALL ABOUT JAZZ........

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 05:40

Act 2009

 

Vijay IYER (p), Stephan Crump (b), Marcus Gilmore (dr)

 

Une des significations du mot anglais « Historicity », titre du dernier cd du trio du pianiste Vijay Iyer, est la qualité d’un élément à faire partie de l'histoire ou de participer à son déroulement, en opposition aux mythes et autres légendes. Les différentes traditions musicales et les faits historiques, qui les ont faites évoluer, ont amené le jazz à ce qu’il est devenu aujourd’hui: une musique improvisée dont les structures prennent leur source dans la tradition du jazz d'abord et dans d'autres formes musicales, modernes ou traditionnelles. Vijay Iyer nous montre qu'il en est un des témoins et qu'il s’inscrit dans le langage musical historique avec Historicity.


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Jérôme Gransac

 

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 15:49
In Deep
Edition Records (2009)  
By John Kelman
   

It's been four years since saxophonist Mark Lockheart's best-of-year Moving Air (Basho, 2005). Contrasting Moving Air's organic multi-tracking, In Deep goes for purer in-the-moment territory, with a traditional trumpet/sax/piano/bass/drums quintet that's anything but conventional.

Lockheart's ability to evoke a multiplicity of images with his music has been a marker with groups including his 11-piece Scratch Band and the Big Idea sextet that he formed to perform the more complex layering of Moving Air. On In Deep he proves that he is still a compelling composer, but the emphasis here is on playing, and he couldn't have chosen better partners, especially pianist Liam Noble. Whether in duet with drummer Dave Smith on the miniature, form-driven but free-blowing opener, "Stairway," or with the entire quintet on the expansive 10-minute workout of "Surfacing," there's an energy to the group and writing that may avoid harsh extremes, but remains exciting and filled with unpredictability.

 

 

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 15:22
Live at Ronnie Scott’s – November 2007
1 DVD Eagle Vision – 2009
 

Il s’agit de la première publication d’un DVD de Jeff Beck, lors d’un concert récent (2007) dans le club Ronnie Scott’s, salle mythique du jazz londonien, au cœur du quartier branché de Soho. Ce DVD ravira tous les fans du guitar-hero par sa prestation scénique exceptionnelle (pour 63 ans, en très grande forme, il affiche toujours un look de jeune homme). Mais aussi par un répertoire qui parcourt toute sa période instrumentale de « Blow By Blow » en 1975, à « You Had It Coming » en 2001, en passant par « Guitar Shop »  (1989), avec en guise d’introduction, un hommage à son copain Jimmy Page (présent parmi les spectateurs du Ronnie Scott’s !) pour une version mémorable de Beck’s Bolero, extrait de son premier album Truth en 1968. On admirera aussi la cohésion de son quartette, très réactif et soudé, dominé par l’impressionnante polyrythmie, la diabolique précision et l’incroyable énergie du batteur Vinnie Colaiuta. Jason Rebello, pianiste chez Sting, a rapidement appris l’usage des claviers électroniques, jouant avec efficacité et discrétion et sachant rebondir à tout moment aux propositions de Beck lors de thèmes particulièrement rapides et difficiles, exécutés à l’unisson. Et enfin la découverte d’une jeune bassiste australienne de 21 ans (et qui en paraît beaucoup moins !) : Tal Wilkenfeld qui impressionne par son
aisance et sa dextérité et qui nous offre un très beau et mélodique chorus sur le Cause We’ve Ended As Lovers que Stevie Wonder avait écrit pour Syreeta Wright. Le timide Jeff Beck n’est pas habitué à jouer dans des clubs et va au fil des cinq soirées du Ronnie Scott’s, transcender son jeu par la proximité du public (acquis à sa cause), et proposer des relectures intenses de joyaux du jazz-rock comme le Eternity’s Breath de Mahavishnu Orchestra ou le Stratus de Billy Cobham. Il convie en outre quelques invités vocalistes, histoire d’éviter l’enchaînement de plusieurs morceaux instrumentaux de trop fortes ou d’égales intensités, avec en particulier la présence de deux belles et talentueuses chanteuses. Tout d’abord la convaincante Joss Stone dans une remarquable version de People Get Ready des Impressions de Curtis Mayfield, que Beck avait repris avec son vieux complice Rod Stewart en 1985. Puis l’étonnante Imogen Heap, qui nous convainc beaucoup plus par sa trépidante version de Rollin’ and Tumblin’ que par son Blanket plutôt insipide et ennuyeux. Enfin le dernier invité sera particulièrement marquant, puisqu’il s’agit d’Eric Clapton (plus à l’aise en guitariste qu’en chanteur), pour deux reprises de blues où les Statocasters de chacun vont croiser le fer en toute harmonie et en toute amitié. On en vient à regretter que Jimmy Page reste assis dans le public, alors que l’occasion de voir réunis ensemble les trois guitaristes successifs des mythiques Yardbirds semblait être possible ! Enfin n’oublions pas de signaler la qualité de la prise de son et des prises de vues. Une réalisation très efficace et dynamique, toujours au service de cette musique mouvante, énergique et sensible. Les  professionnels et les amateurs éclairés de la guitare électrique apprécieront les gros plans fréquents et judicieux des mains de Jeff Beck, qui permettent de voir au plus près son jeu intense, original et éblouissant.

Lionel Eskenazi




     
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 07:47
 
C’est à l’occasion du festival «  Jazz à Montauban » que nous avons pu rencontrer le pianiste Yaron Herman qui jouait ce soir là en première partie de Keziah Jones. Sur la lancée du succès de ses deux derniers albums «  Time for Everything » puis « Muse » ( récemment nominé pour les Victoires du jazz ) tous deux parus sur le superbe label français Laborie Jazz, Yaron Herman poursuit tel un marathonien une tournée qui le porte aux quatre coins du monde.
Un bref concert d’une heure ce soir là, 9 juillet 23h sous le beau soleil étoilé de la belle ville du Sud Ouest de la France. Rencontre avec un pianiste exceptionnel……




Tu es Israelien, tu vis en France et tu joues avec des musiciens américains. De fait ta musique semble s’affranchir de toute frontière. Tu revendiques cette universalité ?

YH : Oui dans la même mesure oùe l’on ne peut pas classer quoique ce soit dans quoique ce soit. Par exemple on parle de jazz américain tout en y mettant des musiciens très différents et qui pourtant viennent de partout en Europe. Ce n’est pas la géographie qui fait la musique. Je connais par exemple des musiciens qui habitent en Finlande et qui jouent du jazz traditionnel.

Si l’on parle de « jazz Israélien » et te mettant toi et Avishai Cohen sur le même plan, est ce que cela fait sens pour toi ?

YH : Je ne dirais pas que cela n’a pas de sens dans la mesure où je suis Israélien et que je fais du jazz. C’est donc très pratique de prendre ce raccourci. Après, c’est aussi très facile de sortir des clichés qui sont toujours très mal adaptés à la complexité de l’être humain et du musicien.

Ce soir tu as joué une intro sur « Blame It on my Youth », grand standard du real book en allant puiser justement dans la musique traditionnelle, n’est ce pas cela ton syncrétisme ?

YH : Oui c’est un peu cela. C’est un mélange de cultures qui font partie de moi et que, sur scène je trafique inconsciemment. Cela sort de manière totalement naturelle. Ce n’est pas un collage émotionnel ou un collage d’influences. Cela ressort naturellement parce que cela a été digéré et que cela fait partie de ma vie. Cela fait partie d’un tout.

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Propos recueillis par Jean-Marc Gelin
Publié également sur le site All about jazz



     
                     
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