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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 07:28

Alban Darche (saxophone ténor), Samuel Blaser (trombone), Sébastien Boisseau (contrebasse), John Hollenbeck (batterie)

Berlin, juin 2015

Yolk Music J 2068 / L'Autre distribution

 

Deux ans après la publication du premier opus, revoici JASS, composé énigmatique de jazz de stricte obédience, de jazz contemporain, de musique atonale et d'effervescence collective, comme seul le jazz peut en produire. Un composé qui repose sur l'assemblage de très fortes personnalités musicales autant qu'instrumentales. Le saxophoniste et le batteur signent la majorité des titres, mais l'esprit est bien collectif. On serait quelque part entre les quartettes d'Ornette Coleman et les labyrinthes rythmiques du mouvement M'Base. Le très segmenté cohabite avec le lyrisme assumé, les combinaisons harmoniques sophistiquées avec l'expressivité la plus directe. Et comme ce sont quatre solistes hors pairs, le jouage est d'une densité constante. Deux Nantais, un Suisse de Berlin, et un Américain lui aussi Berlinois, c'est un assemblage idéal pour cette musique qui brasse les identités et parcourt les territoires avec virtuosité. On peut chercher à percer le mystère à chaque réécoute, ou choisir de simplement se laisser porter : le bonheur est au bout du chemin.

Xavier Prévost

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Le groupe joue la 8 décembre à Paris (11ème) , Salle Henri Selmer, 18 Rue de la Fontaine au Roii ; puis le 9 à la Jazz Station de Sierre, en Suisse, et le 10 à La Fabrique de Nantes.

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Un avant-ouïr sur le site d'Alban Darche

http://www.albandarche.com/fr/discographie/

http://www.yolkrecords.com/fr/index.php?p=album&id=79

 

 

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 10:12

Marion Rampal (voix), Anne Paceo (batterie, voix), Pierre-François Blanchard (claviers, voix)

Invités : Julia Sarr (voix), Sébastien Llado (trombone, voix)

Mignaloux-Beauvoir (Vienne), sans date

e-motive Records EMO 161 / L'Autre distribution

 

Une vraie voix, et un vrai feeling, au service d'un répertoire d'une folle diversité, et d'une originalité certaine. Après un premier disque sous son nom, et des collaborations avec Raphaël Imbert, Perrine Mansuy et Archie Shepp, Marion Rampal nous offre un paysage où les horizons de La Nouvelle-Orléans se confondent avec des effluves de Memphis, l'Anglais avec le Cajun, l'ambiance soul avec un doux mélange de jazz et de pop, et où la chaleur expressive de Bill Withers nous revient en mémoire, dans une incarnation féminine. Un blues de Blind Willie Johnson, hardiment revisité, y côtoie la voix louisianaise d'Alma Barthélémy (enregistrée en 1957), mêlée au chant de Marion Rampal. L'Anglais, le Français et les langues créolisées de la Louisiane se mêlent dans une inspiration unique : Marion Rampal est le creuset de cette fusion culturelle où l'or fondu restitue une pépite, singulière et d'une valeur indiscutable. Comme un chemin à rebours que seule l'authenticité musicale rend possible.

Xavier Prévost

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Marion Rampal se produit le 8 décembre à Paris, au Studio de l'Ermitage, et le 27 janvier au festival Altitude Jazz de Briançon.

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Un avant-ouïr sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=js-QeopWpIE

 

 

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:56

 

Jean Philippe Scali (saxophone baryton, clarinette basse),Glenn Ferris (trombone), Frédéric Nardin (piano, orgue, piano électrique), Samuel Hubert (contrebasse), Donald Kontomanou (batterie)

Meudon, 29-31 janvier 2016

Gaya 029 / Socadisc

Ça commence très fort : groove intense, à la Mingus, sur un rythme monkien faussement claudiquant. Le ton est donné, plein jazz, et du meilleur. Jean-Philippe Scali aime les sons graves, et ce qu'ils portent en eux d'éruptions à effets prolongés. Le titre de l'album, « Low Down », annonce la couleur : doucement et à fond dans l'accentuation rythmique, et l'expressivité. Et la promesse est largement tenue. L'invité, Glenn Ferris, qui fut le professeur du saxophoniste au Conservatoire National Supérieur de Paris, est un Maître du groove, et les jeunes gens qui les accompagnent en connaissent un fameux rayon dans ce registre : faire puissant sans faire lourd, marquer le temps avec un accent prononcé, sans jamais risquer la lourdeur. Des compositions du leader, dont un Reflections qui n'est pas celui de Monk, mais avec un Sisyphe qui respire l'esprit du Grand Thelonious ; deux thèmes de Glenn Ferris, désormais standards du jazz hexagonal, Purge et Refugees ; et pour magnifique conclusion, le Goodbye Pork Pie Hat de Mingus : bref un disque pour ceux qui aiment vraiment un jazz moderne qui reste tout près de ses sources les plus vives.

Xavier Prévost

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Le groupe joue le 6 décembre à Paris au Studio de l'Ermitage

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Un aperçu sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=wOr8t3v4EOQ

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:36

Pierre de Bethmann (piano, piano électrique, composition), Chloé Cailleton (voix), Stéphane Guillaume (flûte, flûte alto), David El-Malek (saxophone ténor), Sylvain Beuf (saxophone alto), Thomas Savy (clarinette basse), Sylvain Gontard (trompette, bugle), Baptiste Germser (cor), Denis Leloup (trombone), Bastien Stil (tuba), Simon Tailleu (contrebasse), Kar Jannuska (batterie)

Paris, 8-10 juin 2016

Aléa 008 / Socadisc

 

Pierre de Bethmann poursuit l'aventure de son Medium Ensemble, commencée en 2013 lors d'une résidence à L'Apostrophe, scène nationale de Cergy-Pontoise. Douze musiciens, douze solistes hors de pairs, au service d'un projet un peu fou : jouer un jazz qui ne se soucie ni de l'air du temps, ni de l'impératif transgressif, ni de la duplication du passé, mais qui souhaite « persister à s'intéresser au swing, au son, à l'harmonie et à la mélodie en assumant ne faire que de la musique, en croyant encore au pouvoir d'émotion de celle-ci ». C'est ainsi que, dans un assez long texte très bien écrit, en forme de manifeste d'artiste, Pierre de Bethmann nous révèle, dans le livret de ce double CD, ce qu'il croit, ce qu'il fait, ce qu'il réussit, pourquoi et avec qui. Il le fait sous son propre label, et il en profite pour rééditer le premier opus de cet orchestre, Medium Ensemble / Volume 1 « Sisyphe », paru au défunt catalogue Plus Loin. De l'artisanat de Grand Art, en quelque sorte, sur une tonalité légèrement mélancolique qui rappelle parfois l'écriture de Carla Bley, avec un savant tissage des voix qui produit, hors de tout académisme, un son neuf, où la voix de Chloé Cailleton, utilisée comme un instrument, apporte une touche inimitable. C'est comme un très beau voyage dans les lointains, une incursion dans le rêve : réussite absolue. L'Académie Charles Cros lui a décerné son Grand Prix Jazz 2106 : ce n'est que justice, car cet ensemble moyen, comme le suggère son intitulé de Medium Ensemble (entre le combo et le big band), est très, très au-dessus de la moyenne !

Xavier Prévost

 

Des extraits en écoute

http://pierredebethmann.fr/audio-player/54

 

L'orchestre jouera le samedi 3 décembre 2016 à 17h30 à Paris, Maison de la Radio, pour un concert « Jazz sur le Vif », puis le 21 janvier 2017 au New Morning, et le 22 avril à Vincennes, au Théâtre Sorano.

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:23

Tout va monter
Joëlle Léandre-Benoît Delbecq-Carnage The Executioner-
Joëlle Léandre     (contrebasse, voix), Benoît Delbecq (piano, piano préparé, claviers), Carnage « The Executioner » (beatbox, voix, percussions). Enregistré au théâtre Dunois (75013) le 18 février 2013. Nato –L’autre distribution

« Je suis constamment en partance », nous confiait en 2009 Joëlle Léandre. Une constante chez la contrebassiste aujourd’hui encore au moment où ses maisons de disques célèbrent ses 40 ans d’un parcours jamais rectiligne. Inclassable, entre jazz et musique contemporaine, improvisatrice permanente. « Quand tu improvises, tu ne penses à rien. Plus tu as la tête vide, plus l’improvisation est réussie », disait-elle aussi à l’époque. Un dernier exemple en est donné avec cet enregistrement réalisé dans un de ses lieux préférés, le théâtre Dunois, à proximité de la gare d’Austerlitz, voici trois ans. Sur scène, Joëlle Léandre retrouvait un autre as de l’impro, le pianiste Benoît Delbecque, spécialiste du piano préparé, et le beat-boxer etatsunien Carnage « The Executioner », partenaire de la rappeuse Desdamona dans le groupe hip-hop de Minneapolis Ill Chemistry. Une rencontre inédite entre plusieurs mondes où chacun, relève dans le livret de présentation Stéphane Ollivier, « en consentant à se déplacer sur le territoire de l’autre, fit ce trajet hors de soi, sans quoi aucune vie commune n’est possible ». Là est l’esprit, la conviction profonde de Joëlle Léandre qui se manifeste à son zénith sur scène où, comme le remarquait Xavier Prévost, témoin de son concert en duo au récent festival de Nevers le 8 novembre, « la force d'expression passe la rampe ». Vous l’avez compris, il ne faut pas manquer ce corps à corps de Joëlle Léandre avec sa contrebasse.
Jean-Louis Lemarchand

Joëlle Léandre sera en concert le 28 novembre à l’Eglise St Eustache (75001) à 20 h30 avec « 40 ans de tribulations » à l’initiative de trois labels (Fou Records, Nato, RogueArt) en compagnie de Christiane Bopp, Mat Maneri et Maggie Nicols. Places en prévente sur le site web.roguart.com

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 13:04

Mathilde Febrer (violon), Elisabeth Keledjian (batterie), Max Robin (guitare, composition)

invités :

Antonin-Tri Hoang (clarinettes, saxophones alto), Blaise Chevallier (contrebasse)

Montreuil, 2014

Label Ouest 304 040.2 / L'Autre distribution

 

J'apprécie beaucoup Max Robin. Pas seulement parce qu'il partage avec moi le goût d'un écrivain un peu obscur de la seconde moitié du XXème siècle. Ni parce qu'il m'a fait découvrir, voici près de 20 ans, Angelo Debarre (ce qui n'est pas rien ! ). Mais parce qu'il est un musicien sans œillères, pratiquant le jazz manouche comme le jazz moderne, goûtant la sinuosité des grilles harmoniquement serrées comme la douce dérive du jazz modal. Et ce disque est un peu le manifeste de ce qu'il aime, et de ce qu'il est. Un peu chambriste, swinguant beaucoup, aimant la guitare qui chante à chaque note, et les partenaires qui mettent de la mélodie dans l'improvisation. Ici pas de prouesses, mais le sentiment de l'artisanat d'art qui peaufine sans esbroufe, qui joue le lyrisme sans l'emphase. L'album est dédié au regretté Frédéric Sylvestre, orfèvre lui aussi en mélodies qui savent chanter. Compositions du guitariste, sauf Max et les ferrailleurs, clin d'œil au film de Claude Sautet et à ce thème de Philippe Sarde. Les Ferrailleuses : une très bonne violoniste (qui caresse le son plutôt qu'elle ne ferraille....) et un batteriste (j'ai un peu de mal avec batteuse) qui place juste, à l'endroit du rebond, la pulsation porteuse. Et pour invités, le très musicien Antonin-Tri Hoang, qui met de l'âme à toutes les musiques qu'il effleure, ainsi que Blaise Chevallier, déjà vieux routier de la contrebasse qui choisit toujours très bien les groupes auxquels il collabore. Au total une musique qui traverse les cloisons stylistique au nom de l'universel désir de chanter, de swinguer, et d'improviser sur de belles compositions originales. On aime !

Xavier Prévost

 

Le groupe jouera le jeudi 17 novembre 2016 à Paris au Sunset

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 10:13

Kurt Elling (voix, percussions), John McLean (guitares), Stuart Mindeman (claviers), Clark Sommers (contrebasse), Jill Kaeding (violoncelle), Jim Gailloreto (saxophone soprano), Tito Carillo (trompette), Kendrick Scott (batterie), Kalyan Pathak (percussions), Luiza Elling (voix)

Chicago, date non précisée

Okeh Masterworks 88985346772/ Sony

En sacrifiant au rite du disque de Noël (sous-titré « Kurt Elling Sings Christmas »), le baryton de Chicago fait bien davantage que d'offrir un objet de saison négociable sur le marché du disque. Il propose un disque de jazz, avec son groupe régulier, augmenté de quelques contributions complémentaires, dont celle de sa toute jeune fille Luiza pour l'ultime plage. Et il n'a pas sacrifié à tous les choix obligés des scies de saison (White Chritsmas, Jingle Bells.....). On avait beaucoup aimé sa participation au disque « Upward Spiral » de Branford Marsalis sous le même label. Et là on continue d'adhérer à ce vrai talent de jazzman (voir la plage 8, Little Drummer Boy, formidable trio voix-basse-batterie). Kurt Elling se fend aussi d'un texte original sur l'une des pièces pour piano d'Eward Grieg. Beau disque de jazz, vraiment, où l'amateur chenu aurait aimé voir figurer Blue Christmas, de et par Bob Dorough, parodie acide du chant de Noël gravée en 1962 avec Miles Davis, Wayne Shorter, et arrangement de Gil Evans (sessions « Quiet Nights »). Bref c'est Noël pour tous les jazzfans, sans distinction de culture, de religion ou d'irréligion !

Xavier Prévost

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Kurt Elling est en tournée européenne : le 15 novembre à Paris au New Morning, le 17 à Fontainebleau (festival Jazz au Théâtre), le 18 à Bordeaux (Rocher de Palmer)

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:15

Joshua Redman-Brad Mehldau. Nearness (Nonesuch-Warner Bros)

 

Les DNJ boudent un peu : les flops du mois d'octobre

Le talent des duettistes n’est pas en jeu mais leur rencontre reste convenue et manque de ce feu sacré qui les habite généralement sur scène séparément. Ce concert de juillet 2011 publié aujourd’hui aurait pu rester dans les tiroirs.
Jean-Louis Lemarchand

 

 

DONNY McCASLIN  «Beyond Now» 

Motéma / Membran

 

Les DNJ boudent un peu : les flops du mois d'octobre

J'aime beaucoup ce saxophoniste mais le disque, magnifiquement produit, étouffe la musique par sa production même. Hommage à David Bowie, que le saxophonsite accompagnait dans son ultime disque, et super équipe : Jason Lindner, Tim Lefevre Mark Giuliana.... A contrario le dernier disque d'André Minvielle «1 Time» est mal produit, mais je l'adore, musicalement, textuellement, HUMAINEMENT !

Xavier Prevost

 

 

MACHA GHARIBIAN  :" Trans extended"

Jazz Village

 

 

Les DNJ boudent un peu : les flops du mois d'octobre

Pour être tout à fait honnête ce n'est pas un vrai flop car il y a des moments vraiment réussis dans cet album. C'est juste une réaction très personnelle par rapport aux concerts de louanges que reçoit la pianiste et qui me semblent un peu exagérés par rapport à cet album que je trouve pour le coup, extrêmement "produit".
 Jean-Marc Gelin

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 17:55

FRANÇOIS RILHAC  «It's Only A Papermoon» 

Black & Blue / Socadisc

 

 

Les DNJ s'éclatent : les tops du mois octobre !

Black & Blue / Socadisc
Inédit (enregistré en1985) posthume (il est mort moins de 10 ans après) d'un pianiste incroyable, qui jouait le stride comme personne, et qui pouvait aussi illustrer Tatum de la manière la plus crédible, et vivante, avec un swing intense et une belle muscalité. Une pépite, a traiter comme telle : trésor pour amateurs. Xavier Prevost

 

Abbey Lincoln. Love Having You Around . Live at the Keystone Corner, vol 2. (High Note Records-Socadisc)

 

 

Les DNJ s'éclatent : les tops du mois octobre !

A son zénith, Abbey Lincoln, propose en 1980 dans un club californien  sa version d’Africa de Coltrane –l’unique disponible en disque-et un titre-clé de l’album engagé We Insist : Freedom Now ! signé Max Roach et Oscar Brown, Driva Man. En souvenir d’une chanteuse (1930-2010) authentique, intransigeante et poignante.
Jean-Louis Lemarchand

 

 

PIERRE DURAND  : « Chapter 2, Libertad »
Les disques de Lily 2016

 

Les DNJ s'éclatent : les tops du mois octobre !

Véritable coup de coeur pour celui qui s’impose comme l’un des jazzman les plus intéressant de cette année 2016 et qui multiplie les projets les plus divers. En l’occurrence plongée fascinante dans sa propre histoire du jazz dont la lecture est quasi chamanique. Et e plus il est magnifiquement accompagné. Un grand disque !
Jean-Marc Gelin

 

 

 

DANIEL ERDMANN'S VELVET REVOLUTION  «A Short Moment of Zero G»  BMC / UVM Distribution

 

Les DNJ s'éclatent : les tops du mois octobre !

Une instrumentation inusités (sax-violon-vibraphone), un jazz de chambre sans complaisance, d'une belle inventivité, un formidable sens de l'équilibre entre les voix, une interaction tendue, mais sans violence. De la très belle «musique de musicien, entièrement faite à la main», comme disait l'ami Jacques Mahieux.

Xavier Prevost

 

 

Awake. As we fall. (Jazz & People-Harmonia Mundi).

 

Les DNJ s'éclatent : les tops du mois octobre !

Justifiant son nom, ce quintet constitue une des belles surprises de l’année. Les deux leaders-Romain Cuoq (ténor) et Anthony Jambon (guitare) se partagent les compositions d’un album bien enlevé auquel, invité, Emile Parisien apporte sa pertinence.

Jean-Louis Lemarchand

 

 

Donny Mc Caslin : «  Beyon now »
Motema 2016

 

Les DNJ s'éclatent : les tops du mois octobre !

Grande claque à l’écoute de ce nouvel album inspiré par la collaboration du saxophoniste avec feu David Bowie sur l’ultime album de ce dernier. Un lyrisme absolument ébouriffant sur des nappes électriques pop-post psyché. Fascinant, brutal et puissant. Un album à très très haute intensité
jean-Marc Gelin

 

SCHWAB SORO : "Volons !"
Label Neuklang/ Bauer Studios
Sortie 21 Octobre 2016
www.schwabsoro.com

Les DNJ s'éclatent : les tops du mois octobre !

Avec Volons ! deuxième album de ce formidable duo découvert avec leur premier Cd Schwab Soro en 2014, le plaisir est intact et on se régale d’un bout à l’autre de ces compositions délicates du contrebassiste Raphael Schwab alors que son complice de Ping Machine, le saxophoniste alto Julien Soro, toujours aussi vif et imprévisible, nous entraîne de « Mambo » en « Jolie Valse Joyeuse ». Une dynamique commune au service d’un jazz « vif » et sensible qui nous prend souvent à revers. Lumineux en ce début d’automne !

Sophie Chambon

 

 

Jazz Guitar
Label Cristal Records/Harmonia mundi

 

Les DNJ s'éclatent : les tops du mois octobre !

Que vous soyez amoureux fou de l‘instrument ou curieux de ses développements dans le jazz, ce nouvel opus est pour vous ! 2 albums : le premier CD constitué d’une sélection de standards du grand Claude Carrière, le deuxième, florilège du catalogue de la maison de disques. Bien vu pour (re)découvrir les géniaux guitaristes jazz ( il n’y a pas que Django, Charlie Christian et Wes Montgomery) comme Herb Ellis, Barney Kessel, Kenny Burrell, Sacha Distel (eh oui !). Sur le deuxième album, la fine fleur de la guitare jazz de Gérard Marais à Pierre Perchaud, Pierre Durand, David Chevallier…Incontournable !
  Sophie Chambon

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:15
DONNY MC CASLIN : «  Beyond now »

DONNY MC CASLIN : «  Beyond now »
Motema 2016
Donny Mc Caslin (ts), Tim Lefebvre (b), Mark Giuliana (dms), Jason Linder (kybds) , Nate Wood (g)

 

Autant vous le dire, vous allez vous en prendre une et une sévère !
Ceux qui pensent que Donny Mc Caslin est le jeune saxophoniste bien gentil, petite mèche sur le côté, celui qui tient sagementnle pupitre dans l’orchestre de Maria Schneider, celui que l’on présenterait à sa belle-mère, et bien ceux-là vont en prendre pour leur grade. Et une sévère.
Car Mc Caslin est en fait un vrai tueur. Ce dont les auditeurs avisés s’étaient déjà un peu rendu compte dans les précédents albums.Donny Mc Caslin est pour moi un killer comme on n’en a pas vu depuis le temps où les gars sortaient leurs armes sur les scènes de kansas City.

Marqué par sa collaboration avec David Bowie sur l’ultime album très jazz de ce dernier ( « Black stars » auquel participaient aussi les autres musiciens ici présents), Donny Mc Caslin s’est ainsi transformé en une sorte de Mister Hyde émergeant de substances électriques aux nappes sonores brumeuses et pyschédéliques ( Coelacanth). Les références à David Bowie sont bien sûr très présentes comme sur Small Plot of lands très marqué par l’influence de la star anglaise et repris de l’album « Outside » sorti en 1995.
 
Sur ce tapis très pop, Donny MC Caslin sort sa lame affutée comme un rasoir. Tranchante et agile.
« Donny Mc the knife »
Rarement on a entendu un saxophoniste donner autant de puissance et de lyrisme lyrique à son discours. Il faut dire que Donny Mc Caslin a un sens incroyable de la mise en scène ( certains disent même que l’album est sur-produit) et que son phrasé acrobatique apporte à l’album une dimension «  hors-sol » comme on peut l’entendre sur cette ouverture absolument magistrale sur Shake loose qui vous laisse sur le cul et tout ébouriffés.
A la fois lunaire et brutal. A la fois pop et jazz. A la fois sensuel, intellectuel et tripal, à la fois flottant et inquiétant, le jazz de Donny Mc Caslin porte très haut le renouveau du jazz dans une production digne des grands héros du genre.
De bons gros sons de basses matelassent l’album, portés par un Tim Lefebvre en lévitation ( Tedeski trucks band). Les tapis harmoniques de Jason Linder vous enveloppent dans une sorte d’entre deux plus ou moins psyché alors que la guitare de Nate Wood fini par vos assener quelques coups de boutoirs saisissants, comme des attaques en règle.
Produit par David Binney, l’album vous embarque de morceau en morceau dans un univers qui lui est propre, à la fois onirique et inquiétant, dans une mise en tension palpable.

Incandescent !


Jean-Marc Gelin

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